thyréotrope adj.
thyrotropic
Qui a une affinité pour la glande thyroïde.
L'hormone thyréotrope d'origine hypophysaire et circulant dans le plasma sanguin se fixe sur les cellules cubiques de la thyroïde par des récepteurs spécifiques.
thyrocytes n.m.p
thyrocytes
Cellules vésiculaires de la glande thyroïde qui élaborent les iodothyronines.
Ce sont des cellules épithéliales munie de villosités apicales qui entourent les follicules contenant la substance colloïde.
Étym. gr. thyroeides : en forme de porte, kutos : cellule (L’orthographe thyroeides est due à une faute de copiste dans Oribase, à la place de thyreoeides : en forme de bouclier, étym. retenue par Galien. Littré a vainement essayé de rectif
thyroïdien adj.
thyroid
Qui se rapporte à la glande thyroïde.
Les hormones thyroïdiennes sont la thyroxine (T4) et la triiodothyronine (T3).
thyrotoxicose n.f.
thyrotoxicosis
Présence dans le sang d’un excès d’hormones thyroïdiennes.
Elle est liée à une hyperactivité du corps thyroïde (hyperthyroïdie), une libération des hormones thyroïdiennes par la glande agressée par un processus inflammatoire (thyroïdite subaigüe) ou à un surdosage thérapeutique.
→ Basedow (maladie de), hyperthyroïdie, exploration de la fonction thyroïdienne
Tornwaldt (syndrome de) l.m.
Tornwald’s syndrome
Inflammation de la glande naso-pharyngée de Luschka.
G.T Tornwaldt (ou Thornwaldt) médecin allemand (1885)
toucher rectal l.m.
digital rectal examen (DRE)
Exploration tactile des lésions du rectum et des viscères avoisinants par un doigt introduit par le canal anal, exploration de celui-ci, de l’ampoule rectale, de la prostate, du cul-de-sac de Douglas, des ligaments utérosacrés, des parois du pelvis.
L'exploration à travers la paroi antérieure du rectum permet ainsi une appréciation de la taille et de la consistance du parenchyme prostatique ; les lésions antérieures et supérieures de la glande lui échappent toutefois. La base vésicale n'est explorable que chez le sujet maigre.
Sigle TR
transillumination du sein l.f.
breast transillumination
Méthode obsolète d’exploration du sein chez la femme par projection d’un faisceau lumineux qui traverse la glande et renseigne sur les différences d’opacité, donc de texture des tissus.
tronc sympathique l.m.
truncus sympathicus (TA)
sympathetic trunk
Chaine ganglionnaire du système nerveux sympathique située de part et d’autre du rachis, depuis la base du crâne jusqu’au coccyx.
Il existe vingt-deux ou vingt-trois paires de ganglions sympathiques qui, chez l’homme, ont perdu leur disposition segmentaire stricte. Les ganglions sont unis entre eux par les cordons intermédiaires, aux centres médullaires par les rameaux communicants, et aux ganglions de la chaine prévertébrale par les nerfs splanchniques. On peut schématiser la systématisation de cet ensemble de la façon suivante : chaque fibre effectrice issue d’un centre médullaire atteint le ganglion vertébral de l’étage correspondant par un rameau communicant blanc. Si elle est destinée à un viscère périphérique (artère, glande sudoripare…), elle y fait relais et rejoint le nerf spinal par le rameau communicant gris. Si elle est destinée à un autre organe, elle traverse la chaine latéro-vertébrale sans y faire relais et empreinte un nerf splanchnique jusqu’au ganglion prévertébral ; elle peut auparavant suivre le chaine latérale sur une certaine longueur. Les fibres afférentes au centre médullaire vont sans relais de l’organe à ce centre par les ganglions prévertébraux, le nerf splanchnique, la chaine latéro-vertébrale, le rameau communicant gris et la racine postérieure du nerf spinal.
Syn. anc. chaine ganglionnaire du sympathique, chaine sympathique latéro-vertébrale
TSH sigle angl. f. pour Thyroid Stimulating Hormone.
Hormone hypophysaire thyréotrope
C'est une glycoprotéine de masse moléculaire 28 kDa, constituée de 2 chaines (α et β). Elle se fixe sur des récepteurs spécifiques au niveau des cellules cubiques de la glande thyroïde où elle stimule la formation et la sécrétion des hormones thyroïdiennes.
Le dosage de la TSH dans le plasma est le marqueur le plus sensible de dysfonctionnement thyroïdien. Il est recommandé en première intention chez tous les patients suspects de dysthyroïdie. Chez le sujet adulte normal, la concentration de TSH plasmatique est comprise entre 0,3 et 4,5 mUI/L. Elle augmente dans les hypothyroïdies et diminue dans les hyperthyroïdies
Syn. thyréostimuline
tumeur thyroïdienne médiastinale l.f.
mediastinal thyroid tumor
Tumeur issue deoncocytaire la glande thyroïde siégeant dans le médiastin supérieur, bénigne dans plus de 90% des cas.
On distingue les goitres cervicomédiastinaux, dits plongeants, d'origine cervicale, et les goitres autonomes rarissimes. Les goitres thoraciques peuvent être asymptomatiques ou révélés par des signes cliniques à type de compression plus souvent trachéale qu'œsophagienne. La radiographie standard, la tomodensitométrie thoracique et la scintigraphie thyroïdienne permettent de confirmer la présence d'une masse thyroïdienne médiastinale.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ goitre endothoracique vrai, goitre plongeant
vasoconstriction n.f.
vasoconstriction
Diminution de calibre d’un vaisseau sanguin par contraction des fibres musculaires présentes dans sa paroi, à l'origine d'une diminution de son débit.
Le système nerveux sympathique joue un rôle majeur dans la vasoconstriction, par le biais de la noradrénaline qui se fixe sur les récepteurs alpha. L'adrénaline libérée dans la circulation sanguine par la glande médullosurrénale renforce les effets de la noradrénaline sur ces récepteurs. L'hormone antidiurétique (ADH, ou vasopressine), l'angiotensine II provoquent également une vasoconstriction, de même que des facteurs locaux intrinsèques au vaisseau.
Étym. lat. vas : vaisseau; constrictio : resserrement.
[K4, G3, G5, C2]
Édit. 2020
veine auriculaire postérieure l.f.
vena auricularis posterior (TA)
posterior auricular vein
Veine satellite de l’artère homonyme.
Elle naît dans la région occipitale latérale, chemine dans le sillon rétro-auriculaire, passe devant le bord antérieur du processus mastoide, puis pénètre dans la glande parotide. Elle s’abouche dans la veine jugulaire externe.
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veine faciale l.f.
vena facialis (TA)
facial vein
Volumineuse veine satellite de l’artère faciale.
Elle nait au niveau de l’angle médial de l’œil où elle fait suite à la veine ophtalmique supérieure sous le nom de veine angulaire. Elle descend le long et en dehors de l’artère angulaire jusqu’au sillon naso-génien où celle-ci prend le nom d’artère faciale. Au niveau de la face, elle se dirige en bas et en arrière vers le bord postérieur de la mandibule, en avant du gonion, en passant sous les processus zygomatiques et sur le muscle buccinateur, en arrière et à distance de l’artère faciale. Puis, sous-aponévrotique, dans la loge submandibulaire, elle croise la face externe de la glande submandibulaire et se dirige en bas et en arrière vers le sommet de la grande corne de l’os hyoïde où elle se termine dans la veine jugulaire interne, soit isolément, soit par l’intermédiaire du tronc thyro-linguo-facial. La veine faciale reçoit de nombreuses collatérales : les veines supra-trochléaires, la veine supra-orbitaire, les veines palpébrales supérieures, les veines nasales externes, les veines palpébrales inférieures, la veine labiale supérieure, les veines labiales inférieures, la veine faciale profonde, les veines parotidiennes, la veine palatine externe et la veine submentale.
Syn. anc. veine faciale antérieure, veine maxillaire externe
[A1, K4, P1, P3]
Édit. 2020
veine jugulaire externe l.f.
vena jugularis externa (TA)
external jugular vein
Veine volumineuse qui nait dans l’épaisseur de la glande parotide un peu au-dessous du col de la mandibule par confluence des veines temporales superficielles et maxillaire.
Elle recueille le sang de la plus grande partie des parois crâniennes, des régions profondes de la face et des plans superficiels des régions postérieure et latérale du cou. Elle descend vers la base du cou, par la région parotidienne entre les deux lobes de la glandes parotide, en dedans du nerf facial, puis par la région sterno-cléïdo-mastoïdienne où, superficielle dans un dédoublement du fascia cervical superficiel, elle croise obliquement le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien ; enfin, dans la région susclaviculaire, elle traverse successivement le fascia cervical superficiel en dehors du repli falciforme de Dittell puis le fascia cervical moyen au-dessous du muscle omo-hyoïdien. Elle s’infléchit en dedans et se jette dans la veine subclavière au voisinage du confluent veineux jugulo-subclavier. La veine jugulaire externe reçoit la veine auriculaire postérieure, les veines occipitales superficielles, des rameaux cervicaux sous-cutanés (notamment la veine cervicale superficielle postérieure), ainsi que les veines supra-scapulaires supérieure et postérieure. Elle est anastomosée, par la veine communicante intra-parotidienne, avec le système de la veine jugulaire interne et, par la veine carotide externe, avec la veine jugulaire antérieure, les plexus rachidiens et, souvent, avec la veine céphalique.
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veine liénale l.f.
vena splenica, vena lienalis (TA)
splenic vein
Veine qui draine le sang veineux de la rate, d’une partie de l’estomac, du duodénum et du pancréas.
Elle commence au hile de la rate. Pré-pancréatique à son origine, elle croise le bord supérieur de la queue du pancréas et gagne la face postérieure du corps de la glande où elle chemine transversalement, au-dessous de l’artère. Le plus souvent elle reçoit par son bord inférieur, au niveau du col du pancréas, la veine mésentérique inférieure et constitue avec elle le tronc spléno-mésaraïque qui, en arrière de la tête du pancréas, s’unit à la veine mésentérique supérieure pour former la veine porte. Elle reçoit les veines gastriques courtes, la veine gastro-épiploïque gauche et des veines pancréatiques et duodénales.
Syn. veine splénique
[A1, F1, K4]
Édit. 2020
veine thyroïdienne inférieure l.f.
vena thyroidea inferior (TA)
inferior thyroid vein
Veine qui se détache du pôle inférieur du lobe de la glande thyroïde.
Elle descend dans la lame thyro-péricardique et se termine le plus souvent dans la veine brachio-céphalique correspondante, plus rarement, à droite, dans le confluent des deux veines brachio-céphaliques. Elle peut se jeter dans les veines thyroïdiennes moyennes en sous-isthmique. Exceptionnellement elles remontent vers la veine jugulaire interne. Elle s’anastomose avec son homologue du côté opposé par la veine communicante inférieure. Elle draine le territoire irrigué par l’artère thyroïdienne inférieure sans être satellite de cette artère.
[A1, K4, O4]
Édit. 2020
veine thyroïdienne supérieure l.f.
vena thyroidea superior (TA)
superior thyroid vein
Veine satellite de l’artère thyroïdienne supérieure.
Elle nait du pôle supérieur du lobe latéral de la glande thyroïde. Elle passe sous le muscle omo-hyoïdien et se termine dans le tronc veineux thyro-linguo-facial. Plus rarement elle se jette directement dans la veine jugulaire interne. Elle est anastomosée avec celle du côté opposé par la veine communicante supérieure, avec les veines thyroïdiennes moyennes, avec la veine thyroïdienne inférieure et avec la veine jugulaire antérieure.
[A1, K4, O4]
Édit. 2020
veines parotidiennes l.f.p.
venae parotideae (TA)
parotid veins
Veines qui drainent la glande parotide.
Elles se jettent dans la veine jugulaire externe, la veine communicante intraparotidienne et, pour les plus profondes, dans le plexus veineux ptérygoïdien. Elles appartiennent au réseau veineux de la veine faciale.
Syn. rameaux parotidiens de la veine faciale
[A1, P1]
Édit. 2019
veines sterno-cléïdo-mastoïdiennes l.f.
Chacune des petites veines qui naissent du bord antérieur du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien au pôle postéro-inférieur de la glande parotide.
Elles se jettent dans la veine jugulaire externe. Elles sont sans rapport avec la veine sterno-cléïdo-mastoïdienne.
→ veine sterno-cléïdo-mastoïdienne
vestibulaire adj.
vestibular
Qui concerne soit l’appareil vestibulaire, organe de l'équilibre, soit le vestibule vulvaire (bulbe vestibulaire, glande vestibulaire).
Étym. lat. vestes : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).
→ vestibulaire (système), vestibulaire périphérique (syndrome) vestibulaire central (syndrome) vestibulaire (exploration instrumentale), bulbe vestibulaire, glande vestibulaire principale, vertige, équilibre
vipère (morsure de) l.f..
viper bite
Serpent à tête triangulaire large et aplatie en arrière, à pupille verticale qui, en France, vit dans les terrains broussailleux ensoleillés et possède deux dents reliées à une glande à venin (crochets).
Un quart d'heure après la morsure apparaît un œdème dur, douloureux où les traces des deux crochets sont visibles (deux points distants de 6 à 8 mm) et laissent sourdre une sérosité sanglante. Après six heures, l'œdème s'étend à tout le membre et on observe des plaques cyanotiques et ischémiques. Après douze heures, apparaissent des taches livides, des phlyctènes puis des escarres, qui peuvent se surinfecter, des hémorragies secondaires et un état de choc. Il existe des formes atténuées si la quantité de venin inoculée a été faible : elles se limitent à un œdème local. L'inoculation du venin dans une artère ou une grosse veine entraîne une tachycardie avec un collapsus brutal provoquant la mort en quelques minutes. Le sérum antivenimeux spécifique est le seul traitement efficace.
Les Viperidae (reptiles ophidiens solénoglyphes) ont plusieurs représentants en France : V. aspis (aspic) et ses différentes sous-espèces (V. a. aspis, V. a. atra, V. a. zinnikeri), V. berus, V. ursinii.
Dans d'autres régions, notamment tropicales, d'autres espèces de cette famille sont particulièrement redoutables, comme les Cerastes, les Bitis, les Echis, les Causus.
Étym. lat. vipera : vipère
→ envenimation, serpent (morsure de), venin
vulve n.f.
pudendum femininum, vulva (TA)
pudendum, vulva
Ensemble des organes génitaux externes de la femme comprenant : le mont pubien, le vestibule du vagin, les grandes lèvres et les petites lèvres de la vulve, le clitoris, les corps caverneux, les bulbes du vestibule et la grande glande vestibulaire.
euthyroïdie n.f.
euthyroidism
Etat de fonctionnement normal de la glande thyroïde.
[O4]
Édit. 2018
pancréas artificiel l.m.
Equipement permettant de pallier la défaillance fonctionnelle de la glande pancréatique.
Un éventuel déficit de la fonction exocrine du pancréas (lors des pancréatites chroniques, après pancréatectomies partielles ou totales) étant en principe aisément compensable par l’apport oral d’extraits pancréatiques, l’équipement vise seulement à remplacer le déficit insulinique et asservir à tout moment la délivrance de l’insuline au niveau glycémique de l’individu substitué. Ce besoin concerne les sujets souffrant de diabète de type 1, particulièrement lorsque l’insulinopénie est majeure et qu’un équilibre satisfaisant du diabète ne peut être obtenu avec l’administration sous-cutanée discontinue d’insuline, ou lorsqu’un équilibre glycémique optimal est requis, par exemple à l’occasion de la grossesse.
Le système comporte une pompe à insuline, un capteur de glucose et un algorithme de contrôle gérant avec précision l’administration d’insuline basale entre les repas et durant le sommeil, pour maintenir la glycémie dans une fourchette équilibrée tout au cours de la journée et de la nuit.
Le procédés actuels sont dits « en boucle hybride », dans la mesure où le patient maintient le calcul des glucides ingérés au moment des repas pour l’adaptation du débit d’insuline au même moment, et avise le système lors des exercices physiques. Un grand confort de vie est accordé aux patients, ainsi qu'une amélioration de l’équilibre du diabète sucré, indispensable à la prévention de l’apparition ou de l’aggravation des complications de la maladie.
Les progrès attendus viennent de l’utilisation de pancréas artificiel « en boucle fermée », assurant un total asservissement de la délivrance de l’insuline au niveau glycémique indépendamment des repas et de l’exercice physique. Ils viendront aussi de la miniaturisation des matériels, de l’utilisation d’insuline d’action immédiate, de la combinaison d’insuline et de glucagon, de l’adoption de sites moins intrusifs pour les capteurs et l’administration d’insuline, afin de réduire la nécessité de leurs changements.
Le pancréas artificiel constitue une alternative à la greffe d’îlots de Langerhans.
→ diabète de type 1, insuline, pancréas, greffe d'îlots de Langerhans
[B3, G5, R1]
Édit. 2018
récepteur de mélanocortine l. m.
melanocortin receptor
Famille de récepteurs à 7 traversées de membrane liant les hormones dérivées de la mélanocortine.
Il existe 5 récepteurs de la mélanocortine numérotés de MC1R à MC5R.
MC1R est exprimé principalement dans la peau, MC2R dans la glande surrénale, MC3R et MC4R dans le cerveau et les tissus périphériques, MC5R dans tout l'organisme.
MC2R est le récepteur de l'hormone corticotrope (ACTH). MC1R, MC3R,MC4R et MC5R sont les récepteurs des hormones mélanotropes alpha, bêta et gamma (alpha-, bêta- et gamma-MSH).
→ mélanocortine, hormone corticotrope, hormone mélanotrope
[C3, O4]
Édit. 2018