substance musculaire de la prostate l.f.
substantia muscularis prostatae (TA)
muscular tissue of prostate
Elément conjonctif riche en fibres musculaires lisses interposé entre les glandes prostatiques.
suc gastrique l.m.
gastric juice
Liquide sécrété par les glandes en tubes de l'épithélium gastrique, agent essentiel de la digestion.
Chez l'Animal, la méthode de choix pour le recueillir à l'état pur est le petit estomac de Pavlov. Chez l'Homme, on le recueille par tubage après administration d'un repas d'épreuve ou après injection d'histamine, qui stimulent sa sécrétion. Ses principales caractéristiques sont : liquide clair, inodore, légèrement visqueux, franchement acide. L'acidité libre (acide chlorhydrique) à jeun est normalement comprise entre 0 et 1 g/L ; l'acidité totale (acide chlorhydrique lié aux protéines, phosphates et carbonates, plus l'acidité libre) ne dépasse pas 1,8 g/L. Le suc gastrique contient aussi des enzymes, la pepsine notamment, et une mucine, sécrétée par de très nombreuses cellules de la paroi gastrique, dont le rôle physiologique est de protéger la muqueuse contre l'autodigestion et de constituer un gradient pour la neutralisation de l'acide chlorhydrique au contact de la muqueuse. Accessoirement, le suc gastrique contient de l'histidine, une cathepsine, le labferment (ou chymosine), pouvant coaguler le lait, et une lipase gastrique de faible activité. On estime à 1 500 mL la quantité moyenne de suc gastrique sécrétée en 24 heures par un homme normalement alimenté ; elle peut varier entre 1 et 2,5 litres.
sudation n.f.
sudation
Fonction de production de la sueur par les glandes sudorales.
sueur n.f.
sweat
Solution saline faible, d'odeur particulière, sécrétée par les glandes sudorales et déversée sur la peau en quantité très variable suivant la température extérieure et l'activité physique et selon les individus.
Sa composition varie en fonction du type de la glande, eccrine ou apocrine.
La sueur eccrine a un pH qui varie entre 4,5 et 8 selon le régime alimentaire et la cause de la sudation. Son résidu sec représente environ 0,5 à 1%. Il contient des chlorures, des phosphates, des sulfates, des ions sodium, potassium et ammonium, de l'urée (0,6 à 1,5 p.1000), de l'acide lactique (0,7 à 3 p. 1 000), de l'acide urique, des acides gras et du glucose (0,03 à 0,1 p. 1 000). La quantité de sueur sécrétée par 24 h chez un sujet normal au repos dans une atmosphère tempérée est d'environ 500 à 1 000 g ; elle peut atteindre ou dépasser 10 kg en cas d'effort soutenu ou de température élevée. Normalement, la sueur s'évapore et participe ainsi à la régulation thermique. La teneur forte en chlorure de sodium (1,7-4,5 g/L) invite à considérer les besoins nutritionnels élevés en cas de sudation intense, particulièrement dans les régions à climat chaud et sec.
La sueur apocrine est produite en quantité beaucoup plus réduite que la sueur eccrine : de ce fait, elle ne joue aucun rôle dans la régulation thermique. Elle est d’apparence huileuse ; en se répandant sur la surface cutanée, et par suite d’une décomposition d’origine bactérienne ou fongique, elle peut prendre un aspect coloré et une certaine odeur.
→ hyperhidrose, anhidrose, chromhidrose, bromhidrose, rétention sudorale, test à la sueur, mucoviscidose
Sutton (périadénite) l.f.
Sutton’s periadenitis, Sutton’s disease
Variété d’aphtose caractérisée par la grande taille des ulcérations, la prédominance de l’infiltrat inflammatoire autour des glandes salivaires accessoires de la cavité buccale et l’atteinte possible du larynx et du pharynx.
R. L. Sutton, dermatologiste américain (1911)
Syn. periadenitis mucosa necrotica recurrens, aphtes géants
→ aphte géant, periadenitis mucosa necrotica recurrens
sympexion prostatique l.f.
prostatic concretion
Corps protéique arrondi ou ovalaire de 50 m à 2 mm de diamètre, à strates concentriques, qui se forme dans la lumière des glandes prostatiques, susceptible de se calcifier (sable prostatique).
Ces concrétions sont visibles en radiographie lorsqu'elles sont calcifiées ; elles n'ont aucune incidence pathologique.
Ch. Robin, biologiste français (1821-1885)
Syn. concrétion prostatique, sympexion de Robin
syndrome de Creyx et Lévy l.m.
Creyx and Lévy’s syndrome
Ce syndrome, à l’opposé du syndrome de Gougerot-Sjögren, associe hypersécrétion permanente des larmes, de la muqueuse nasale et des glandes salivaires et inflammation du rachis cervical à type d’arthrite.
Il fait le plus souvent suite à une connectivite et serait secondaire au développement d’auto-anticorps.
M. Creyx et J. Lévy, médecins français (1948)
→ syndrome de Gougerot-Sjögren
[N3]
syndrome de l'auriculotemporal l.m.
auriculotemporal syndrome
Rougeur et sudation prandiales localisées à la peau de la région parotidienne ou à la joue, survenant après traumatisme ou section du nerf auriculo-temporal (chirurgie parotidienne).
La régénération de ce nerf entraînerait une « erreur d’aiguillage » des fibres sécrétoires parasympathiques vers les glandes sudorifères (anc. sudoripares).
Syn. éphidrose auriculo-temporale, syndrome de Lucie Frey, sudation prandiale
syndrome sec l.m.
sicca syndrome
Syndrome secondaire au tarissement des glandes exocrines aboutissant à un assèchement des muqueuses quelle qu'en soit la cause.
Le plus souvent il s'agit d'un élément du syndrome de Gougerot-Sjögren.
H. Gougerot, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1925), H. S. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1930)
Syn. ophtalmo-rhino-stomatoxérose
→ Gougerot-Sjögren (syndrome de) , test de Shirmer
syringo-cystadénome papillifère l.m.
syringocystadenoma papilliferum
Tumeur isolée, ronde, hémisphérique ou lobulée, localisée au cuir chevelu ou au front, ne se formant généralement qu'après la puberté et développée souvent sur un hamartome sébacé préexistant et aux dépens des glandes sudorales apocrines que celui-ci contient et dont s'échappe parfois une sécrétion aqueuse.
La structure histologique est celle d'une formation kystique recouverte d'un épiderme acanthosique et remplie de villosités bordées par une double assise cellulaire et contenant un infiltrat dense presque exclusivement plasmocytaire. L'évolution est bénigne et le traitement consiste en l'excision de la lésion.
Étym. gr. surigx : tube, caverne ; kustis : vessie, poche ; adên : glande ; papilla : mamelon
Syn. hidradénome verruqueux fistulovégétant, syringadénome papillifère (obs.), nævus syringocystadenomatosus papilliferus (obs.)
syringométaplasie mucineuse l.f.
mucinous syringometaplasia, muciparous epidermal tumor
Tumeur ou, mieux pseudotumeur cutanée rare, pouvant se manifester soit comme une lésion solitaire acrale verruqueuse, soit comme un placard simulant un carcinome basocellulaire.
Histologiquement, il s'agit, soit d'une invagination épidermique profonde contenant souvent plusieurs canaux excréteurs eccrines, soit d'une dilatation importante d'un canal excréteur délimité par des cellules épithéliales dont certaines ont un aspect en gobelet et sécrètent une substance mucineuse riche en mucopolysaccharides acides. Les glandes sudoripares sous-jacentes peuvent être altérées par une métaplasie mucineuse.
système APUD l.m. sigle angl. pour Amine Precursor Uptake and Decarboxylation
APUD system
Système cellulaire endocrinien défini par Pearse en 1966 sur des critères histochimiques (pouvoir de capter et de stocker des amines et leurs précurseurs), puis sur des critères supplémentaires ultrastructuraux et fonctionnels (sécrétion d'hormones, d'amines ou de polypeptides) et enfin embryologiques (crête neurale).
Ensemble qui groupeles cellules endocrines de l’appareil digestif, des ilots de Langerhans, de la médullosurrénale, des parathyroïdes, les cellules C de la thyroïde et certaines cellules de l’antéhypophyse.
Les cellules qui le constituent sont présentes dans des glandes endocrines compactes et en dehors d'elles (système endocrinien diffus). Les tumeurs à cellules APUD sont appelées apudomes.
A. G. E. Pearse, histochimiste britannique (1966 et 1969)
système digestif l.m.
systema digestorium (TA)
alimentary system
Ensemble des organes qui, de la cavité buccale jusqu’à l’anus, avec toutes les glandes qui leur sont annexées, vont contribuer à la fonction de nutrition alimentaire nécessaire au maintien de la vie.
Il appartient à l’appareil de la nutrition.
système endocrinien diffus l.m.
dispersed neuroendocrine system
Ensemble de cellules dispersées tout au long du tractus gastro-intestinal, des voies biliaires et pancréatiques, des voies aériennes, etc., sécrétant des hormones peptidiques et aminées : gastrine, sécrétine, CCK (cholécystokinine), sérotonine, entéroglucagon, substance P, VIP (vasoactive intestinal peptide), bombésine, etc.
Ces cellules dites entérochromaffines comprennent les cellules argentaffines réduisant l'argent et des cellules argyrophiles absorbant l'argent. Certains des constituants de ce système se caractérisent aussi par la présence d'amines fluorogènes et d'aminoacide-décarboxylases, propriété partagée avec des cellules de glandes endocrines classiques comme les îlots de Langerhans du pancréas. Il a été proposé de réunir tous ces éléments sous le sigle APUD (amine precursor uptake and decarboxylation) qui n'est pas superposable au système endocrinien diffus.
Sigle SED
→ APUD (cellule), cholécystokinine, VIP
tarse de la paupière l.m.
tarsus palpebrae (TA)
tarsus of eyelid
Lamelle de tissu conjonctif épaisse (1 mm), incurvée verticalement et horizontalement, dense et résistante, de forme semi-lunaire pour le tarse supérieur (10 mm au centre), plus rectangulaire et allongée pour le tarse inférieur (5 mm au centre).
Le tarse occupe la portion tarsale de la paupière jusqu’au bord libre. Il contient dans son épaisseur les glandes tarsales qui sécrètent des phospholipides entrant dans la composition du film lacrymal. La conjonctive palpébrale est fermement adhérente à la face postérieure du tarse, l'ensemble formant la lamelle palpébrale postérieure. Sa face antérieure est recouverte par le muscle orbiculaire prétarsal et, sur le tarse supérieur, s'insère le muscle releveur de la paupière supérieure et, sur le tarse inférieur, s’insèrent les muscles rétracteurs de la paupière inférieure. Les extrémités latérale et médiale des tarses supérieur et inférieur sont unies par des faisceaux fibreux tarsiens très courts qui forment le ligament palpébral latéral et le ligament palpébral médial. La conjonctive palpébrale est fermement adhérente à la face postérieure des tarses, l'ensemble formant la lamelle palpébrale postérieure. Le septum orbitaire se joint au bord périphérique de chaque tarse. Le tarse de la paupière ne comporte pas de tissu cartilagineux. Le terme de cartilage tarse est impropre.
Syn. anc. cartilage tarse (impropre)
→ ligament palpébral latéral, ligament palpébral médial, glandes tarsale
test à la ninhydrine l.m.
Test d’étude de la sudation au niveau des doigts.
Après application des pulpes digitales sur un papier, les traces laissées par les glandes sudoripares sont mises en évidence après traitement de ce support par une solution de ninhydrine et chauffage.
E. Moberg, chirurgien suédois(1958)
Syn. test de Moberg
test au tétracosactide l.m.
tetracosactide test
Test pharmacologique de stimulation par l’ACTH produisant dans l’hyperplasie congénitale des glandes surrénales une réponse explosive en 17 OH progestérone.
Trichomonas vaginalis
Trichomonas vaginalis
Protozoaire piriforme pourvu de quatre flagelles libres et d’un flagelle récurrent délimitant une membrane ondulante.
C’est un parasite des voies génitales de la femme (vagin), responsable de vaginites avec des leucorrhées souvent caractéristiques) mais aussi de l’homme (sillon balanopréputial, glandes uréthrales, vésicules séminales). Comme il ne possède pas de forme kystique, résistante dans le milieu extérieur, sa transmission ne peut être que vénérienne.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu, cil ; monas : monade (unité)
Trypanosoma brucei
Trypanosoma brucei
Protozoaire très mobile, de forme allongée, aux deux extrémités pointues, avec un noyau central, un kinétoplaste, une membrane ondulante et un flagelle libre prenant son origine près du kinétoplaste.
Agent de la trypanosomose africaine, il est transmis par la piqûre de glossines (mouches tsé tsé).
Chez l’hôte vertébré et chez l’insecte vecteur, on observe différents stades de développement dont la morphologie varie en fonction de la taille (longueur et épaisseur), de la position du noyau, de la position du kinétoplaste par rapport au noyau et à l’extrémité postérieure, de la présence ou de l’absence d’un flagelle libre. On distingue ainsi, chez l’hôte vertébré, les trypomastigotes sanguicoles et métacycliques et, chez la mouche vectrice, les formes procycliques dans l’intestin et les épimastigotes du proventricule et des glandes salivaires. Il existe trois sous-espèces, que leurs caractères biochimiques, immunologiques et moléculaires permettent de distinguer, et qui présentent aussi une sensibilité différente à certains médicaments : Trypanosoma brucei brucei, T. brucei gambiense et T. brucei rhodesiense dont seules les deux dernières sont pathogènes pour l’homme.
trypomastigote n.m.
trypomastigote form
Forme évolutive des Trypanosoma présente dans le sang des malades.
Chez les malades atteints de trypanosomose africaine à Trypanosoma brucei, les trypomastigotes sanguicoles existent sous deux formes. La forme longue ou slender (25-35 µm) possède un flagelle libre, une membrane ondulante et un noyau central. La forme courte (14-22 µm) possède les mêmes caractéristiques à l’exception du flagelle libre. Ces formes sanguicoles sont pourvues d’un épais manteau de protéines antigéniques qui changent au cours de l’infection. C’est l’antigène variable de surface, ou Variable Surface Glycoprotein VSG, qui empêche l’installation d’une immunité protectrice. Chez la glosssine, on distingue les trypomastigotes procycliques longs (intestin de la mouche) et les trypomastigotes métacycliques, présents dans les glandes salivaires de la glossine. Ce sont les stades infestants qui sont transmis par piqure de l’insecte.
Chez les malades atteints de trypanosome latino-américaine (maladie de Chagas) à Trypanosoma cruzi, les formes trypomastigotes sont également présentes dans le sang périphérique et sont absorbées par l'insecte vecteur, une réduve.
C. Chagas, médecin brésilien, membre de l'Académie de médecine (1909)
tube auditif l.m.
tuba auditiva, tuba auditoria (TA)
pharyngotympanic tube, auditory tube
Conduit à charpente ostéocartilagineuse qui unit la paroi antérieure de la cavité tympanique à la paroi latérale du rhinopharynx.
Son orifice tympanique, postérieur, s’ouvre au-dessous du canal du muscle tenseur du tympan. Son orifice pharyngien, ou pavillon de la trompe, antérieur, s’ouvre sur la paroi latérale du rhinopharynx, un centimètre en arrière de l’extrémité postérieure du cornet nasal inférieur. Le tube auditif est constitué d’une partie osseuse en arrière et d’une partie cartilagineuse en avant. Ce conduit aérifère permet d’établir l’équilibre de la pression atmosphérique sur les deux faces de la membrane du tympan, l’air pénètre dans la cavité tympanique à chaque mouvement de déglutition. La partie cartilagineuse est revêtue intérieurement d’une tunique muqueuse comportant les glandes tubaires.
B. Eustache (Eustachi, Eustachio, Eustachius), médecin et anatomiste italien (1520-1574)
Syn. anc. trompe d’Eustache
→ partie osseuse du tube auditif, partie cartilagineuse du tube auditif
[A1,P1 ]
Édit. 2017/1
tubercules aréolaires l.m.p.
tubercula areolae (TA)
areolar tubercles
Petites éminences qui rendent la surface de l’aréole inégale.
Elles sont formées par de volumineuses glandes sébacées.
G.Morgagni, anatomiste et anatomo-pathologiste italien (1682-1771)
Syn. anc. tubercules de Morgagni
tumeur à cellules granuleuses l.f.
granular cell tumor
Tumeur bénigne, siégeant sur la langue (40% des cas), dans la peau (20% des cas) ou dans d'autres localisations, telles les muscles, l'oropharynx, les glandes salivaires, les voies respiratoires, etc., formant un nodule le plus souvent solitaire, bien circonscrit, saillant, parfois hyperkéra
Elle est caractérisée histologiquement par de volumineuses cellules ovoïdes, rubanées ou polygonales, parfois multinucléées, dont le cytoplasme, apparemment spumeux, est en fait chargé de fines granulations éosinophiles, positives au PAS, résistantes à l'amylase et faiblement colorables par le Soudan noir et à petit noyau ovalaire. L'épiderme est pseudocarcinomateux. L'origine de ces cellules a été longtemps discutée. La théorie myoblastique est actuellement abandonnée et la théorie histiocytaire n'a pas pu être confirmée. L'origine schwannienne, qui trouverait un appui dans la microscopie électronique et dans les données immunohistochimiques, semble la plus probable. L'évolution est lentement
progressive. L'excision chirurgicale amène la guérison.
A.I. Abrikossof, anatomopathologiste russe (1926)
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. myoblastome granulocellulaire, rhabdomyome granulocellulaire, tumeur d’Abrikossof
→ tumeur d'Abrikossof maligne, oncocytome
tumeur cérumineuse l.f.
ceruminoma
Tumeur du conduit auditif externe se manifestant par une douleur et un syndrome obstructif, développée aux dépens des glandes à cérumen.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. céruminome
tumeur mixte l.f.
mixed tumor
Tumeur faite d'éléments épithéliaux dispersés dans une matrice mucoïde et cartilagineuse, voire osseuse.
Si l'on met de côté les tumeurs mixtes müllériennes, cette dénomination ancienne d'une forme de tumeur des glandes salivaires tend à être remplacée par celle d'adénome pléomorphe.
Étym. lat. tumor : gonflement