hypersialorrhée n.f.
hypersialorrhea, hyperptyalism
Ecoulement salivaire excessif qui peut apparaître hors de la bouche.
Il survient parfois au cours de la grossesse.
Étym. gr. huper : en excès ; sialon : salive ; rhein : couler
Ant. hyposialorrhée
hypervascularisation pulmonaire l.f.
pulmonary hyperhemia
En radiologie pulmonaire, visibilité inhabituelle dans un territoire donné des artères et des veines pulmonaires en raison de l'augmentation de leur nombre et surtout de leur calibre.
Chez le sujet normal en orthostatisme, la pesanteur explique en partie que les bases soient plus vascularisées que les sommets selon le rapport 2/1.
Une hypervascularisation (hyperhémie) globale peut résulter d'un état physiologique (effort, grossesse) ou pathologique (shunt gauche-droit); localisée, elle est la conséquence d'une redistribution vasculaire.
Syn. hyperhémie vasculaire
hypophysite auto-immune du postpartum l.f.
post-partum pituitary autoimmune disease
Infiltration lymphocytaire extensive du tissu endocrinien hypophysaire, survenant classiquement chez la femme jeune pendant la grossesse ou le postpartum.
La nature auto-immune de cette affection reste difficile à démontrer, mais des auto-anticorps antihypophysaires ont été retrouvés Le tableau clinique associe une insuffisance anté-hypophysaire souvent dissociée à des troubles du champ visuel et des céphalées. Les fonctions corticotrope, thyréotrope et somatotrope sont le plus souvent touchées, le secteur gonadotrope est paradoxalement plus rarement atteint. En postpartum, le diagnostic différentiel se pose avec un syndrome de Sheehan.
H. L. Sheehan, anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1937)
Syn. hypophysite lymphocytaire du postpartum
→ hypopituitarisme, panhypopituitarisme, Sheehan (syndrome de)
hypoplasie de la vulve l.f.
vulvar hypoplasia
Anomalie du développement de la vulve qui garde un aspect infantile.
On décrit des formes manifestes (vulve étriquée, grandes et petites lèvres infantiles, petite distance anovulvaire) et des formes latentes, beaucoup moins évidentes (architecture vulvaire normale, mais brièveté de la distance entre le bord inférieur du pubis et l’anus inférieure à 4 cm). En cas de grossesse une césarienne est toujours nécessaire.
[O3]
hyposidérémie n.f.
Concentration en fer du plasma sanguin inférieure à la normale (9 à 30 µmol/L chez la femme, 12 à 30 µmol/L chez l’homme)
Elle est abaissée chez la femme enceinte, surtout en fin de grossesse. Elle est aussi abaissée dans les anémies ferriprives, après des hémorragies et dans les syndromes inflammatoires.
[R1,F1]
hypotonie utérine l.f.
uterine hypotonia
Défaut d’activité contractile de l’utérus.
En cours de travail, l’hypotonie utérine est la conséquence d’une hypocinésie de fréquence et d’intensité. Dans le postpartum immédiat, l’hypotonie utérine est à l’origine d’hémorragie de la délivrance, secondaire à une grande multiparité, une surdistension utérine par grossesse multiple, macrosomie, hydramnios, tentative de version, arrêt de l’administration d’ocytociques. Elle est rarement isolée, et plus souvent associée à une rétention placentaire.
hypotrophie fœtale dysharmonieuse l.f.
dysharmonious growth retarded fetus
Anomalie de croissance du fœtus affectant le tronc et les membres et respectant la tête.
Elle représente 75% des hypotrophies. Elle est caractérisée en échographie par un fléchissement du diamètre abdominal transverse avec conservation du diamètre bipariétal, l'atteinte de ce dernier traduisant la sévérité de l'atteinte fœtale. Elle survient le plus souvent au troisième trimestre de la grossesse, secondaire à une pathologie maternelle, en particulier une hypertension artérielle, un tabagisme, avec anomalie de perfusion placentaire. L'aboutissement en est un nouveau-né dont la taille est conservée mais qui présente une insuffisance pondérale. Le pronostic est d'autant plus bénin que l'atteinte est tardive.
Étym. gr. hupo : au-dessous ; trophê : nourriture
Syn. hypotrophie partielle, asymétrique, de type 2
hypotrophie fœtale harmonieuse l.f.
harmonious growth retarded fetus
Anomalie de croissance du fœtus affectant à la fois le tronc, les membres et la tête.
Elle représente 25% des cas d'hypotrophie. Elle est caractérisée en échographie par un fléchissement global des différentes mesures de biométrie. Elle survient le plus souvent de manière précoce, au deuxième trimestre de la grossesse, secondaire à une intoxication alcoolique, une toxicomanie, à une malformation congénitale ou chromosomique, ou une infection virale, la rubéole, le cytomégalovirus, ou parasitaire, la toxoplasmose. Le retentissement porte sur le poids et la taille du nouveau-né. Le pronostic dépend de la cause de l’anomalie.
Étym. gr. hupo : au-dessous ; trophê : nourriture
Syn. hypotrophie globale, symétrique, de type 1
hystérotomie n.f.
hysterotomy
Incision de l'utérus, réalisée en cas de césarienne abdominale, transversale basse, sur le segment inférieur de l'utérus, exceptionnellement par voie vaginale.
Elle est réalisée aussi en dehors de la grossesse pour effectuer l'ablation d'un volumineux fibrome intracavitaire.
ichtyose liée à l'X l.f.
X linked, sex linked ichthyosis
Variété rare d'ichtyose transmise par les femmes et atteignant seulement les garçons, car récessive liée à l'X, visible dès les trois premiers mois de la vie après une desquamation cutanée prolongée du nouveau-né.
Les squames sont souvent grisâtres voire noirâtres, épargnent les grands plis, mais touchent les faces latérales du visage : les paumes et les plantes sont respectées. Des anomalies métaboliques portant sur les lipides sont fréquentes, de même qu'une puberté retardée. Le cancer du testicule serait dix fois plus fréquent au cours de cette génodermatose que dans le reste de la population. Pendant la grossesse, on note un taux d'œstriol bas non stimulable par le sulfate de DHA.
G. de Morsier, neurologue suisse (1954) ; F. J. Kallmann, psychiatre et généticien américain (1943-1944)
Étym. gr. ichthus : poisson
Syn. ichtyose nigricans (obs.)
→ Demorsier-Kallmann (syndrome de)
ICSI sigle angl. f. pour IntraCytoplasmic Sperm Injection
Technique d’assistance médicale à la procréation utilisée en cas de stérilité due à une anomalie du sperme, quantitative (oligospermie) ou qualitative (tératospermie) : un spermatozoïde choisi au hasard est injecté sous microscope dans le cytoplasme d’un ovocyte.
Elle est indiquée quand la fécondation in vitro classique, à cause des anomalies du sperme, ne permet d’obtenir aucun embryon. Le taux de grossesse est de l’ordre de 20 % à 30 % par cycle traité. Quand l’azoospermie est due à une obstruction ou à une agénésie des canaux déférents, les spermatozoïdes, voire des spermatides, sont recueillis par biopsie testiculaire puis micro-injectés dans l’ovocyte.
ictère gravidique l.m.
cholestasis of pregnancy
Ictère déclenché par la grossesse s’accompagnant d’une choléstase intrahépatique, incluant la cholestase gravidique récidivante et l’hépatostéatose aigüe gravidique.
Étym. gr. iktêr, ikteros : jaunisse
→ hépatostéatose aigüe gravidique, cholestase gravidique récidivante, ictère grave de la grossesse
ictère récidivant de la grossesse l.m.
cholestasis of pregnancy
Ictère avec prurit et cholestase intrahépatique, parfois une cytolyse hépatique, survenant à chaque grossesse, dans le troisième trimestre le plus souvent, de cause inconnue.
Il peut entraîner la mort fœtale in utero.
Étym. gr. iktêr, ikteros : jaunisse
Syn. choléstase gravidique récidivante
Iffy (théorie d') l.f.
Iffy’s theory
Théorie selon laquelle la grossesse extra-utérine est due au reflux dans la trompe, par le sang menstruel, de l’œuf non encore implanté.
L. Iffy, gynécologue obstétricien canadien (1961)
impaction n.f.
impaction
Encastrement des pôles fœtaux en cas de grossesse gémellaire, l’accrochage des mentons p. ex., rendant l’accouchement absolument impossible.
Le menton du premier jumeau en présentation du siège s’accroche sur l’épaule ou le menton du deuxième jumeau en présentation céphalique, ce qui bloque la progression des fœtus.
Étym. lat. impingere, impactum : frapper contre
incarcération utérine totale l.f.
total uterine incarceration
Complication exceptionnelle de la grossesse sur utérus rétroversé.
Le développement de l’utérus maintenu en rétroversion entraîne l’allongement exagéré puis l’occlusion de l’urètre, responsable d’une rétention d’urines.
inclusions cytomégaliques du nouveau-né (maladie des) l.f.
cytomegalic inclusions disease
Infection maternofœtale à cytomégalovirus, qui doit son nom à la présence de cellules géantes caractéristiques porteuses d’inclusions cytoplasmiques et nucléaires dans les principaux viscères.
Les conséquences de l’infection maternofœtale dépendent du moment de la transmission (pendant la grossesse, autour de l’accouchement ou lors de l’allaitement) et surtout du mode d’infection fœtale (gravité particulière s’il s’agit d’une primo-infection à cytomégalovirus chez la mère). La maladie du nouveau-né peut être d’emblée apparente sous forme d’une maladie sévère (hépatosplénomégalie, ictère, fièvre, purpura, pneumonie interstitielle) ou de déficit neurologique (microcéphalie, surdité). Certaines infections inapparentes se révèlent plus tard chez le nourrisson sous forme d’un retard psychomoteur ou d’une surdité.
→ cytomégalovirus, cytomégalovirus (infection congénitale à)
infertilité n.f.
infertility
Etat d’une femme ou d’un couple n’ayant pu mener les grossesses à terme.
On parle d’infertilité primaire lorsqu’aucune grossesse ne s’est déclarée dans le couple, et d’infertilité secondaire quand les grossesses se sont terminées par des fausses couches.
infirmité motrice d'origine cérébrale l.f.
cerebral palsy
Ensemble de troubles moteurs non évolutifs, séquelles de lésions cérébrales survenues en période prénatale, périnatale, postnatale ou dans les premiers mois de la vie associant des déficits moteurs, des troubles du tonus, une spasticité et dont le type et la gravité dépendent de la localisation et de l’étendue de l’atteinte cérébrale.
Les premiers signes cliniques sont souvent retardés de plusieurs semaines ou mois. Cependant des symptômes déjà évocateurs peuvent être décelés dès la naissance : un score d’APGAR inférieur à 5, un faible périmètre crânien, une hypotonie axiale avec une mauvaise tenue de la tête, un défaut de mobilité et une hypertonie des membres, des réflexes ostéotendineux trop vifs ou asymétriques, une incoordination des mouvements, une perturbation des réflexes archaïques et visuomoteurs en particulier des troubles de la statique oculaire (anomalies de la fixation, nystagmus), des troubles de la dynamique et de la motricité conjuguée, des altérations des mouvements oculo-céphaliques.
Plus tard, la topographie neurologique se précise : hémiplégie, diplégie, paraplégie, syndrome de Little, ainsi que le type spastique, athétosique, choréo-athétosique ; ces formes sont souvent intriquées mais la spasticité est prédominante. L’épilepsie est fréquente. La relation oculomanuelle est perturbée avec troubles de la perception visuelle, atteinte du champ visuel, déficits visuospaciaux et troubles psychovisuels.
La capacité intellectuelle qui peut être « quasi intacte » (A. Tardieu) est souvent altérée. Les troubles de la vision, les difficultés de l’élocution et de l’écriture entraînent un retard d’acquisition se révélant surtout au moment de l’apprentissage scolaire.
Les causes prénatales représentent près de 40 % des cas : anomalies du développement encéphalique responsables de la microcéphalie et de la microgyrie, incidents maternels au cours de la grossesse : intoxications, carences, hypertension, infections virales. Dans la période périnatale (45 % des cas) sont en cause : la prématurité, d’autant plus pathogène qu’elle est plus précoce, les dystocies (accouchement par le siège, traumatismes néonataux), l’anoxie, les lésions vasculaires (ischémie, hémorragie intraventriculaire ou cérébroméningée) et les lésions infectieuses. Les causes postnatales (15 %) sont liées à un traumatisme ou à une méningo-encéphalite bactérienne ou virale.
Si les lésions cérébrales sont fixées ou peu évolutives, les séquelles orthopédiques s’aggravent avec la croissance du fait des déséquilibres musculaires, des rétractions, des déformations articulaires et rachidiennes qui doivent être surveillés et corrigés. La prise en charge doit être multidisciplinaire et la rééducation prolongée.
A. Tardieu, médecin légiste français, membre de l’Académie de Médecine (1818-1879) ; W. J. Little, chirurgien britannique (1861)
Syn. infirmité motrice cérébrale (IMC) (déconseillé)
Sigle : IMOC
→ encéphalopathie infantile, spasticité
infundibulaire adj.
infundibular
Qui concerne le pavillon de la trompe.
Par ex. une grossesse infundibulaire.
Étym. lat. infundibulum : entonnoir
inhibiteur de type 1 de l'activateur du plasminogène l.m.
plasminogen activator inhibitor type 1 (PAI-1)
Glycoprotéine monocaténaire, de masse moléculaire voisine de 50 kDa, biosynthétisée par les cellules endothéliales vasculaires, par les hépatocytes, par le placenta, et également libérée à partir des plaquettes sanguines sous forme inactive.
La vitronectine se lie au PAI-1 d'origine plasmatique ou plaquettaire et le stabilise. Le PAI-1 inhibe l'activité de l'activateur du plasminogène d'origine tissulaire (t-PA) ou de l'urokinase en formant un complexe stœchiométrique réversible, puis irréversible. Son dosage est possible par des tests immunologiques ou fonctionnels. En physiologie, sa concentration est augmentée au cours de la grossesse et en pathologie, elle l’est au cours de l'obésité, des thromboses, des cancers, des affections hépatiques, du choc septique ou dans les situations postopératoires.
injection extra-ovulaire l.f.
extra-ovular injection
Ancienne méthode d’interruption médicale de grossesse par injection de prostaglandines entre la paroi ovulaire et l’utérus à l’aide d’un cathéter introduit par voie transcervicale.
inondation péritonéale cataclysmique l.f.
cataclysmic peritoneal hemorrage
Accident brutal et redoutable lié à une hémorragie intrapéritonéale abondante par rupture de grossesse extra-utérine.
Elle se manifeste par une douleur hypogastrique brutale suivie d’un état syncopal et des signes de collapsus et nécessite une prise en charge chirurgicale rapide.
inondation péritonéale en deux temps l.f.
delayed peritoneal hemorrage
Inondation péritonéale due à la rupture d’une hématocèle constituée autour d’une grossesse extra-utérine.
interférons et sclérose en plaques l.m.p.
interferons and multiple sclerosis
Les interférons bêta-1a et bêta-1b qui ont été utilisés dans la sclérose en plaques appartiennent au type I, principalement leucocytaire et fibroblastique, dont les gènes de structure sont situés sur le bras court du chromosome 9 et sont induits par les ARN bicaténaires viraux.
L'interféron bêta-1a serait plutôt indiqué chez des patients se déplaçant seuls, atteints de formes évolutives comportant au moins deux poussées récurrentes au cours des trois dernières années, sans signe de progression régulière entre les rechutes. L'interféron bêta-1b serait surtout utile chez les patients atteints de formes comportant au moins deux poussées au cours des deux dernières années, suivies de rémissions totales ou partielles.
La durée habituelle du traitement est d'au moins deux années, en fonction de chaque cas. Un contrôle régulier de l'hémogramme et de la fonction hépatique est indispensable. Parmi les contre-indications majeures figurent : une hypersensibilité, des antécédents dépressifs majeurs, en particulier suicidaires, une épilepsie non maîtrisée et la grossesse.
Ces résultats semblent démontrer le rôle des interférons bêta dans la réduction de la formation de lésions nouvelles de la sclérose en plaques.