enveloppe virale n.f.
envelope
Membrane lipoprotéique qui forme la couche externe de la nucléocapside de certains virus et joue un rôle dans la fixation du virion sur la cellule-hôte.
Les virus dits nus sont dépourvus d'enveloppe.
[D1]
Édit. 2020
enzyme de conversion de l'angiotensine l.m.
angiotensin converting enzyme
Enzyme qui intervient d'une part sur le système rénine angiotensine en transformant l'angiotensine I en angiotensine II, substance fortement vasopressive, et d'autre part en inactivant la bradykinine.
L'enzyme est une dipeptidyl-carboxypeptidase formée de 1278 acides aminés. Son activité enzymatique est peu spécifique. Elle agit aussi sur d'autres peptides vasodilatateurs. L'analogie structurale de l'enzyme de conversion de l'angiotensine avec la bradykinine et la kininase II explique l'interaction.
Normalement sécrétée par le foie et les cellules endothéliales, elle peut l’être au cours de certaines inflammations, en particulier en cas de granulomes tuberculoïdes.
L'enzyme de conversion, localisé sur la membrane des cellules endothéliales, présente un polymorphisme génétique : certains sujets, qui ont une concentration plasmatique augmentée d'enzyme de conversion, ont un risque accru de maladies cardiovasculaires. Dans la sarcoïdose, le dosage de cette enzyme dans le sérum peut révéler son élévation et, bien que sa spécificité soit médiocre, il est néanmoins utile lors de la surveillance évolutive.
A titre thérapeutique, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont utilisés dans le traitement de l'hypertension artérielle et de l'insuffisance cardiaque.
Syn. angioconvertase
Sigle ECA
→ enzyme, angiotensine (I, II, III, IV), système rénine-angiotensine, bradykinine
[C1, C2, K2, K4]
Édit. 2020
épiderme n.m.
epidermis (TA)
epidermis
Epithélium de revêtement extérieur du corps, constitué par plusieurs couches de cellules qui subissent, en arrivant vers la surface, une transformation cornée, la kératinisation.
Ces couches sont, en allant de la profondeur à la superficie :
1) la couche basale formée par une rangée unique de cellules prismatiques, petites et denses, reposant sur une membrane basale ; elles renferment du pigment ;
2) la couche de Malpighi ou corps muqueux, formée d’un nombre variable de couches de fibrilles épidermiques ;
3) la couche granuleuse constituée de quelques assises de cellules contenant des granules de kératohyaline ;
4) la couche claire formée de cellules dégénérées, aplaties mais ayant encore des noyaux contenant l’éléidine ;
5) la couche cornée constituée de cellules complètement aplaties, dépourvues de noyaux et infiltrées de matière cornée.
A la surface de la peau, les cellules cornées desquament individuellement en formant une poussière cornée, le stratum disjunctum.
Étym. gr. epi : sur ; derma : peau
[A1, A2, J1]
Édit. 2020
épithélium simple l.m.
Epithélium constitué par une seule couche de cellules.
Il peut être pavimenteux (poumons, vaisseaux), cubique (petits canaux et tubules), prismatique simple (vésicule biliaire), cilié (trompe), cylindrique cilié, pseudostratifié (épithélium respiratoire). Le renouvellement des épithéliums simples s'effectue par des cellules de remplacement, éparses, n'atteignant pas la lumière, et en contact avec la membrane basale.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
[A2]
Édit. 2020
érythrodermie ichtyoïde congénitale l.f.
congenital ichtyoïde erythroderma
Dermatose caractérisée par une hyperkératose ichtyosiforme apparaissant dès la naissance et qui met en jeu le pronostic vital.
L'enfant naît engainé dans une membrane très épaisse, tendue, luisante comme du parchemin huilé. La peau qui se fissure rapidement menace les orifices de la face et des yeux. Comme un brûlé, l'enfant court le risque de surinfection, de désordre électrolytique et d'absorption de substances toxiques à travers la peau.
Les enfants qui survivent sont souvent atteints d'ichtyose.
Le traitement consiste à envelopper l'enfant dans du tulle gras, le placer si possible sur un lit fluidisé, le baigner plusieurs fois par jour (solution de Dakin diluée) et le nourrir par gavage.
Étym. gr. eruthros : rouge ; derma : peau ; ichthus : poisson
Syn. bébé collodion
→ brûlure, érythrodermie, ichtyose
[J1,O1,Q2]
Édit. 2018
érythrodermie ichtyosiforme congénitale bulleuse l.f.
Brocq’s bullous erythroderma ichthyosiformis congenita
Éruption cutanée bulleuse, rougeâtre, à la naissance, puis secondairement hyperkératose avec aspect en "hérisson" secondaire aux squames.
Aspect à la naissance de bébé ébouillanté, puis lors de l'hyperkératose rigidité de la peau aux épaules, genoux et coudes avec importantes squames. Le renouvellement de ces squames est très rapide puisque le kératinocyte traverse l'épiderme de la membrane basale à la couche cornée en 4 jours. Les complications oculaires sont dues aux rétractions cutanées des paupières: ectropion, symblépharon, rougeur conjonctivale et lésions cornéennes. La maladie est due à une mutation dans le gène de la kératine en 12q11-13. La maladie de Leiner-Moussu correspond à la forme infantile de la dermatose. L’affection est autosomique dominante (MIM 113800).
L. Brocq, dermatologue français, membre de l’Académie de Médecine (1902) ; Sir E. W.J. Wilson, dermatologue britannique (1870) ; C. Leiner, pédiatre autrichien (1908), A. Moussous pédiatre français (1857-1926)
Étym. gr. eruthros : rouge ; derma : peau ; ichthus : poisson
Syn. érythrodermie ichtyosiforme bulleuse, hyperkératose épidermolytique, Wilson-Brocq (maladie de), Leiner-Moussus (maladie de)
[J1,O1,Q2]
Édit. 2018
érythrodiapédèse n.f.
erythrodiapedese
Passage passif des hématies (ou érythrocytes) du sang dans le tissu interstitiel à la faveur de la rupture de la membrane basale des capillaires ou de la paroi des petits vaisseaux.
Terme impropre.
Étym. gr. eruthros : rouge ; diapêdein : traverser
→ inflammation hémorragique, diapédèse
[F1,C2]
Édit. 2018
espace rétrohyaloïdien l.m.
retrohyaloidal space
Espace virtuel situé entre la membrane limitante interne de la rétine et l'hyaloïde postérieure du vitré.
Il est parfois le siège de collections hématiques prérétiniennes, suspendues en nid de pigeon, surtout chez le sujet jeune.
[A1,P2]
Édit. 2018
exclusion allélique l.f.
allele exclusion
Expression génique d'un seul des allèles, maternel ou paternel, l'autre étant totalement silencieux.
Ce phénomène est rare, et l'on ne connait actuellement que le cas d'un des deux chromosomes X qui est totalement exclu et celui des lymphocytes B capables de ne fabriquer qu'un seul type d'anticorps après leur différenciation.
Chez les sujets hétérozygotes l'expression des immunoglobulines sur la membrane des cellules B est codée par un seul des deux allèles des chaines H et L. Si le réarrangement VJ de gènes κ conduit à l’expression d’un gène fonctionnel, les premières molécules κ synthétisées inhibent les réarrangements de l’autre locus κ et du locus λ. Si le gène formé n’est pas fonctionnel, les réarrangements se poursuivent dans l’ordre κ puis λ. Le mécanisme d’exclusion allélique est fonctionnel pour les chaines ß des TCR mais pas pour les gènes α de sorte qu’environ 30 % des lymphocytes T périphériques expriment deux espèces moléculaires de TCR constituées d’une même chaine ß et de deux chaines α différentes.
→ site de combinaison antigénique
[Q1]
Édit. 2018
exocœlomique (cavité, membrane) l.f.
exocoelomic
Cavité et membrane qui séparent la cavité vitelline du trophectoderme.
[O6]
Édit. 2018
exocytose n.f.
exocytosis
Fusion d'une vésicule intracellulaire avec la membrane plasmique afin d'en déverser le contenu dans l'espace extracellulaire.
Ce processus inverse du phénomène d'endocytose permet à une cellule de rejeter dans les espaces extracellulaires un produit de sécrétion ou des éléments dégradés par voie lysosomique et provenant de son métabolisme ou d'organites cytoplasmiques vieillis, ou de molécules portant un signal.
Étym. gr. exô : hors de ; kutos : cellule
Ant. endocytose
[C3]
Édit. 2019
exosmose n.f.
exosmose
Courant osmotique qui, à travers une membrane semi-perméable, sort d’un système clos, la cellule p. ex., dont le contenu est hypotonique par rapport au niveau ambiant.
Étym. gr. exo : hors ; ôsmos : action de pousser
Ant. endosmose
[C2,C3]
Édit. 2018
exstrophie vésicale l.f.
exstrophy of the bladder
Malformation due à un défaut de développement de la membrane cloacale et du mésoderme de la paroi abdominale, aboutissant à l'extériorisation, l'ouverture et l'étalement en surface de la vessie en une plaque qui occupe la région sous-ombilicale.
À ce niveau la paroi abdominale antérieure n'existe pas. La muqueuse vésicale est étalée en surface. Il n'y a pas de malformation du haut appareil associée et les orifices urétéraux sont normaux, donnant lieu à un écoulement urinaire permanent et incontrôlé. La région sphinctérienne est ouverte en avant et l'urèthre et la verge présentent un épispadias. Bourses et testicules sont normaux. Il existe une dysjonction symphysaire et souvent des hernies bilatérales.
Cette malformation rare (une sur 50 000 naissances) touche plutôt le garçon. La chirurgie reconstitue l'épispadias et le réservoir vésical, avec ou sans entéroplastie, beaucoup plus difficilement la fonction sphinctérienne.
Étym. gr. ex : hors ; strophê : renversement
[Q2,M2,M3]
Édit. 2018
extramembranaire adj.
.
Qualifie ce qui est à l’extérieur d’une membrane.
P. ex. le domaine extramembranaire d’une protéine qui est susceptible de fixer une hormone, un anticorps.
[C3]
Édit. 2020
extramembraneuse adj.
extra-membranous
1) Qualifie une des rares grossesses qui évolue, avec anamnios et placenta largement marginé, après une rupture des membranes précédant l'accolement des caduques.
2) Qualifie, à propos des glomérulonéphrites, les lésions situées à l’extérieur de la membrane basale glomérulaire.
→ glomérulonéphrite extramembraneuse
[O3, M1]
Édit. 2020
face médiale de la fibula l.f.
facies medialis corpus fibulae (TA)
medial surface of shaft of fibula
Face divisée par la crête médiale de la fibula en deux champs très allongés.
Sur la crête s’attache la membrane interosseuse de la jambe. En avant de la crête s’insèrent le muscle long extenseur des orteils et le muscle troisième fibulaire. En arrière de la crête s’insère le muscle tibial postérieur.
[A1]
Édit. 2017
facteurs pro-angiogéniques l.m.
pro-angiogenic factor
Parmi les facteurs pro-angiogéniques, le VEGF (vascular endothelial growth factor) identifié dans les années 1980 est le plus puissant et le plus spécifique.
Les autres facteurs sont le FGP (Fibroblast Growth Factor), la PDGF (Platelet Derivate Growth Factor), initialement purifiée à partir des plaquettes et impliquée dans la maturation de l’angiogenèse ayant pour but de reconstituer la membrane basale autour des nouveaux capillaires, les angiopoïétines Ang-1, Ang-2, Ang-3 qui sont des ligands de la famille de récepteurs Tie (protéines à activité tyrosine kinase).
→ angiogenèse,VEGF, FGP, PDGF, angiopoiétines
[K4]
Édit. 2018
fascia n.m.
fascia (TA)
fascia
Membrane conjonctive fibreuse constituée par la réunion des fascias de revêtement des muscles superficiels d’un même segment du corps et qui sépare les plans tégumentaires des plans profonds.
[A1]
Édit. 2018
fascia endothoracique l.m.
fascia endothoracica, fascia parietalis thoracis (TA)
endothoracic fascia, parietal fascia of thorax
Couche de tissu celluleux qui double la face périphérique de la plèvre.
Elle prend le nom de membrane sous-pleurale au niveau de la paroi thoracique et de fascia phrénico-pleural au niveau de la face supérieure du diaphragme.
Syn. anc. aponévrose endothoracique, fascia sous-pleural, lame sous-pleurale, tissu sous-pleural
[A1]
Édit. 2018
faux trou maculaire l.m.
pseudomacular hole
Aspect ophtalmoscopique de trou maculaire correspondant à un orifice au centre d'une membrane épimaculaire.
Cet aspect clinique trompeur contraste avec une bonne conservation de l'acuité visuelle de près et l'absence d'hyperfluorescence fovéolaire à l'angiographie fluorescéinique.
Syn. pseudotrou maculaire
[P2]
Édit. 2018
fenêtre de la cochlée l.f.
fenestra cochleae (TA)
round window
Orifice de la paroi labyrinthique de la cavité tympanique situé au fond de la fossette de la fenêtre de la cochlée, au-dessous et en arrière du promontoire.
Il s’ouvre sur l’extrémité inférieure de la rampe tympanique de la cochlée. Il est fermé par la membrane tympanique secondaire.
Syn. anc. fenêtre ronde
[P1]
Édit. 2018
fenêtre de la cochlée l.f.
fenestra cochleae (TA)
round window
Orifice de la paroi labyrinthique de la cavité tympanique situé au fond de la fossette de la fenêtre de la cochlée, au-dessous et en arrière du promontoire.
Il s’ouvre sur l’extrémité inférieure de la rampe tympanique de la cochlée. Il est fermé par la membrane tympanique secondaire.
Syn. anc. fenêtre ronde
[P1]
Édit. 2018
fer n.m.
iron
Élément métallique de numéro atomique 26, de masse atomique 55,85, qui fait partie des oligoéléments présents dans le corps humain à la concentration d’environ 5 p. 100 000, surtout sous forme de chromoprotéines.
Le fer est indispensable à la vie. Son métabolisme est finement régulé ; une carence ou un excès de fer peuvent avoir des effets délétères sur les cellules.
Les deux sources plasmatiques du fer sont exogènes, l’alimentation qui couvre largement les besoins, et endogène d’origine macrophagique.
L’absorption digestive du fer au niveau duodénal est de 1 à 2 mg par jour, soit le dixième du fer contenu dans les aliments. Au niveau intestinal, le fer est présent sous deux formes moléculaires le fer héminique lié à l’hème, présents dans les aliments d’origine animale, représentant 1/10 du fer alimentaire et le fer non héminique, présents dans les aliments d’origine végétale, représentant 9/10 du fer alimentaire. L’absorption du fer héminique est plus efficace que celle du fer non héminique. L’absorption est augmentée par la vitamine C et diminuée par le thé. Le fer ferrique (Fe 3+) doit être réduit en fer ferreux (Fe2+) pour pouvoir être absorbé par l’entérocyte. Cette réduction est effectuée par une enzyme de la bordure en brosse : la ferriréductase duodénale (DCYTB Duodenal Cytochrome B). Le fer ferreux est ensuite transporté à travers la bordure en brosse via le transporteur des métaux divalents DMT1 (Divalent Metal Transporter) codé par le gène SLC11A2 (solute carrier family 11, member 2), dont les mutations sont associées à des carences martiales. Le fer gagne ensuite la membrane latéro-basale de l’entérocyte où se situe la ferroportine (FPN1), seule protéine exportatrice du fer ferreux. La ferroportine est codée par le gène SLC40A1(solute carrier family 40, member 1). La mutation de ce gène est responsable d’une surcharge en fer, la maladie de la ferroportine. Le fer ferreux est ensuite exporté dans le plasma lié à la transferrine ; mais la liaison nécessite que le fer soit sous forme ferrique. Cette oxydation est médiée par l’héphaestine (HEPH), ferroxydase membranaire co-localisée au pôle baso-latéral de l’entérocyte avec la ferroportine.
La régulation de l’absorption intestinale est liée à l’hepcidine. Cette hormone régule l’absorbtion intestinale du fer et contrôle la libération du fer depuis les stocks hépatiques et les macrophages. L’expression de l’hepcidine est augmentée par des stocks élevés en fer, une infection ou un syndrome inflammatoire ; son expression est réduite en cas de carence en fer. L’hepcidine est codée par le gène HAMP (hepcidin antimicrobial peptide). Les mutations du gène HAMP sont responsables d’une surcharge en fer d’expession rapide à l’origine de l’hémochromatose juvénile.
Dans l’organisme, le fer se répartit entre les sites d’utilisation et de stockage. 70 % du fer sont utilisés dans la moelle osseuse, lié à l’hème dans l’hémoglobine des érythrocytes et aussi dans la myoglobine des cellules musculaires. Les cellules érythroïdes de la moelle osseuse sont les plus grandes consommatrices de fer. Les macrophages éliminent les érythrocytes sénescents et assurent le recyclage du fer héminique, source importante de fer pour l’érythropoïèse. Le site de stockage est le foie, notamment lorsque le fer est en excès dans le plasma.
Le fer circule dans le plasma, lié à sa protéine de transport la transferrine ou sidérophiline. A l’état normal, il existe un excès de transferrine circulante par rapport à la quantité de fer à transporter, de sorte que le coefficient de saturation de la transferrine (CST) est inférieur à 45 %. Une élévation du CST correspond à une surcharge en fer acquise ou génétique. Lorsque le CST augmente, il peut apparaître du fer non lié à la transferrine. Cette forme est captée par les cellules parenchymateuses du foie, du pancréas, du coeur et de l’hypophyse. Une part du fer non lié à la transferrine correspond à une forme circulante de fer potentiellement toxique, le fer plasmatique réactif.
Symb. Fe
→ sidérémie, ferriréductase duodénale, transporteur des métaux divalents, ferroportine, héminique, ferroportine, maladie de la ferroportine, transferrine, héphaestine, hepcidine, hémochromatose juvénile, hémoglobine, myoglobine, érythrocyte
[C2]
Édit. 2018
ferroportine n.f.
ferroportin
Protéine transmembranaire permettant la sortie du fer hors des cellules.
La ferroportine est la seule protéine connue permettant l'exportation du fer intracellulaire. Elle est fortement exprimée sur la membrane basolatérale des entérocytes, permettant la sortie du fer de la cellule intestinale vers le sang. Elle est également exprimée fortement par les macrophages et les hépatocytes, cellules servant au stockage du fer et capables de le libérer (par l’intermédiaire de la ferroportine) dans la circulation. Le fonctionnement de la ferroportine est bloqué par l'hepcidine qui induit sa dégradation et régule ainsi l'absorption intestinale du fer et son recyclage.
→ hepcidine, maladie de la ferrportine
[C2]
Édit. 2018
filtration glomérulaire l.f.
glomerular filtration
Fonction essentielle de chaque néphron qui assure, avec les fonctions tubulaires, la formation de l'urine à partir du plasma.
La filtration glomérulaire correspond à un transfert unidirectionnel des capillaires vers la chambre urinaire suivant un processus purement passif d'ultrafiltration.
La pression moyenne de filtration est la résultante algébrique des pressions hydrostatiques et oncotiques qui s'exercent de part et d'autre du filtre glomérulaire. Elle est de l'ordre de 10 à 12 mmHg. Le volume de l'ultrafiltration est de l'ordre de 100 à 140 mL/mn chez l'adulte, mesuré en clinique grâce aux méthodes des clairances en choisissant des substances endogènes ou exogènes éliminées essentiellement par le processus de filtration comme la créatinine, l'inuline, le mannitol.
La membrane glomérulaire permet la filtration de molécules dont le rayon peut aller jusqu'à environ 3 nanomètres et de poids moléculaire allant jusqu'à 5000 daltons.
La filtration glomérulaire varie en fonction de diverses circonstances. Elle s'élève en cours de grossesse, elle s'abaisse en cas de choc. La réduction progressive de la filtration glomérulaire est le reflet du développement d'une insuffisance rénale chronique.
→ filtrat glomérulaire, débit de filtration glomérulaire
[M1]
Édit. 2018