cône élastique du larynx. l.m.
conus elasticus (TA)
conus elasticus, cricovocal membrane
Membrane élastique qui double la muqueuse de la portion glottique du larynx.
Sa partie supérieure épaissie constitue de chaque côté le ligament vocal qui soulève le pli vocal.
[A1]
Édit. 2015
cône médullaire l.m.
conus medullaris, conus terminalis (TA)
conus medullaris, medullary cone
Extrémité distale rétrécie de la moelle spinale.
Faisant suite au renflement lombaire, elle répond aux troisième, quatrième et cinquième paires de nerfs sacrés et au segment coccygien de la moelle. Elle se poursuit en bas par un épaississement de la pie-mère appelé filum terminale. Celui-ci rejoint la dure-mère au niveau de la IIe pièce sacrée pour se poursuivre par le ligament coccygien. Le cul-de-sac dural s'arrête habituellement en regard de S2. Les dernières racines lombaires et les racines sacrées et coccygiennes entourent le filum terminale dans le cul-de-sac dural, formant la queue de cheval.
Syn. cône terminal
[H5]
Édit. 2015
confluent des sinus l.m.
confluens sinuum (TA)
confluence of sinuses
Confluent des sinus veineux crâniens du groupe postéro-supérieur.
Il est situé au niveau de la protubérance occipitale interne, à l’union de la faux du cerveau et de la tente du cervelet. Six sinus y convergent : le sinus sagittal supérieur, le sinus droit, les deux sinus transverses et sigmoïdes, les deux sinus occipitaux, parfois confondus en un seul.
Hérophile, anatomiste et médecin grec (335-280 av. J.-C.), J. Cruveilhier, anatomiste et anatomo-pathologiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1791-1874)
Syn. anc. pressoir d’Hérophile, torcular d’Hérophile, confluent occipital de Cruveilhier, confluent sinusien postérieur
[H5]
Édit. 2015
confluent sinusien postérieur l.m.
[H5]
Édit. 2015
Conidiobolus brefeldianus
Conidiobolus brefeldianus
Micromycète saprophyte, très proche morphologiquement d’une espèce pathogène, Conidiobolus incongruus, mais qui donne en culture des colonies peu expansives avec des filaments mycéliens dont le diamètre est plus étroit (4 à 6 µm) que ceux de Conidiobolus incongruus (5 à 15 µm).
[D2]
conjonctivite granulomateuse l.f.
granulomatous conjunctival inflammation, Parinaud's oculoglandular syndrome
Affection conjonctivale dont les manifestations conjonctivales peuvent se limiter à une simple infiltration asymptomatique ou prendre un aspect plus inflammatoire ou nécrotique dans le complexe oculoganglionnaire de Parinaud.
Histologiquement, l'atteinte granulomateuse est en relation avec différentes affections causales (tuberculoses, tularémies).
H. Parinaud, ophtalmologiste français (1889)
[P2]
conjonctivite phlycténulaire l.f.
→ kératoconjonctivite phlycténulaire
[P2,D3]
contenu latent l.m.
latent content
Terme consacré par l'usage pour parler des "pensées latentes" du rêve, telles que S. Freud les a décrites ("Introduction à la psychanalyse", 1916).
Les pensées latentes constituent la partie cachée du rêve, que l'interprétation permet de révéler à partir des chaînes associatives.
[H4 ]
contenu manifeste l.m.
manifest content
Pour S. Freud ("Introduction à la psychanalyse", 1916), il s'agit de ce que le rêve raconte et que le sujet garde en mémoire au réveil.
Ce contenu peut paraître confus ou absurde, parfois il peut être plus cohérent sans pour autant perdre son caractère d'étrangeté pour le rêveur. Le travail de l'analyse permet, par le biais des associations, d'en dégager les pensées latentes.
[H4]
contenu utérin l.m.
uterine content
Ensemble des éléments ovulaires contenu dans l'utérus.
Cette locution s'emploie pour définir un cliché radiographique pratiqué en fin de grossesse et intéressant la totalité de l'utérus.
[O3,B2]
continu adj.
continuous
Caractérise un signal qui se développe en permanence dans le temps.
En traitement du signal, un signal est dit à variation continue en fonction du temps si la variable "temps" est elle-même continue (que le signal présente ou non des discontinuités). Les électroencéphalogrammes et la plupart des enregistrements effectués en électrophysiologie visuelle (électrorétinogrammes, potentiels évoqués visuels) constituent de bons exemples de signaux continus.
La modélisation de ce type de signaux met en jeu des équations différentielles.
[B1,C2]
continuation azygos de la veine cave inférieure l.f.
interrupted inferior vena cava
Malformation congénitale du retour veineux au cœur dans laquelle la veine cave inférieure au lieu de se jeter dans le pôle inférieur de l’atrium droit, monte se jeter dans la veine azygos et par l’intermédiaire de celle-ci dans la veine cave supérieure.
Liée à une agénésie segmentaire de la veine cave inférieure (VCI) dans sa portion sous-hépatique, elle réalise la persistance d’une disposition embryonnaire avec dilatation du système veineux azygos à l’étage sous diaphragmatique. Cette malformation morphologique n’aurait pas en elle-même de conséquence fonctionnelle (hémodynamique ou physiologique). Mais elle peut être responsable de thrombose veineuse profonde chez l'adulte jeune. Elle peut compliquer techniquement l’établissement d’une circulation extracorporelle (CEC).
Syn. interruption de la veine cave inférieure
[K1, K2, K3, K4, Q2]
Édit. 2020
contrenutation n.f.
anti-nutation
Mouvement du sacrum basculant par rapport au reste du bassin grâce à une laxité particulière des ligaments de l'articulation sacro-iliaque provoquée par la grossesse.
A l'opposé de la nutation, elle fait glisser la base du sacrum vers l'arrière, ouvrant ainsi, par sa rétropulsion, le diamètre promontorétropubien. Elle ferme, avec l'antépulsion de la cinquième pièce sacrée et du coccyx, l'orifice du détroit inférieur. Elle était recherchée pour permettre un engagement difficile par la manœuvre de Crouzat-Valcher. Cette manœuvre est considérée actuellement comme inefficace après études radiocliniques.
Étym. lat. nutatio, balancement
[I2]
conus n.m.
conus
1) En embryologie, segment du cœur de l’embryon interposé entre le bulbe cardiaque et le tronc artériel.
L’évolution normale du conus comporte une torsion et une involution de sa portion sous-aortique, plaçant l’aorte au-dessus du ventricule gauche, cependant que le développement de la portion sous-pulmonaire du conus forme l’infundibudum du ventricule droit.
Les anomalies de torsion et d’involution du conus rendent compte de la plupart des malformations cardiaques, et sont à la base de leur classification.
2) En ophtalmologie, croissant scléral congénital de la papille siégeant habituellement sur le bord inférieur de la papille, qui paraît dédoublé par un croissant scléral ou conus, tandis que le bord supérieur paraît net.
Il n’évolue pas contrairement à ce qui se passe dans le conus myopique
[P2,O6]
conus congénital l.m.
congenital conus
→ croissant papillaire congénital
[P2,Q2]
conus myopique l.m.
Distension et atrophie progressive des structures sclérales et chorio-épithéliales de la paroi postérieure de l'œil au cours de l'évolution des myopies fortes.
Le conus myopique se caractérise par l'élargissement et l'aplatissement de la surface papillaire et une atrophie chorio-épithélale péripapillaire. Il est observé seul ou associé à un staphylome du pôle postérieur.
Syn. conus papillaire
[P2]
conus papillaire l.m.
[P2]
coproporphyrinurie n.f.
coproporphyrinuria
Présence de coproporphyrines dans les urines.
Normalement, les coproporphyrines I et III ni sont présentes qu’en très faible quantité (de 50 à 200 µg/j).
Leur élimination s'accroît jusqu'à 1500µg au cours de différentes intoxications (par le plomb, les sulfamides, les barbituriques, l'éthanol), d'avitaminoses, d'hépatites et de cirrhoses, ainsi que dans différentes porphyries et particulièrement les coproporphyries.
[C1]
corne cutanée l.f.
cutaneous horn
Lésion cutanée fréquente du sujet âgé, fortement hyperkératosique et dont la hauteur de la masse kératinisée dépasse la moitié du diamètre le plus important.
L'examen histologique peut montrer divers processus pathologiques sous le cône de kératine : il s'agit le plus souvent d'une kératose actinique, mais aussi parfois d'une verrue séborrhéique hyperkératosique, d'une maladie de Bowen ou d'un carcinome spinocellulaire dyskératosique. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale, qui amène la guérison.
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)
Syn. cornu cutaneum,
[J1]
corne sacrale l.f.
cornu sacrale (TA)
sacral cornu, sacral horn
Chacune des deux petites colonnes osseuses qui bordent latéralement le hiatus sacral.
Elles résultent de la bifurcation de l’extrémité inférieure de la crête sacrale médiane à hauteur du troisième ou quatrième foramen sacré dorsal.
[A1]
Édit. 2015
cornue n.f.
[B2]
corps annulaire de Cabot l.m.
Cabot's ring body
R. C. Cabot, médecin américain (1903)
Syn. anneau de Cabot
[F2]
corps de Gross l.m.
Gross granule
L. Gross, anatomopathologiste américain (1932)
→ Gross (corps de), corps hématoxyliques
[A2]
corps de Langerhans l.m.
Langerhans’ granule
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)
[A2]
corps de Luys l.m.
Luys' body, nucleus, subthalamic nucleus
Noyau situé sous le thalamus, comme le locus niger et le noyau rouge, et qui, comme ceux-ci, est intimement lié aux noyaux gris de la base, semblant participer aux mêmes fonctions.
Liés à la majorité des structures cérébrales, et bien que leur importance fonctionnelle reste peu précisée, ces noyaux sont certainement engagés dans l'activité motrice extrapyramidale et vraisemblablement dans la génèse de la mémoire.
Une lésion, en particulier hémorragique, du corps de Luys, est responsable d'un hémiballisme.
Dans la maladie de Parkinson, il est la cible des traitements neurochirurgicaux par électrodes de stimulation implantés par stéréotaxie.
J. Luys, neurologiste français, membre de l’Académie de médecine (1865)
Syn. noyau sous-thalamique