Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

544 résultats 

pression veineuse ambulatoire l.f.

ambulatory venous pressure

Mesure de la pression veineuse au cours de l'ambulation.
La diminution à l'effort de la pression veineuse permet d'apprécier l'efficacité de la pompe musculaire du mollet. La perturbation de ce test caractérise l'hémodynamique de l'insuffisance veineuse chronique.

Prinzmetal (angor de) l.m.

Prinzmetal’s variant angina pectoris

Forme particulière d’angine de poitrine caractérisée par des crises douloureuses très violentes, spontanées, prolongées et un courant de lésion sousépicardique transitoire à l’électrocardiogramme, correspondant habituellement à un spasme coronarien.
Les crises angineuses surviennent au repos, souvent à heure fixe et peuvent s’accompagner d’épisodes syncopaux en rapport avec un trouble transitoire du rythme cardiaque. L’aspect électrique pendant la crise permet de porter le diagnostic : on note un courant de lésion caricatural (surélévation du segment ST importante) touchant le territoire myocardique ischémié qui disparaît en quelques minutes quand la crise douloureuse s’estompe spontanément ou sous l’effet du traitement. Le retour au tracé initial contribue à différencier ce syndrome de l’infarctus myocardique aigu. La venue de troubles du rythme graves (extrasystoles ventriculaires répétitives, salves de tachycardie ventriculaire) confère à ce syndrome une gravité particulière. La généralisation de l’exploration coronarographique permet de rattacher cet angor à un spasme coronaire transitoire, ce qui a confirmé l’existence de l’angor dit «primaire» par réduction de l’apport en O2 sans augmentation des besoins du myocarde. L’administration intra-coronaire de vasoconstricteurs (méthylergométrine) sert de test de dépistage du spasme coronarien au cours de la coronarographie. Il permet de faire la différence entre le spasme sur une coronaire apparemment saine et celui compliquant une lésion athéroscléreuse.

M. Prinzmetal, médecin cardiologue américain (1959)

→ angor de Prinzmetal

protection n.f.

pad

Tissu naturel ou synthétique utilisé pour absorber les fuites d'urines.
Le nombre des "protections" utilisées par jour est un moyen indirect d'apprécier l'importance d'une incontinence : celle-ci peut être quantifiée par pesée de ces protections lors de tests de durée déterminée, avec efforts standardisés (pad-test).

Syn. garniture

→ test d'incontinence

provocation allergénique l.f.

allergic provocation test

Test destiné à reproduire artificiellement par inhalation nasale ou bronchique les phénomènes cliniques attribués à un allergène.
Les tests de provocation peuvent également être pratiqués au niveau de l'œil où les réactions sont bien visibles, mais aussi en allergie alimentaire, groupe de tests par la méthode de Rinkel où on supprime l'aliment supposé coupable pendant quatre jours pour le réintroduire ensuite au petit déjeuner tout seul. Il existe ainsi de très nombreuses variantes de tests de provocation digestifs et alimentaires.

provocation nasale (test de) l.f.

Test mesurant la résistance nasale avant et après application locale d’anticholinergiques, d’extraits d’allergènes, dont la nature et la dose sont définies.
Bien que très fiables, ces tests sont peu utilisés en pratique.

puissance d'un test l.f.

test powerfull

Dans une comparaison, complément du risque de deuxième espèce (1 – bêta).
Un test est puissant si la probabilité est élevée de mettre en évidence une différence, (autrement dit si les effectifs de cas inclus dans l’étude sont importants) ou si la différence est grande entre les éléments que l’on compare.

→ risque bêta

Pulfrich (test de) l.m.

Test utilisant une boule lestée pendue à un fil passant en son centre et fixée en deux points différents sur le montant d'une potence afin que le mouvement d'aller et retour soit rigoureusement rectiligne.
Le sujet est installé face à la boule et à un repère vertical qui est dans le même axe et il est muni d'un verre rouge sur un œil, un mouvement de va-et-vient transversal étant imprimé à la boule. En monoculaire, le sujet perçoit un mouvement rectiligne, en binoculaire, il percevra un mouvement circulaire. On en conclut alors à la présence d'une vision stéréoscopique.

C. Pulfrich, physicien allemand (1922)

pyrogène n.m.

pyrogen

Substance endogène ou exogène induisant la fièvre.
Les principaux pyrogènes endogènes sont des prostaglandines et des cytokines de l’inflammation tels que l’interleukine-1 et le TNFa.
Les pyrogènes exogènes peuvent être les différentes molécules de microorganismes telles que les endotoxines (lipopolysaccharides de bactéries gram négatif) ou les protéoglycanes de bactéries gram positif.
On recherche l’activité pyrogène d’une solution injectable par mesure de la température après injection intraveineuse chez le Lapin ou bien par le test du Limulus (agrégation de l’hémolymphe d’un crabe microscopique).
En réanimation, une souillure des solutions injectables provoque une réaction fébrile d'autant plus intense que la quantité injectée est plus grande. Ce risque affecte donc surtout les perfusions. Ces souillures résultent de résidus protéiques venant des cellules microbiennes tuées lors de la stérilisation du solvant ou des ampoules et des flacons ou encore des tubulures mal nettoyées au préalable. Les produits distribués par les pharmaciens doivent avoir subi un contrôle pour garantir qu'ils sont exempts de pyrogènes.

Étym. gr. pur : feu (purektikos : fiévreux) ; gène : "qui cause" (contresens usuel)

questionnaire DN4 l.m.

DN4 questionnaire
Questionnaire qui réunit dix items, pour lesquels la réponse est oui ou non, permettant de reconnaître la nature neuropathique d’une douleur.
1 La douleur présente-t-elle une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :
- brûlure,
- sensation de froid douloureux,
- décharges électriques.
2. La douleur est-elle associée dans la même région à un ou à plusieurs des symptômes suivants :
- fourmillements,
- picotements,
- engourdissement,
- démangeaisons.
3. La douleur est-elle localisé » dans un territoire où l’examen met en évidence une hypoesthésie :
- au tact,
- à la piqûre.
4. La douleur est-elle provoquée ou augmentée par le frottement ?
Si le score égal ou supérieur à 4/10 le test est positif ( sensibilité 82,9% et spécificité 89,9%).

→ douleur

quotient intellectuel (QI) l.m.

intelligence quotient (IQ)

Indice statistique utilisé pour la cotation de tests mentaux, qui établit le rapport de l'âge mental d'un sujet à son âge réel.
À partir de 1905, à la demande du ministre de l'éducation publique, A. Binet, psychologue, avec l'aide de T. Simon, médecin, élabore une "échelle métrique de l'intelligence", destinée à étudier les moyens à employer pour assurer l'instruction primaire à tous les enfants anormaux et arriérés.
H. H. Goddard introduit en 1910 cette échelle aux États-Unis et W. Stern, psychologue, propose en 1912 que l'on divise l'âge mental de l'enfant par son âge chronologique, définissant par là-même le quotient intellectuel. Selon ses résultats, un sujet aura un âge mental inférieur, égal ou supérieur à son âge réel, ce qui donnera un QI inférieur, égal ou supérieur à 100. Ce mode de calcul permet de rendre compte du fait qu'un décalage d'un an n'a pas la même signification à 6 et à 12 ans. Mais une telle cotation n'est valable que pour la période de développement. L.M. Terman préconisera l'utilisation du QI en construisant une échelle dont la plupart des items sont empruntés à celle de Binet.
Divers autres procédés de présentation des résultats obtenus aux tests d'intelligence indiquent seulement le rang d'un sujet dans la population d'étalonnage. Ainsi en est-il des résultats exprimés en centiles (rang d'un individu sur une population de 100 sujets) ou des écarts par rapport à la moyenne. C'est ce dernier mode de cotation qui est le plus employé et qui est improprement désigné par le terme de QI. Par exemple, dans le test de Wechsler, le résultat s'exprime sous la forme d'une note (T) dont, par convention, la moyenne est de 100 et l'écart-type de 15. Sur cette échelle normalisée, une note de 130 ou au-dessus est obtenus par 2,2% de la population.

A. Binet, psychologue français et T. Simon, médecin et psychologue français (1904) ; H. H. Goddard, psychologue américain (1910) ; W. Stern, psychologue allemand (1912) ; L. M. Terman, psychologue américain (1916) ; D. Wechsler, psychologue américain (1939)

randot (test de) l.m. acr. angl. pour random dot stereogram

random dot stereogram test

Test polarisé formé de points au hasard, l'information sur la forme et la profondeur se faisant sans l'aide de contours.
Acuité stéréoscopique mesurée de 50 à 20 secondes d'arc.

Sigle RDE (test)

→ randot

rapid adhering cell l.angl. f.

Test d’adhérence des cellules amniotiques pour le diagnostic de non fermeture du tube neural.
Sigle RAC

R.A.S.T . sigle angl. pour Radio Allergo Sorbent Test.

Dosage radio-immunologique qui utilise un antigène lié à des particules, la fixation des anticorps spécifiques étant révélée par une antiglobuline marquée à I’iode185.
Ce test très sensible est, en particulier, utilisé en sérologie ou, surtout, en immunoallergologie, pour la recherche d’anticorps IgE.

RDE (test) sigle angl. pour Random Stereo

Test à points aléatoires pour la mesure de l'acuité stéréoscopique.
La valeur de la mesure varie avec la distance de présentation sur la carte.

réaction n.f.

reaction

1) Au sens large, réponse à une action par une action contraire.
2) En médecine, modification (cellulaire, tissulaire, organique) produite par une cause morbide, un remède, une modification du milieu intérieur ou extérieur, et qui, en principe, tend à en contrebalancer les effets.
3) En physiologie, toute réponse à un stimulus.
4) En psychologie et psychopathologie, concept qui implique que tout évènement surgissant dans l'environnement affectif ou matériel d'un sujet ou d'un groupe est suivi de conséquences instaurant un état psychique adapté ou non à la situation nouvelle.
Généralisée par A. Meyer (1909) aux États-Unis, cette notion s'est ensuite avérée insuffisante pour rendre compte de la complexité des interactions psychobiologiques et environnementales.
La méthode des évènements de vie lui a conféré un regain d'intérêt, particulièrement dans la compréhension des états dépressifs, mais c'est surtout dans la pathologie relative au stress et au traumatisme psychique que le concept trouve sa principale application en même temps que ses limites.
5) En chimie, interaction de corps chimiques ayant pour résultat la formation d'autres composés.
6) En mécanique, force déclenchée par une autre force agissante et s'opposant à elle.
7) Résultat de toute méthode chimique, biochimique, sérologique, physiologique, etc., utilisée à des fins diagnostiques et, par extension, la méthode elle-même.
8) Immunologie :  réaction antigène-anticorps, réaction de précipitation, réaction d’agglutination etc.
Synonymes incertains : épreuve, méthode, procédé, technique, test, etc.

A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)

→ évènement vital vécu et personnalité

recherche de glucosurie l.f.

Détection à l’aide d’une bandelette imbibée de substance réactive au glucose permettant de détecter et d’obtenir une évaluation semi-quantitative de la glycosurie et de la différencier de la lactosurie

Il existe toutefois de nombreuses interférences pouvant aboutir à des faux positifs ou faux négatifs et ce test rapide ne saurait remplacer le dosage quantitatif de la glycosurie effectué en laboratoire.

→ bandelette réactive

[R1]

recrutement n.m.

recruitment

Phénomène observé dans certaines surdités, caractérisé par le contraste constant entre l'augmentation du seuil de perception du son et l'augmentation trop rapide du bruit perçu lorsque l'intensité du son est augmentée progressivement au-delà du seuil.
Si, pour un son d'intensité donnée, le sujet perçoit plus qu'il ne devrait par rapport à son seuil, on dit qu'il y a recrutement. Cette distorsion de la phonie est essentiellement recherchée par l'étude du seuil du réflexe stapédien (test de Metz). Ce seuil est normalement 80 dB audessus du seuil auditif du patient normo-entendant. En cas de recrutement, ce seuil s'abaisse. Le recrutement témoigne de lésions des cellules ciliées externes de l'organe de Corti ; il s'accompagne d'une perte de la discrimination fréquentielle.

O. Metz, otologiste danois (1952)

→ Metz (test de)

réflexe d'orientation conditionné l.m.

conditioned reflex of orientation

Test comportemental, basé sur le réflexe d’orientation vers une source sonore conditionné par une récompense visuelle, utilisé chez l’enfant de un à trois ans pour déterminer la valeur de l’audition.
En pratique, l’enfant est assis entre deux haut-parleurs disposés à 1,5 mètre et à 45° à droite et à gauche de lui, reliés chacun à un audiomètre délivrant une stimulation sonore calibrée et surmontés d’un système de projection de dessins ou de diapositives ludiques.
Dans un premier temps, on provoque alternativement, à plusieurs reprises et de façon aléatoire dans l’un des haut-parleurs une stimulation sonore et l’apparition simultanée d’une stimulation visuelle du même côté. L’enfant tournera sa tête du côté ainsi stimulé. Une fois l’enfant conditionné, on envoie le bruit seul. L’enfant, s’il perçoit le son, tourne sa tête du côté stimulé pour être récompensé par l’apparition d’une image.
Cette épreuve est binaurale, c’est-à-dire qu’elle interroge les deux oreilles en même temps en champ libre. Elle permet de déterminer le seuil d’audition à 15-20 dB près dans la zone des fréquences conversationnelles sans pouvoir préciser le côté.
L’interprétation des réponses reste très difficile chez certains enfants en retard psychomoteur ou intellectuel ou présentant des troubles du comportement.

Sigle ROC

réflexe stapédien l. m.

acoustic reflex

Réflexe polysynaptique conduisant à une contraction du muscle stapédien lors d’une stimulation de l’oreille avec un son d’au moins 80 dB au-dessus du seuil auditif du patient.
Ce réflexe met en jeu le système auditif périphérique, les noyaux cochléaires et du nerf facial, le nerf facial puis le muscle stapédien. La contraction du muscle stapédien en réponse à une stimulation sonore intense pourrait avoir un effet protecteur contre les bruits traumatisants mais non impulsionnels. L’étude du seuil du réflexe stapédien est nommé « test de Metz ».
O. Metz, otologiste danois (1952).
 Syn. réflexe acoustique

→ Metz (test de)

Reinder (test de) l.m.

Reinder's test

Test à points aléatoires pour la mesure de l'acuité visuelle stéréoscopique.
L'acuité mesurée est de 3 100 à 2 579 secondes d'arc pour l'image du renne (donc grossière), de 591 à 32 secondes d'arc avec les cercles.

Reitan (test de) l.m.

Test psychométrique de "liaison des nombres" utilisé dans l'évaluation évolutive de l'encéphalopathie hépatique.
Peu coûteux, pouvant être répété parce que faiblement affecté par l'apprentissage, il donne des résultats aisément quantifiables.

R. M. Reitan, neurophysiologiste et psychologue américain (1955)

réponse cardio inhibitrice l.f.

réduction de la fréquence cardiaque au-dessous de 40 battements par minute et chute de la pression artérielle après un test d’inclinaison effectué chez un patient présentant des syncopes vagales.

→ test d'inclinaison, syncope

résistance à la dénaturation alcaline (test de) l.m.

alkali denaturation test

Méthode de dosage de l'hémoglobine fœtale reposant sur sa résistance à la dénaturation alcaline, supérieure à celle de l'hémoglobine A.
Il consiste à mesurer la proportion d'hémoglobine restant dans un hémolysat après précipitation de l'hémoglobine A par une exposition à un pH alcalin pendant un temps donné précis. La sensibilité de ce test n'est pas uniforme dans toute la gamme de concentration et il tend à être remplacé par des dosages par chromatographie haute performance sur échangeur d'ions.

Syn. test de Singer, test de Betke

respiration paradoxale l.f.

paradoxical chest wall motion

Mouvement d'une partie du thorax se faisant à l'opposé de ce qui est normal : elle se déprime à l'inspiration et se gonfle à l'expiration.
Ce trouble est généralement dû à un volet thoracique qui, en fonction de son importance, peut être cause d’un état de détresse respiratoire qu’il importe de traiter de toute urgence : désencombrement laryngo-trachéobronchique, oxygénation au masque, intubation, ventilation, drainage des épanchements pleuraux, en même temps qu'est conduite la réanimation cardio-circulatoire.
En respiration paradoxale la distribution de l'air inspiré dans les poumons est perturbée par un effet d'espace mort : l'air alvéolaire de la zone paradoxale se mêle à l'air frais inspiré et l'air d'un poumon passe dans l'autre à chaque mouvement ventilatoire (Pendelluft) ce qui entraîne une hypoxie.
Cette détresse respiratoire est très sensible à la position du sujet, ce qui est surtout net en position verticale.
La respiration paradoxale est bien visible en radioscopie ou en radiocinéma et peut être mis en évidence par un vigoureux reniflement (sniff test).
Elle peut aussi se voir en cas de paralysie d'un hémi-diaphragme.

Étym. gr. paradoxos : contraire à l'opinion commune, étrange (para : à côté ; doxia : opinion, réputation)

→ Pendelluft, sniff test, volet thoracique.

rétraction du caillot l.f.

clot retraction.
Test de mesure fonctionnelle des relations entre les plaquettes sanguines et la fibrine au cours d'une coagulation en tube.
Elle est anormale dans les thrombasthénies type I.

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