CMOAT2 sigle angl. pour Canalicular Multispecific Organic Anion Transporter 1
Syn. MRP3, ABCC3
→ MRP3
code génétique l.m.
genetic code.
Système constitué de triplets de nucléotides permettant la traduction d'un message contenu dans la mémoire génétique de la cellule pour la biosynthèse des protéines.
| 1er | 2ème | 3ème | |||
| nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide | nucléotide |
| U | C | A | G | ||
| U | Phe | Ser | Tyr | Cys | U |
| U | Phe | Ser | Tyr | Cys | C |
| U | Leu | Ser | A | ||
| U | Leu | Ser | Trp | G | |
| C | Leu | Pro | His | Arg | U |
| C | Leu | Pro | His | Arg | C |
| C | Leu | Pro | Gln | Arg | A |
| C | Leu | Pro | Gln | Arg | G |
| A | Ile | Thr | Asn | Ser | U |
| A | Ile | Thr | Asn | Ser | C |
| A | Ile | Thr | Lys | Arg | A |
| A | Met | Thr | Lys | Arg | G |
| G | Val | Ala | Asp | Gly | U |
| G | Val | Ala | Asp | Gly | C |
| G | Val | Ala | Glu | Gly | A |
| G | Val | Ala | Glu | Gly | G |
[Q1,C3]
coefficient de prolifération l.m.
growth fraction
Proportion des cellules d'une colonie cellulaire qui sont engagées dans le cycle cellulaire et contribuent à l'accroissement de leur nombre.
Il est un des facteurs du temps de doublement d'une tumeur.
Symb. g
[C3]
COLEC11 gene sigle angl. pour collectin subfamily member 11
Gène situé sur le locus chromosomique 2p25.3 codant pour la protéine CL-K1 qui intervient dans une série de réactions appelées la voie des lectines du complément ; celle-ci joue un rôle dans la migration cellulaire durant la vie fœtale pour former les organes et les différents systèmes.
Cette voie est particulièrement importante durant la migration des cellules des crêtes neurales qui donnent naissance à de nombreux tissus : face, crâne, glandes endocrines et une partie du système nerveux.
Plus de cinq variétés de mutation de ce gène sont responsables du syndrome oculo-palato-squelettique
Syn. 3MC2, CL-K1, CL-K1-I, CL-K1-II, CL-K1-Iia, CL-K1-IIb, CLK1, collectin K1, collectin kidney protein 1, MGC3279
→ oculo-palato-squelettique (syndrome)
comédogénèse n.f.
comedogenesis
Processus aboutissant à la formation de comédons.
Terme employé pour décrire l'action néfaste de certaines hormones, œstrogènes notamment, de cosmétiques ou de produits à usage professionnel tels que des huiles de coupe. Des tests de comédogénicité effectués sur oreille de lapin permettent de déterminer si des topiques sont de nature à induire ou non la survenue de comédons.
Étym. lat. comedo : mangeur ; gr. genesis : naissance
[J1,C3]
compatibilité plasmidique l.f.
plasmid compatibility
→ groupe d'incompatibilité, acception 1
[C3]
complémentation n.f.
complementation
Processus au terme duquel une cellule diploïde porteuse de deux gènes mutés récessifs sur deux chromosomes homologues exprime un phénotype sauvage grâce à l'action combinée en trans des allèles sauvages des deux chromosomes.
→ complémentation fonctionnelle (test de)
[Q1,C3]
complémentation in vitro l.f.
in vitro complementation
Encapsidation obtenue in vitro à partir de molécules virales issues de deux phages défectifs différents.
La complémentation a lieu dans un mélange de lysats de souches lysogènes porteuses chacune d'un phage défectif différent par au moins une mutation.
[D1,C3]
complexe d'attaque membranaire l. m.
membrane attack complex
Assemblage des composants terminaux du complément C5b-C9 qui s'insèrent dans les membranes cellulaires.
Sigle . CAM
[F3,C3]
complexe synaptonémal l.m.
synaptonematic complex
[C3,Q1]
conductine n.f.
conductin
Protéine de membranes cellulaires dont la structure ménage un tunnel intramembranaire laissant diffuser des petites molécules, telles que l’eau ou des ions, selon que le canal est ouvert ou fermé.
Par ex., les porines des bactéries, les aquaporines, les protéines des canaux ioniques.
[C3]
connexine n.f.
connexin
Protéine des membranes cellulaires qui forme des pores entre deux cellules voisines. Six connexines groupées en hexagone adhèrent à six autres connexines de la cellule voisine, ménageant un canal de communication intercellulaire, le connexon.
Toutes les connexions identifiées possèdent quatre domaines intramembrannaires et ont leurs extrémités NH2 et COOH terminales du côté cytoplasmique;
Abrév. Cx
[C1,C3]
CRBP sigle angl. f. pour Cellular Retinol Binding Protein
Protéine cellulaire transportant le rétinol dans la cellule et dans le noyau, où il agit sur l'ADN.
[C3]
CREB acr. angl. pour Camp Rresponsive Element Binding protein.
Protéine cellulaire jouant un rôle dans la transmission d'un message d'un récepteur hormonal membranaire après phosphorylation par une protéine-kinase A activée par l'AMP cyclique et se fixant sur une séquence d'ADN comme élément cis-régulateur capable de déclencher la synthèse d'un ARNm spécifique.
Gène situé sur le locus chromosomique 16p13.3 codant pour une protéine qui régule l’activité de nombreux gènes des tissus du corps ; elle joue un rôle essentielle dans le contrôle de la croissance, la division et la différentiation cellulaire.
Des mutations de ce gène interviennent dans le syndrome Rubistein-Taybi et de nombreux cancers.
Syn. CBP, CBP_HUMAN, CREB binding protein (Rubinstein-Taybi syndrome)
→ Rubistein-Taybi (syndrome de)
[C3]
cryptidine n.f.
cryptidine
Peptide antiviral sécrété par les cellules épithéliales des cryptes intestinales.
Ce polypeptide cationique, formé de 70 acides aminés, inhibe la translocation des bactéries et module la synthèse d’hormones intestinales
[C1,C3]
CSF1-R sigle m. pour Récepteur du CS
Protéine membranaire codée par l'oncogène c-fms.
[C3,F2]
cubiline n.f.
cubilin
Protéine de masse 450 kDa présente au niveau des membranes des cellules épithéliales et jouant un rôle dans le transport épithélial de la vitamine B12 (cobalamine) liée au facteur intrinsèque, dont elle serait un récepteur dans les cellules iléales.
Sa structure comporte 8 domaines EGF du côté N-terminal et 27 domaines CUB (Complement/Urchine/Bone morphogenic protein l) de 110 acides aminés, qui constituent 80% de la protéine, d’où le nom qui lui a été donné, et qui présentent des possibilités de liaison avec de nombreuses espèces moléculaires. La cubiline peut interagir avec des protéines, des lipides et des glucides. Les anticorps anticubiline ont des effets tératogènes.
[C1,C3]
cycle cellulaire l.m.
cell cycle
Ensemble des modifications survenant dans une cellule entre sa naissance et sa division en deux nouvelles cellules filles.
On décrit ainsi les étapes qui précèdent et celles qui constituent une mitose : phase de repos ou interphase, phase G1 de biosynthèse de protéines, phase S de biosynthèse d'ADN par réplication, phase G2 ou préprophase prémitotique, phase M de mitose avec métaphase, anaphase et télophase.
Certains médicaments immunosuppresseurs ou anticancéreux n’agissent que pendant les phases S et G2 du cycle cellulaire.
[A2,C3]
cycle de division cellulaire l.m.
cell division cycle
Succession des étapes par lesquelles passe une cellule à partir du déclenchement d'une division jusqu'à la séparation des deux cellules filles.
Abrév. cdc
[A2,C3]
cycline n.f.
cyclin
1) Protéine régulatrice des eucaryotes qui, en activant une kinase, permet le passage d’une phase du cycle cellulaire à la suivante.
Cette protéine cellulaire joue un rôle indispensable dans le cycle de division cellulaire. Sa synthèse s'effectue pendant l'interphase et sa destruction après le déclenchement de la mitose.
Quatre familles de cyclines, identifiées par les lettres A, B, D et E, sont actuellement connues. La cycline B peut s'associer à une protéine p34 (protéine codée par un gène cdc2) en formant une association appelée MPF ou "maturation promoting factor" ; ce MPF subit l'action de kinases, une thréonine-kinase et une tyrosine-kinase, puis de phosphatases et phosphotransférases aboutissant à un MPF actif qui déclenche la protéolyse de la cycline et secondairement l'inactivation de la protéase. La cycline A est nécessaire à la progression du cycle à la phase de transition G1/S.
2) Famille d’antibiotiques.
→ eucaryote, kinase, cycle de division cellulaire, mitose, phosphatase, phosphotransférase
tétracyclines
[C1, C3]
Édit. 2019
CYP 21A2 gene acr.angl. CYytochrome P450 family 21 subfamily A member 2 l.m.
Gène situé sur le locus chromosomique 6p21.3 qui code pour une enzyme appelée 21-hydroxylase qui intervient dans de nombreux processus métaboliques tels que celui des médicaments, la production du cholestérol et d’autres lipides, de certaines hormones : c’est l’enzyme-clé de la biosynthèse de la stéroïdogénèse surrénalienne.
Les mutations ponctuelles de ce gène (80% des cas) ou de larges réarrangements (20%) sont responsables des déficits en 21-hydroxylase qui constituent 95% des causes d’hyperplasie congénitale de surrénales. Il existe une bonne corrélation entre la nature des mutations et la sévérité du phénotype. L’identification moléculaire des mutations à risque constitue un temps important du conseil génétique.
Gène situé sur le locus chromosomique 2p22.2, codant pour un enzyme de la famille du cytochrome P450 actif dans de nombreux tissus incluant la structure de l’œil ; cette dernière activité n’est pas claire bien que celle-ci intervient dans la régulation de la secrétion de liquide à l’intérieur de l’œil.
Des mutations de ce gène interviennent dans l’anomalie de Peters et le glaucome congénital.
Syn. aryl hydrocarbon hydroxylase, CP1B, CP1B1_HUMAN, cytochrome P450, family 1, subfamily B, , olypeptide 1, cytochrome P450, subfamily I (dioxin-inducible), polypeptide 1 (glaucoma 3, primary infantile), flavoprotein-linked monooxygenase, GLC3A, microsomal m
→ Peters (anomalie de), glaucome congénital, cytochrome P450
[C1]
Édit. 2017
cytochrome P450 (CYP) n.m.
cytochrome P450
Famille d’enzymes d’une grande importance en pharmacologie, chromoprotéines, localisées à la face interne du réticulum cytoplasmique, contenant une protéine spécifique et un noyau hème, avec une bande d'absorption préférentielle au voisinage de 450 nm, d’où leur nom.
Les cytochromes P450 font partie de mono-oxygénases ou hydoxylases, qui utilisent le dioxygène moléculaire pour fixer un atome d'oxygène sur le substrat en oxydant le cytochrome ferreux en cytochrome ferrique, ce dernier étant ensuite réduit par une chaine de transport d'électrons comportant à partir de NADPH une flavoprotéine à FAD et une protéine à fer non héminique. Les cytochromes P450 sont surtout présents dans les cellules hépatiques ou glandulaires.
Il existe plusieurs centaines de cytochromes P450 (CYP) différents, répartis dans trois familles (CYP1, CYP2 et CYP3) et des sous-familles (CYP1A, CYP2D...) regroupant des iso-enzymes distincts (CYP3A4, CYP2D6,...). Les différents cytochromes P450 ont des fonctions multiples. Ces hémoprotéines sont très impliquées dans la dégradation des molécules exogènes (xénobiotiques), en particulier de médicaments. Plus les cytochromes P450 sont actifs, plus les médicaments sont rapidement métabolisés. Cela supprime l'activité de médicaments directement actifs, mais peut aussi accroître leur transformation en métabolites actifs.
Le CYP1A2 préside au métabolisme de la caféine et de la théophylline, de l'imipramine et du paracétamol.
Le CYP2C9 intervient dans le métabolisme de la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdien, des antidiabétiques oraux, des anticoagulants oraux (acénocoumarol, warfarine), de la phénytoïne et d'antihypertenseurs (losartan).
Le CYP2C19 est un enzyme majeur dans la stéroïdogenése.
Le CYP2D6 intervient dans le métabolisme de certains anti-arythmiques et antidépresseurs, des bêta-bloquants et de plusieurs neuroleptiques, transformant la codéine en morphine par déméthylation.
Sous l’influence du CYP3A4, la codéine est inactivée et transformée en norcodéine laquelle est métabolisée en morphine par le CYP2D6.
Le CYP11A1 préside à l’hydrolyse du cholestérol en prégnénolone – d’où la dénomination de CYP scc (side-chain cleavage et de cholesterol side-chain cleavage enzyme). Il exerce en outre ses effets sur le métabolisme du diazépam, de l'imipramine, du propranolol ou de l'oméprazole.
Le CYP17A1 assure l’hydroxylation de la prégnénolone en 17-hydroxyprégnénolone et de la progestérone en 17-hydroxyprogestérone, réduisant la corticostérone en cortisol.
Étym. gr. kutos : cellule ; khrôma : couleur
[C1,C3,G3]
cytophilie n.f.
cytophilia
Propriété de certains anticorps de se fixer à la surface de certaines cellules, en général sur des récepteurs appropriés.
De nombreux anticorps sont cytophiles pour les macrophages qui possèdent un récepteur pour le fragment Fc des IgG. Les IgE sont cytophiles pour les mastocytes et les basophiles de l'espèce à laquelle ils appartiennent.
[F3,C3]
DHH gene sigle anglais pour desert hedgehog
Gène situé sur le locus chromosomique 12q13.12, codant pour la famille de protéines interactives hérisson, qui interviennent dans le développement sexuel masculin.
Elle joue un rôle également dans la formation de périnèvre : membrane lamelleuse de tissu conjonctif, enroulée autour des faisceaux de fibrilles nerveuses.
Des mutations de ce gène interviennent dans le syndrome de Swyer.
Syn. desert hedgehog homolog (Drosophila), DHH_HUMAN, HHG-3, MGC35145
domaine de mort cellulaire l.m.
death domain
Séquence protéique située dans les régions cytoplasmiques des récepteurs de mort cellulaire qui est nécessaire au déclenchement de l’apoptose.
Par leurs interactions avec d’autres protéines, certains domaines de mort cellulaire, inclus dans de nombreuses protéines de mammifères, interviennent aussi dans les phénomènes inflammatoires, dans la nécrose et dans la réponse immune innée.
Syn. domaine de mort
Sigle DD
→ apoptose, nécrose, récepteur de mort cellulaire
[C3]
Édit. 2019