Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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hormones pancréatiques l.f.p.

pancreatic hromones

Produites par les cellules endocrines du pancréas et libérées dans la circulation sanguine, elles ont des effets multiples principalement dans la régulation glycémique et plus généralement le métabolisme intermédiaire, mais aussi la digestion, le contrôle de l’apport alimentaire.
Les principales hormones pancréatiques sont élaborées par les îlots de Langerhans, amas cellulaires de 0,1-0,3 mm de diamètre dont l’ensemble constitue environ 1% du poids de la glande pancréatique. L’insuline est produite par les cellules B (ou béta), les plus nombreuses, en situation centrale dans l’îlot ; l'insuline est constituée de 2 chaînes polypeptidiques réunies par 2 ponts dissulfures ; elle se libère de la pro-insuline par clivage d’un peptide de connexion (C-peptide) dont le taux est le reflet de sa production endogène ; l’insuline est aussi costockée et  cosécrétée avec un autre peptide, l’amyline qui n’est pas dénuée d’activité hormonale ; l’insuline se lie à des récepteurs spécifiques (GLUT) ce qui contribue à la pénétration intracellulaire du glucose et des aminoacides ; c’est physiologiquement la seule hormone hypoglycémiante, mais l’insuline réduit aussi l’amino-acidémie et les concentrations sanguines d’acides gras libres ; parallèlement, elle enrichit les contenus tissulaires en glycogène, protides et lipides, et  constitue de ce fait l’hormone anabolisante par excellence ; elle intervient enfin dans la pénétration cellulaire du potassium et du phosphore, et possède un léger effet rétentionniste en eau et en sel. Le glucagon est produit par les cellules A (ou alpha) plus présentes en périphérie de l’îlot ; le glucagon est constitué d’une seule chaîne polypeptidique ; ses formes circulantes révèlent une grande hétérogénéité ; le glucagon est  hyperglycémiant par stimulation de  la glycogénolyse et de la néoglycogénèse à partir des aminoacides, des lactates et du glycérol ; c’est aussi un lipolytique puissant.
La somatostatine est produite par les cellules D, les moins nombreuses qui contractent des connexions à la fois avec les cellules à insuline et celles à glucagon ; outre son action centrale sur l’inhibition de la production de GH, la somatostatine au niveau des îlots freine essentiellement les sécrétions d’insuline et de glucagon.
Enfin l’îlot est producteur de ghréline (cellules E ou epsilon) qui stimule l’appétit, et de polypeptide pancréatique (cellules F) qui n’a pas d’action physiologique connue.

Indépendamment des îlots, d’autres productions hormonales sont assurées par d’autres cellules neuroendocrines qui sont annexées aux canalicules du pancréas exocrine. Celles-ci libèrent différents peptides : gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP (calcitonin gene related peptide), neurotensine, substance P, VIP (vasoactive intestinal peptide), bombésine, cholécystokinine,  ACTH, GHRH, TRH et aussi PP.

→ pancréas, îlot de Langerhans, insuline, amyline, glucagon, somatostatine, ghréline, polypeptide pancréatique, gastrine, sérotonine, calcitonine, CGRP, substance P, VIP, bombésine, cholecystokinine, ACTH, GHRH, TRH

[C1, C2, C3, H1, O4]

Édit. 2019

infundibulum
n.m.

infundibulum

Structure anatomique ayant la forme d’un entonnoir.
Ce terme s’applique à de nombreuses structures anatomiques. Citons l’infundibulum du follicule pileux qui le relie à la glande sébacée, l'infundibulum du cerveau, situé dans l’encéphale derrière le chiasma optique, l'infundibulum pulmonaire correspondant à la partie du ventricule droit précédant la naissance de l'artère pulmonaire.

[A1]

Édit. 2020

veines thoraco-épigastriques l.f.p.

venae. thracoepigastricae (TA)

thoraco-epigastric veins

Réseau de veines souscutanées sur la paroi latérale du tronc.
Elles sont situées en arrière de la veine thoracique latérale. Elles contribuent à drainer le musce dentelé antérieure  et la glande mammaire. Elle rejoint la veine axillaire à la partie basse de la fosse axillaire. Elles constituent une anastomose cavo-cave (circulation veineuse collatérale).

[A1, K4]

Édit. 2020

mélanopsine n.f.

melanopsin

Photopigment présent dans les cellules ganglionnaires de la rétine, impliqué dans les réponses non visuelles à la lumière (réflexe photo-moteur et régulation du rythme circadien).
Cette protéine rétinylidène de la famille des récepteurs couplés à la protéine G est codée par le gène OPN4. Elle est sensible à la lumière bleue du spectre lumineux. Elle prend en charge l’information du signal lumineux pour le transmettre à la glande pinéale qui sécrète la mélatonine, hormone régulant le cycle circadien.

→ protéine G, mélatonine, rétinylidène

[C1, P2]

Édit. 2020

mélanopsiine n.f.

mélanopsiin

Photo-pigment présent dans les cellules ganglionnaires de la rétine impliqué dans les réponses non visuelles à la lumière (réflexe photo-moteur et régulation du rythme circadien)
Cette protéine, rétinylidène de la famille des récepteurs couplés à la protéine G est codée par le gène OPN4. Elle est sensible à la lumière bleue du spectre lumineux. Elle prend en charge l’information du signal lumineux pour le transmettre à la glande pinéale qui sécrète la mélatonine, hormone régulant le cycle circadien.

→ rythme circadien, rétinylidène, protéine G, mélatonine

[C1, C2, P2]

Édit. 2020

adénosarcome n.m.

adenosarcoma

Tumeur maligne développée à partir des éléments d'une glande, le tissu conjonctif évoluant suivant le type embryonnaire.

Étym. gr. sarks : chair

[F2,]

Édit. 2020

épreuve de stimulation-freinage  l.f.

stimulation-blockade ovarian test

Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.

M.F. Jayle, endocrinologue française (1962)

Syn. épreuve de Jayle

→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie

[B3, O4]

Édit. 2020

épreuve de Jayle l.f.

stimulation-blockade ovarian test

Etude de la réponse ovarienne à l’injection de gonadotrophine chorionique, après avoir bloqué la fonction de la glande surrénale par la dexaméthasone, pour affirmer l’origine ovarienne d’une hyperandrogénie.
Ce test traditionnel est devenu désuet dans l'exploration des hyperandrogénies.

M.F. Jayle, endocrinologue française (1962)

Syn. épreuve de stimulation-freinage

→ gonadotrophine chorionique, dexaméthasone, hyperandrogénie

[B3, O4]

Édit. 2020

CGRP sigle angl. pour Calcitonin Gene-Related Peptide

Peptide associé au gène de la calcitonine.
Polypeptide de 37 acides aminés présent dans le système nerveux central et périphérique, ainsi que dans le cœur et le tube digestif, dans la glande thyroïde et dans les vaisseaux où il se comporte comme un très puissant vasodilatateur.
Il peut aussi être considéré comme un neurotransmetteur pour certaines fonctions autonomes viscérales et sensorielles.
Au cours de cette dernière décade, CGRP est impliqué comme acteur central dans la phase douloureuse et même dans la genèse de la migraine

Lisbeth H. Lassen, neurologue danoise (2002)

[C1,C3]

Édit. 2021

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