Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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fissure du ligament veineux l.f.

fissura ligamenti venosi (TA)

fissure for ligamentum venosum

Segment postérieur de la fissure du ligament rond du foie.
Sur la face postérieure du foie il fait suite au sillon ombilical de la face inférieure du foie (partie antérieure de la fissure du ligament rond du foie). Son extrémité crâniale s’incline à droite et aboutit à l’extrémité crâniale du sillon de la veine cave inférieure. Il sépare le lobe caudé de la face postérieure du lobe gauche du foie. Ses lèvres donnent insertion à la partie postérieure du petit omentum. Il contient le conduit veineux chez le fœtus ou le ligament veineux fibreux qui le remplace chez l’adulte.

J. Arantius, anatomiste et médecin italien (1530-1589)

Étym. lat, fissura : fente, crevasse 

Syn. anc. sillon d’Arantius, sillon du canal d’Arantius, sillon du canal veineux, sillon vertical gauche du foie

[A1,L1]

Édit. 2018

flocculus n.m.

flocculus (TA)

flocculus

Petit lobule pair et symétrique situé se chaque côté du nodule avec lequel il constitue le lobe flocculo-nodulaire des hémisphères cérébelleux.
Il est séparé du lobe postérieur par la fissure postéro-latérale. Il recouvre la partie latérale du pédoncule cérébelleux moyen. Il répond médialement au voile médullaire inférieur et en bas au récessus latéral du quatrième ventricule.

L. Bolk, anatomiste néerlandais (1866-1930)

Syn. anc. lobe vermiculaire de Bolk, lobule flocculaire, lobule du pneumogastrique

[A1,H5]

Édit. 2018

flux n.m.

flow

Écoulement d'un liquide, d'un gaz, d'un jet de photons ou de particules dont on mesure la quantité émise (en termes de volume, masse, nombre de photons ou de particules) dans l'unité de temps.
En français, on parle en général de flux quand on mesure ces écoulements sur un temps très petit et plutôt de débit quand on les mesure sur un temps plus long.

Étym. lat. fluxus : écoulement

Syn. débit instantané (p. ex. débit expiratoire)

[B1]

Édit. 2018

fœtus papyraceus l.m.

papyraceus fetus

Dans une grossesse gémellaire, fœtus momifié tandis que l'autre continue à vivre.
Le fœtus mort est comprimé par son congénère et apparaît au moment de l'accouchement sous la forme d'un petit fœtus ressemblant à un pain d'épice de par sa couleur ou son aplatissement.

Étym. lat. fetus : grossesse, qui porte le fruit de la fécondation

Syn. fœtus compressus

[O3,O6]

Édit. 2018

foramen bursae omentalis l.m.

foramen

Rétrécissement de la bourse omentale limitée par les plis gastropancréatiques et hépatopancréatiques.
Il sépare la bourse omentale en une partie derrière le petit omentum à droite de la petite courbure de l’estomac et une partie rétrogastrique à gauche de cette petite courbure.

Étym. lat. foramen : ouverture

Syn. anc. arrière cavité des épiploons

→ pli gastropancréatique, pli hépatopancréatique, bourse omentale

[A1]

Édit. 2018

foramen caecum de l'os frontal l.m.

foramen caecum ossis frontalis (TA)

foramen caecum of frontal bone

Orifice de la face endocrânienne de l’os frontal situé sur la ligne médiane immédiatement au-dessus de l’incisure ethmoïdale, à l’extrémité inférieure de la crête frontale.
Il s’ouvre dans un petit canal en cul-de-sac où s’insinue inconstamment une veine émissaire fronto-ethmoïdale.

Étym. lat. foramen : ouverture

Syn. anc. trou borgne du frontal

→ os frontal,  incisure ethmoïdale de l'os frontal

[A1]

Édit. 2018

foramen ischiatique (grand) l.m.

foramen ischiadicum majus (TA)

greater sciatic foramen

Orifice ostéo-ligamentaire de la face postéro-latérale du pelvis situé au-dessus du petit foramen ischiatique.
Il est limité par la grande incisure ischiatique en avant, le ligament sacro-épineux en bas, l’articulation sacro-iliaque en haut et le ligament sacro-tubéral et le bord latéral du sacrum en dedans. Il est occupé par le muscle piriforme qui ménage deux passages : l'un supérieur, le foramen suprapiriformis, et l'autre inférieur, le foramen infrapiriformis.
Le nerf ischiatique (ou sciatique ou grand sciatique) émerge de la partie inférieure du grand foramen ischiatique, située entre le muscle piriforme (ou pyramidal du bassin) en haut et l'épine ischiatique (de l'os coxal) ainsi que le ligament sacro-épineux en bas. Ce nerf sensitivo-moteur, le plus important du membre inférieur, est le nerf le plus gros et le plus long de l'organisme.

Étym. lat. foramen : ouverture

Syn. anc. grande échancrure ischiatique

→ incisure ischiatique (grande)

[A1]

Édit. 2018

foramen mastoïdien l.m.

foramen mastoideum (TA)

mastoid foramen

Petit canal creusé dans la partie pétreuse de l’os temporal dans sa portion juxtamastoïdienne.
Sur la face endocrânienne il s’ouvre dans le sillon du sinus sigmoïde et, sur la face exocrânienne, il débouche en arrière du processus mastoïdien, tout près de la partie moyenne de la suture occipito-temporale. Il livre passage à une veine émissaire.

Étym. gr. mastos : mamelle, lat. foramen : trou

Syn. anc. canal mastoïdien, trou mastoïdien

[A1]

Édit. 2018

foramen pétreux l.m.

foramen petrosum (TA)

foramen petrosum

Orifice supérieur du canal innominé d’Arnold.
Cet orifice inconstant de l’étage moyen de la base du crâne est creusé dans la grande aile de l’os sphénoïde, en arrière du foramen ovale. Il livre passage au nerf petit pétreux  uni au rameau communiquant avec le plexus tympanique.

Syn. anc. trou d’Arnold

[A1, H5]

Édit. 2018

fosse infra-épineuse l.f.

fossa infraspinata (TA)

infraspinous fossa

Surface de la face postérieure de la scapula, lisse, convexe en dedans, répondant au muscle infraépineux.
Elle est limitée au-dessus par la face inférieure de l’épine de la scapula et en dehors par une zone rugueuse séparée par un crête oblique en un champ supérieur pour le muscle petit rond et un champ inférieur pour le muscle grand rond.

Syn. anc. fosse sous-épineuse

[A1]

Édit. 2018

fosse rhomboïde l.f.

fossa rhomboidea (TA)

rhomboid fossa, floor of the fourth ventricle

Paroi antérieure du 4ème ventricule constituée par les faces dorsales du pont et de la moitié supérieure de la moelle allongée.
De forme losangique à grand axe vertical marqué par le sillon longitudinal qui la sépare en deux parties symétriques. Le petit axe transversal la divise en deux triangles supérieur ou pontique et inférieur ou bulbaire.

Syn. anc. plancher du 4ème ventricule

[A1]

Édit. 2018

fréquence n.f.

frequency, incidence, prevalence

Phénomène périodique ou du moins répétitif, qui se mesure par le nombre de répétitions par unité de temps.
1. En médecine, l'unité usuelle de mesure des temps est la minute, sauf indication contraire.
Par ex. la fréquence du pouls s'exprime en nombre de pulsations par minute.

2. En physique, pour les phénomènes périodiques, l'unité de mesure des fréquences est le
hertz (Hz) : une période par seconde. Pour les phénomènes non sinusaux mais répétitifs, en télégraphie notamment, l'unité de mesure, un point Morse/seconde, est le baud (Bd). Le baud sert aussi à mesurer la vitesse de transmission de l'information d'un message, p. ex. une ligne téléphonique ordinaire transmet à une vitesse de l'ordre de 2 000 Bd, ce qui permet aux sons d'une fréquence du même ordre d'être intelligibles.
Pour la transmission de données informatiques il faut utiliser des vitesses bien supérieures.

3. En statistique, on distingue :

- la fréquence absolue (terme désuet), nombre de cas dans une classe ;
- la fréquence relative (appelée plus généralement «fréquence»), quotient du nombre de cas dans la classe sur le nombre total de tous les cas envisagés dans le collectif ;
- la fréquence élémentaire des éléments correspondant à un caractère donné, quotient du nombre de ces éléments psur le nombre total d'éléments ou cas considérés dans le collectif ;
- la fréquence cumulée jusqu'à une valeur donnée, quotient de tous les éléments considérés du plus petit à ceux correspondant à la valeur donnée sur le nombre total d'éléments.
- la fréquence globale, quotient du nombre de tous les éléments considérés sur le nombre total d'éléments.

4. En épidémiologie on emploie les termes de prévalence, pour désigner la fréquence globale d'un événement donné (ex. la mortalité imputable à une maladie donnée) et d'incidence pour désigner celle de l'évènement pendant un temps donné, généralement une année.

H. R. Hertz, physicien et ingénieur allemand (1857-1894); E. Baudot, ingénieur des télégraphes (1845-1903)

Étym. lat. frequens, qualifie aussi bien le rassemblement de nombreuses personnes en un même lieu que la répétition d'un évènement dans le temps.

→ baud, hertz, incidence, prévalence

[B1, E1, N1]

Édit. 2019

fusion subjective l.f.

subjective fusion

Fausse fusion ou fusion à un petit angle d'anomalie dont l'amplitude est toujours très faible.

gaine coulissante péripilaire l.f.

hair cast, peripilar keratine cast

Petit cylindre de kératine blanchâtre ou grisâtre, dur, de quelques millimètres de haut, entourant progressivement la base de certaines tiges pilaires, facilement mobilisables entre deux doigts le long des cheveux, qu'il faut différencier de lentes ou de banales pellicules.
Les gaines coulissantes péripilaires sont le plus souvent idiopathiques chez des fillettes ou des femmes jeunes; elles peuvent être induites par des tractions chroniques secondaires à des artifices de coiffure comme couettes, nattes, chignon, tresses, etc, par une trichotillomanie, ou encore par des lésions inflammatoires squameuses du cuir chevelu telles que pityriasis capitis, dermite séborrhéique, psoriasis, fausse teigne amiantacée, lichen, etc. Elles correspondent à une dyskératose des gaines épithéliales folliculaires.

gaine du tendon du muscle court extenseur du petit doigt l.f.

vagina tendinis musculi extensoris digiti minimi brevis (TA)

tendinous sheath of extensor digiti minimi brevis

Gaine synoviale annexée au tendon du muscle court extenseur du petit doigt.
Elle descend jusqu’à la partie moyenne du cinquième métacarpien

gaines tendineuses carpiennes dorsales l.f.p.

vaginae tendinium carpales dorsales (TA)

dorsal carpal tendinous sheaths

Ensemble des gaines séreuses annexées aux tendons des muscles de la face dorsale du carpe et de la main.
Ce sont la gaine tendineuse des muscles long abducteur et court extenseur du pouce, la gaine tendineuse des muscles extenseurs radiaux du carpe, la gaine du tendon du muscle long extenseur du pouce, gaine tendineuse des muscles extenseur des doigts et extenseur de l’index, gaine du tendon du muscle court extenseur du petit doigt et gaine du tendon du muscle extenseur ulnaire du carpe.

Gambusia

Gambusia
Petit poisson (moins de 5 centimètres de long) carnivore, utilisé dans la lutte biologique contre les moustiques dont il dévore les larves.
C’est également un deuxième hôte intermédiaire possible pour une douve intestinale, Heterophyes heterophyes.
Nom générique.

ganglion géniculé l.m.

ganglion geniculi ; ganglion geniculatum  (TA)

geniculate ganglion

Petite masse ganglionnaire conique située au point de réunion des nerfs facial et intermédiaire, au niveau du genou distal du nerf facial.
Ce ganglion semble donner naissance au nerf grand pétreux et au nerf petit pétreux. C’est en réalité le ganglion sensitif du nerf intermédiaire. Les corps cellulaires qui le composent sont ceux des protoneurones gustatifs des deux tiers antérieurs de la langue qui suivent le nerf lingual, la corde du tympan, le nerf facial et le nerf intermédiaire. Ils font relais dans la partie supérieure du noyau solitaire (noyau gustatif).

ganglion mésentérique supérieur l.m.

ganglion mesentericum superius (TA)

superior mesenteric ganglion

Masse ganglionnaire paire appartenant au plexus coeliaque et située au contact de l’aorte, à droite ou à gauche de l’origine de l’artère mésentérique supérieure.
Ce ganglion reçoit essentiellement des filets du nerf petit splanchnique. Il est anastomosé avec les ganglions coeliaques et aortico-rénaux. Ses branches efférentes forment le plexus mésentérique supérieur qui suit l’artère homonyme et se distribue au même territoire viscéral.

Syn. anc. plexus ganglionné mésentérique supérieur

ganglion otique l.m.

ganglion oticum (TA)

otic ganglion

Ganglion rattaché au système parasympathique céphalique, placé sur la face médiale du nerf mandibulaire à sa sortie du foramen ovale du sphénoïde.
Il reçoit des fibres sympathiques du plexus de l’artère méningée moyenne et des fibres sécrétoires venues du noyau salivaire inférieur par les nerfs glossopharyngien, tympanique et petit pétreux. Les fibres post-ganglionnaires, vasomotrices, suivent les différentes branches du tronc postérieur du nerf mandibulaire et les fibres sécrétoires se rendent à la glande parotide en suivant le nerf auriculo-temporal.

F. Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)

Syn. anc. ganglion d’Arnold

ganglion sublingual l.m.

ganglion sublinguale (TA)

sublingual ganglion

Petit ganglion rattaché au système parasympathique céphalique, appendu au nerf lingual en avant du ganglion submandibulaire.
Il a la même systématisation que ce dernier et se distribue à la glande sublinguale.

P. Blandin, anatomiste et chirurgien français (1798-1849)

Syn. anc. ganglion sublingual de Blandin

ganglion supérieur du nerf glosso-pharyngien l.m.

ganglion superius nervi glossopharyngei (TA)

superior ganglion of glossopharyngeal nerve

Petit ganglion sensitif inconstant situé sur la racine supérieure du nerf glosso-pharyngien avant sa traversée du foramen jugulaire.
Il résulte d’un dédoublement du ganglion inférieur du nerf glosso-pharyngien

J. Ehrenritter, anatomiste autrichien (décédé en 1790)

Syn. anc. ganglion d’Ehrenritter

ganglions aortico-rénaux l.m.p.

ganglia aorticorenalia (TA)

aorticorenal ganglia

Ganglions viscéraux appartenant aux éléments sympathiques prévertébraux.
Ils sont situés à l’origine de l’artère rénale sur l’aorte, au-dessous et en dedans des ganglions cœliaques  et participent avec ces derniers à la constitution du plexus cœliaque. Ils reçoivent essentiellement des fibres du nerf petit splanchnique et leurs affluents participent au plexus rénal.

Syn. anc. plexus ganglionné aortico-rénal.

ganglions cœliaques l.m.p.

ganglia coeliaca (TA)

coeliac ganglia

Ganglions nerveux viscéraux prévertébraux, pairs, situés sur la face antérieure de l’aorte en regard de l’origine du tronc cœliaque.
Ils sont en forme de croissant à concavité supérieure. Ils participent au plexus cœliaque. Chacun d’eux reçoit par son extrémité latérale le nerf grand splanchnique, par son extrémité médiale une branche terminale du nerf vague droit, par sa concavité quelques filets du nerf phrénique droit (pour le ganglion cœliaque droit uniquement) et par sa convexité quelques filets du nerf petit splanchnique. Leurs très nombreux filets efférents contribuent à la formation du plexus cœliaque.

Syn. anc. ganglions semi-lunaires

ganglions thoraciques l.m.p.

ganglia thoracica (TA)

thoracic ganglia

Ganglions sympathiques, au nombre de onze ou douze, situés à l’étage thoracique du tronc sympathique.
Ils fournissent des rameaux cardiaques, pulmonaires et œsophagiens, le nerf grand splanchnique et le nerf petit splanchnique, un rameau rénal et le nerf splanchnique imus.

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