Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

455 résultats 

tunique muqueuse de l'estomac l.f.

tunica mucosa gastricae (TA)

mucosa of stomach, mucous membrane of stomach

Couche profonde de la paroi gastrique.
Elle repose sur la lame musculaire muqueuse. Elle présente de nombreux plis gastriques, des villosités et contient les glandes gastriques.

tunique muqueuse de l'intestin grêle l.f.

tunica mucosa intestini tenuis (TA)

mucosa of small intestine, mucous membrane of small intestine

Couche profonde de la paroi de l’intestin grêle.
Elle repose sur la lame musculaire muqueuse. Elle comporte de très nombreuses villosités intestinales, les glandes intestinales et des nœuds lymphatiques isolés ou en agrégats

tunique muqueuse des bronches l.f.p.

tunica mucosa bronchorum l.f.

mucosa of bronchi, mucous membrane of bronchi
Muqueuse de revêtement profond des bronches caractérisée par la présence de glandes bronchiales.

tunique muqueuse du gros intestin l.f.

tunica mucosa intestini crassi (TA)

mucosa of large intestine

Couche profonde de la paroi du gros intestin.
Elle repose sur la lame musculaire muqueuse et contient les glandes intestinales.

tunique muqueuse du larynx l.f.

tunica mucosa laryngis (TA)

mucosa of larynx, mucous membrane of larynx

Revêtement muqueux profond de la paroi laryngée.
Elle comporte de nombreuses glandes laryngées.

tympan (corde du) l.f.

chorda tympani
tympanichord, chorda tympani
Anse nerveuse constituée d'une part de fibres afférentes gustatives des deux tiers antérieurs de la langue, qui cheminent successivement dans le nerf lingual (issu du nerf maxillaire inférieur ou mandibulaire, lui-même contingent sensitif du nerf trijumeau, V3), la corde du tympan, le nerf facial (VIIème paire crânienne), l'intermédiaire de Wrisberg (VIIbis), et se terminant dans la partie supérieure du noyau solitaire ; d'autre part de fibres efférentes parasympathiques destinées aux glandes sous-maxillaire et sublinguale.
L'association d'une agueusie à une paralysie faciale traduit une lésion siégeant au-dessus du point de séparation de la corde du tympan et du nerf facial. Une agueusie unilatérale isolée est liée à une lésion ne touchant que la corde du tympan (alors qu'une agueusie associée à une anesthésie linguale indique une lésion du nerf lingual).

Étym. gr.tumpanon :tambour

Tyson (glandes de) l.f.p.

Tyson’s glands

Glandes situées à la base du gland, dans la partie dorsale du sillon balanopréputial, et sécrétant le smegma.

E. Tyson, anatomiste britannique (1649-1708)

urèthre n.m.

urethra (TA)

urethra

Conduit excréteur de la vessie, livrant passage à l'urine lors de la miction.
L'urèthre masculin (urethra masculina) est un conduit urogénital, livrant également passage au sperme lors de l'éjaculation. De longueur moyenne de 16 cm, c'est un conduit très extensible (pouvant atteindre un diamètre de 9 mm) ; il présente dans son trajet deux courbures et traverse successivement la prostate (partie prostatique), le diaphragme urogénital (partie membranacée), le corps spongieux (partie spongieuse) et s'ouvre à l'extrémité du gland du pénis. La paroi de l’urèthre est constituée de deux tuniques : la tunique musculaire avec une couche de strates circulaires dont participe le muscle sphincter interne de l’urèthre et des strates longitudinales ; la tunique muqueuse.
L'urèthre féminin (urethra femina) est beaucoup plus court (35 mm) et rectiligne. Il adhère à la paroi vaginale antérieure et s'ouvre dans la vulve par le méat ou ostium externe de l'urèthre. La paroi de l’urèthre est constituée de trois tuniques : la tunique musculaire avec une couche de strates circulaires dont participe le muscle sphincter interne de l’urèthre et des strates longitudinales ; la tunique spongieuse ; la tunique muqueuse avec les glandes uréthrales et les lacunes uréthrales

Étym. gr. ourêthra : urèthre

→ prostate, diaphragme urogénital, corps spongieux du pénis

uréthrite chronique l.f.

chronic urethritis

Infection chronique de l'urèthre marquée par des écoulements uréthraux intermittents, avec douleurs et dysurie.
Elle peut succéder à une uréthrite aigüe mal traitée, ou prend d'emblée une allure subaigüe récidivante. L'uréthrite postgonococcique, souvent surinfectée à d'autres germes, était la plus fréquente,. Cette évolution doit faire rechercher des facteurs locaux responsables de l'entretien de l'infection : rétrécissement uréthral, infection des glandes uréthrales, prostatite associée, diverticules. L'uréthrographie doit toujours être accompagnée d'une protection antibiotique. La présence de germes authentifie l'uréthrite chronique par rapport à de simples uréthralgies ou un syndrome uréthropérinéal. L'évolution peut néanmoins être longue et avoir un retentissement psychique.

Étym. gr. ourêthra : urèthre

→ uréthrite aigüe, rétrécissement uréthral, prostatite, diverticule de la voie excrétrice urinaire, uréthrographie, uréthralgie, uréthropérinéal de l'homme (syndrome)

uréthrorrhée n.f.

urethrorrhea

Écoulement liquide non sanguin par l'urèthre en dehors de la miction.
Le liquide est plus ou moins épais, filant, visqueux et peut représenter du pus, des sécrétions des glandes uréthrales ou de la prostate, une sécrétion anormale de la muqueuse uréthrale, s'accompagnant ou non de douleurs uréthrales. C'est un signe d'uréthrite, aigüe ou chronique, vénérienne ou non.

→ uréthrite aigüe, uréthrite chronique, prostate

uréthroskénite n.f.

uretroskenitis

Infection de l'urèthre et des glandes de Skene.

A. Skene, gynécologue américain (1838-1900)

→ urèthre, Skene (glandes de)

uvéoparotidite n.f.

uveoparotid fever, uveoparotitis

Affection associant une iridocyclite, des lésions inflammatoires des parotides et des glandes lacrymales et des troubles nerveux, surtout paralysie faciale.
Ce syndrome s’observe dans la sarcoïdose (maladie de Besnier-Boeck-Shaumann).

C. F. Heerfordt, ophtalmologiste danois (1909) ; E. Besnier, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1889) ; C. Boeck, dermatologiste norvégien (1899) ; J. Schaumann, dermatologiste suédois, membre de l’Académie de médecine (1916)

Syn. Heerfordt (syndrome de).

→ uvéite, sarcoïdose, iridocyclite, paralysie faciale

veine jugulaire externe l.f.

vena jugularis externa (TA)

external jugular vein

Veine volumineuse qui nait dans l’épaisseur de la glande parotide un peu au-dessous du col de la mandibule par confluence des veines temporales superficielles et maxillaire.
Elle recueille le sang de la plus grande partie des parois crâniennes, des régions profondes de la face et des plans superficiels des régions postérieure et latérale du cou. Elle descend vers la base du cou, par la région parotidienne entre les deux lobes de la glandes parotide, en dedans du nerf facial, puis par la région sterno-cléïdo-mastoïdienne où, superficielle dans un dédoublement du fascia cervical superficiel, elle croise obliquement le muscle sterno-cléïdo-mastoïdien ; enfin, dans la région susclaviculaire, elle traverse successivement le fascia cervical superficiel en dehors du repli falciforme de Dittell puis le fascia cervical moyen au-dessous du muscle omo-hyoïdien. Elle s’infléchit en dedans et se jette dans la veine subclavière au voisinage du confluent veineux jugulo-subclavier. La veine jugulaire externe reçoit la veine auriculaire postérieure, les veines occipitales superficielles, des rameaux cervicaux sous-cutanés (notamment la veine cervicale superficielle postérieure), ainsi que les veines supra-scapulaires supérieure et postérieure. Elle est anastomosée, par la veine communicante intra-parotidienne, avec le système de la veine jugulaire interne et, par la veine carotide externe, avec la veine jugulaire antérieure, les plexus rachidiens et, souvent, avec la veine céphalique.
 

[A1, K4, P1]

Édit. 2020

Velpeau (abcès tubéreux de) l.m.

Abcès des glandes sudoripares.

A. Velpeau, anatomiste et chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1795-1867)

Syn. abcès tubéreux de l’aisselle, hidrosadénite

→ hidrosadénite

Verga (lames de) l.f.

Verga’s lamina

Zones d’épaississement antéro-postérieures, paramédianes, de la muqueuse du palais où se concentrent les glandes salivaires accessoires de la cavité buccale.

A. Verga, neuropsychiatre italien  (1811-1895)

[A1, P3]

Édit. 2019

vernix caseosa l.m.

vernix caseosa (TE)

vernix caseosa

Enduit gra, produit par les glandes sébacées du fœtus à partir de la 17ème semaine, recouvrant la peau, plus particulièrement la région dorsale et les plis axillaires et inguinaux.
Abondant chez le prématuré, il disparaît après le terme de la grossesse. Des fragments de cet enduit se retrouvent en suspension dans le liquide amniotique sous forme de grumeaux blanchâtres.

[ A4]

Édit. 2019

VIP sigle angl. m. pour Vasoactive Intestinal Peptide

polypeptide intestinal à activité vasomotrice.
Sécrété par des terminaisons nerveuses dans tout le tube digestif mais aussi dans les bronches, dans les glandes salivaires et dans la thyroïde, le VIP stimule de nombreuses sécrétions, en provoquant une vasodilatation.
Le VIP peut être dosé dans le plasma par technique radio-immunologique. Un taux élevé est trouvé principalement dans les tumeurs neuroendocrines du pancréas, entrainant un syndrome de Verner-Morrison caractérisé par une diarrhée aqueuse persistante et une hypokaliémie.

J. V. Verner, médecin interniste et A. B. Morrison, anatomopathologiste américains (1958)

→ Verner et Morrisson (syndrome de), vasodilatation

état prénéoplasique l.m.

precancerous condition

Ensemble d'altérations tissulaires qui, en elles-mêmes ne sont pas malignes, mais qui peuvent, dans leur évolution et selon une probabilité variable, être associées à un cancer ou en être le prélude, et constituent donc un facteur de risque plus ou moins déterminant.
Certaines sont des lésions non tumorales, régénératives, hyperplasiques ou dysplasiques, acquises, p. ex. rectocolite hémorragique, hyperplasie endométriale, métaplasie bronchique, leucoplasies buccale, vulvaire, pénienne, kératose solaire cutanée, radiodermite, gastrite chronique, etc. Elles peuvent produire un cancer à leur niveau dans une proportion variable de cas. D'autres sont des tumeurs bénignes dont l'évolution comporte un risque variable de transformation maligne, p. ex. polyadénome et tumeur villeuse du côlon, tumeur séreuse et mucineuse de l'ovaire, adénome pléomorphe des glandes salivaires. D'autres enfin sont des maladies génétiques à expression tumorale, telles la polypose rectocolique familiale, la neurofibromatose de Recklinghausen, dans l'évolution desquelles on voit fréquemment apparaître soit une transformation maligne de la, ou des tumeurs, soit l'émergence de néoformations variées : méningiome, gliome, mélanome, phéochromocytome p. ex. dans le cas de la maladie de Recklinghausen, avec une fréquence pouvant atteindre 100 % des cas.

Syn. état précancéreux

[F2]

Édit. 2018  

entoblaste n.m.

entoblast

Couche cellulaire qui, au cours de la 3ème semaine du développement de l’embryon tridermique, par le processus de gastrulation, va constituer, à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire et par leur migration en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud de Hensen, un contingent cellulaire qui refoule les cellules de l’hypoblaste situées sur la face vitelline du disque embryonnaire.
L’entoblaste forme initialement le revêtement épithélial de l’intestin primitif. Au cours du développement il forme également l’épithélium respiratoire, les parenchymes des glandes thyroïde et parathyroïdes, du foie et du pancréas, le stroma réticulaire de l’amygdale et du thymus, l’épithélium de la cavité tympanique et du canal pharyngo-tympanique et, par l’allantoïde et le lécithocèle extra-embryonnaires, l’épithélium de la vessie et en partie de l’urètre.

Syn. entoderme, endoderme

→ gastrulation, épiblaste, ligne primitive, Hensen (nœud primitif de), hypoblaste, disque embryonnaire tridermique, ectoblaste, mésoblaste, allantoïde, lécithocèle

[O6]

Édit. 2018

cancer sébacé l.m.

sebaceous carcinoma

Tumeur maligne affectant les glandes sébacées.
Cancer relativement rare affectant le plus souvent la paupière. Il comporte un risque de métastase. Son traitement local repose sur la chirurgie et/ou la radiothérapie.
Une forme de nævus sébacé, le nævus sébacé de Jadassohn (appelé également anetoderma Jadassohn ou hamartome sébacé de Jadassohn), peut être considéré comme un état précancéreux, à traiter ou surveiller.

J. Jadassohn dermatologue allemand (1895)

Syn. carcinome sébacé, épithélioma sébacé

→ nævus linéaire sébacé de Jadassohn

[F2 J1]

Édit. 2018

11-bêta-hydroxystéroide déshydrogénase n.f.

Complexe enzymatique microsomial responsable de l’interconversion du cortisol en cortisone et inversement.
La 11-bêta-déshydrogénase est codée par le gène HSD11B2. L’enzyme existe cez l’Homme sous deux isoformes, le type 1 et le type 2.
Le type 1 est exprimé principalement dans le foie, le tissu adipeux et le système nerveux central. Il fonctionne principalement dans le sens cortisone→cortisol. Son rôle est donc de réduire la cortisone inactive en cortisol actif.
Le type 2 est exprimé principalement dans le rein, le poumon, le colon, les glandes salivaires, le placenta, certains neurones et le foie. Il fonctionne exclusivement dans le sens cortisol→cortisone. Son rôle est donc d’oxyder le cortisol actif en cortisone inactive, empêchant la cortisol en excès de stimuler les récepteurs des minéralo-corticoïdes, cette stimulation aberrante pouvant entraîner une hypertension artérielle.

Syn. corticostéroide 11-oxo-réductase

→ HSD11B2 gene, cortisol, cortisone, hormones minéralocorticoïdes

[O4]

Édit. 2018

hormone mélanotrope (MSH) l.f.

melanocytic stimulating hormone

Les MSH sont des facteurs de stimulation de la mélanogenèse.
- L’alpha-MSH n’est pas de nature hormonale. Produite au niveau des mélanocytes cutanés et des follicules pileux, elle se lie au récepteur MC1-R (melanocortin receptor type 1) à 7 domaines transmembranaires couplés aux protéines G et activent l’adénylcyclase pour induire la synthèse locale de mélanine à partir de la tyrosine.
- La béta-MSH est issue de l’ACTH, de la béta- et de la gamma-lipotrophine, clivés depuis la pro-opiomélanocortine produite pas les cellules corticotropes de l’antéhypophyse. Toutes contiennent une séquence hexapeptidique commune, capable de se lier au récepteur MC1-R et de contribuer à la mélanogenèse.
- La ganmma-MSH dérive aussi de la pro-opiomélanocortine, libéré par dégradation du fragment N terminal (NT). Son rôle physiologique est moins bien connu ; des modèles animaux suggèrent son intervention sur la natriurèse et la sensibilité à l’insuline.
Les MSH se lient aussi sur les récepteurs MC3-R et MC4-R hypothalamiques intervenant respectivement sur la diminution du rendement énergétique de l‘alimentation et l’inhibition de la prise alimentaire. Au niveau de la peau, elles ont aussi un effet stimulant de sécrétions exocrines (glandes sébacées et lacrymales) via MC5-R.
Un production de MSH par les cellules mélanotropes du lobe intermédiaire de l’hypophyse dans des espèces du règne animal a été évoquée. Des analogues de l'hormone mélanotrope ont été synthétisées, en cours d’évaluation pour leur propriétés bronzantes (afamélanotide ou melanotan-1) ou stimulantes du désir sexuel (bremélanotide, métabolite du melanotan II). 

Syn. mélanostimuline

→ mélanogenèse, mélanine, mélanocyte, pro-opiomélanocortine, ACTH, protéine G, adénylate-cyclase, tyrosine, lipotropine, hormone mélanotrope, melanocortin receptor

[J1, O4]

Édit. 2018

hydroadénome n.m.

Tumeur généralement bénigne, qui se développe à partir des glandes sudoripares de la peau.
Tumeur de petite taille (tête d’épingle), de la couleur de la peau, observée chez les femmes âgées, au niveau des paupières inférieures. 
  
 

[J1]

Édit. 2018

cellule neuroendocrine l.f.

Présentes dans tout l’organisme, les cellules neuroendocrines sont des neurones producteurs d’hormones.
Elles secrètent des hormones en réponse aux incitations du système nerveux. Elles sont principalement localisées dans l’ensemble du tube digestif, dans la thyroïde (cellules C) mais aussi dans l’ensemble des voies respiratoires. L’hypophyse, les glandes parathyroïdes et la médullosurrénale se composent de cellules neuroendocrines. On les rencontre aussi dans le thymus, les reins, le foie, la prostate, la peau, le col de l’utérus, les ovaires et les testicules.
Les substances libérées par les cellules neuroendocrines sont la sérotonine, la gastrine, l’insuline, l’adrénaline et l’hormone de croissance.

→ sérotonine, gastrine, insuline, adrénaline, hormone de croissance, tumeurs neuroendocrines

[H1, O4]

Édit. 2018

Barber-Say (syndrome de) l.m.

Barber Say syndrome

Syndrome caractérisé par une hypertrichose congénitale généralisée, une ensellure nasale marquée, des narines antéversées, des lèvres fines, des sourcils et des cils absents ou très clairsemés, un hypertélorisme avec télécanthus, un ectropion bilatéral, une macrostomie, des oreilles de forme anormale, un nez bulbeux, une hyperlaxité cutanée avec excès de peau, une hypoplasie des mamelons avec absence de glandes mammaires.
L'éruption dentaire est tardive.
Entité rare, décrite chez moins de 10 patients qui semble représenter une entité différente du syndrome ablépharie-macrostomie, mais pourrait être le résultat d'une mutation différente du gène TWIST2.

Nancy Barber, pédiatre américaine et B. Say, généticien turc (1982)

Syn. hypertrichose-atrophie cutanée-ectropion et macrostomie

Réf. Orphanet (2004)

→ syndrome ablépharie-macrostomie, hypertrichose, hypertélorisme, télécanthus, ectropion, macrostomie

[J1, P1, P2, P3, Q3]

Édit. 2019

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