filtration microbiologique l.f.
microbiological filtration
Passage, par aspiration ou sous pression, d'un liquide ou d'un gaz à travers un filtre capable de retenir, par criblage et adsoption, les microorganismes en suspension qu'il contient.
La filtration est très largement utilisée en biomédecine, par exemple pour stériliser un liquide thermolabile ou un gaz, recueillir un filtrat acellulaire (lysat bactériophagique, métabolite exocellulaire) ou réaliser une culture sur membrane. Elle permet aussi d'obtenir de l'eau potable à partir d'une eau souillée ou douteuse et dès lors considérée comme impropre à la consommation, de filtrer l'atmosphère des salles d'opération, des chambres stériles, des laboratoires de sécurité (P4), d'un plan de travail grâce à des hottes à flux laminaire, ou encore l'air d'enceintes confinées (isolateurs pour malades contagieux ou immunodéprimés, caissons d'animaleries, …).
[D1]
Édit. 2018
Fleischer (anneau de) l.m.
Fleischer’s ring
Anneau entourant la base du cône dans le kératocône, en général incomplet, pigmenté en jaune ou en vert olive, situé au niveau de la membrane de Bowman, au contact de l'épithélium.
Il se voit dans 50% des cas.
B. Fleischer ophtalmologiste allemand (1906)
[P2]
Édit. 2018
Fleischer-Grüber (dystrophie de) l.f.
Fleischer-Grüber’s dystrophy
Dystrophie épithéliale de la cornée, dite cornea verticillata, en raison des opacités épithéliales en tourbillons, en comète, la membrane de Bowman étant souvent dédoublée.
L'affection est héréditaire et liée au sexe dans la maladie de Fabry où elle touche les garçons.
B. Fleischer, ophtalmologiste allemand (1910) ; M. Grüber, ophtalmologiste suisse (1946) ; J. Fabry, dermatologiste allemand (1898)
[P2]
Édit. 2018
floculus glomérulaire l.m.
glomerular tuft
Formation vasculaire du glomérule composée d'un bouquet d'anses capillaires alimenté au pôle vasculaire ou hile, par une artériole afférente et drainé par une artériole efférente.
La paroi capillaire est composée de trois couches : l'endothélium, la membrane basale et l'épithélium. Elle assure le processus de filtration et fait saillie dans l'espace urinaire dont elle est séparée par la capsule de Bowman.
[A1,M1]
Édit. 2018
flore totale l.f.
total cell count, viable cell count
1) Ensemble des microorganismes, en général unicellulaires, présents dans un volume donné d'un échantillon, et dénombrés par examen microscopique direct, par filtration sur membrane ou à l'aide d'un compteur de cellules.
2) Ensemble des microorganismes revivifiables présents dans un échantillon, dénombrés indirectement par culture.
Le milieu de culture ayant une composition donnée et les conditions d'incubation étant déterminées, on ne peut prétendre obtenir le développement de la totalité des germes. Il est préférable de préciser : coliformes totaux, flore aérobie mésophile totale, etc.
[B3,D1]
Édit. 2018
fluconazole n.m.
fluconazole
Antifongique, dérivé triazolé, hydrosoluble, administrable per os ou par voie veineuse qui diffuse très bien dans le LCR.
Son mécanisme d’action est lié à une inhibition de la synthèse de l’ergostérol au niveau de la membrane cellulaire des champignons.
[D1,G5]
Édit. 2018
de Graaf (follicule de)
l.m.p.
graafian follicle
Follicule ovarien arrivé au terme de sa maturation, destiné à se rompre, au 14ème jour du cycle menstruel.
Lors de l’ovulation, ce follicule se rompt et libère dans la cavité péritonéale l’ovule qui est recueilli par le pavillon tubaire. Après l’ovulation, le follicule rompu est une formation cavitaire de 15 à 25 mm de diamètre, incluse dans la corticale ovarienne, remplie de liquide folliculaire, limitée en périphérie par la membrane de Slavjanski, sur laquelle reposent 5 à 6 assises de cellules de la granulosa, contient une zone hémorragique autour de laquelle s’organisent les trois couches de la paroi folliculaire, granulosa, thèque interne et thèque externe, pour former une glande endocrine transitoire, le corps jaune. Le corps jaune ne se développera pleinement que si l’ovule est fécondé. Les cellules de la granulosa, volumineuses, au cytoplasme chargé d’un pigment jaune donnant sa couleur à cette glande endocrine temporaire, ou cellules lutéiniques de la granulosa, sécrètent la progestérone. Les cellules de la thèque interne, plus petites que les précédentes, sécrètent des oestrogènes; ce sont les cellules lutéiniques thécales. A la douzième semaine de grossesse, le corps jaune régresse et forme le corps blanc non fonctionnel ou corpus albicans, formation fibreuse inactive, cicatricielle.
En l’absence de fécondation, le corps jaune régresse environ 9 jours après l’ovulation, c’est-à-dire vers le 23ème jour du cycle menstruel.
La mise en évidence du follicule mature par l'échographie, de préférence par voie transvaginale, permet de surveiller les traitements inducteurs de l'ovulation en association avec le dosage plasmatique de 17-β-œstradiol et de réaliser le recueil des ovocytes pour la fécondation in vitro.
R. de Graaf, anatomiste et médecin néerlandais (1641-1673)
Syn. follicule mature, follicule ovarien vésiculeux
→ membrane de Slavjanski,granulosa, thèque, corps jaune, progestérone, oestrone.
[A3,O3]
Édit. 2018
fractalkine n.f.
Protéine transmembranaire, dotée d’un domaine chemokine CX3C, intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques.
Chez l’Homme, CX3CL1 est exprimée dans de nombreux types cellulaires. C’est une protéine transmembranaire faite d’une chaîne polypeptidique traversant une fois la membrane. Elle est clivée par ADAM-10 et -17 (« A disintegrin and metalloproteinase domain-containing protein 10/17 »). CX3C se lie au récepteur CXCR1 et active, ainsi, une voie de signalisation intervenant dans le mécanisme des maladies allergiques. Par exemple, dans l’asthme, ce processus favorise la rétention de lymphocytes T auxiliaires (« helpers ») Th1 et Th2 dans le poumon. Ces lymphocytes libèrent des cytokines agissant sur la production d’IgE et l’éosinophilie.
→ ADAM 17, ADAM 10, CXCR1, CX3C, chimiokine, asthme, lymphocyte T, IgE, éosinophilie
[C1, C3]
Édit. 2018
fragilité osmotique des hématies l. f.
osmotic fragility
Test qui explore le rapport surface/volume du globule rouge, consistant à mettre les hématies en suspension dans des milieux de force ionique décroissante.
En milieu hypotonique, le globule rouge gonfle jusqu'à devenir une sphère, puis toute entrée supplémentaire d'eau à travers la membrane poreuse entraine une fuite d'hémoglobine. La courbe de fragilité osmotique est obtenue par dosage de l'hémoglobine libérée dans le milieu érythrocytaire. Ce test est couramment utilisé dans les laboratoires d'hématologie pour faire le diagnostic de sphérocytose héréditaire.
[F1]
Édit. 2019
François-Neetens (dystrophie de cornée mouchetée de) l.f.
François-Neetens corneal dystrophy speckled or flecked
Dystrophie bilatérale avec petites taches congénitales, irrégulières, grises dans toutes les couches du stroma, bilatérales et asymétriques.
Les taches ont une taille variable et s'étendent jusqu'au limbe, elles apparaissent dans toute l'épaisseur du stroma soit comme des mouchetures à limites nettes soit en forme des grains blancs à centre clair. La membrane de Bowman et l'épithélium ne sont pas altérés. La vision reste bonne et l'évolution est très lente. Cette dystrophie peut être associée à d'autres affections comme le kératocône, le kyste dermoïde du limbe, des opacités du cristallin, l'homocystinurie. L’affection est autosomique dominante (MIM 121850).
J. François, membre de l'Académie de médecine (1956 et 1957), A. Neetens (1957) ophtalmologistes belges
Syn. dystrophie cornéenne tachetée, dystrophie cornéenne mouchetée
[P2, Q3]
Édit. 2019
Fuchs (syndrome de) l.f.
Fuchs syndrome
Dystrophie endothéliale qui se traduit par l’existence d’un œdème chronique et symptomatique de la cornée.
Elle est liée à la présence d’excroissances de tissu collagène appelées « gouttes » (cornea guttata) au niveau de l’endothélium et de la membrane de Descemet. Ces « gouttes » donnent à la face postérieure de la cornée un aspect martelé . Leur présence implique la diminution progressive du nombre de cellules endothéliales de la cornée, chargées de maintenir dans un état relativement déshydraté le tissu cornéen.
A partir d’une certaine réduction de la densité des cellules endothéliales, on observe l’apparition d’un oedème chronique de la cornée, entraînant la baisse de l’acuité visuelle par réduction progressive de la transparence cornéenne.
E. Fuchs par un ophtalmologiste Autrichien, (1910)
Syn. endothélio-Descemétite de Fuchs
[P2]
Édit. 2020
gaine épithéliale externe du poil l.f.
outer root hair sheath
Invagination de l'épithélium de surface formant l'assise cellulaire la plus périphérique du follicule pileux.
Faite de plusieurs assises de cellules polyédriques claires, car riches en glycogène, elle est bordée en dehors par la membrane vitrée ou gaine conjonctive péripilaire et, en dedans, par la gaine épithéliale interne dans sa portion basse en dessous de l'abouchement du canal sébacé.
Syn. gaine folliculaire externe, trichilemme
→ Henle (gaine de), Huxley (gaine de)
gaine musculaire l.m.
muscle sheath
En ophtalmologie, gaine qui entoure les muscles oculomoteurs sur toute leur longueur mais qui n'est bien visible qu'à leur partie antérieure.
Chaque gaine envoie une expansion latérale qui rejoint celle du muscle voisin ; c'est la membrane intermusculaire qui n'est bien individualisée qu'à la partie antérieure.
gaine viscérale du cou l.f.
vagina oesophagotrachealis (TA)
Membrane fibreuse qui entoure l’œsophage et la trachée, se continue en haut dans l’espace maxillo-pharyngien sur les parois du pharynx et se prolonge en bas dans le médiastin.
Elle se dédouble en avant et latéralement au niveau du corps thyroïde pour participer à la constitution de sa gaine.
galactoprotéine n.f.
galactoprotein
Famille de glycoprotéines dont la partie glucidique comporte du galactose.
Les galactoprotéines sont exprimées à la membrane cellulaire. Elles peuvent servir de récepteur pour des ligands extracellulaires, en particulier des toxines bactériennes.
gamma-glutamyl-transférase (γ-GT) n.f.
gammaglutamyltransferase
Enzyme catalysant le transfert d'un groupe γ-glutamyle provenant du glutathion ou d'autres composés vers un accepteur, qui peut être un acide aminé de type L (cystine, glutamine, méthionine, sérine, etc.) ou une molécule d'ammoniac.
La γ-GT est présente chez les micro-organismes et les eucaryotes. Chez les mammifères, l'activité la plus élevée est située dans les organes impliqués dans les fonctions de transport tels que rein pancréas, foie. Localisée à la surface de la membrane plasmique, elle joue un rôle clef dans le métabolisme du glutathion et la détoxification cellulaire. La γ-GT plasmatique est considérée comme un marqueur classique mais non exclusif de cholestase et de consommation chronique excessive d'alcool.
gamma-transducine poplypeptide l.f.
γ-transducin poplypeptide
Sous-unité de la transducine qui est une variété de protéine G, protéine liée à un nucléotide à guanine trouvée dans le segment externe des bâtonnets qui joue un rôle important dans la transduction visuelle.
Elle est associée à la rhodopsine et met en rapport rhodopsine et phosphodiestérase (PDE). Lorsque la rhodopsine est activée par un photon, elle active à son tour la sousunité α de la transducine ; cette dernière lève l'inhibition de la phosphodiestérase qui à son tour hydrolyse les molécules de GMPc en 5'-GMP ; la diminution en GMPc provoque alors la fermeture des canaux Na+ de la membrane du segment externe, ce qui est à l'origine de l'hyperpolarisation qui donne naissance à l'ERG. La transducine est composée de trois sousunités, α, β et γ. L'unité α montre une grande diversité et confère la fonction spécifique à la protéine G, les unités β et γ sont moins diversifiées et jouent probablement peu de rôle dans la spécificité de la protéine G. Les unités β et γ sont différentes pour les cônes et pour les bâtonnets (MIM 189970).
J. B. Hurley, biologiste américain (1984)
Sigle GNGT (guanine nucleotide-binding protein, gamma-transducine)
GANAB gene, acr. angl. pour glucosidase, alpha, neutral ab
Gène situé sur le locus 11q12.3, qui code la sous-unité alpha catalytique de la glucosidase II.
La sous-unité bêta étant codée par le gène PRKCSH.
L’enzyme glucosidase II permet l’hydrolyse des liaisons (glyc)osidiques. Elle se localise dans le réticulum endoplasmique et est requise pour la maturation et l’adressage à la membrane et aux cils cellulaires des Polycystines-1 et 2.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de polykystoses hépatiques et rénales. Muté dans certaines tumeurs du poumon.
Syn. alpha-glucosidase; neutral, ab form glucosidase ii, alpha subunit
→ glucosidase alpha-bêta, polykystose rénale, polykystose hépatique, PKD3 gene
[M1,K1,L1,Q2]
Édit. 2017
Gell et Coombs (classification modifiée de) l.f.
Gell and Coombs’ classification
La classification des réactions allergiques de Gell et Coombs (1963 - 1975) répartit les réactions d’hypersensibilité en quatre types (I, II, III et IV), selon la forme d’action et le temps de réponse ; ceux-ci sont rarement individualisés et ne se développent pas séparément l’un de l’autre ; les trois premiers sont médiés par des anticorps, le quatrième par les cellules T et les macrophages ; à l’heure actuelle, la classification de ces deux immunologistes anglais sert toujours de référence, bien que la réalité soit plus complexe qu’elle ne le paraissait à leur époque.
Les quatre types sont les suivants.
- l’hypersensibilité de type I :
c’est le type le plus fréquent et le plus important du point de vue clinique ; il correspond à l’hypersensibilité immédiate (ex. : urticaire, rhinite, asthme ou choc anaphylactique) avec anticorps circulants qui sont des immunoglobulines de type I g E capables de se fixer sur les mastocytes tissulaires et sur les basophiles du sang circulant. Ces anticorps Ig E se trouvent à l’état libre dans le sang circulant, mais c’est la partie fixée sur les cellules qui est la plus importante, et qui est directement responsable des symptômes allergiques. Ceux-ci apparaissent quand les Ig E fixées à la surface des mastocytes et des basophiles réagissent avec l’allergène correspondant ; il en résulte la dégranulation de ces cellules qui libèrent dans la circulation des amines vasoactives qui sont les médiateurs chimiques de l’allergie (histamine, sérotonine, protéases, tryptase, prostaglandines, leucotriènes…). La caractéristique des réactions de l’allergie de type I est que les symptômes apparaissent très rapidement après l’exposition à un allergène, en règle générale entre 10 et 20 minutes, mais quelquefois moins d’où le nom d’hypersensibilité immédiate. Ce terme ne devrait pas être conservé, car on sait maintenant que les manifestations de l’allergie de type I se prolongent parfois bien au-delà du délai pendant lequel peuvent agir les médiateurs libérés.
Le mécanisme de la réaction allergique médiée par IgE se déroule en 2 étapes :
1-la sensibilisation : le système immunitaire de l’organisme va produire des IgE spécifiques lors du premier contact avec l’allergène. Cette première étape est muette cliniquement, on ne présentera donc aucun symptôme.
2-la réaction allergique proprement dite : lors d’un second contact avec l’allergène (ou d’un allergène de structure proche dans le cas des allergies croisées), le système immunitaire va reconnaître l’allergène et réagir contre lui (activation des mastocytes et basophiles et libération de médiateurs chimiques, notamment l’histamine, et des cytokines pro-inflammatoires). Le sujet va déclencher, lors de cette étape, une manifestation clinique allergique dont la gravité dépend de chaque individu.
-l’hypersensibilité de type II :
celle-ci est dite cytotoxique ou cytolytique. Dans ces réactions immunes, les anticorps sont libres dans le sérum alors que l’antigène est fixé à la surface de certaines cellules ou est un composant de la membrane cellulaire elle-même. Quand les anticorps réagissent avec l’antigène, il se produit une activation du complément qui aboutit à la détérioration de la cellule et même à sa lyse. Les maladies relevant de ce mécanisme sont essentiellement les accidents de transfusion incompatible, la maladie hémolytique du nouveau-né, les cytopénies médicamenteuses et les maladies auto-immunes, comme par exemple l’anémie pernicieuse ou encore la maladie d’Addison.
-l’hypersensibilité de type III :
ces réactions sont dues à des anticorps circulants, les précipitines qui appartiennent à la classe des Ig G. Le système complémentaire est activé quand ces anticorps réagissent avec des antigènes pour produire un complexe antigène-anticorps. Cette activation du complément entraîne une accumulation de polynucléaires et une libération d’histamine, et aboutit à des lésions tissulaires analogues à celles du phénomène d’Arthus.
Ces réactions sont semi-retardées (> 6 heures). Le type clinique en est l’alvéolite immuno-allergique, se traduisant par une pneumopathie fébrile, avec expectoration et images floconneuses sur la radiographie pulmonaire
-l’hypersensibilité de type IV :
celle-ci se différencie des 3 autres en ce sens qu’elles ne sont pas produites par des anticorps mais par des cellules immunocompétentes, les lymphocytes. Ces réactions se caractérisent aussi par le délai de 24 à 72 heures nécessaire à l’apparition des manifestations après la réintroduction de l’antigène: d’où le nom d’hypersensibilité retardée à médiation cellulaire. De ce fait, cette hypersensibilité n’est pas transmissible par injection de sérum mais uniquement par injection de cellules vivantes, essentiellement des lymphocytes T. Les réactions de type IV entraînent des lésions tissulaires inflammatoires avec infiltration de cellules mononucléées (lymphocytes et macrophages). La réaction inflammatoire peut conduire à des lésions tissulaires irréversibles.
N’importe quel sujet peut développer une hypersensibilité retardée. La plupart des eczémas de contact allergiques sont de ce type.
G. P. Gell et R. R. Coombs, immunologistes britanniques (1963)
Réf. d’après CIRIHA - Centre d'Information et de Recherche sur les Intolérances et l'Hygiène Alimentaires (Département de diététique et de nutrition appliquée de l'Institut Arthur Haulot - Bruxelles)
[F3]
Édit. 2017
germe pathogène l.m.
Micro-organisme susceptible d’engendrer une maladie.
Le germe responsable d’une maladie peut avoir la structure élémentaire d’un virus ou être plus évolué comme une bactérie qui dispose d’une membrane et d’un génome, ou encore un spirochète comme celui de la syphilis, ou avoir un cycle de développement aussi complexe que celui du plasmodium responsable du paludisme.
gestation (26ème à 29ème semaine) l.f.
pregnancy (26°-29° week)
Tout le corps s’arrondit, devient potelé et rondelet grâce aux dépôts de tissu adipeux sous-cutané.
Les yeux sont de nouveau ouverts ; les sourcils et les cils sont bien formés ; la membrane pupillaire disparaît. Les cheveux poussent.
G. L. Streeter, embryologiste américain (1942-1948)
Étym. lat. gestatio action de porter
→ horizons de Streeter, développement de l'embryon et du fœtus humain (par séquence de semaines)
[A4,O6]
GHR gene sigle angl. pour growth hormone receptor
Gène situé sur le locus chromosomique 5p13-p12, codant pour growth hormone receptor (récepteur de l’hormone de croissance), ancré dans la membrane cellulaire et en particulier dans les cellules hépatiques et joue un rôle dans la transduction du signal de l’hormone de croissance aboutissant à la synthèse et la sécrétion d’IGF1 (sigle angl. pour insulin growth factor 1, anciennement appelé somatomédine C). IGF1 stimule la croissance et de la division cellulaire, en particulier du cartilage.
La mutation de ce gène entraîne le nanisme de type Laron.
Syn. GH receptor, GHBP, GHR_HUMAN, growth hormone binding protein, serum binding protein, somatotropin receptor
glande exocrine l.f.
exocrine gland
Glande à sécrétion externe reliée aux surfaces épithéliales, peau ou viscères creux, par un canal excréteur et constituée de cellules épithéliales reposant sur une membrane basale.
On distingue les glandes simples et composées, selon que leur canal excréteur est non ramifié ou ramifié. La partie sécrétoire est entourée de cellules myoépithéliales qui assurent l’expulsion du produit de sécrétion. Leur sécrétion est de type holocrine, eccrine ou mérocrine, ou apocrine.
glandes intestinales de l'intestin grêle l.f.p.
glandulae intestinales intestini tenuis (TA)
intestinal glands of small intestine
Glandes tubuleuses, le plus souvent simples, disséminées dans toute la muqueuse de l’intestin grêle à l’exception des follicules clos, et constituées par des cellules implantées sur un seul rang à la surface d’une membrane vitrée.
Les éléments cellulaires sont de trois types : cellules épithéliales cylindriques, parfois revêtues de cils vibratiles ; cellules caliciformes, volumineuses, moins nombreuses ; cellules de Paneth, polyédriques, occupant l’extrémité des culs de sac glandulaires.
D. Galeati, médecin italien (1686-1775) ; J. Lieberkühn, anatomiste et médecin allemand (1745)
Syn. anc. cryptes de Galeati, cryptes intestinales, cryptes de Lieberkühn, glandes de Galeati, glandes de Lieberkühn
glaucome dysgénésique l.m.
dysgenic glaucoma
Anomalie mésodermique rare du trabeculum allant du simple feutrage à une véritable membrane.
Elle peut apparaître de façon congénitale, mais parfois assez tardivement, à l'âge mûr, voire plus tard. L'hypertonie oculaire est bilatérale dans 75% des cas. L'iris a un aspect hypoplasique et décoloré avec ponts iriens et myosis.
L’affection est autosomique dominante (MIM 137600). On a identifié un gène en 4q25, et un autre gène en 6p25 (iridogoniodysgénésie, MIM 601631).
F. Berg, ophtalmologiste suédois (1932)
Syn. iridogoniodysgénésie autosomique dominante, IGDA, glaucome secondaire à une goniodysgénésie