xanthome pulmonaire l.m.
pulmonary xanthoma
Lésion inflammatoire d'allure macroscopique tumorale, caractérisée par l'accumulation d'histiocytes spumeux.
Cette lésion est regroupée dans le cadre nosologique des pseudotumeurs inflammatoires mieux appelées tumeurs myofibroblastiques inflammatoires. Il s'agit de lésions inflammatoires associant de façon variable une prolifération de fibroblastes et de myofibro
Étym. gr. xanthos : jaune
→ tumeurs myofibroblastiques inflammatoires
[K1]
zone pulmonaire l.f.
Ancienne dénomination française des segments bronchopulmonaires.
échinococcose pulmonaire secondaire (métastatique) l.f.
secondary (metastatic) lungwort echinococcosis
Syn. hydatidose pulmonaire secondaire
→ hydatidose pulmonaire secondaire
[D1,,K1]
Édit. 2019
emphysème pulmonaire l.m.
pulmonary emphysema
Distension permanente des alvéoles pulmonaires amenant la perte de l'élasticité du parenchyme et pouvant entraîner la rupture des cloisons alvéolaires.
On distingue les emphysèmes centro-acinaires, panacinaires, paracicatriciel et paraseptal. L’emphysème centro-acinaire (ou centrolobulaire) est caractérisé par une destruction des bronchioles, des canaux alvéolaires et des alvéoles présents au centre de l’acinus. La dilatation des bronchioles et des alvéoles adjacentes entraîne la formation de microbulles au centre du lobule. L’emphysème focal centro-acinaire s’observe chez les patients exposés aux poussières anorganiques comme celles du charbon. L’emphysème distal, qui siège dans la région postérieure et supérieure du poumon, ne s’observe que chez les fumeurs.
L’emphysème panlobulaire ou panacinaire provoque la destruction totale d’un acinus. Les lésions siègent le plus souvent aux bases pulmonaires. . Fréquemment observé à l’autopsie des personnes âgées, il peut aussi être juvénile, parfois lié à un déficit en antiprotéase pulmonaire, et alors de pronostic très sévère.
L’emphysème paracicatriciel est localisé aux régions adjacentes à la fibrose séquellaire d’une tuberculose, d’une sarcoïdose ou d’une silicose. Par son importance et sa topographie, il peut provoquer l’apparition de bulles ou de blebs.
L’emphysème paraseptal est localisé près de la plèvre et le long des septa interlobulaires. Il est responsable de bulles géantes.
D'un point de vue pathogénique, les bronches et la trachée se dilatent à l'inspiration et se resserrent à l'expiration. Quand l'élasticité pulmonaire est insuffisante les petites bronches se collabent à l'expiration, la pression alvéolaire moyenne augmente alors progressivement et les lobules se distendent. Avec le temps la dilatation permanente des alvéoles mène à la raréfaction des fibres élastiques et à la constitution d’un emphysème centrolobulaire.
La cause peut être une sténose trachéale (parfois séquellaire d'une intubation trachéale traumatisante), peut venir d'une bronche lobaire (emphysème lobaire géant limité au territoire de la bronche) ou des petites bronches (à la suite de bronchoconstrictions répétées lors des crises d'asthme). Il peut également s’agir d'une atteinte de l'élasticité lobulaire d'origine infectieuse (bronchite chronique) ou toxique (inhalation de poussières, d'ammoniac, de chlore, de gaz de combat).
A l’examen clinique le thorax globuleux, l’ampliation est diminuée. L’inspiration est humée et courte tandis que l'expiration est prolongée, encombrée de sibilances bronchiques. Le murmure vésiculaire est affaibli.
La radiographie et surtout la tomodensitométrie montrent une clarté exagérée des champs pulmonaires et la mobilité du diaphragme est réduite à la radioscopie. L'exploration fonctionnelle montre une augmentation du volume résiduel (VR) caractérisée par une augmentation du rapport VR/CT, l'épreuve de Tiffeneau montre un rapport VEMS/CV très abaissé et l'épreuve de ventilation maximale fait apparaître un signe du créneau.
Le traitement est essentiellement préventif (prévenir et traiter précocement les infections bronchopulmonaires, éviter l’exposition aux poussières et lutter contre le tabagisme), et palliatif (kinésithérapie respiratoire pour apprendre au patient à mieux expirer). Cela ralentit l'évolution de la maladie.
Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans
→ ballonnet de sonde d'intubation, bronche, bronchiole, décompression (accident de plongée par), élasticité, emphysème bulleux malformatif, emphysème congénital du nouveau-né, emphysème lobaire géant,lobule pulmonaire, physiopathologie respiratoire (symboles de), spirogramme, VEMS, blebs, acinus pulmonaire
[K1]
Édit. 2019
angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire l.f.
lymphomatoid benign granulomatous angiitis
Vascularite granulomateuse lymphocytaire atteignant plus fréquemment les poumons.
Ce processus considéré comme bénin peut évoluer comme une maladie lymphoproliférative maligne de novo. Cette affection rentre dans le cadre d’un lymphome à cellules T, angiocentrique, extranodal à prédilection pulmonaire.
M. J. Saldana, anatomopathologiste américain, Professor, Department of Pathology, University of Miami School of Medicine, Surgical Pathologist, Jackson Memorial Hospital,, Miami (1977)
Syn. lymphome angiocentrique pulmonaire
→ lymphome angiocentrique T, angéite granulomateuse
[F1,K1,K4]
Édit. 2018
lymphome angiocentrique pulmonaire l.m.
Syn. angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire
→ angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire
[F1,K1,K4]
Édit. 2018
nœuds lymphatiques broncho-pulmonaires l.m.p.
nodi lymphoidei bronchopulmonales (TA)
bronchopulmonary lymph nodes
Nœuds lymphatiques intrathoraciques viscéraux situés au niveau des ramifications broncho-vasculaires intrapulmonaires, à proximité du hile ou sous la plèvre pulmonaire.
On distingue donc les nœuds intrapulmonaires proprement dits et les nœuds sous-pleuraux. Ils reçoivent les lymphatiques du poumon homologue. Ils se drainent dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs homologues et dans les nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs.
Dans la classification internationale des tumeurs malignes broncho-pulmonaires, l’atteinte tumorale isolée des nœuds lymphatiques hilaires est classée N1. L’atteinte des nœuds lymphatiques médiastinaux associée ou isolée est par contre classée N2.
Syn. anc. ganglions lymphatiques intrapulmonaires, ganglions lymphatiques hilaires, ganglions lymphatiques des pédicules pulmonaires
veine pulmonaire supérieure gauche (rameau apico-postérieur) l.m.
vena apicoposterior, ramus apicoposterior vena pulmonalis sinistra superior (TA)
apicoposterior vein, apicoposterior branch of left superior pulmonary vein
E. A. Boyden, anatomiste américain (1886-1976)
→ veine apico-postérieure du lobe supérieur du poumon gauche
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
poumon évanescent l.m.
vanishing lung
Augmentation de la transparence radiologique d'une partie plus ou moins étendue d'un champ pulmonaire.
Cette raréfaction de la trame pulmonaire, secondaire à une aplasie des branches de l'artète pulmonaire, ne correspond à aucune symptomatologie évocatrice. Elle diffère des hyperclartés des kystes et de l'emphysème ainsi que du syndrome de Mac Leod
L. Heilmeyer, F. Schmid, médecins internistes allemands (1956)
Syn. dystropnie pulmonaire progressive, poumon hyperclair unilatéral, hyperclarté pulmonaire unilatérale
[B2, K1]
Édit. 2018
dystropnie pulmonaire progressive l.f.
Syn. poumon évanescent, poumon hyperclair unilatéral, hyperclarté pulmonaire unilatérale
[B2, K1]
Édit. 2018
poumon hyperclair unilatéral l.m.
Syn. poumon évanescent, dystropnie pulmonaire progressive, hyperclarté pulmonaire unilatérale
[B2,K1]
Édit. 2018
hyperclarté pulmonaire unilatérale l.f.
Syn. poumon évanescent, dystropnie pulmonaire progressive, poumon hyperclair unilatéral
[B2, K1]
Édit. 2018
veine pulmonaire antérieure gauche de Bourgery l.f.
M.Bourgery, anatomiste et chirurgien français (1797-1849)
Syn. veine pulmonaire gauche supérieure
→ veine pulmonaire supérieure gauche
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
tuberculose pulmonaire commune l.f.
pulmonary tuberculosis
Dissémination par voie bronchique du bacille tuberculeux, à partir d’un nodule pulmonaire de primo-infection, parfois ancienne.
Localisation la plus fréquente de la tuberculose (80% des cas).
Elle affecte surtout les sommets des poumons. Les symptômes cliniques sont variés : toux prolongée, expectoration parfois hémoptoïque, état subfébrile, amaigrissement, asthénie, sueurs nocturnes. Les images radiologiques associent des infiltrats apicaux, des lésions excavées (cavernes plus ou moins nombreuses) et nodulaires. Plus rare est la pneumonie tuberculeuse systématisée. Le diagnostic repose sur la mise en évidence du bacille tuberculeux (examen direct, culture) dans l’expectoration ou par tubage gastrique. Sauf en cas de miliaire, on ne recherche pas de dissémination. La sérologie du VIH est systématique, de même que la recherche de tares : diabète, insuffisance rénale, etc. qui peuvent modifier le traitement. Elle est contagieuse et transmissible par l’intermédiaire des sécrétions respiratoires du malade.Cette forme de tuberculose justifie un traitement antibiotique d’au moins six à neuf mois.
veine pulmonaire inférieure gauche l.f.
vena pulmonalis sinsitra inferior (TA)
left inferior pulmonary vein
Veine drainant le sang oxygéné du lobe pulmonaire inférieur gauche.
Elle est formée par la réunion d'une veine supérieure (segment supérieur du lobe inférieur) et d'une veine basale commune (pyramide basale) recevant une veine basale supérieure et d'une veine basale inférieure. Elle est légèrement ascendante. Son diamètre moyen est de 14 mm. Dans sa portion extrapéricardique, elle longe le bord inférieur de la bronche lobaire inférieure, puis se place en-dessous et en dedans de cette bronche. Son bord inférieur forme le plafond du ligament pulmonaire. Elle se voie dans la partie postérieure du médiastin. Elle se termine dans l'atrium gauche. Une distance de 20 à 30 mm les sépare les deux veines pulmonaires inférieures droite et gauche à leur abouchement atrial. L'abouchement de la veine pulmonaire inférieure gauche est sur un plan plus postérieur que celui de la droite. La veine gauche est tapissée près de sa terminaison sur presque toute son étendue par la séreuse péricardique. La paroi atriale autour de l'abouchement des veines pulmonaires est entourée de foyers ectopiques de stimulation qui peuvent être responsable d'arythmie cardiaque.
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine pulmonaire gauche (tronc veineux inter-culmino-lingulaire) l.f.
G. Cordier, chirurgien et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1902-1965); C. Cabrol, chirurgien cardio-thoracique et anatomiste français, membre de l’académie de médecine (1925-2017)
Syn. veine inter-culmino-lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
→ veine inter-culmino-lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1,K1,K4]
Édit. 2020
veine du lobe moyen de la veine pulmonaire supérieure droite l.f.
V. lobi medii, R. lobi medii (Vena pulmonalis superior dextra)
middle lobe vein, middle lobe branch (right superior pulmonary vein)
Veine qui draine le lobe moyen, formée par la confluence des rameaux veineux latéral et médial sous la terminaison de la bronche segmentaire médiale du lobe moyen.
Moins volumineuse que la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure droite, cette veine très courte se dirige horizontalement en dedans, en s'écartant de la bronche lobaire moyenne. Elle s'unit à la racine supérieure pour former la veine pulmonaire supérieure droite. Parfois elle se termine isolément dans l'atrium gauche.
Syn. rameau du lobe moyen de la veine pulmonaire supérieure droite, veine lobaire moyenne de la veine pulmonaire supérieure droite.
anc. dénom. racine inférieure de la veine pulmonaire supérieure droite, veine lobaire moyenne du poumon droit. Pourquoi,cet
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veine du lobe moyen du poumon droit l.f.
vena lobi medii pulmonis dextri , ramus lobi medii pulmonis dextri
middle lobe vein of right lung
Tronc veineux qui draine le sang oxygéné du lobe moyen du poumon droit.
Il est formé par la réunion de la partie latérale et de la partie médiale de la veine du lobe moyen du poumon droit. Il s’unit à la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure droite pour former la veine pulmonaire supérieure droite.
Syn. rameau lobaire moyen de la veine pulmonaire supérieure droite.
Syn. anc. racine inférieure de la veine pulmonaire supérieure droite.
[A1, K4, P1]
Édit. 2020
veine inter-culmino-lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche l.f.
Veine formée par la réunion des trois rameaux cheminant dans le plan interculminolingulaire, étagés de dedans en dehors, soit les rameaux interculminolingulaires médiastinal, moyen et interlobaire ; elle reçoit la veine intrasegmentaire antérieure.
Cette veine inter-culmino-lingulaire rejoint le tronc préhilaire au niveau de la bifurcation de la bronche lobaire supérieure pour former la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche.
Syn. tronc veineux inter-culmino-lingulaire
→ veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine interlobaire postérieure de la veine pulmonaire supérieure droite l.f.
→ veine postérieure de la veine pulmonaire supérieure droite
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine interlobaire ventrale de la veine pulmonaire supérieure droite l.f.
→ veine antérieure de la veine pulmonaire supérieure droite
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine latérale lobaire moyenne de la veine pulmonaire supérieure droite l.f.
→ rameau latéral de la veine lobaire moyenne de la veine pulmonaire supérieure droite
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche l.f.
vena. lingularis, R. lingularis (Vena pulmonalis sinistra superior)
lingular vein, lingular branch (left superior pulmonary vein)
Veine qui draine l'essentiel du sang de la lingula du poumon gauche.
Grêle et courte, elle est formée par la réunion des rameaux veineux supérieur et inférieur de la lingula devant l'origine de la bronche lobaire supérieure gauche.
Syn. rameau lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche.
Anc. dénom. tronc veineux lingulaire, racine inférieure de la veine pulmonaire supérieure gauche.
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine lingulaire du lobe supérieur du poumon gauche l.f.
vena lingularis lobi superioris pulmonis sinistri, ramus antérior venae pulmonis sinistrae superioris (TA)
anterior vein of superior lobe of left lung
Tronc veineux qui draine le sang des deux segments crânial et caudal de la lingula.
Il réunit une partie supérieure, la veine intercrânio-caudale ou veine interlingulaire, et la veine caudale médiastinale. Il s’unit à la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche pour former la veine pulmonaire supérieure gauche.
Syn. rameau lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche.
anc. tronc veineux lingulaire, racine inférieure de la veine pulmonaire supérieure gauche, tronc veineux inférieur du lobe supérieur du poumon gauche
[A1, K1, K4]
Édit. 2020
veine lingulaire inférieure de la veine pulmonaire supérieure gauche l.f.
→ rameau inférieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche
[A1, K1, K4]
Édit. 2020