bioqualité n.f.
bioquality
Système de surveillance des laboratoires d’analyses médicales par l’exécution d’épreuves de différents sujets, dont la mesure de diverses grandeurs dans des échantillons transmis par un organisme de contrôle, identités et grandeurs inconnues des expérimentateurs, est ainsi soumise à des épreuves de contrôle de qualité.
Édit. 2017
biovigilance n.f.
biomonitoring
La biovigilance a pour objectif de surveiller les incidents et risques d’incidents relatifs aux éléments et produits du corps humain utilisés à des fins thérapeutiques et aux produits, autres que des médicaments, qui en dérivent, aux dispositifs médicaux les incorporant et aux produits thérapeutiques annexes.
Le système national de biovigilance concerne :
-l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, la Commission nationale de biovigilance, l’Agence de la biomédecine, l’Etablissement français du sang (pour ses activités concernant les produits mentionnés à l’article R 1211-29 du code de la santé publique), les Etablissements de transfusion sanguine les Etablissements de santé ainsi que les syndicats interhospitaliers et les groupements de coopération sanitaire autorisés à assurer les missions de ces établissements ;
- toute autre structure publique ou privée exerçant des activités de prélèvement ou de collecte ainsi que des activités de fabrication, d’administration ou de cession des produits mentionnés à l’article ci-dessus, à l’exception des cabinets d’exercice libéral ;
-tout professionnel de santé intervenant dans des activités de fabrication, d’administration ou de cession de produits thérapeutiques annexes ou de dispositifs médicaux incorporant des éléments et produits du corps humain.
Édit. 2017
bit n.m.
bit
Unité binaire qui permet de quantifier le contenu d'un message et la place qu'il tient dans la mémoire qui l'enregistre.
Tout message (oral, écrit ou image) peut être transcrit en une suite de bits ; aussi les calculateurs électroniques et les ordinateurs utilisent le principe binaire du tout ou rien (passage d'une impulsion ou pas d'impulsion, présence d'une tension électrique ou non, etc.), codés 1 ou 0 respectivement (on code aussi 0 = + et 1 = - ). En informatique, la capacité de mémoire se mesure en bits : ex. une disquette a une capacité de 2 millions de bits (2.106) et les mémoires des ordinateurs s'évaluent en milliards de bits ou gigabits (2 109) et plus.
Comme les neurones du cerveau répondent à la loi du tout ou rien, le fonctionnement cérébral est binaire, en principe : la capacité du cerveau humain est beaucoup plus grande que celle des ordinateurs (100 milliards de neurones établissant chacun 10 000 connexions en moyenne avec d'autres neurones = 1011 x 104 = 1015 bits # 4.1012 octets). Par contre le débit de délivrance d'un message est beaucoup plus rapide dans les machines que dans le système nerveux : pour transmettre une conversation téléphonique une ligne à 1 500 bauds suffit, mais pour les connexions entre ordinateurs on utilise des lignes d'environ 300 000 bauds et à l'intérieur des machines, la fréquence porteuse, de l'ordre de 500 MHz, permet un débit de message de l'ordre du mégabauds, soit un passage d'un point à l'autre en moins d'un millionième de seconde, alors que le passage des synapses entre neurones demande environ 1 ms.
Nota : la transmission d'un message ne doit pas être confondue avec la quantité d'information qu'il apporte car un long message peut n'apporter que très peu d'information.
Étym. angl. bit : contraction de binary digit : chiffre binaire.
→ baud, information, mémoire, octet, shanon
Édit. 2017
blastème métanéphrogénique l.m.
blastema metanephrogenicum
Partie du métanéphros développée aux dépens du mésoderme intermédiaire des régions lombale et sacrale.
Ce tissu initialement indifférencié, et donc de potentialités multiples, donnera naissance aux structures conjonctives mésenchymateuses (capsule rénale) puis plus tard aux structures épithéliales (néphrons ), parenchyme rénal sécréteur définitif ; ce blastème est secondairement pénétré par le bourgeon urétéral dont la ramification dichotomique est à l’origine du système excréteur. En de rares cas une partie de ce blastème peut proliférer sous forme néoplasique sous forme de néphroblastome.
Étym. gr. blastos : germe
Syn. blastème métanéphrogène, blastème rénal
→ blastème, néphroblastome, tumeur de blastème
[A4,O6,Q1]
Édit. 2017
blastomycose n.f.
blastomycosis
Infection fongique due à un champignon dimorphique, Blastomyces dermatitidis, dont les propriétés écologiques (sol humide riche en matière organique) et le mode de transmission sont encore mal définis.
Actuellement, la zone endémique de la maladie s'étend de la vallée du Mississippi au lac Michigan, dans le sud-est des États-Unis et dans la vallée du Saint-Laurent. L'Homme et le Chien peuvent être infectés. L'atteinte pulmonaire est la plus fréquente et constitue sans doute la porte d'entrée après inhalation de spores. L'atteinte cutanée est fréquente (plus de 50% des cas). Les lésions siègent le plus souvent à la tête et aux membres : il s'agit de nodules érythémateux, indolores, d'abcès sous-cutanés, de placards extensifs verruqueux s'ulcérant, dont l'évolution se fait vers une guérison centrale et une fibrose périphérique. Une atteinte des muqueuses est possible : nez, larynx, bouche. D'autres organes peuvent être infectés par dissémination : atteinte ostéo-articulaire, génito-urinaire, du système nerveux central, surrénalienne et oculaire. Le diagnostic repose sur la mise en évidence, à l'examen direct mycologique ou à l'examen histologique, de grosses levures sphériques à paroi épaisse émettant un gros bourgeon avec une base très large, forme parasitaire du champignon dans les liquides et tissus infectés. La culture mycologique est nécessaire pour confirmer le diagnostic de mycose à B. dermatitidis.
T. C. Gilchrist, médecin américain (1896)
Syn. blastomycose nord-américaine, maladie de Gilchrist, maladie de Chicago
→ blastomycose chéloïdienne, blastomycose sud-américaine, Blastomyces dermatitidis, Blastomyces dermatitidis
Édit. 2017
blastomycose nord-américaine l.f.
north american blastomycosis
Atteinte pulmonaire primitive à Blastomyces dermatitidis ou B. gilchristi ou dissémination par voie hématogène dans la peau, les os, l'appareil urinaire ou le système nerveux central. La localisation cutanée se présente sous forme de nodules multiples croûteux et des plaques violacées délimitées. Le traitement par itraconazole se montre efficace.
B. Ladizinski et W. Piette, médecins américains (2018)
Syn. Gildchrist (maladie de)
[D2, J1]
Édit. 2020
blépharospasme n.m.
blepharospasm
Forme la plus fréquente du spasme facial médian, caractérisée par un intense spasme involontaire des muscles orbiculaires des paupières, le plus souvent bilatéral, fréquemment douloureux, pouvant se prolonger une minute ou davantage et privant de la vue la patiente, habituellement de la soixantaine.
Surtout répétée et accentuée lors de l'exposition à une lumière vive ou dans une ambiance agitée ou conflictuelle, cette dystonie cesse quand une paupière peut être écartée du doigt, permettant le retour à la vision.
Une origine psychogène a fait place à la notion d'un dysfonctionnement du système dopaminergique par atteinte des noyaux de la base et du tronc cérébral : le plus souvent iatrogène, liée à une neuroleptisation à corriger ou à suspendre, sinon idiopathique. Les injections de toxine botulique, qui ne traitent pas la cause de la maladie mais paralysent partiellement le muscle responsable des contractions, soulagent le patient pendant quelques mois.
H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1910)
Édit. 2017
bovarysme n.f.
bovarism
« Pouvoir départi à l'homme de se concevoir autre qu'il n'est » (J. de Gaultier).
Ces rêveries compensatoires avantageuses se rencontrent surtout chez des jeunes femmes insatisfaites de leur condition sociale ou de leur vie affective. Il peut s'agir de paranoïaques, mais plutôt d'hystériques ou bien de personnalités limites avec système d'idéalisation défensif.
S'agissant de Madame Bovary, sa psychologie paraît en fait plus riche que tous nos modèles.
Étym. héroïne du roman de G. Flaubert (1857)
Édit. 2017
Boyden (chambre de) l.f.
Boyden’s chamber
Dans les tests de chimiotactisme, système constitué par deux compartiments séparés par un filtre micropore.
Les cellules sont placées dans le compartiment supérieur et l'agent chimio-attractant dans le compartiment inférieur. Après incubation, le filtre est retiré, coloré, et la migration cellulaire, au travers du filtre, est mesurée au microscope.
S. Boyden, immunologiste australien (1962)
Édit. 2017
braille n.m.
braille
Système d’écriture destiné aux aveugles, fondé sur la disposition variable de points gravés en relief et perçus par le toucher.
L. Braille (1809-1852), inventeur français aveugle, organiste (mises au point successives de l’écriture braille:1821, 1825, 1829)
Syn. écriture braille
Édit. 2017
branche de forceps l.f.
forceps blade
Partie du forceps, paire et symétrique, qui sert à la préhension du fœtus.
Il en existe deux sortes : celle des forceps à branches croisées ou convergentes, dont le type est le forceps de Tarnier, et celle des forceps à branches divergentes ou parallèles comme le forceps de Demelin, dont le modèle n° 8 reste actuellement en usage : le forceps de Suzor. Les différentes parties d'une branche de forceps sont les suivantes : le manche, destiné à l'emplacement des mains, l'entablure, qui est le lieu où s'établit l'articulation du forceps en cas de forceps à branches croisées, la cuillère qui constitue la partie principale de l'instrument, destinée à la préhension de la tête fœtale ; la cuillère, est formée d'une spatule évidée, parfois appelée fenêtre, limitée en avant par la jumelle antérieure et en arrière par la jumelle postérieure, présentant à leur base à proximité de l'entablure le système permettant la mise en place du tracteur. Chaque cuillère comporte deux courbures : une courbure céphalique, moulée sur la convexité des régions latérales de la tête fœtale et permettant l'enveloppement de la présentation, et une courbure pelvienne, destinée à s'adapter à la courbure du bassin maternel. Les très nombreuses variantes portant sur les différentes parties des branches de forceps expliquent la multiplicité des modèles.
Édit. 2017
bras optique l.m.
optical arm
Système optique articulé pour la conduction de l'image endoscopique.
La jonction entre les trois ou quatre segments rectilignes se fait par des articulations optiques, incorporant miroirs et prismes. L'image endoscopique est véhiculée de l'oculaire de l'endoscope à l'oculaire du bras optique. L'intérêt est de reporter l'image à distance du champ opératoire.
Édit. 2017
Brazelton (score de) l.m.
Brazelton's score
Evaluation chiffrée du comportement néonatal appréciant l'intégrité du système nerveux central.
T. Brazelton, pédiatre américain (1969)
Édit. 2017
bronchospasme n.m.
bronchospasm
Contraction brusque, intense, généralisée et durable des muscles lisses des bronches entraînant une asphyxie par réduction du calibre bronchique.
Le bronchospasme se voit surtout au cours de l'anesthésie : les symptômes ressemblent à ceux de la crise d'asthme aigüe grave. L'expiration passive et active est gênée, d'où augmentation progresive de la pression intrathoracique, ce qui réduit les échanges gazeux alvéolocapillaires et gêne le retour veineux aux cavités du cœur droit. Il en résulte une hypoxie-hypercapnie avec réduction du débit cardiaque.
Le bronchospasme peut être déclenché par tous les facteurs qui interfèrent avec les mécanismes de régulation de la bronchomotricité, essentiellement le système nerveux végétatif et des médiateurs chimiques comme l'histamine, la bradykinine et les prostaglandines. Les crises de bronchospasme peuvent être entraînées par l'aspirine, les anti- inflammatoires non stéroïdiens, les bêtabloquants, les curares, les anesthésiques généraux, les produits de contraste iodés et de nombreux autres médicaments. 8 à 15% des états de mal asthmatique sont déclenchés par une prise médicamenteuse. Ces crises graves surviennent chez des asthmatiques connus ou inconnus, l'accident médicamenteux révélant l'asthme dès la première prise du produit. On peut observer le bronchospasme au cours d'un choc anaphylactique, après inhalation de médicaments, en particulier d'antibiotiques comme la colistine ou la prise de N-acétyl-cystéine.
Le bronchospasme nécessite parfois une ventilation artificielle transitoire. Il est souvent associé à une hypersécrétion muqueuse.
En anesthésie, les facteurs déclenchants les plus fréquents sont physiques (inhalation de mélange gazeux froid, stimulation mécanique par la sonde trachéale) ou biologiques (réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes). Le bronchospasme ne doit pas être confondu avec les signes plus brutaux d'obstruction mécanique de la sonde d'intubation, dont le seul traitement est la désobstruction immédiate (penser à la hernie du ballonnet).
Ces accidents peuvent constituer la première manifestation de l'asthme chez des sujets dépourvus d'antécédents asthmatiques.
→ anaphylactique (choc), anaphylactoïde (choc), ballonnet de sonde d'anesthésie
Édit. 2017
Brugia malayi
Brugia malayi
Filaire d'Asie tropicale parasite du système lymphatique de différents animaux (carnivores, singes) et de l’Homme chez lequel elle entraîne une filariose lymphatique.
La filariose lymphatique à B. malayi est caractérisée par des manifestations aiguës (abcès lymphatiques, lymphangites, adénites) puis chroniques (varices lymphatiques, éléphantiasis), mais habituellement sans atteintes génitales contrairement à la filariose de Bancroft.
Cette filariose (parfois dénommée brugiose) sévit dans les zones rurales d'Asie tropicale sous deux formes principales différentiées par la périodicité des microfilaires. Les formes à microfilarémie périodique nocturne, spécifiques de l'Homme, sévissent par foyers de l'Inde à la Chine et à l'Indonésie. Leur transmission est assurée par des Mansonia (M. indiana, M. uniformis, M. annulifera) et par certains Anopheles. Les formes subpériodiques nocturnes, zoonotiques, sont présentes par foyers en Asie méridionale (Indonésie, Thaïlande, Malaisie, …) et sont transmises par des Mansonia (M. annulata, M. dives, M. bonneae).
Etym. Brugia : S. L. Brug, parasitologue néerlandais ; malayi : de Malaisie
Syn. filaire de Malaisie
→ filariose lymphatique, Brugia, Mansonia, éléphantiasis
Édit. 2017
bruit n.m.
noise
1) En biophysique, son produit par la superposition de plusieurs vibrations acoustiques non harmoniques.
Le bruit est un son indésirable.
Par comparaison avec la composition de la lumière blanche,on appelle bruit blanc un bruit comprenant toutes les fréquences audibles. L’absence de tout bruit est le silence mais il n’y a jamais un silence absolu sans transmission d’aucune fréquence audible : il subsiste toujours un bruit de fond constitué d’ un ensemble de vibrations distribuées au hasard sur toutes les fréquences. Ce bruit de fond peut être d’origine extérieure (notamment dans une transmission téléphonique du fait de l’agitation des électrons) ou endogène au niveau de l’oreille interne. Quand le bruit endogène se fait par bouffées suffisamment intenses on parle d’acouphènes.
Il faut distinguer les bruits des sons purs (une seule fréquence vibratoire) et les sons musicaux plus ou moins riches en harmoniques.
Comme toutes les vibrations sonores, les bruits transportent une certaine énergie qui, si elle est trop forte (>150 décibels), provoque des lésions de l’oreille interne. Les sons , notamment les bruits, sont douloureux lorsque leur intensité atteint 120 décibels.
Les vibrations sonores se propagent facilement dans les milieux liquides et les tissus mous de l’organisme mais si elles abordent un milieu solide elles libèrent une partie de leur énergie. Ce phénomène est utilisé en lithotripsie extracorporelle : rafales sonores très brèves et très intenses appliquées pendant moins d’une minute sur la peau de la région lombaire et focalisées sur des calculs rénaux ou urétéraux ; arrivant au contact des calculs elles produisent des chocs sonores intenses qui provoquent l’implosion in situ des calculs sans intervention chirurgicale.
2) Dans la transmission des messages en général : élément perturbateur, transmis par le même canal et selon les mêmes modalités qu'un message mais ne lui appartenant pas.
On peut définir le bruit comme un signal formé de la somme d'un ensemble de fréquences aléatoires. Ce bruit ou "bruit de fond" est un phénomène général dans toute transmission de message et entraîne une certaine dégradation de l'information, soit en masquant le signal utile sous des variations dénuées de signification, soit en se substituant au message et en remplaçant l'information vraie par une information déformée, encore intelligible mais dans un sens parfois différent du message initial. Son élimination ou sa neutralisation aussi poussée que possible constitueront le but principal des techniques dites de "traitement du signal". On peut enfin déterminer la qualité de l'information véhiculée grâce à la mesure du rapport signal/bruit. Cette dernière notion est p. ex. essentielle dans l'obtention des potentiels évoqués visuels.
3) Concernant la transmission d’une image (swarming) anomalie d’une image dynamique qui, en chaque point, présente une variation aléatoire rapide de sa luminance.
Il peut être causé par un défaut électronique de l’imageur. Il peut aussi apparaître dans l’utilisation d’amplificateur de luminance à très faible débit d’exposition, dû à la fluctuation quantique de la densité des photons X.
Faible en radiologie traditionnelle, en raison de l’importance des flux de photons X utilisés, il est plus important en tomodensitométrie et surtout en scintigraphie où les flux de photons sont limités par des considérations radiobiologiques ; en IRM il est moyen, indépendant du signal en cause, et d’origine technique.
4) En psychiatrie : au sens figuré, tout ce qui altère ou perturbe la transmission d'un message.
Plus particulièrement dans la perspective de la pathologie de la communication, plusieurs catégories de bruits sont distinguées :
- technique, par intrusion d'un élément exogène qui brouille un énoncé ;
- sémantique, par recouvrement seulement partiel des codes ou grilles de référence du soignant et du patient (surtout si ce dernier est délirant). De toute façon, un principe d'économie des informations anxiogènes, comportant donc des aménagements défensifs, intervient de part et d'autre ;
- pragmatique, du fait des inéluctables transactions entre vouloir dire, seul généralement explicite, et vouloir faire. Si l'écart est excessif entre implicite et explicite, il s'agira de l'aspect pathogène majeur de la communication. Avec sa double contrainte, l'injonction paradoxale chez le schizophrène a été décrite comme une de ses formes ;
- contextuel, lié aux contraintes imposées à la dyade communicante par un contexte systémique homéostatique, en particulier familial et groupal. Ainsi, le "patient désigné" est-il le symptôme révélateur identifié du malaise du système familial, incitant à traiter ce dernier plutôt que le seul sujet.
Étym. déverbal de bruire, verbe formé au Moyen Age, du latin rugio, rugir, braire (bas latin) et du gaulois branno, bramer, braire,meugler (limousin), chanter (provençal).
→ acouphènes, bel, lithotripsie extracorporelle, harmonique
Édit. 2017
btk sigle angl. pour Bruton’tyrosine kinase
Tyrosine-kinase des membranes de lymphocytes B, nécessaire à la différenciation de la lignée cellulaire B, et dont le déficit congénital entraîne une déficience du système immunitaire.
→ maladie de Bruton, leucémie lymphoïde chronique (thérapeutique ciblée de la)
Édit. 2017
bulbaires au long cours (syndromes) l.m.p.
long course bulbar syndromes
Groupe évolutif comportant des affections majeures du système nerveux, parfois relativement rapides.
Dans cette seconde catégorie entrent surtout : la sclérose latérale amyotrophique, où l'atteinte bulbaire est constante et le plus souvent à l'origine de la mort ; la paralysie bulbaire de Duchenne, associée ou non à une sclérose latérale amyotrophique, avec une composante pseudobulbaire associée parfois prédominante ; la sclérose latérale primaire, dont l'authenticité est parfois discutée ; diverses tumeurs bulbaires de type surtout astrocytaire, d'origine souvent protubérantielle, avec troubles de la marche d'origine pyramidale et cérébelleuse.
Parmi les syndromes bulbaires chroniques, seront citées : les syringobulbies, avec notamment atteinte vestibulaire et névralgie faciale ; les atteintes bulbaires dans les amyotrophies spinales progressives (maladie de Werdnig-Hoffmann, syndrome de Kugelberg-Welander, etc.) ; les paralysies bulbaires progressives de l'enfant (maladies de Fazio-Londe, Markand et Daly, van Laere) ; les paralysies bulbaires de l'adulte, à longue évolution, rarement pures, alors à rapprocher sans doute de certains cas adultes de la maladie de Fazio-Londe.
G. Werdnig, neurologue autrichien (1891) ; J. Hoffmann, neurologue allemand (1891, 1893); E. Kugelberg et L. Welander neurologues suédois (1956) ; E. Fazio, anatomopathologiste italien (1892) ; P. Londe, neurologue français (1893) ; O. N. Markand et D. D. Daly, neurologues américains (1971) ; J. van Laere, neurologue belge (1966)
Édit. 2017
butyrophénone n.f.
butyrophenone
Dérivé fluoré des phénothiazines ayant des propriétés neuroleptiques.
Les butyrophénones induisent une dépression du système nerveux central caractérisée par un état d’indifférence et une catalepsie, elles ont en outre un effet antiémétique. Elles agissent surtout comme antagonistes des récepteurs dopaminergiques centraux.
Elles ont été utilisées pour la neuroleptanesthésie (Mundeleer et De Castro), technique, actuellement abandonnée, d’anesthésie générale ou de sédation, réalisée par association d’un morphinique et d’un neuroleptique. Le dropéridol, dérivé de l’halopéridol, est la seule butyrophénone actuellement utilisée en anesthésie. On l'emploie comme anti-émétique et comme sédatif dans les états aigus d’agitation.
G. De Castro et P. Mundeleer, anesthésiologistes belges (1959)
→ neuroleptanalgésie, halopéridol
Édit. 2017
C3 nef sigle pour facteur néphritique
C4 sigle. m.
Composant du complément sérique qui intervient en deuxième position dans la cascade de réaction conduisant à l'activation du complément.
Le C4 possède un coefficient de sédimentation de 10 S chez l'Homme et est connu aussi sous le nom de β1E globuline. Le C4 est divisé par le C1b activé en C4b, qui s’associe au C2a pour former l’enzyme C3-convertase, et C4a, peptide ayant une propriété d’anaphylatoxine.
C5 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1F globuline dont le coefficient de sédimentation est de
Le C5 est activé soit par la C5-convertase de la voie classique (complexe C4b2a3b) ou par la convertase de la voie alterne d'activation du complément (C3bBbC3b). Le C5 est clivé en C5b (qui participe avec C6, C7, C8 et C9, au complexe d’attaque membranaire) et C5a (petit peptide ayant des propriétés d’anaphylatoxine).
C5a sigle. m.
Petit peptide provenant du clivage de C5, ayant une activité plus étendue que le C3a.
Le C5a est en effet un facteur majeur du chimiotactisme des neutrophiles et il est aussi capable de les activer. En outre, le C5a augmente la perméabilité vasculaire, provoque une contraction des muscles lisses et possède une activité d'anaphylatoxine produisant une dégranulation des mastocytes.
C6 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 6 S, composée par une seule chaîne polypeptidique.
C7 sigle. m.
Composant du complément sérique : β2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 5,2 S et constituée par une seule chaîne polypeptidique.
C8 sigle. m.
Composant du complément sérique : β1-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 8 S et une masse moléculaire de 150 kDa.
Sa concentration sérique chez l'Homme est de l'ordre de 20 à 80 microgrammes/ml. Le C8 est constitué de trois chaînes polypeptidiques α, β et γ.
C9 sigle. m.
Composant final du système du complément sérique: α2-globuline ayant un coefficient de sédimentation de 4,4 S.
→ C5, C3, mastocyte, anaphylatoxine
[C1]
cadre de Hartshill l.m.
Hartshill’s frame
Élément en forme de cadre d’un système d’ostéosynthèse vertébrale postérieure.
Le cadre est solidarisé aux arcs vertébraux postérieurs par des cerclages métalliques.
Étym. Hartshill : ville anglaise
[B3,I2]
Édit. 2015
calcar de la sclère l.m.
calcar sclerae (TA)
scleral spur
Partie interne ou profonde de la jonction cornéo-sclérale.
Cette jonction du pourtour du foramen scléral antérieur avec la cornée se fait par un enchâssement de la cornée dans la sclère, bisauté aux dépens des couches superficielles de la cornée.
Le calcar de la sclère est la structure un peu particulière par laquelle la cornée, la sclère et le tractus uvéal s’unissent au niveau de la berge profonde du foramen scléral antérieur. Il est constitué de faisceaux fibrillaires conjonctivo-élastiques, divergents et anastomosés entre eux, appelés ligament pectiné ou système trabéculaire. Cette formation est triangulaire (en éperon) sur une coupe méridienne. Son sommet se continue avec les couches profondes de la cornée ; sa face périphérique ou externe se confond avec le tissu scléral ; sa face postérieure est en continuité avec le muscle ciliaire et la périphérie de l’iris ; sa face annulaire centrale répond à la chambre antérieure de l’œil.
En avant de cet éperon trabéculaire chemine le canal de Schlemm, canal collecteur annulaire de l’humeur aqueuse filtrée au travers de ce trabéculum scléral puis drainée, à partir du canal, vers les veines ciliaires.
Visible en gonioscopie, le calcar de la sclère est un des principaux moyens de repérage du canal de Schlemm.
F. Schlemm, anatomiste allemand (1795-1858)
Syn. anc. bec scléral ; éperon de la sclère ; éperon scléral ; limbe sclérocornéen
→ conjonctive ,foramen scléral antérieur ,sclère
[A1,P2]
Édit. 2015
calcifications cardiovasculaires l.f.p.
cardiovascular calcifications
Imprégnations par des sels de calcium du système cardiovasculaire.
Des calcifications atteignent les différentes parties de l'appareil circulatoire : calcifications valvulaires, coronaires, péricardiques, voire myocardiques.
Les calcifications radiovisibles du cœur témoignent d’un processus séquellaire ou dégénératif.
[K2,K4]
calciostat n.m.
calciostat
Système de régulation du métabolisme calcique dépendant de la parathormone hypercalcémiante et de la calcitonine hypocalcémiante.
→ parathormone, calcitonine, calcémie
[C1]
calcul coralliforme l.m.
staghorn calculus
Se dit d'un calcul urinaire qui remplit les cavités pyélocalicielles et, se moulant sur elles, prend la forme d'une branche de corail.
Il peut être complet ou partiel, sur un seul système caliciel. Les compositions chimiques les plus fréquentes sont phospho-ammoniacomagnésienne, urique ou cystinique.
Étym. lat. calculus : petit caillou (diminutif de calx)
→ lithiase phospho-ammoniaco-magnésienne, lithiase urique, lithiase cystinique
[M3]