Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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veine lingulaire supérieure de la veine pulmonaire supérieure gauche l.f.

→ rameau supérieur de la veine lingulaire de la veine pulmonaire supérieure gauche

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veine médiale de la veine lobaire moyenne de la veine pulmonaire supérieure droite l.f.

→ rameau médial de la veine lobaire de la pulmonaire

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veine postérieure de la veine pulmonaire supérieure droite l.f.

Vena posterior, R. posterior (Vena pulmonalis superior dextra)

posterior vein, posterior branch (right superior pulmonary vein)

Veine formée par la réunion des veines drainant les plans entre le segment antérieur, le segment postérieur et les segments postérieurs et apicaux ainsi que les veines postérieures marginales, interlobaires et la veine intrasegmentaire du segment postérieur.
Le veine postérieure chemine dans la partie haute de la scissure oblique et draine le segment postérieur du lobe supérieur droit. Elle rejoint le plus souvent la veine apicale avant de se réunir à la veine antérieure pour former la racine supérieure de la veine pulmonaire supérieure droite.

Syn. rameau postérieur de la veine pulmonaire supérieure droite
obs. veine interlobaire postérieure de la veine pulmonaire supérieure droite

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veine pulmonaire supérieure gauche l.f.


vena pulmonalis sinistra superior (TA)


left superior pulmonary vein

Veine constituée par la confluence d’une veine apico-postérieure, d’une veine antérieure et d’une veine lingulaire.
Elle collecte le sang veineux du lobe supérieur du poumon gauche. Elle est située en avant de la bronche lobaire supérieure.

M.Bourgery, anatomiste et chirurgien français (1797-1849)

Syn. anc. veine pulmonaire antérieure gauche de Bourgery

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veine supérieure de la veine pulmonaire inférieure l.f.

Vena superior, R. superior (Vena pulmonalis inferior)

superior vein, superior branch (inferior pulmonary vein)

Veine qui rassemble toutes les veines cheminant entre la face inférieure du segment supérieur du lobe inférieur et la pyramide basale (partie intersegmentaire) et la veine intrasegmentaire du segment supérieur.
Elle sort du poumon en arrière de la bronche basale puis à droite comme à gauche s'unit à la veine basale commune pour former la veine pulmonaire inférieure.

Syn. français : rameau apical de la veine pulmonaire inférieure. Cette dénomination n'est plus acceptable.
Syn. international : rameau supérieur de la veine pulmonaire inférieure
Anc. dénom. tronc interapicobasal, racine supérieure de la veine pulmon

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veine supérieure du lobe inférieur du poumon droit l.f.

vena superior lobi inferioris pulmonis dextri, ramus superior venae pulmonalis dextrae inferioris (TA)

superior vein of inferior lobe of right lung

Racine supérieure de la veine supérieure du lobe inférieur du poumon droit qui rassemble toutes les veines qui cheminent sur la face inférieure du segment apical du lobe inférieur droit et les segments basaux de ce lobe (pyramide basale).
Elle sort du poumon en arrière de la bronche basale et s’unit à la veine basale commune du poumon droit.

Syn. rameau supérieur de la veine pulmonaire inférieure droite
Syn. anc. racine supérieure de la veine pulmonaire inférieure droite, tronc interapico-basal droit

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

veine supérieure du lobe inférieur du poumon gauche l.f.

vena superior lobi inferioris pulmonis sinistri, ramus superior venae pulmonalis sinistrae inferioris (TA)

superior vein of inferior lobe of left lung

Racine supérieure de la veine pulmonaire inférieure gauche identique dans sa disposition à son homologue du côté droit.
Elle croise obliquement la face postérieure de la bronche termino-basale. Elle résulte du confluent d’une partie intrasegmentaire et d’une partie intersegmentaire.

Syn. rameau supérieur de la veine pulmonaire inférieure gauche
Syn. anc. racine supérieure de la veine pulmonaire inférieure gauche, tronc interapico-basal gauche

[A1, K1, K4]

Édit. 2020

cancer broncho-pumoniare l.m.

lung cancer

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du parenchyme pulmonaire ou du tissu bronchique.
Il peut s’agir d’une tumeur primitive développée au sein du tissu bronchique, plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires, ou d’une tumeur secondaire fréquente métastase d’un cancer primitif situé ailleurs dans l’organisme.

Syn. cancer du poumon, carcinome broncho-pulmonaire

→ cancer broncho-pulmonaire primitif, métastase pulmonaire

[A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

cancer broncho-pulmonaire primitif l.m.

primary bronchopulmonary carcinoma, primary bronchopulmonary cancer

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique plus rarement au niveau des alvéoles pulmonaires. 
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon".  Ce cancer doit être distingué d’une atteinte métastatique (dite encore secondaire) souvent d’origine digestive. Les cancers broncho-pulmonaires primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers bronchiques non à petites cellules" (CBNPC) et représentent près de 85% des cas), et carcinome à petites cellules. Quelle que soit leur forme histologique, leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique, mais d’autres facteurs peuvent en être en cause : amiante, cannabis, rayons X ou gamma...
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents.  En France, son incidence annuelle est de 46 000 cas  (67% masculins). Si elle a tendance à diminuer chez l’homme, elle augmente régulièrement chez la femme en raison de son tabagisme. C’est la première cause de mortalité par cancer en France responsable de 33 000 décès annuels. Son évolution, très sévère, est marquée par un développement intra-thoracique et par des métastases (cérébrales, hépatiques, osseuses…).
Son diagnostic et le plus souvent fait devant une symptomatologie broncho-pulmonaire (toux, hémoptysie..)  et repose à la suite de l’imagerie sur une biopsie réalisée lors d’une endoscopie.
Les indications thérapeutiques se fondent sur le type histologique précis, essentiellement distinction entre CBNPC et cancers à petites cellules. La classification de l’O.M.S. de 2015, est un guide du traitement et un élément pronostique. Dans les CBNPC, il est idéalement chirurgical complété ou non par la radiothérapie et/ou la chimiothérapie ; certaines caractéristiques moléculaires, en particulier certaines mutations, observées dans près de la moitié des cas, vont peser sur l’indication des thérapeutiques médicamenteuses, thérapies ciblées entre autres contre l’expression de facteurs de croissance et/ou immunothérapie. Les cancers à petites cellules relèvent surtout de la radiothérapie et de la chimiothérapie.
Le pronostic dépend en très grande partie de l'extension (précisée par la classification TNM), de l'état général et la fonction respiratoire. Il reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans, d’autant que le diagnostic se fait le plus souvent (70% des cas) à un stade évolué lorsque la tumeur n’est plus opérable. Cependant, les thérapies ciblées et/ou l’immunothérapie permettent des rémissions inattendues avant leur utilisation dans certains cas de CBNPC, même évolués. A côté des formes invasives, il existe dans les CBNPC, des formes in situ de bon pronostic.

Syn. cancer bronchique, cancer des bronches, cancer du poumon, carcinome bronchique, carcinome broncho-pumonaire, carcinome pulmonaire

→ adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grandes cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire in situ, cancer épidermoïde bronchique primitif, classification TNM

[A2, A3, B2, F2, K1, K3]

Édit. 2020

adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif l.m.

bronchial adenocarcinoma

Cancer broncho-pulmonaire primitif différencié de type glandulaire.
C'est l'un des quatre types histologiques fréquents des carcinomes bronchiques. Il représente environ 25 % de cet ensemble en France mais son incidence paraît croissante notamment au Japon et aux États-Unis. Il atteint la femme autant que l'homme et, bien que lié à l'intoxication tabagique, il l'est à un taux moindre que les autres types (environ 70 % de fumeurs ou anciens fumeurs). Macroscopiquement, il se manifeste par une tumeur à développement distal, parenchymateux, plus rarement il s’agit de masses bronchiques proximales. On individualise des formes lépidiques, acineuses, papillaires, micropapillaires, massives avec ou sans formation de mucus et une forme bronchioloalvéolaire. Par l'analyse immuno-histochimique, à l'aide du marqueur TTF1 (Thyroid Transcription Factor 1) exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs, on le différencie des métastases, notamment d'origine digestive, qui ne l’expriment pas à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens. Son traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules quel qu’en soit le sous-type histologiquement. Il est idéalement chirurgical, mais il peut aussi bénéficier de radiothérapie et/ou de chimiothérapie et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapie. Son pronostic reste très réservé. En revanche le pronostic  des formes pré-invasives ou à invasion minime, traitées, est excellent.

Étym. Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

Syn. adénocarcinome bronchique

→ cancer broncho-pulmonaire primitif

[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]

Édit. 2020

cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.

squamous lung cancer

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, peut associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques du génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies. Il dépend de l'extension précisé par la classification TNM, de la fonction respiratoire, de l'état général, des caractéristiques moléculaires.  Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère. En revanche, les formes « in situ » ont un excellent pronostic.

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

→ cancer broncho-pulmonaire primitif, cancer in situ

[ A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.

squamous lung cancer

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général, les caractéristiques moléculaires Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère.
En revanche, les formes « in situ » traitées ont un excellent pronostic.

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

→ cancer broncho-pulmonaire primitif, broncho-pulmonaire in situ

[A2, A3, B2, F2, K1]

Édit. 2020

cancer bronchopulmonaire in situ l.m.

in situ bronchial carcinoma

Cancer intraépithélial respectant la membrane basale de l'épithélium.
Une telle lésion peut se rencontrer soit dans les formes épidermoïdes souvent en périphérie de carcinomes épidermoïdes infiltrants, soit dans les adénocarcinome broncho-pulmonaires. bronchique sévère. Traité, son pronostic est excellent.

Syn. carcinome bronchique in situ, carcinome broncho-pulmonaire in situ

[A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

cancer neuro-endocrinien  broncho-pulmonaire l.m.

Syn. carcinome neuro-endocrinien broncho-pulmonaire

→ cancer broncho-pulmonaire à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-pulmonaires neuro-endocrines

[A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

carcinome broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules
 
l.m.

giant cells indifferencied bronchial carcinoma

Syn. cancer broncho-pulmoniare à grandes cellules

→ cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules, cancer bronchique

[F2, K1]

Édit. 2020

cancer neuro-endocrinien broncho-pulmonaire l.m.

pulmonary neuroendocrine carcinoma

Syn. carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire

→ tumeur carcinoïde, cancer broncho-pulmonaire à petites cellules, cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules, tumeurs broncho-pumonaires neuro-endocriniennes.

[F2, K1, O4]

Édit. 2020

cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules l.m.

Carcinome non à petites cellules sans signes de différenciation épidermoïde ou glandulaire ou de sécrétions intracellulaires en microscopie optique.
Représentant 10 à 20% des cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules (CBNPC), il comporte plusieurs sous-types : cancer neuro-endocrine à grandes cellules dits ou non composites (exprimant en immuno-histochimie au moins un marqueur neuro-endocrine et dont le pronostic se rapproche de celui des carcinomes à petites cellules) , carcinome basaloïde ou encore cancer à grandes cellules claires. On les subdivise dans la classification de l'OMS en carcinome à cellules claires par dégénérescence du cytoplasme, sans valeur pronostique particulière et carcinome à cellules géantes avec 20 à 30% de cellules ayant 4 à 6 fois la taille des autres cellules tumorales, de mauvais pronostic. Les cellules de ce type de cancer peuvent se voir dans des territoires mal différenciés d'adénocarcinomes, moins souvent dans des territoires de carcinomes épidermoïdes. Le traitement est celui des CBNPC.

Syn. cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules.

→ cancer broncho-pulmonaire primitif

[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]

Édit. 2020

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