Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

134 résultats 

volume de déclenchement d'un respirateur l.m.

triggering volume of the ventilator

Déplacement de volume à l'orifice de raccordement côté malade nécessaire au déclenchement du respirateur (norme AFNOR).

trigger

volume de fermeture l.m.

closing volume

Volume pulmonaire à partir duquel commence à se produire la fermeture des voies aériennes périphériques.
On l'exprime généralement en pourcentage de la capacité vitale ou de la capacité pulmonaire totale.

Sigle VF

volume de réserve expiratoire l.m.

expiratory reserve volume

Volume de gaz expiré après le volume courant lors d'un effort expiratoire maximal, exprimé en LBTPS.

Sigle VRE

volume de réserve inspiratoire l.m.

inspiratory reserve volume

Volume de gaz inspiré au dessus du volume courant lors d'un effort inspiratoire maximal, exprimé en LBTPS

Sigle VRI

volume expiratoire maximal par seconde l.m.(sigle VEMS)

forced expiratory volume per second (FEV1)

Volume de gaz expiré pendant la première seconde d'une expiration forcée maximale réalisée après une inspiration complète, exprimé en LBTPS/sec et en % d'une valeur théorique déterminée par l'âge, la taille et le sexe du sujet.
Il représente les 3/4 de la capacité vitale chez le sujet normal.
Le VEMS est un débit qui s'exprime en litres par seconde ; il est plus faible que le débit expiratoire maximal ou débit de pointe.
Le rapport de Tiffeneau VEMS/CV compare le VEMS à la capacité vitale. Ce rapport vaut 77 ± 5%, chez l'homme adulte normal (Cara et Sadoul, 1953). Il est très abaissé chez l'emphysémateux et dans tous les syndromes obstructifs ; par contre il reste normal dans les syndromes restrictifs. Comme le VEMS a la dimension d'un débit, et CV à celle d'un volume, le rapport VEMS/CV est inversement proportionnel à la taille : il est donc toujours plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte. Le VEMS diminue progressivement avec l'âge à partir de 22 ans et perd 25% entre 22 ans et 65 ans. A tailles et à âges égaux, il est un peu plus petit chez la femme que chez l'homme (environ 6%).
Le spirogramme de l'épreuve d'expiration forcée montre que la courbe décroît avec le temps ; elle est la somme de 2 exponentielles : la première (partie rapide) dépend de l'inertie du mélange gazeux (elle est très accélérée avec les mélanges He/O2), la seconde dépend de la viscosité de l'air alvéolaire. Comme cette viscosité joue essentiellement dans les petites bronches, la queue du tracé donne des informations sur leur état : c'est pourquoi l'on mesure les volumes expirés à 2, 3, 4, 5 secondes (FEV2, FEV3, etc.). L'étude de la boucle pression-volume correspondant à l'épreuve d'expiration forcée fournit de meilleures indications que les valeurs FEV2, FEV3.
Le terme volume expiré au maximum en une seconde a été choisi, avec l'accord de R. Tiffeneau, lors de la réunion de Paris (1955) à la place de «capacité pulmonaire utilisable à l'effort»), terme qu'il avait d'abord utilisé.
Cet indice fonctionnel demeure le plus utilisé pour le diagnostic d'un trouble ventilatoire obstructif.
 

R. Tiffeneau, médecin physiologiste français (1910-1961) ; M. Cara, médecin anesthésiste-réanimateur français, membre de l’Académie de médecine (1953)

débit de pointe, expiration forcée (épreuve d'), similitude biologique, Tiffeneau (épreuve de), ventilation maximale indirecte

volume globulaire l.m.

red cells volume

Volume moyen d’une hématie.
Le volume d’une hématie étant normalement de 87 ± 5 micromètres cubes, le volume globulaire total (globules rouges) est égal au rapport entre le volume total des hématies (hématocrite) et leur nombre.
Le volume globulaire total occupé par toutes les hématies intravasculaires est normalement de 26,5 mL par kilo chez l’homme et 24,5 mL/kg chez la femme.

volume globulaire (mesure du) l.m.

red cells volume (measure of)

Le volume globulaire se mesure grâce à un traceur isotopique : érythrocytes marqués au chrome 51 Cr

volume globulaire

volume globulaire moyen l.m.

mean cellular volume (MCV)

Paramètre érythrocytaire indiquant le volume moyen d'une hématie.
Sa valeur normale est de 90±10 femtolitres (1 fL= 10-15L). Des volumes inférieurs définissent une microcytose, et supérieurs une macrocytose. Il est, soit mesuré directement, soit calculé en divisant l'hématocrite par le nombre de globules rouges.

Sigle VGM

microcytose, macrocytose

volume inspiratoire maximal par seconde l.m. (VIMS)

forced inspiratory volume in one second (FIVS)

Volume de gaz inspiré pendant la première seconde d'une inspiration forcée maximale réalisée après une expiration complète.
La mesure de cet indice, exprimée en LBTPS/sec n'est pas systématique lors d'un examen fonctionnel, mais elle est indiquée en cas de suspicion de rétrécissement trachéal.
Ce test, analogue à celui du volume expiré au maximum en une seconde (VEMS), présente l'intérêt de mettre en évidence les sténoses trachéales : en effet, lors de l'inspiration, la trachée subit une traction vers le bas ; en cas de sténose trachéale, la traction sur la zone sténosée diminue notablement la section de la trachée : ceci augmente considérablement la résistance au passage de l'air et ralentit l'inspiration, d'où une réduction significative du VIMS.

volume expiratoire maximal par seconde

volume mictionnel l.m.

voided volume

Quantité d'urine émise lors d'une miction.
Il correspond normalement à la capacité fonctionnelle de la vessie, mais lui est inférieur en cas de rétention chronique.

calendrier mictionnel, résidu vésical postmictionnel

volume mort l.m.

dead volume (VD), dead space 

Volume d'air compris dans les voies aériennes naturelles et, éventuellement, dans l'appareillage mais ne participant pas aux échanges gazeux, donc à  l'hématose.
On distingue le volume anatomique (trachée et bronches) et le volume mort physiologique, qui comporte  en plus les alvéoles non ventilés.
Le volume mort physiologique (à l'expiration) est de l'ordre de 0,18 L chez l'adulte normal. Le volume mort d'appareillage est formé de deux parties : volume d'air dans les tubes où l'air subit un mouvement alternatif et volume supplémentaire (proportionnel au rapport pression d'insufflation/pression barométrique) dû à la compression de l'air dans tout le volume de l'appareillage. Finalement un respirateur délivre toujours une ventilation efficace plus faible que celle indiquée par les appareils de mesure et cela d'autant plus faible que le régime de pression est plus élevé.

espace mort

volume plasmatique (mesure du) l.m.

Le volume plasmatique est mesuré en utilisane l'albumine marquée à l'iode 1251

volume plasmatique

volume résiduel l.m.

residual volume

Volume restant dans les poumons après une expiration forcée.
Différentes techniques permettent la mesure du volume résiduel comme la dilution multicycle de l'hélium ou la pléthysmographie. Ce volume s'exprime en LBTPS et en pourcentage d'une valeur théorique liée au sexe, à l'âge et à la taille.

Sigle  : VR

volume sanguin l.m.

blood volume

Volume qui se décompose en volume globulaire et volume plasmatique.
Il s'exprime en mL par kg (70 à 72 chez l'homme) et se mesure grâce à un traceur isotopique érythrocyte marqué au 51Cr pour le volume globulaire et par l'albumine marquée au 125I  pour la masse plasmatique.

volume globulaire

volume sanguin pulmonaire l.m.

pulmonary blood volume

Quantité de sang contenu dans l’ensemble de la circulation pulmonaire entre le ventricule droit et l’oreillette gauche.
Il est normalement de l’ordre de 500 mL, soit 10 à 12% du volume sanguin total. Il est réglé par les volurécepteurs de l’oreillette gauche et constitue une réserve rapidement disponible pour le ventricule gauche.

volume systolique l.m.

systolic volume, stroke volume (SV)

Quantité de sang éjectée par un ventricule cardiaque à chaque contraction systolique.
Il représente normalement de 70 à 90 mL pour chaque ventricule. Le rapport du volume d’éjection systolique au volume télédiastolique ventriculaire est normalement compris entre 50 et 70%. Ce rapport représente la fraction d’éjection ventriculaire.

débit sanguin

volume trabéculaire osseux l.m.

trabecular bone volume

Quantité de tissu osseux contenu dans une unité de volume d'os spongieux.
On peut l'évaluer par histomorphométrie à l'aide d'un oculaire qui comprend un réticule avec 25 points. Le nombre de points du reticulum se projetant sur des travées osseuses permet de calculer le pourcentage de la coupe occupé par du tissu osseux. La mesure est répétée sur plusieurs champs d'un nombre suffisant de coupes. La valeur moyenne obtenue représente le pourcentage de volume de l'os occupé par du tissu osseux. Le volume trabéculaire osseux est de 22% chez l'adulte jeune. Le seuil en dessous duquel apparaissent des fractures ostéoporotiques est de 11%.

antabuse (effet) l.m.

effet antabuse

[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]

Édit. 20171

Auger (effet) n.m.

Auger’s effect

P. Auger, physicien français (1923)

effet Auger

Bert (effet Paul) l.m.

Bert's effect

Toxicité cérébrale de l'oxygène hyperbare qui se traduit par des convulsions  généralisées avec perte de connaissance.
 Édit.2017

P. Bert, physiologiste français (1878)

oxygène (toxicité)

Bezold-Brücke (effet) l.m.

Bezold-Brücke’s effect

Variation de la tonalité en fonction de la luminance du stimulus.
L'appellation "effet Bezold-Brücke" désigne plus particulièrement le fait qu'aux luminances élevées toutes les teintes du spectre tendent vers deux teintes fixes : bleu et jaune.

J. von Bezold, météorologue et physicien allemand (1874) ; E. von Brücke, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1878)

[P2]

Édit. 2018

blouse blanche (effet) l.m.

white coat effect, white coat hypertension

Désigne familièrment les accès tensionnels apparaissant lors de l’examen médical.

D. Ayman, A.D. Goldshine, médecins américains (1940)

Syn. : hypertension artérielle labile

hypertension artérielle

Édit. 2017

Bohr (effet) l.m.

Bohr’s effect

Influence inhibitrice du dioxyde de carbone pour la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine.
Ce mécanisme physiologique de régulation de l’affinité pour l’oxygène(O2) de l’hémoglobine (Hb) par le dioxyde de carbone (CO2) est dû à la fixation des protons H+ sur certains sites de la molécule désoxygénée, stabilisant ainsi, en agissant sur des effecteurs hétérotropes, la structure T à faible affinité pour l’oxygène
L'affinité de l'Hb pour l'O2 se mesure par la quantité d'O2 fixée sur elle.
L’effet Bohr est chiffré par la quantité de protons libérés par sous-unité d’Hb lors du passage de la forme désoxygénée à la forme oxygénée. Sa valeur normale est de – 0,5.
En pathologie, l'Hb anormale des hématies falciformes dans la drépanocytose et dans certaines intoxications, notamment celles qui transforment l'Hb en méthémoglobine, ralentit la fixation d'O2 et diminue l'affinité. La réduction de la concentration en Hb dans le sang ne la modifie pas : la courbe de dissociation reste normale dans l'anémie par dilution (hémorragie, etc.). Dans l'anémie chronique il y a en outre une adaptation de la concentration de 2,3-DPG.

Ch. Bohr, physiologiste danois (1904)

effet Haldane, diphosphoglycérate (2,3-DPG), drépanocytose, saturation oxyhémoglobinée

[Cette réaction réversible règle la pO2 en fonction de la quantité d'O2 fixée sur l'Hb. Elle est représentée par la courbe sigmoïde de dissociation de l'hémoglobine en fonction de la pO2. Une diminution de la pCO2 augmente l'affinité lors des échanges entr]

Édit. 2017

Bowditch (effet) l. m.

Bowditch’s effect

L’accélération de la fréquence cardiaque produit une augmentation homéométrque de la contractilité.

H. P. Bowdicth, physiologiste américain (1871)

Édit. 2017

bride (effet de) l.m.

leash effect

duction passive (test de)

Édit. 2017

| page précédente | /6 | page suivante