déclenchement du travail par électrostimulation acupuncturale l.m.
labour induction by acupunctural electrostimulation
Méthode d'induction du travail par mise en place d'aiguilles de puncture suivie d'une stimulation électrique dont la fréquence est progressivement augmentée.
déclenchement électrique du travail l.m.
electrical induction of labour
Méthode de déclenchement artificiel du travail par application d'un courant électrique à l'aide d'électrodes appliquées sur le col utérin ou la paroi abdominale.
déclenchement provoqué du travail l.m.
induction of labour
Utilisation d'un procédé médicamenteux ou mécanique destiné à induire l'apparition de contractions utérines.
Le déclenchement artificiel du travail est réalisé habituellement par perfusion d'ocytocine à la pompe électromécanique et amniotomie. Les chances de succès sont liées à l'état de maturité du col utérin évalué par le score de Bishop. En cas de déclenchement du travail aux premier et deuxième trimestres, dans un contexte de mort fœtale ou de malformation grave du fœtus, la maturation cervicale peut être favorisée par la prise orale de mifégyne, ou RU 486, ou l'application locale de laminaires ou d'un analogue de prostaglandines, le misoprostol, et les contractions peuvent être induites par un autre analogue de prostaglandines, la sulprostone, à la pompe électromécanique.
E. H. Bishop, gynécologue obstétricien américain (1964)
déclenchement spontané du travail l.m.
spontaneous onset of labour
Ensemble des phénomènes physiologiques déterminant l'apparition de contractions utérines afin de permettre l'effacement et la dilatation du col utérin, en vue de l’expulsion du fœtus hors des voies génitales de la mère.
La physiologie du déclenchement spontané du travail est encore mal connue : elle implique l'organisme maternel par la fin du bloc progestéronique du placenta, la libération de prostaglandines par la caduque et les membranes, et la sécrétion d'ocytocine par la posthypophyse sous l'effet de la dilatation du col. L'organisme fœtal semble être également concerné par le biais d'une libération de cortisol.
deuil (travail du) l.m.
work of bereavement, of mourning
Travail intrapsychique nécessaire à la résolution des liens libidinaux qui unissent le sujet à l'objet perdu (être cher, situation sociale, etc).
Trois phases sont décrites : 1. incrédulité et abattement durant quelques heures à plusieurs jours ; 2. symptômes de type dépressif avec en particulier tristesse, insomnie, perte d'appétit, mais généralement à l'exclusion du sentiment de culpabilité propre à la dépression ; 3. après moins de quatre mois, adaptation à la suite de l'achèvement du mouvement de désinvestissement, avec retour à une disponibilité d'énergie libidinale pour le réinvestissement de nouveaux objets.
Freud a utilisé le modèle du deuil pour expliquer la mélancolie, assimilée à un état secondaire à une perte d'objet intériorisé, donc sans qu'intervienne nécessairement la perte d'un objet extérieur.
S. Freud, neurologue autrichien (1915)
examens médicaux en médecine du travail l.m.p.
Examens prévus par la réglementation française (code du travail, décret n° 2012-135 du 30 janvier 2012).
1-Examen d'embauche ( Art. R. 4624-10)-Le salarié bénéficie d'un examen médical avant l'embauche ou au plus tard avant l'expiration de la période d'essai par le médecin du travail.
L'examen médical d'embauché a pour finalité (Art. R. 4624-11.)-:
- de s'assurer que le salarié est médicalement apte au poste de travail auquel l'employeur envisage de
l'affecter ;
- de proposer éventuellement les adaptations du poste ou l'affectation, à d'autres activités ;
- de rechercher si le salarié n'est pas atteint d'une affection dangereuse pour les autres travailleurs ;
- de sensibiliser le salarié sur les moyens de prévention à mettre en œuvre.
2- Examens périodiques (Art. R. 4624-16.) :
Le salarié bénéficie d'examens médicaux périodiques, au moins tous les 24 mois par le médecin du travail.
Ces examens ont pour finalité de s'assurer du maintien de l'aptitude médicale du salarié au poste de travail occupé et de l'informer sur les conséquences médicales des expositions au poste de travail et du suivi médical nécessaire.
3-Examens de surveillance médicale renforcée (Art. R. 4624-18.) :
Bénéficient d'une surveillance médicale renforcée : les travailleurs âgés de moins de dix-huit ans, les femmes enceintes, les travailleurs handicapés et les salariés soumis à certaines expositions.
Ce sont les expositions à l'amiante, aux rayonnements ionisants, au plomb, au risque hyperbare, au bruit, aux vibrations, aux agents biologiques, aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction de catégories l et 2.
En vue de favoriser le maintien dans l'emploi des salariés en arrêt de travail d'une durée de plus de trois mois, une visite de pré-reprise est organisée par le médecin du travail à l'initiative du médecin traitant, du médecin conseil des organismes de sécurité sociale ou du salarié.
Au cours de l'examen de pré-reprise, le médecin du travail peut recommander (Art. R., 4624-22 ):
- des aménagements et adaptations du poste de travail ;
- des préconisations de reclassement ;
- des formations professionnelles à organiser en vue de faciliter le reclassement du salarié ou sa réorientation professionnelle.
Le salarié bénéficie d'un examen de reprise du travail par le médecin du travail (Art. R. 4624-22) :
- après un congé de maternité ;
- après une absence pour cause de maladie professionnelle ;
- après une absence d'au moins trente jours pour cause d'accident du travail, de maladie ou d'accident non professionnel.
L'examen de reprise a pour objet (Art. R. 4624-23.):
- de délivrer l'avis d'aptitude médicale du salarié à reprendre son poste ;
- de préconiser l'aménagement, l'adaptation du poste ou te reclassement du salarié ;
- d'examiner les propositions d'aménagement, d'adaptation du poste ou de reclassement faites par l'employeur à la suite des préconisations émises par le médecin du travail lors de la visite de pré-reprise.
Dès que l'employeur a connaissance de la date de la fin de l'arrêt de travail, il saisit le service de santé au travail qui organise l'examen de reprise dans un délai de huit jours à compter de la reprise du travail par le salarié.
4- Examens de pré-reprise et de reprise du travail (Art. R. 4624-20.)
[E2]
Édit. 2018
faux travail l.m.
false labour
Apparition de contractions utérines irrégulières survenant en fin de grossesse, sans modification du col, qui vont spontanément s’interrompre sans acquérir la fréquence ni la régularité des vraies contractions du travail.
[O3]
Édit. 2017
fièvre du travail l.f.
labour fever
Elévation de la température maternelle au cours du travail de l’accouchement.
Elle doit conduire, pour éviter la transmission maternofœtale d’une infection, à chercher la présence d’un germe, le streptocoque B notamment, par des prélèvements urinaires et vaginaux, voire des hémocultures, puis à prescrire un antibiotique traversant le placenta, un dérivé de la pénicilline par exemple. Les mêmes prélèvements seront effectués chez le nouveau-né à la naissance.
[D1,O3]
Édit. 2018
harcèlement moral au travail l.f.
moral harassment in the work
Le harcèlement moral se caractérise par la répétition d’agissements hostiles qui ont pour but ou conséquence une dégradation des conditions de travail susceptible d’affecter la dignité, la santé et le devenir professionnel de la personne.
Il peut être une pratique individuelle. Il peut s’agir également d’une pratique plus organisée, s’inscrivant dans une politique de gestion de l’entreprise. Ce harcèlement moral peut être reconnu comme maladie professionnelle après reconnaissance par le Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles. Il peut être l’objet de plaintes en justice avec des sanctions pénales. Dans ce cas la Cour de Cassation, 10/11/2009, reconnaît :
- le « rôle du management inapproprié »,
- et la « non vérification des capacités d’adaptation des personnels.
[H4]
Édit. 2015
hygiène du travail l.f.
work hygiene
Ensemble des règles destinées à éviter aux travailleurs les nuisances provenant de leur activité, des matières premières, des matériaux et des outils utilisés sur le lieu de travail.
L’expression s’entend pour toutes les activités, qu’elles s’exercent aux champs, en atelier ou en mer.
Étym. gr.Hugiéia : fille d’Asclépios
incapacité temporaire de travail l.f.
temporary disability of work
Préjudice économique subi par la victime d’un accident durant la maladie traumatique (stade lésionnel de Wood avant la consolidation médico-légale) et dont l’évaluation s’effectue in concreto sur la preuve des pertes de revenus subies jusqu’au jour du règlement.
Il fait partie des préjudices économiques temporaires d’ordre patrimonial. Il peut, de ce fait, être l’objet du recours subrogatoire des tiers payeurs.
Ph. Wood, épidémiologiste britannique (1980)
Syn. incidence professionnelle temporaire
Sigle : ITT (nouvelle nomenclature)
→ déficit fonctionnel personnel temporaire, incapacité temporaire totale (obs.), Wood (classification de)
infirmier du travail l.m.
work health nurse
Infirmier participant aux activités de la médecine du travail.
médecin du travail l.m.
médecine du travail l.f.
occupational medicine, industrial medicine
Discipline qui étudie l’adaptation de l’homme au travail et les conséquences du travail sur l’organisme humain.
En France les médecins du travail ont une mission d’abord préventive à l’égard des accidents du travail et des maladies professionnelles : ils veillent à la bonne adaptation des personnes à leur poste de travail, à la sécurité des machines, appareils, vêtements, etc. Ils se consacrent aussi au dépistage et à l’identification des maladies professionnelles, intoxications, dermatoses, cancers, etc.
→ examens médicaux en médecine du travail
Organisation internationale du travail l.f.
Institution internationale qui se consacre à l’amélioration des conditions de travail, à l’hygiène du travail et à la sécurité des travailleurs.
Elle comporte trois catégories de membres : les représentants des Etats, des organisations d’employeurs et des syndicats de salariés.
Née en 1919, l’Organisation internationale du travail est liée à l’Organisation des Nations Unies. Elle dispose d’un secrétariat permanent, le Bureau international du travail (BIT) qui prépare ses sessions et centralise les informations et les enquêtes mondiales intéressant le travail.
Étym. gr. organon : instrument de travail, organe
Sigle : OIT
Édit. 2017
rythme de travail l.m.
Répartition périodique, pour une personne, du temps consacré au travail et du temps consacré à d’autres activités, au repos, au sommeil, etc.
1) La physiologie de l’homme impose une certaine variation de ses activités dans la journée, dans l’année et dans la vie et une durée variable de sommeil est nécessaire à chaque individu.
2) Le travail entraine une dépense d’énergie physique et intellectuelle qui ne peut trop se prolonger sans danger dans la journée, ni son rythme se répéter trop longtemps dans la vie sans usure prématurée de l’organisme. Aussi certains rythmes de travail sont-ils plus éprouvants que d’autres.
salle de travail l.f.
labour room
Local isolé où la parturiente effectue le travail d'accouchement comprenant les périodes de dilatation et d'expulsion.
Un service obstétrical doit disposer de deux salles de travail-accouchement pour vingt à vingt cinq lits d'obstétrique et d'une salle supplémentaire par fraction de 10 lits d'obstétrique en sus. La superficie minimale, de 16 m2 pour une salle de travail-accouchement, doit être portée à un optimum de 25 à 30 m2 pour permettre d'y inclure le poste de lavage des mains du personnel médical et les équipements de réanimation du nouveau-né si celle-ci n'est pas pratiquée dans un local contigu.
travail n.m.
work, labour
1) Au sens général, activité pénible, ouvrage, labeur, force.
2) En langage scientifique, énergie mécanique.
L'unité de mesure de travail est le joule, J, énergie produite par une force d'un newton déplaçant son point d'application d'un mètre dans sa direction. Autrement dit il faut un travail de 10 joules (plus précisément 9,81 J) pour élever d'un mètre un poids d'un kilogramme à la surface de la Terre.
La puissance, travail rapporté au temps, s'exprime en watts : 1 watt = 1 joule/seconde, mais en physiologie on préfère le joule par minute.
3) En obstétrique : processus d’accouchement.
Étym. lat. tripalium : trident qui servait aux gardiens d'esclaves à les forcer à accomplir le «travail» imposé
travail des handicapés l.m.
Ensemble de mesures administratives visant à la meilleure intégration possible des handicapés dans la société, par exemple en fixant un quota d’emploi dans les entreprises, en interdisant tout acte de discrimination envers un handicapé, etc.
1) Un conseil supérieur pour le reclassement professionnel et social des travailleurs handicapés suggère à l’administration toutes mesures utiles.
2) Diverses institutions sont à la disposition des handicapés : les externats médico-professionnels assurent une formation professionnelle jusqu’à l’âge de dix-huit–vingt ans, les centres de rééducation professionnelle assurent celle des personnes adultes devenues handicapées, puis la commission départementale des personnes handicapées (MDPH) évalue leur handicap et les oriente.
→ allocation aux adultes handicapés
travail dirigé l.m.
Syn. accouchement dirigé
travail du cœur l.m.
heart' work
Puissance dépensée par un ventricule cardiaque pour assurer la circulation du sang.
Pour assurer un débit fluide, il faut disposer d'une puissance égale au produit du débit par la pression motrice. Appliquée au cœur cette formule devient :
travail du cœur/min = débit cardiaque x pression artérielle moyenne x 0,1332
(L’expression «travail du cœur» est impropre mais consacrée par l'usage).
Le coefficient 0,1332 permet de passer des unités de mesure employées (mm de Hg et L/min) aux joules/minute. Cette formule, dimensionnellement correcte, n'est qu'approchée étant donné le régime d'écoulement variable du sang dans les artères et le peu de précision des mesures.
Quoiqu'il en soit le travail du ventricule gauche est de l'ordre 75 J/min et celuit du ventricule droit de 10 J/min chez l'adulte normal.
J-L. Poiseuille physicien et médecin français, membre de l’Académie de médecine (1844)
→ Poiseuille (loi de), pression, travail
travail et psychiatrie l.
working life and psychiatry
Lien de causalité difficile à établir, bien que fortement débattu depuis quelques décennies.
Décrite dans les années 60, la névrose des téléphonistes et des mécanographes" n'a pas été réellement prouvée, au profit d'anomalies prévalentes de la personnalité.
Cependant, certaines formes d'organisation du travail, de relations hiérarchiques, la précarisation de l'emploi, etc., peuvent s'avérer pathogènes. Des professions comme celles comportant de fortes contraintes relationnelles et émotionnelles (personnel soignant, éducatif, social, avocats, etc.) risquent davantage un épuisement professionnel ou "burn-out". Des évènements tels qu'une attaque dans une banque ou un accident peuvent constituer de véritables traumatismes psychiques. Les femmes semblent imputer au travail une plus grande souffrance mentale que les hommes.
C'est au médecin du travail que reviennent la difficile appréciation des liens entre santé mentale et travail, ainsi que les contacts avec les responsables de l'entreprise.
travail par équipe l.m.
shift work
travail posté l.m.
shift work
Dans une entreprise, organisation du travail qui est assuré par plusieurs équipes assurant dans l’atelier une activité continue pendant vingt-quatre heures et parfois pendant la semaine.
Les horaires varient selon l’effectif des équipes et le type d’activité. Le caractère principal du travail posté est, pour une personne, le manque de régularité des horaires en raison de la rotation des équipes. C’est le travail de nuit qui entraine le plus de perturbations : troubles du sommeil car le sommeil de jour contredit le fonctionnement physiologique des organes, troubles nerveux et caractériels, troubles dans la vie du couple et de la famille, etc.
travail ventilatoire l.m.
breathing work
Énergie nécessaire aux mouvements respiratoires.