Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

85 résultats 

contraception orale l.f.

oral contraception

Ensemble des méthodes contraceptives utilisant l'ingestion de substances à activité hormonale, dans la majorité des cas par la femme.
En langage courant on parle de « pilules »
L'effet le plus souvent demandé à un œstrogène, est d'inhiber, par rétroaction, l'activité ovarienne cyclique et d'empêcher ainsi l'ovulation. Le progestatif associé a pour but essentiel d'éviter les hémorragies incontrôlées. Cet œstrogène, le plus souvent l'éthinyl-œstradiol, peut être administré à doses variables, et on parle ainsi de pilule microdosée, minidosée ou normodosée ; le progestatif associé peut l'être à chaque prise, en association dite monophasique, ou réservé à certaines périodes, en association bi ou triphasiques qui se suivent au cours du cycle. L'effet peut être demandé au seul progestatif dont la prise entraîne l'obstruction cervicale par un bouchon muqueux coagulé et l'atrophie endométriale, en prise permanente commencée peu après le début des règles.

[O3,N1]

division orale de l'area praeamygdalea medialis du claustrocortex praeamygdaleus de Brockhaus l.f.

H. Brockhaus, neuro-anatomiste allemand (1940)

aire transitionnelle amygdalo-piriforme

division orale de l'area praeamygdalea medialis du claustrocortex praeamygdaleus de Brockhaus l.f.

H. Brockhaus, neuro-anatomiste allemand (1940)

aire transitionnelle amygdalo-piriforme

fente orale l.f.

rima oris (TA)

oral fissure, oral opening

Espace compris entre les deux lèvres de la bouche.
Il donne accès au vestibule de la bouche.

[A1,P3]

Édit. 2018 

fibrose orale sous-muqueuse l.f.

oral submucous fibrosis

Affection chronique de la cavité buccale à potentialité précancéreuse, observée surtout en Inde mais aussi dans d'autres régions d'Asie, avec développement insidieux d'une fibrose sous-épithéliale sur toute la muqueuse buccale, entrainant progressivement un trismus et la fermeture irréductible de la bouche.
L'amincissement épithélial associé sensibilise la muqueuse à des carcinogènes comme le tabac. On évoque le rôle étiopathogénique de certains piments alimentaires et du bétel.

trismus

[J1,F2,P3]

Édit. 2018

leucoplasie orale chevelue l.f.

oral hairy leukoplakia

Infection à virus Epstein-Barr localisée à la muqueuse buccale, réalisant des plaques blanchâtres, verticales, linéaires plus ou moins exophytiques des bords de la langue.
La biopsie montre une hyperpapillomatose « chevelue » et des koïlocytes, ces derniers correspondant non à une infection par des PVH mais à la réplication intraépithéliale du virus Epstein-Barr. Le reste de la muqueuse buccale est plus rarement atteint. Très spécifique de l'infection par le VIH, la leucoplasie orale chevelue traduit une immunodépression déjà importante. De rares cas ont été observés chez des immunodéprimés sans infection VIH.

papillomatose orale floride l.f.

oral florid papillomatosis

Néoformation rare caractérisée par un placard papillomateux blanchâtre en chou-fleur, plus ou moins étendu, siégeant sur la muqueuse buccopharyngée, d'extension plus superficielle que profonde et d'abord considérée comme un état pseudo-carcinomateux.
Histologiquement, elle réalise une hyperplasie épithéliale bien différenciée avec des projections papillaires exophytiques alternant avec des massifs épithéliaux qui s'enfoncent profondément dans le chorion; l'assise basale ne comporte que quelques mitoses et peu ou pas d'atypies. Pour certains auteurs cette affection ne représente qu'un état précancéreux, alors que, pour d'autres, il s'agit d'emblée d'un carcinome verruqueux à localisation buccale. Sa nature virale, liée à une infection à papillomavirus, est évoquée sans être réellement démontrée. Une exérèse chirurgicale large est indiquée, mais les résultats en sont décevants, de nouvelles lésions apparaissant souvent à distance des premières tumeurs.

Syn. papillomatosis mucosae carcinoides

partie orale du pharynx l.f.

Partie moyenne buccale du pharynx.
Elle communique avec la cavité buccale par l’isthme du gosier. Elle est située devant les vertèbres cervicales C2-C3. Elle présente la tonsille palatine (amygdale palatine), située entre les deux piliers antérieur et postérieur du voile du palais.

Syn. oropharynx, buccopharynx

pharynx

personnalité orale l.f.

oral personality

Forme de personnalité caractérisée, du moins chez la femme et après analyse factorielle de questionnaires d'auto-évaluation, par les traits majeurs suivants : dépendance, pessimisme, passivité, à côté de la personnalité hystérique, dominée par : labilité émotionnelle, histrionisme, égocentrisme, provocation sexuelle, agressivité (A. Lazare et coll.).
La concordance de la première avec le caractère oral reste partielle ; celle de la seconde avec sa description dans la littérature analytique est assez bonne, sauf à retenir ici, de surcroit, l'agressivité, déjà décrite par les classiques. Certains auteurs admettent une intrication de ces deux types de personnalité, se fondant notamment sur l'importance d'une fixation orale dans les mécanismes pathogéniques de l'hystérie.

A. Lazare, psychiatre américain (1966)

région orale l.f.

regio oralis (TA)

oral region
Région entourant l’orifice buccal et comprenant les deux lèvres.
Elle est limitée en haut par la base du nez, en bas par le sillon mento-labial et latéralement par les sillons naso-labiaux.
Anc. dénomination: région des lèvres, région labiale

dégénérescence kystique de la voie excrétrice urinaire l.f.

urothelial cystic degeneration

Ensemble des lésions dégénératives de l'urothélium apparaissant en un point quelconque de l'arbre urinaire, localisées ou diffuses, en rapport avec une agression chronique infectieuse ou parasitaire.
Elles n'ont généralement pas de caractère obstructif, et peu de conséquences pathologiques, mais donnent radiologiquement des images caractéristiques en "nid d‘abeille" parfois spectaculaires.

Étym. lat. degenerare : dégénérer

diverticule de la voie excrétrice urinaire l.m.

urinary excretory tract diverticulum

Poche muqueuse tapissée d'urothélium développée à partir d'un segment de la voie excrétrice dans laquelle elle s'abouche par un orifice rétréci appelé collet.
Ses conséquences physiopathologiques sont la stase urinaire, l'infection et la lithiase prisonnière. Les diverticules se voient au niveau des calices, de l'uretère, de la vessie surtout, de l'urèthre. Leur traitement est l'exérèse chirurgicale.

Étym. lat. diverticulum : chemin détourné

voie d'abord endaurale l.f.

endaurale surgical approach

Voie d’abord de l’oreille, ouvrant le conduit fibrocartilagineux entre le tragus et la racine de l’hélix et se prolongeant, de part et d’autre, de façon variable selon la finalité de l’intervention.

[P1]

Édit. 2019

Fey (voie de) l.f.

Fey's approach

Voie d'abord chirurgicale thoraco-abdominale latérale du rein.
Cette voie d'abord sectionne la partie antérieure de la 11ème côte et les muscles abdominaux dans son prolongement. Elle permet un abord à la fois rétro et transpéritonéal du rein.

B. Fey, chirurgien urologue français, membre de l'Académie de médecine (1926)

[M2]

Édit. 2018

Hardinge (voie d'abord de) l.f.

Hardinge’s approach

Abord antérolatéral de l’articulation de la hanche à travers le muscle moyen fessier (gluteus medius).

K. Hardinge, chirurgien orthopédiste britannique (1982)

[I2]

Édit. 2015

Hueter (voie de) l.f.

Hueter’s approach

Abord chirurgical antérieur vertical de la hanche.

C. Hueter, chirurgien allemand (1881)

[I2]

Édit. 2015

inhibiteur de la voie du facteur tissulaire l.m.

tissue factor pathway inhibitor. sigle (TFPI).
Facteur naturel qui s'oppose à l'initiation ou au développement de la coagulation, aussi connu sous le nom d'inhibiteur de la voie extrinsèque de la coagulation (Extrinsic Pathway Inhibitor ou EPI) ou LACI (Lipoprotein Associated Coagulation Inhibitor) ou encore PAP (Plasma Anticoagulant Protein).
Il existe sous différentes formes moléculaires, dont deux majeures de masse moléculaire apparente 40 et 33 kDa. Ses séquences protéique et génomique sont connues et il peut être obtenu par recombinaison génétique. Sa concentration plasmatique est de 110 ng/mL soit 2,5 nM. La forme circulante est en grande partie liée à l'apolipoprotéine A II. Une part importante n'est pas circulante, mais retenue par les glycosaminoglycanes qui forment le manteau à la surface luminale des cellules endothéliales. Il exerce son activité inhibitrice en se fixant à du facteur X déjà activé pour empêcher que le complexe initiateur de la voie extrinsèque (le couple formé par le facteur VII sous sa forme activée et son activateur, le facteur tissulaire) ne continue à exercer son action sur la coagulation.

lectines (voie des) l.f.

lectin pathway

voie des lectines

pentoses (voie des) ou des pentoses-phosphates l.f.

pentose-phosphates pathway

Voie métabolique qui permet de mettre des atomes d'hydrogène, provenant de l'oxydation du glucose, sous une forme active de NADPH, nécessaire à de nombreuses réactions de synthèses ou de réductions.
Les étapes de cette voie sont : déshydrogénation du glucose-6-phosphate (par la glucose-6-phosphate-déshydrogénase et le NADP+), décarboxylation du phospho-6-gluconate en ribulose-5-phosphate (par la phosphogluconate-déshydrogénase et le NADP+), isomérisation du pentose-phosphate en ribose-5-phosphate (par une phosphopentose-isomérase) et en xylulose-5-phosphate (par une phosphopentose-épimérase), transcétolisation de ces deux pentoses en un triose, le phosphoglycéraldéhyde, et un heptose, le sédoheptulose-7-phosphate (par une transcétolase), transaldolisation de ces deux oses en un hexose, le fructose-6-phosphate, et un tétrose, l'érythrose-4-phosphate (par une transaldolase), une seconde transcétolisation entre un xylulose-5-phosphate et l'érythrose-4-phosphate formant un triose-phosphate et un fructose-6-phosphate. Le bilan de cette voie est donc :
La voie est déclenchée dans les cellules chaque fois que le NADPH est utilisé et transformé en NADP+ ; c'est le cas lors de la transformation des glucides en lipides, lors de la biosynthèse de stérols ou de stéroïdes, lors de l'utilisation du glutathion pour la réduction de peroxydes ou de radicaux libres, lors des réactions de détoxication.

NADPH

Smith-Petersen (voie de) l.f.

Smith-Petersen’s approach

Voie d’abord antérieure de la hanche.

M. N. Smith-Petersen, chirurgien américain (1917)

sténose de la voie biliaire principale l.f.

main hepatic duct stenosis

Rétrécissement qui peut être d’origine tumorale (cholangiocarcinome), inflammatoire (angiocholite, cholangite sclérosante), extrinsèque (ganglion, cancer du pancréas, pancréatite chronique), ou être postchirurgical (plaie de la voie biliaire principale).

Étym. gr. : stenos : étroit

sublinguale (voie) l.f.

sublingual access

Voie d'administration des médicaments en les plaçant sous la langue, ce qui assure une absorption rapide pour une petite dose de produits actifs.
Ex. : prise de granules de trinitrine en cas de douleur angineuse de poitrine.

Étym. lat. sub : sous ; lingua : langue

administration des médicaments (voie d')

voie alterne d'activation du complément l.f.

alternative pathway of complement activation

Voie d'activation du système du complément, par laquelle les composants C3 à C9 sont activés sans l'intermédiaire des composants C1, C2.

complément, classique (voie)

voie biliaire accessoire l.f.

secondary bile duct

Ensemble formé par la vésicule biliaire et le conduit cystique.
La voie biliaire accessoire est en dérivation sur la voie biliaire principale. Son rôle est de stocker et de concentrer la bile dans l’intervalle des digestions et la restituer au moment des repas en particulier sous l’effet des aliments gras.

voie biliaire principale l.f.

main bile duct

Ensemble des voies excrétrices du foie constitué par le conduit hépatique commun et le cholédoque.

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