Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acanthosis nigricans l.m.

acanthosis nigricans

Affection dermatologique caractérisée par un état rugueux de la peau,  mal limité et de couleur noirâtre, par exagération du relief cutané avec hyperkératose et hyperpigmentation, qui siège le plus souvent  sur le cou et dans les grands plis.
On en décrit cinq types étiologiques : 1) une forme familiale avec transmission autosomique dominante, 2) une forme liée à une insulinorésistance et retrouvée dans plusieurs syndromes endocriniens, 3) une forme également appelée pseudo-acanthosis nigricans, 4) une forme induite par certains médicaments, 5) l'acanthosis nigricans malin, authentique syndrome paranéoplasique est le plus souvent associé à un adénocarcinome gastrique.
La maladie touche le visage, les paupières et leur conjonctive, la nuque, le cou, les aisselles et la région anogénitale. Parmi les manifestations oculaires, on trouve la papillomatose pigmentée des paupières, l'alopécie sourciliociliaire, les excroissances des bords libres parfois en dents de peigne, l'hyperplasie des conjonctives tarsiennes et le trichiasis.
Il existe plusieurs formes cliniques, juvénile bénigne (autosomique dominante), plus tardive (autosomique récessive), ou acquise (paranéoplasique) en relation avec un cancer viscéral (gastrique, œsophagien, pancréatique). (MIM 100600).

P. G. Unna, dermatologue allemand, membre de l’Académie de médecine; S. Pollitzer, dermatologue américain (1890); F.J. Darier, dermatologue français (1856-1938)

Étym. gr. akantha : épine ; lat. nigricare : être noirâtre

Syn. dystrophie papillaire et pigmentaire

hyperkératose, insulinorésistance, syndrome paranéoplasique, papillomatose,  trichiasis

[F2, J1, O4, P2, R1]

Édit. 2019

accélérateur de bronzage l.m.

suntan stimulant

Produit qui accroît la vitesse d'apparition du bronzage en accélérant la montée de la mélanine dans les couches superficielles de la peau.
Il en existe deux types : les uns sont des promoteurs de la mélanogénèse, telles la phénylalanine et la tyrosine, acides aminés précurseurs de la mélanine, employés par voie locale et sans danger ; les autres sont des stimulateurs des mélanocytes, ou photosensibilisants, du type furocoumarine, comme les psoralènes : ils sont administrés par voie orale, associés à une exposition UVA (PUVA), en thérapeutique dermatologique, en cosmétique, sous forme d'huile de bergamote ou de citrus ; ils sont actuellement peu utilisés du fait d'un risque mutagène et cancérigène.

Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite

[C1,G4,J1]

Édit. 2016

accélérine n.f.

accelerin

Protéine du plasma intervenant dans la coagulation du sang pour stimuler l'action du facteur Stuart en présence de calcium et pour entraîner la protéolyse de la prothrombine.

Étym. lat. acceleratio : action de se hâter, de faire vite

Syn. facteur V.

proaccélérine

[C1,F4]

Édit. 2016

accident corporel l.m.

corporeal accident, corporal accident

Accident causant des dommages au corps humain.
Causé en général par un traumatisme entrainant des atteintes anatomiques ou fonctionnelles, il peut laisser des séquelles, notamment des troubles psychiques retardés. En milieu civil, on décrit des accidents de la circulation, du travail, du sport, de l'école, de la maison, etc. Dans le domaine militaire, on rencontre surtout des blessures par engins de guerre ou par accidents de la circulation.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accident, risque, risque (facteur de), risque «zéro», traumatisme psychique

[E1,E2,E3,G2,H3,H4,I2]

Édit. 2016

accidents à l'iode l.m.p.

iodine accident

Les accidents provoqués par l’iode sont essentiellement l’insuffisance rénale secondaire à l’injection intraveineuse de produits de contraste iodés.
L’injection de produits de contraste iodés entraîne à la fois des modifications de l’hémodynamique rénale et une action toxique au niveau des cellules tubulaires qui peuvent être à l’origine d’une insuffisance rénale aigüe, réversible, ou d’une aggravation d’une altération fonctionnelle rénale préexistante conduisant alors à une insuffisance rénale totale irréversible.
Ces accidents surviennent essentiellement quand la clairance glomérulaire est inférieure à 60 mL/mn, en cas de déshydratation, de prise de médicaments modifiant la fonction rénale, de myélome, d’utilisation d’un produit de contraste hyperosmolaire, de répétition des examens radiologiques à de faibles intervalles de temps.
L’utilisation de produits de faible osmolarité et l’hyperhydratation s’imposent en présence de facteurs de risque tandis que l’utilisation de N-acétyl-cystéine est controversée.
Chez un diabétique traité par metformine l’insuffisance rénale peut se compliquer d’acidose lactique.
En revanche, les manifestations allergiques ne sont pas provoquées par l’iode mais par les produits qui lui sont associés.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

allergie à l'iode

[B2,C2,G4,M1]

Édit. 2020

accident ischémique cérébral l.m.

ischemic stroke

Souffrance ou nécrose cérébrale dans un territoire artériel défini, secondaire à l’arrêt de la circulation sanguine ou à une baisse importante du débit sanguin cérébral.
Représentant 80% des accidents vasculaires cérébraux artériels, l'ischémie ou infarctus peut occuper tout ou partie du territoire irrigué par une artère (infarctus territorial) ou siéger à la limite des territoires de deux artères voisines (infarctus de jonction).
L'accident ischémique se traduit par des symptômes focaux correspondant au territoire artériel. Il peut être transitoire, comportant une symptomatologie entièrement régressive en moins de 24 heures, ou constitué, avec des signes neurologiques qui peuvent être permanents.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

ramollissement cérébral, infarctus cérébral

[H1,K4]

Édit. 2016

accident ischémique cérébral transitoire l.m.

transit cerebral ischemic attack 

Signes neurologiques focaux de début brutal, entièrement régressifs en moins de 24 heures, secondaires à un défaut de perfusion sanguine dans un territoire vasculaire défini.
La durée de cet accident est habituellement de quelques minutes, jamais plus de quelques heures. La cause est une embolie cérébrale provenant généralement de plaques athéromateuses, parfois ulcérées, issues des carotides ou des artères vertébrales, moins souvent de thrombi muraux d’origine cardiaque.
Les accidents d’origine carotidienne peuvent se traduire par une amaurose transitoire, une hémiparésie, une hémiparesthésie, une dysarthrie, une aphasie. Ceux en rapport avec le système vertébro-basilaire se caractérisent par des vertiges, une diplopie, voire une chute (« drop attack »). Les signes régressent sans séquelle.
L’hypertension, l’athérome, les cardiopathies, le diabète et la polyglobulie sont des facteurs prédisposants.
La survenue d’un tel accident exige une hospitalisation d’urgence pour rechercher la cause et y pallier car les épisodes sont souvent récidivants et annonciateurs de la survenue à échéance variable, parfois précoce, d’un infarctus cérébral.

Étym. lat. accidens : ce qui survient ; gr. iskhein : arrêter ; haïma : sans

Sigle AIT

infarctus cérébral

[H1,K4]

Édit. 2016

accidents précoces par ingestion de champignons l.m.p.

precocious accident by ingestion of mushrooms

Manifestations variées, surtout digestives et neurovégétatives, consécutives à l'absorption de certains champignons toxiques, qui surviennent dans les 12 heures après l'ingestion (en 6 heures, en moyenne).
Les manifestations cliniques sont surtout digestives (vomissements, diarrhée), elles peuvent entraîner une déshydratation grave sans atteinte hépatique. Des manifestations neurovégétatives peuvent s'y associer (syndrome entolomien ou tricholomien). Selon les cas on observe des signes :
- cholinergiques (sueurs, hypersécrétion salivaire et bronchique, myosis, coliques, diarrhée, hypermotricité intestinale, tremblement, hoquet, bradycardie et même parésies) dans le syndrome muscarinique imputable à des clytocybes (Clytocybes dealbata, Clytocybes rivulosa) et à des inocybes (Inocybes patouillardi) ;
- atropiniques (malaise avec titubation, nausées, brulures gastriques, pseudo-ivresse avec myoclonies, agitation, hallucinations, tachycardie et même convulsions ; risque d'apnée et coma), c'est le syndrome panthérinique dû aux amanites panthères (A. pantherina) et tue-mouches (A. muscaria) ;
- neuropsychiques centraux avec hallucinations (onirisme, état confusionnel, paresthésies) par ingestion de coprins (panacolus), d'agarics ou de peyotl ;
- vasomoteurs avec érythème, bouffées de chaleur et hypotension : effet «antabuse» dû à l’ingestion simultanée de coprins (C. atramentarius ou C. noir) et d’alcool ;
- d'hémolyse aiguë par ingestion de certains gyromitres ou fausses morilles mal cuites ou mal desséchées (Gyromitra esculenta, Scarsophora coronaria).
Le traitement est symptomatique : on se méfiera cependant des intoxications graves (phalloïdes) à début précoce en raison parfois d'associations ou d'erreurs d'interprétation (l'intoxication peut survenir après la prise d'un repas intermédiaire non toxique).

Étym. lat. accidens : ce qui survient

syndrome entolomien, entolome livide, Syndrome tricholomien, tricholome tigré, Syndrome muscarinique, syndrome panthérinique, amanite, coprin, agaric, peyotl, aldéhyde-déshydrogénase, gyromitre

[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]

Édit. 2017

accidents tardifs par ingestion de champignons l.m.

late accident by ingestion of mushrooms

Manifestations viscérales graves, surtout digestives, hépatiques et parfois rénales, en rapport avec l'absorption de certains champignons toxiques, survenant dans un délai supérieur à 6 heures (en moyenne 12 heures après l'ingestion).
On peut voir des atteintes rénales tardives (après 3 à 15 jours), isolées, parfois sans signe gastro-intestinal initial et dont le diagnostic difficile peut être suspecté lors de la survenue d'atteintes rénales (insuffisance rénale aiguë) d'allure «épidémique».
Rappelons aussi le syndrome vasculaire (ischémique et gangréneux) de l'ergotisme dû au champignon de l'ergot de seigle (claviceps).
Le traitement est symptomatique : rééquilibration hydroélectrolytique et physiologique visant à couper le cycle entérohépatique des toxines et à éviter les effets de leur fixation sur les membranes et parenchymes : désinfection intestinale, vitamine C, silymarine.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accidents précoces par ingestion de champignons, amanite vireuse, amanite phalloïde, phalloïdine, syndrome phalloïdien, amanitine

[D2,G4,N1]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral l.m.

stroke

Manifestation neurologique aigüe en rapport avec un processus ischémique ou hémorragique dans le territoire d’une artère à destinée cérébrale.
Les causes habituelles sont une thrombose, une embolie ou un hématome intra-parenchymateux.
Bien qu’il puisse être régressif (accident ischémique transitoire) sa gravité habituelle et son caractère le plus souvent irréversible conduisent à insister sur l’importance de sa prévention. La prise en charge très précoce de l’accident vasculaire ischémique, avec la possibilité de fibrinolyse en urgence, en améliore le pronostic de façon significative.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

Sigle AVC

hémorragie cérébrale, infarctus cérébral, accident ischémique cérébral, accident ischémique (cérébral) transitoire, accident vasculaire cérébral hémorragique

[H1,K4]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral et dépression consécutive l.m.

depression after cerebral stroke

Trouble rencontré chez au moins un quart des patients atteints d'un accident vasculaire cérébral (AVC),  souvent méconnu, sinon sous-estimé.
Il s'agit surtout de tristesse, voire de désespoir et d'anxiété, avec insomnie et anorexie. Mais ces signes peuvent être masqués par des plaintes somatiques, des difficultés cognitives, une labilité émotionnelle, ainsi que des obstacles à la communication liés à un déficit neurologique, en particulier aphasique.
S'il peut exister une symptomatologie pseudo-démentielle cédant à l'épreuve thérapeutique, des symptômes thymiques peuvent, a contrario, annoncer ou masquer l'évolution d'une démence vasculaire.
Le patient souffre notamment du bouleversement de l'image de soi, de ses handicaps et de sa dépendance, des retentissements sur les siens et il craint une récidive plus grave. En fait, l'étiologie est multifactorielle, à la fois organique, psycho-affective et sociale.
Un risque accru de nouveaux AVC et de décès serait associé à la dépression.
Information, conseils et relation de soutien sont probablement suffisants dans la majorité de ces patients. Mais dans les formes majeures, une chimiothérapie antidépressive est indiquée et doit être particulièrement surveillée. Malgré l'absence d'études randomisées à grande échelle, il apparaît que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (fluoxétine, fluvoxamine, paroxétine, etc.), dépourvus d'effets cardiotoniques, anticholinergiques et antihistaminiques, ont une action favorable et sont bien tolérés par ces malades.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accident vasculaire cérébral

[H1,H3,K4]

Édit. 2016

accident vasculaire cérébral hémorragique l.m.

ictus sanguinis, intracerebral hemorrhage

Forme qui représente 20% des accidents vasculaires cérébraux artériels.
La rupture d'une artère intra-parenchymateuse provoque un hématome intracérébral, collection hématique sous tension constituée dans la substance cérébrale. Elle est le plus souvent secondaire à une hypertension artérielle. En cas d'effraction ventriculaire, on parle d'hémorragie ventriculaire associée, ou d'inondation ventriculaire si celle-ci est abondante. S'il existe une effraction de sang dans l'espace sous-arachnoïdien (ou leptoméningé), l'hémorragie est cérébroméningée

Étym. lat. accidens : ce qui survient

accident vasculaire cérébral, anévrysme artériel intracrânien

[H1,K4]

Édit. 2016

accident (victime d') l.f.

accident (victim of)

Avoir été victime d'un accident, entraîne un remaniement plus ou moins important de l'expérience vécue, susceptible de modifier la position subjective.
Outre d'éventuelles complications neuropsychiatriques encéphaliques, la symptomatologie psychique peut être soit en relation avec les blessures subies, s'exprimant surtout sous la forme de manifestations hystériques de conversion à point d'appel somatique (hystérie post-traumatique) ; soit liée au traumatisme psychique que l'accident a représenté pour le sujet, qu'il y ait eu ou non des lésions physiques. Ces deux aspects cliniques (le second aigu ou différé) peuvent se combiner dans des attitudes de revendication et de régression qui fixent le sujet dans son statut de victime, sans toutefois se confondre.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

sinistrose, victimologie

[H4,G2]

Édit. 2016

accommodation aux conditions de vie l.f.

coping

En psychiatrie et en médecine plus généralement, façon dont un sujet fait face à une situation donnée et s'en accommode.
Ex. la perte d'un conjoint demande que le survivant s'accommode à une vie solitaire. Un insuffisant respiratoire ou cardiaque doit accommoder son mode de vie à ses possibilités physiques en tenant compte des limites que lui impose son incapacité. Les asthmatiques doivent savoir mesurer leur débit de pointe afin de régler leur activité physique et leur traitement chaque jour, voire plus souvent.

Étym. lat. accommodatio : accommodement (accommodo : adapter ; accommodari : s'adapter).

[C2,H4,N1]

Édit. 2016

accompagnement du mourant l.m.

accompaniment of dying

soins palliatifs

[E3,H4,N1]

Édit. 2016

accompagnement en alcoologie n.m.

caring of the alcoholic

Action psychothérapique à long terme exercée par une personne sur un malade alcoolique, par une compréhension, un soutien et la présence du thérapeute dans l'univers du malade.

[G3,H4]

Édit. 2016

accouchement psychoprophylactique l.m.

Lamaze’s technique

Préparation physique et psychologique à l'accouchement, par maîtrise de la respiration et relaxation musculaire, destinée à mieux appréhender les douleurs du travail et les contractions utérines.

F. Lamaze, neurologue et accoucheur français (1956)

Étym. lat. accubare : se mettre au lit ; gr. puskhê : âme ; prophulattein : veiller sur

Syn. technique de Lamaze, accouchement sans douleur

[H4,O3]

Édit. 2016

accouchement sans douleur l.m.

Lamaze’s technique

accouchement psychoprophylactique

[H4,O3]

Édit. 2016

accoutumance n.f.

habituation

1) Au sens général :
tolerance
Processus de durée variable par lequel une cellule, un individu ou une population est capable d'accepter une modification du milieu.
2) En pharmacologie :
tolerance
Phénomène qui consiste en une diminution progressive de la sensibilité de l'organisme à un médicament ou à un toxique et qui se traduit par la nécessité d'augmenter la dose pour obtenir le même effet.
Si l'accoutumance est obtenue très rapidement, elle prend le nom de tachyphylaxie. L'accoutumance peut conduire, pour certaines substances, en particulier psychotropes, à la pharmacodépendance et à la toxicomanie.

Étym. de la fin du XIIe siècle acustumer du lat. ad… : vers ; de la fin du XIe siècle custume ; du lat. pop. cosetudine ; du lat. clas. consuetudinem : coutume

tachyphylaxie, toxicomanie, psychotropes, pharmacodépendance, mithridate, mithridatisme

[C3,E1,G3,G4,G5]

Édit. 2017

accréditation des laboratoires de biologie médicale n.f.

accredit.ation of the laboratories of medical biology
L’accréditation est la procédure par laquelle une autorité représentant l’État, reconnaît qu’un organisme ou un individu est compétent pour exercer certaines tâches ou fonctions.
Cette reconnaissance de qualité est conférée par des experts, professionnels de la même discipline.
En France, le concept d’accréditation obligatoire des Laboratoires de biologie médicale, publics et privés, a été créé par la loi du 29 juillet 2009 (HPST) et l’ordonnance du 13 janvier 2010. Le titre II, chapitre 1er de cette ordonnance, inséré dans le code de la Santé publique, est devenu les articles L 6221-1 à L 6221-13 de ce code.
Selon les dispositions législatives et réglementaires en cette matière :
- un laboratoire de biologie médicale ne peut fonctionner sans accréditation délivrée par une instance nationale, le Comité français d’accréditation (COFRAC). L’autorisation ainsi accordée est valable pour une durée de cinq ans, renouvelable ;
- le COFRAC, qui effectue des contrôles périodiques, peut suspendre ou annuler une accréditation précédemment donnée à un laboratoire.
De telles décisions sont susceptibles de faire l’objet d’un recours administratif. En cas d’urgence ou d’insuffisance grave de l’offre locale, la poursuite de certaines activités du ou des laboratoires concernés peut être autorisée par le Directeur général de l’Agence régionale de santé, pour une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois.
Il convient de noter qu’il faut distinguer l’accréditation de la certification, celle-ci ayant pour objet la mise en conformité avec un référentiel, tel que le guide de bonne exécution des analyses (GBEA) ou une norme ISO européenne.

Étym. déverbal d'accréditer (mettre) à crédit.

[B3,C1,C3,E1,E3,G4,Q1]

Édit. 2016

accroupissement n.m.

squatting

Position dans laquelle une personne repose sur le sol avec fléchissement des cuisses sur le tronc et des jambes sur les cuisses.
Cette position s'observe souvent chez des enfants terrorisés, ou encore atteints de cardiopathies cyanogènes.

[H4,I3,K2,N1 ]

Édit. 2016

accueil familial de l'enfant l.m.

reception of the child by his or her family

Interaction, notamment parents-nouveau-né, liée à l'entrée d'un enfant dans la cellule familiale.
Cet accueil n'est pas à sens unique : le bébé est un être capable d'influencer son entourage au même titre que celui-ci l'influence. L'étude des interactions précoces s'est récemment développée dans divers pays. Une série de recherches s'est orientée vers l'étude de ces séquences : degré d'adaptation, rythme régulier ou non, déroulement temporel, qualité de la réciprocité des échanges, etc.

[H4,O1]

Édit. 2016

acculturation n.f.

acculturation

Processus par lequel une personne ou un groupe s’adapte à de nouvelles mœurs, coutumes, structures sociales, et éventuellement religions.
Ensemble des changements culturels résultant de contacts entre groupes de cultures différentes. L’acculturation se réalise par des emprunts, des échanges et des réinterprétations affectant les deux cultures en contact, même lorsque l’une des deux domine et s’impose à l’autre.
Du fait de la mobilité des hommes pour des raisons économiques ou politiques, les migrations mettent toutes les nations du monde face à des problèmes d’acculturation.
Dans de nombreuses circonstances l’adaptation à de nouvelles mœurs, volontaire ou forcée, implique l’abandon parfois traumatisant de la culture d’origine.

adaptation, ségrégation

[E,H4]

Édit. 2016

acédie n.f.

acedia

Dégoût et abattement liés au rejet de la vie monastique.
Ce terme flou, a été repris au IVème siècle par Évagre le Pontique, qui a intégré l'acédie parmi les huit premiers péchés capitaux. Un siècle plus tard, le pape Saint Grégoire l'en retira.
Cette évolution ambivalente entre péché et pathologie se poursuivra, notamment au Moyen Âge, avec description d'une tristesse découragée, parfois coléreuse, d'un lâche dégoût de l'action, d'une haine du monde, de cette vie et même des joies spirituelles, haine qui offense le créateur.
Pour une grande part, l'acédie préfigure nos modernes dépressions.

Étym. gr. akedia : négligence, indifférence, découragement, chagrin

[H3,H4]

Édit. 2016

acétaldéhyde n.m.

acetaldehyde

Produit de l'oxydation modérée de l'alcool éthylique (éthanol) obtenu par déshydrogénation de ce dernier, premier métabolite de l'éthanol dans un organisme animal.
L'oxydation de l'alcool en acétaldéhyde est effectuée majoritairement par une enzyme, l'alcool-déshydrogénase (ADH). D'autres voies y contribuent également comme le Microsomal Ethanol Oxidizing System (MEOS), la catalase et la voie radicalaire.
L'acétaldéhyde est un composé hautement toxique dont on pense qu'il joue un rôle majeur dans la survenue des maladies du foie chez les consommateurs excessifs d'alcool. Son odeur est perceptible dans l’haleine d’un sujet ayant consommé une forte quantité de boisson alcoolisée.

Syn. éthanal (terminologie chimique correcte), aldéhyde acétique

[C1, G4]

Édit. 2020

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