Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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achalasie addisonienne (syndrome d') l.m.

achalasia-addisonian syndrome

insuffisance surrénale lente, achalasie, alacrymie

[C2,O4]

Édit. 2016

achalasie cricopharyngienne l.f.

cricopharyngeal achalasia

Gène à la déglutition avec régurgitations alimentaires, correspondant à un défaut de synchronisation entre la propulsion des aliments dans l’hypopharynx, la contraction des muscles constricteurs et la relaxation du muscle cricopharyngien au moment de la déglutition.
Son traitement est fondé sur la myotomie du muscle cricopharyngien.
Édit. 2018

Étym. gr. a : privatif ; chalasis : relâchement

muscle cricopharyngien

[C2,H1,P1]

achalasie et alacrymie (syndrome d') l.f.

achalasia-alacrymia syndrome

Mauvais relâchement des sphincters (spasme) et absence de larmes.
Plusieurs familles originaires de l'Arabie ont été décrites. Il existe une autre maladie très proche, avec insuffisance surrénalienne : le syndrome "triple A" ou maladie d’Addison, achalasie et alacrymie. L’affection est autosomique récessive (MIM 200440).

Y. Efrati et A. J. Mares, médecins israéliens (1985)

Étym. gr. a : privatif ; chalasis : relâchement

syndrome d'Allgrove

[C2,P2,Q2]

Édit. 2018

achalasie et insuffisance surrénalienne l.f.

achalasia-adrenal insufficiency
  

maladie d'Addison, achalasie, alacrymie, Allgrove (syndrome de)

[C2,O4]

Édit. 2018

achalasie œsophagienne l.f.

esophageal achalasia

Trouble primitif de l'œsophage d'origine inconnue caractérisé par l'absence de contraction péristaltique primaire et de relaxation synchrone du sphincter inférieur de l'œsophage en réponse à la déglutition.
Le tonus du sphincter inférieur est soit normal, soit élevé (spasme du cardia); la stase des aliments dans l'œsophage entraîne une dilatation progressive de celui-ci (méga-œsophage).
Ces troubles sont en rapport avec la disparition des plexus nerveux autonomes (principalement du plexus myentérique ou plexus d'Auerbach). Au cours de l'achalasie vigoureuse. Il existe fréquemment une hypertonie du sphincter inférieur de l'œsophage ainsi qu'une absence ou un défaut de relaxation de ce sphincter, mais ces critères peuvent manquer au stade initial.L'achalasie peut être traitée par dilatation pneumatique sous endoscopie (dilacération des fibres musculaires au niveau du sphincter inférieur de l'œsophage), par cardiomyotomie extra-muqueuse (intervention de Heller) réalisée par coelioscopie ou par action pharmacologique (dérivés nitrés par voie sublingale ou infiltration intrasphinctérienne de toxine botulique).

Étym. gr. a : privatif ; chalasis : relâchement

Syn. achalasie œsophagienne idiopathique, méga-œsophage idiopathique, cardiospasme,

plexus d'Auerbach, cardia, mégaœsophage, plexus d'Auerbach, achalasie, manométrie œsophagienne, Heller (opération de), toxine botulique

[C2,H1,L1]

Édit. 2016

achalasie œsophagienne idiopathique l.f.

Syn. achalasie œsophagienne

achalasie œsophagienne

[C2,H1,L1]

Édit. 2016

achlorhydrie n.f.

achlorhydria

Absence complète d'acide chlorhydrique libre dans le suc gastrique qui traduit la déchéance fonctionnelle globale des cellules sécrétoires de l'estomac.
Une épreuve de stimulation pharmacologique permet de distinguer les achlorhydries vraies, comme celles observées au cours de l'anémie de Biermer, des achlorhydries relatives des gastrites où la sécrétion acide est masquée par la sécrétion alcaline.

Biermer (anémie de), gastrite achlorhydrique

[C2,F1,L1]

Édit. 2016

acide adénosine triphosphorique l.m.

adenosin triphosphoric acid

Substance composée d'adénine, de ribose et de trois molécules d'acide phosphorique, avec donc trois liaisons riches en énergie, intervenant dans le métabolisme cellulaire et la contraction musculaire.

Sigle ATP

ATP

[C1,C2,C3]

Édit. 2016

acide allantoïque l.m.

acid allantoïque

Acide diuréoglyoxylique, produit final du catabolisme des bases puriques chez les poissons téléostéens, qui sont dépourvus d'allantoïcase.
Chez les autres poissons et les batraciens, l'acide allantoïque s'hydrolyse en acide glyoxylique et urée. L'oxydation, par des oxydants forts, de l'acide allantoïque conduit à l'acide 5-azaorotique ou acide oxonique.

[C1,C2,C3,D5]

Édit. 2016

acide alpa-amino-bêta-imidazolyl-4-propioniqu e n.m.

histidine

[C1,C2]

Édit. 2016

acide aminé indispensable l.m.

indispensable aminoacid

Acide aminé qui n'est pas biosynthétisable par une espèce animale donnée et qui est nécessaire à la vie ou à certaines fonctions physiologiques : il doit être apporté par l'alimentation.
Les acides aminés qui se forment dans l'organisme à partir d'un acide aminé indispensable font partie de la même famille d'acides aminés essentiels. Huit acides aminés sont indispensables à l'Homme : valine, leucine, isoleucine, phénylalanine, thréonine, méthionine, lysine, tryptophane.

acide aminé, acide aminé essentiel

[C1, C2]

Édit. 2020

acide 4-aminobutanoïque l.m.

gama-aminobutyric acid

Syn. acide gamma-aminobutyrique, acide pipéridique

acide gamma-aminobutyrique

[C1,C2]

Édit. 2017

acide 2-aminoéthyl succinique l.m.

Syn. hypotaurine

hypotaurine

[C1,C2]

Édit. 2017

acide 6-aminohexanoïque l.m.

Syn. acide épsilon-aminocaproïque

acide épsilon-aminocaproïque

[C1,C2]

Édit. 2017

acide arachidonique n.m.

arachidonic acid

Acide gras ubiquitaire, présent dans les phospholipides de la membrane cellulaire précurseur des prostaglandines et des leucotriènes.
Acide gras tétra-éthylénique à 20 atomes de carbone, qui se forme dans l'organisme animal à partir de l'acide linoléique d'origine alimentaire par désaturation et élongation.
L’acide arachidonique qui fait partie de la famille des acides gras poly-éthyléniques essentiels de la série n-6, est présent en petite quantité dans les lipides animaux. Il est aussi le principal précurseur métabolique des éicosanoïdes. Il est essentiellement métabolisé par la voie de la cyclo-oxygénase en prostaglandines, prostacycline et thromboxanes, et par la voie de la 5-lipoxygénase en leucotriènes.

Syn. acide éicosatétraénoïque

prostaglandines, leucotriènes, acide linoléique, éicosanoïde, cyclo-oxygénase, prostacycline,  thromboxane

[C1, C2]

Édit. 2019

acide argininosuccinique l.m.

argininosuccinic acid

Intermédiaire métabolique du cycle de l'urée, résultant de la condensation de la citrulline avec l'aspartate.
L'argininosuccinate est normalement aussitôt décomposé en arginine et fumarate.

[C1,C2,C3]

Édit. 2017

acide ascorbique l.m.

ascorbic acid

Composé organique acide par sa fonction ène-diol, très oxydable en présence de cuivre, mais jouant un rôle dans la protection d'autres molécules contre l'oxydation, comme par ex. le tocophérol.
Il participe à l'ostéosynthèse comme cofacteur de la proline hydroxylase, ainsi que de plusieurs enzymes du métabolisme des acides aminés aromatiques, tels que dopamine-hydroxylase, tryptophane-hydroxylase, para-hydroxyphénylpyruvate oxydase. Nutriment essentiel pour l'Homme et les anthropoïdes, il est identifié à la vitamine C antiscorbutique. Chez les autres espèces, la vitamine C est le produit d'une voie métabolique dont le point de départ est l'acide glucuronique. Présent chez les végétaux, l'acide ascorbique est abondant dans beaucoup de fruits (agrumes, cassis, cynorrhodons).

Étym. a privatif ; scorbut

Syn. acide hexuronique

vitamine C

[C1,C2,C3,R1,R2]

Édit. 2017

acide aspartique l.f.

aspartic acid

Acide aminé dicarboxylique constituant de toutes les protéines, c'est un des vingt acides aminés du code génétique.
Glucoformateur et anti-cétogène, il est aussi le précurseur d'autres composés azotés, tels que alpha-alanine, pyrimidines, thréonine ; il cède son groupe amine à la biosynthèse des purines et de l'urée.

Symb. dans la formule des protéines : D

Abrév. Asp

[C1,C2,C3,R2]

Édit. 2015

acide biliaire conjugué l.m.

conjugated bile acid

Acide biliaire amidifié par un acide aminé : glycine ou taurine, forme sous laquelle il est excrété dans la bile.

[C1,C2,L1 ]

Édit. 2017

acide cervonique l.m.

cervonic acid

Acide 4,7,10,13,16,19-docosahexaénoique.
Acide gras naturel polyéthylénique de la série linolénique (n-3).
Il est présent dans les lipides du cerveau où il représente le composé le plus abondant parmi les acides gras de cette famille essentielle.

Syn. acide docosahexaènoïque

[C1, C2]

Édit. 2019

acide cholanoïque l.m.

Syn. acide biliaire

acide biliaire

[C1,C2,L1]

Édit. 2017

acide chénodésoxycholique l.m.

chenodesoxycholic acid

Acide biliaire primaire sécrété sous forme glycoconjuguée et tauroconjuguée.
Il est le précurseur de l'acide lithocholique. Il a été initialement isolé de la bile d'oie, d'où son nom (khena signifie oie, en grec).

Étym. gr. khên : oie

Syn. acide chénique, acide dihydroxy-3alpha,7alpha-cholanique.

acide biliaire

[C1, C2, L1]

Édit. 2020

acide chlorhydrique l.m.

hydrochloric acid

Corps chimique de formule HCl dont la dissolution dans l'eau aboutit à un acide fort, jusqu’à une concentration de 823 g/L.
Le principal lieu de production d'acide chlorhydrique chez l'homme est la muqueuse gastrique. L'acide chlorhydrique sécrété par les glandes fundiques de l'estomac sous l’influence de la gastrine sert à la phase initiale de la digestion des aliments. La concentration du suc gastrique en acide chlorhydrique est de l’ordre de 0,16 mol/L.

gastrine

[C1, C2, L1]

Édit. 2020

acide cholanique l.m.

cholanic acid

Acide organique tétracyclique à 24 carbones dont dérivent les acides biliaires.

[C1,C2,L1]

Édit. 2017

acide cholique l.m.

cholic acid

Acide 3alpha,7alpha,12alpha-trihydroxycholanique.
Acide biliaire, qui est, chez l'Homme, le plus abondant.
Il est formé dans le foie à partir du cholestérol, dont il est le produit terminal du catabolisme. Il se trouve surtout sous forme glycoconjuguée et en proportion plus faible tauroconjuguée.

Étym. gr. kholê : bile

[C1,C2,L1]

Édit. 2017

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