érythème pellagroïde l.m.
pellagroid erythema
Érythème ressemblant à celui observé dans la pellagre, mais avec très peu ou pas de troubles digestifs et neuropsychiques.
Beaucoup plus fréquent, il se rencontre quand il existe une carence en vitamine PP par perturbation du métabolisme du tryptophane : dénutrition, éthylisme, syndromes de malabsorption intestinale, prise médicamenteuse p. ex. INH, hydantoïne, chloramphénicol, tétracycline, tumeurs carcinoïdes, etc.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau ; discuté : 1) lat. pellis : peau ; aegra : maladie. 2) lat. pellis agria : grossière. 3) lat. pellis; gr. agra : affection ; eidos : en forme de, ressemblance
→ pellagre
[J1,R2]
Édit. 2018
érythème pernio l.m.
perniosis, chilblain
→ engelure
[J1]
Édit. 2018
érythème pigmenté l.m.
fixed drug eruptions
Ensemble de plaques érythémateuses et œdémateuses récidivant au même point à chaque fois qu'un médicament est administré de nouveau et quelle que soit la voie d'administration de ce dernier.
C'est la plus typique des éruptions médicamenteuses
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
[J1,F3,G3]
Édit. 2018
érythème pigmenté fixe l.m.
pigmented drug induced erythema
Seule éruption spécifiquement médicamenteuse, caractérisée par la survenue brutale de lésions d'abord érythémato-œdémateuses, se recouvrant secondairement de bulles, évoluant vers une pigmentation séquellaire, pouvant atteindre n'importe quelle zone du tégument et réapparaissant en quelques heures au même endroit à chaque fois que le malade reprend le médicament responsable.
Les médicaments le plus souvent responsables sont les cyclines, les sulfamides antibactériens, les antipyrétiques et antalgiques, certains laxatifs, etc. Le traitement repose sur l'identification du produit responsable et sur son éviction.
L. Brocq, dermatologue français (1856-1928)
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
Syn. toxidermie pigmentée, antipyrinide de Brocq
[J1,F3,G3]
Édit. 2018
érythème polymorphe l.m.
erythema multiforme
Dermatose souvent récidivante caractérisée par des lésions cutanées érythémateuses, œdémateuses et vésiculobulleuses isolées ou associées et parfois par des lésions muqueuses bulleuses et érosives, et que l'aspect histologique ainsi que l'absence dans les lésions de dépôts d'auto-anticorps ont permis de séparer d'autres dermatoses bulleuses.
On décrit trois formes cliniques.
Dans la forme papuloérythémateuse, « mineure », les lésions, de petite taille, ont un aspect en cocarde avec une bordure papulo-érythémateuse et un centre violacé parfois prévésiculeux réalisant l' « érythème iris », et prédominent au dos des mains et des avant-bras, aux coudes, au cou et au visage; les lésions muqueuses sont rares.
Dans la forme vésiculo-bulleuse, « intermédiaire », les lésions sont plus polymorphes, à type de cocardes à centre vésiculobulleux correspondant à l' « herpès iris » de Bateman, et/ou de lésions bulleuses sur des placards papulo-œdémateux ou en peau saine, réalisant l'hydroa bulleux de Bazin, et sont fréquemment associées à des lésions muqueuses buccales.
Dans la forme « majeure » ou « sévère », encore appelée syndrome de Stevens-Johnson, les lésions muqueuses, à type de bulles rapidement rompues et d'érosions, prédominent, atteignant la muqueuse buccale, oculaire et parfois génito-urétrale.
Des signes généraux et pulmonaires sont fréquents. L'image histologique la plus typique, observée dans les lésions bulleuses est une bulle sousépidermique dont l'épiderme, constituant le toit, présente de nombreuses nécroses kératinocytaires. L'évolution et le pronostic dépendent de la forme et de l'étiologie. Les formes mineures, le plus souvent liées à une infection herpétique et parfois à une prise médicamenteuse (sulfamides ou naguère barbituriques), guérissent en 2 à 4 semaines mais récidivent souvent à chaque poussée d'herpès ou prise du médicament. Dans les autres formes, surtout d’origine médicamenteuse ou infectieuse autre qu’herpétique (p. ex. infection à Mycoplasma pneumoniae), le plus souvent, la guérison survient en deux à quatre semaines. Mais dans des formes sévères, la mort est possible. À long terme, le pronostic est dominé par les séquelles muqueuses : cécité, sténose. Le traitement de la poussée d'érythème polymorphe repose sur les soins locaux, la prévention des surinfections et la correction des désordres hydro-électrolytiques.
F. von Hebra, Ritter, dermatologue autrichien (1860)
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
Syn. érythème exsudatif multiforme (von Hebra)
[J1,D1,G3]
Édit. 2018
érythème polymorphe gravidique l.m.
multiforme erythema of pregnancy
Dermatose de la grossesse associant macules, papules et vésicules et mêmes bulles sur un fond érythémateux.
Ces éléments se groupent en cercle concentrique siégeant avec prédilection à la face d'extension des membres ainsi qu'à la face et à la nuque. Prurit et brûlure qui accompagnent sont modérés. S'ajoutent aux lésions cutanées des lésions muqueuses génitales et digestives. La guérison survient au bout de 4 semaines environ. Certaines formes ne rétrocèdent qu'après l'accouchement et certaines récidivent aux grossesses ultérieures.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
[J1,O3]
Édit. 2018
érythème réticulé avec mucinose l.m.
reticular erythematous mucinosis (REM syndrome)
Forme particulière de mucinose touchant le plus souvent la femme entre 20 et 50 ans.
L'éruption est constituée de petits éléments maculo-papuleux qui restent isolés ou se groupent pour donner un aspect réticulé, siégeant habituellement à la partie médiane de la poitrine ou du haut du dos. Il n'y a pas d'atteinte viscérale. L'association à des dysthyroïdies ou à des cancers viscéraux a été décrite dans de rares cas. Les antipaludiques de synthèse constituent le traitement le plus régulièrement efficace.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
Sigle ERM
[J1]
Édit. 2018
érythème réticulé des chaufferettes l.m.
erythema ab igne
[J1,E2]
Édit. 2018
érythème roséoliforme l.m.
roseola like eruption
Érythème en petits éléments arrondis, réguliers, bien limités, rose pâle, parfois à peine surélevés, observé au cours de la syphilis secondaire, correspondant alors à la roséole, et au cours de viroses et de toxidermies.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau ; lat. roseus : rose
→ syphilis secondaire, toxidermie
[J1,D1]
Édit. 2018
érythème scarlatiniforme l.m.
scarlatiniform exanthema
Erythème en grandes nappes confluentes sans intervalle de peau saine, accompagné d'une sensation de cuisson et évoluant vers la desquamation, dont la forme typique est la scarlatine, mais qui s'observe également dans les septicémies à streptocoques, le choc toxique staphylococcique, la scarlatine staphylococcique, la maladie de Kawasaki et certaines allergies médicamenteuses.
T. Kawasaki, pédiatre japonais (1967)
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
→ scarlatine, Kawasaki (maladie de)
[J1,D1,F3]
Édit. 2018
érythème « toxi-allergique » du nouveau-né l.m.
toxi-allergic erythema of the neonate
Eruption d'étiologie inconnue qui survient vers le 3ème ou 4ème jour de vie, formée de maculopapules érythémateuses, de pustules de quelques millimètres de diamètre.
Elle est généralisée en respectant les paumes et les plantes. Chaque lésion dure en moyenne 48 heures et des éléments nouveaux peuvent apparaître jusqu'au 15ème jour.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
[J1,F3,O1]
Édit. 2018
érythème néonatal toxique l.m.
toxic erythema
Eruption néonatale, transitoire, bénigne, touchant 30 à 40% des nouveau-nés, dont les lésions, rares à la naissance, apparaissent le plus souvent à partir du 3ème jour et disparaissent en deux semaines, sont à type de macules érythémateuses plus ou moins pustuleuses et respectent les paumes et les plantes; les pustules sont stériles et sont remplies de polynucléaires éosinophiles.
Une hyperéosinophilie sanguine est souvent notée. Il n'y a pas de traitement.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
Syn. érythème toxiallergique, érythème toxique néonatal
→ mélanose pustuleuse néonatale transitoire
[J1,F3,O1]
Édit. 2018
érythème toxique gravidique l.m.
toxic erythema of pregnancy
Erythème polymorphe de la grossesse couvrant l'abdomen.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
[J1,O3]
Édit. 2018
Gammel (érythème de) l.m.
J. A. Gammel, dermatologiste américain (1952)
Lane (érythème de) l.m.
Lane's palmar erythema
J. E. Lane, dermatologiste américain (1929)
→ érythème palmaire ou palmo-plantaire,
mucine (érythème réticulé avec) l.m.
→ érythème réticulé avec mucinose
noueux (érythéme) l.m.
Pellizzari (érythème ortié atrophiant) l.m.
C. Pellizzari, dermatologiste italien (1884)
polymorphe (érythème) l.m.
Wende (érythème marginé de) l.m.
Wende’s erythema margnatum
Syn erythema figuratum perstans de Wende
G.W. Wende, dermatologiste américain (1908)
érythème prémycosique l.m.
premycotic eruption
Phase initiale des lymphomes T cutanés épidermotropes, caractérisée par des nappes érythémateuses ou érythémato-squameuses très peu infiltrées, à bordure nette parfois arciforme, et pouvant durer plusieurs années.
Le diagnostic est le plus souvent difficile car l'examen histologique peut ne montrer qu'une infiltration lymphocytaire modérée avec des données immunophénotypiques sans spécificité : la répétition des biopsies est alors nécessaire pour pouvoir mettre en évidence une image évocatrice de lymphome cutané.
Étym. gr. éruthêma : rougeur de la peau
Syn. stade I de mycosis fongoïde, prémycosis
[J1,F2]
Édit. 2018
érythème palmoplantaire de Lane
l.m.
palmar erythema Lane’s disease
J. E. Lane, dermatologiste américain (1929)
Étym. gr. eruthêma : rougeur
Syn. érythème palmaire de Lane, maladie de Lane, maladie des paumes rouges
[J1]
Édit. 2018
Afzelius-Lipschütz (érythème chronique migrateur d') l.m.
Syn. erythema chronicum migrans
→ erythema chronicum migrans, Lyme (maladie de)
[D1, J1]
Édit. 2019