pression partielle des gaz du sang l.f.
blood gases partial pressure
Pression qu’exercerait chacun de ces gaz s’il était seul présent au sein du milieu sanguin.
- La pression partielle du gaz carbonique (PCO2) est normalement de 45 à 48 mm Hg dans le sang veineux et 40 mm Hg dans le sang artériel. La PCO2 du sang veineux pulmonaire est toujours égale à la PCO2 alvéolaire en raison de la très grande diffusibilité du CO2.
- La pression partielle de l’oxygène du sang (PO2) est normalement de 37 à 40 mm Hg dans le sang veineux et 90 à 112 mm Hg dans le sang artériel. L’oxygène étant beaucoup moins diffusible que le gaz carbonique, la PO2 du sang artériel est toujours un peu inférieure à la PO2 alvéolaire. Elle peut lui être très inférieure si un processus pathologique altère la capacité de diffusion des parois alvéolaires.
[C2]
Édit. 2020
pression partielle d'un gaz l.f.
partial pressure of a gaz
Pression subie par un gaz dans un mélange gazeux qui est le produit de la pression totale par la fraction de ce gaz dans le mélange gazeux.
Par ex, la pression de l'oxygène dans l'air au niveau de la mer est 760 x 0,21 = 160 mm Hg.
Sigle : Pp
Raman (analyseur de gaz par effet) l.m.
gaz analyser by Raman effect
Lors du passage d'un faisceau monochromatique (produit par un laser) à travers le milieu à analyser, la lumière diffusée présente un spectre de raies caractéristique des molécules polyatomiques rencontrées ce qui permet leur dosage de façon sélective.
L'effet Raman n'affecte pas les molécules sphéroïdales, notamment celles des gaz rares qui sont monoatomiques.
Ces analyseurs sont utilisés pour doser le gaz carbonique, l'oxygène, l'azote, l'hydrogène, l'oxyde nitreux et toutes les vapeurs anesthésiques, mais étant donné le petit volume courant chez le jeune enfant, ces appareils sont peu précis et peu utilisables en pédiatrie.
C. V. Raman, Sir, physicien indien, prix Nobel de physique en 1930 (1928)
→ analyseur de gaz, mesure (appareil de), monitorage
[B3]
Édit. 2018
spectrographie de masse (analyseur de gaz par) l.m.
mass spectrography gas analyser
Procédé d'analyse des gaz et vapeurs reposant sur la déviation des molécules ionisées sous l'influence d'un champ magnétique qui les focalise en fonction du rapport entre leur masse et leur charge électrique, ce qui permet la réalisation d'un spectre de masse (les masses moléculaires en abscisses).
L'intensité de chaque raie (en ordonnée) est proportionnelle à la concentration de la molécule dans le mélange analysé.
L'appareil permet d'analyser simultanément, et avec beaucoup de précision, la composition des mélanges respiratoires, notamment ceux utilisés en anesthésie et de la suivre en continu.
Le prélèvement est très faible, car le trajet des ions doit se faire dans le vide : le gaz est ionisé et les ions pénètrent dans le spectrographe proprement dit, où ils décrivent un demi-cercle dont le rayon est proportionnel au rapport masse/charge électrique, avant de tomber sur les récepteurs où ils produisent un courant dont l'intensité est proportionnelle au débit des ions. e
Un même appareil peut être utilisé en temps partagé entre plusieurs patients.
tête de prise murale spécifique à un gaz l.m.
gas-specific connection point socket assembly
Prise murale de distribution de gaz médical destinée à recevoir l'about d'un flexible, non interchangeable et spécifique au gaz.
Cette prise (embout) doit être fixée à l'embase par un dispositif non interchangeable et spécifique au gaz. Ces mesures de sécurité ont permis de supprimer les accidents mortels dus aux erreurs de distribution de l'O2 et du N2O (plusieurs morts par an en France auparavant)
→ embout, raccord de prise rapide
tube à gaz raréfié l.m.
rarefied gas X-ray tube
tube radiogène à gaz l.m.
rarefied gas X-ray tube
Tube à rayons X, utilisé dans les premières décennies de la radiologie, contenant un gaz raréfié (habituellement de l'air).
Ce type de tube fut inventé par William Crookes. Le gaz était ionisé sous l'action de la différence de potentiel établie entre une anode et une cathode. Les ions positifs, accélérés vers la cathode y provoquait l'éjection d'électrons qui se précipitaient sur une anticathode, au même potentiel positif que l'anode, où ils provoquaient l'émission de rayons X; cette émission instable et difficilement réglable l'a fait abandonner à l'apparition du tube Coolidge.
W. Crookes, physicien britannique (1832-1919) ; W.D. Coolidge, physicien américain (1873-1975) ; J. Hittorf, physicien allemand (1824-1914)
Syn. tube à gaz, tube à gaz raréfié, tube de Crookes, tube de Hittorf (variante du précédent)
gaz anesthésiques (intoxication par les) l.f.
anesthetic gaz poisoning
→ pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques
[G1, B3]
Édit. 2020
abus sexuel dans l'enfance l.m.
child sexual abuse
Il convient en réalité de considérer que ce sont des sévices sexuels exercés par un adulte sur un enfant, incapable de résister physiquement et psychologiquement, dans une recherche de satisfactions sexuelles, s'accompagnant de contrainte et parfois de violences physiques.
→ sévice sexuel dans l'enfance, enfant maltraité (aspects socio-éducatifs et pénaux), inceste
[E3,H4]
Édit. 2016
abus sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un) l.f.
psychic sequelae of child sexual abuse
Relation de cause à effet souvent bien difficile à établir entre une maltraitance dans l'enfance, ayant les caractères de sévices sexuels, et des troubles ultérieurs.
→ sévice sexuel dans l'enfance (conséquences psychiques d'un)
[E3,H4]
Édit. 2016
Alzheimer (apathie dans la maladie d') l.f.
apathy in the Alzheimer’s disease
L’apathie est l’un des symptômes non cognitifs les plus fréquents de cette maladie (16 à 76% des cas).
Elle survient dans plus de la moitié des cas sans être associée à une dépression.
A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)
→ Alzheimer (maladie d'), apathie
[H1]
Édit. 2017
anse lenticulaire dans le thalamus l.f.
ansa lenticularis in thalamo (TA)
ansa lenticularis in thalamus
Faisceau du subthalamus constitué de fibres nées du globus pallidus, et du putamen se terminant dans le thalamus.
Il se dirige vers la bordure de la région sous-thalamique, au-dessous de la zona incerta, et passe sous le noyau ventral antérieur du thalamus auquel il envoie une partie de ses fibres tandis que l’autre partie se rend dans la paroi hypothalamique. Il envoie aussi des fibres au noyau sous-thalamique et au noyau rouge.
[A1, H5]
Édit. 2020
anticorps antinucléaires dans la polyarthrite rhumatoïde l.m.p.
antinuclear antibodies in the rheumatoid arthritis
Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 15 à 40% des polyarthrites rhumatoïdes.
Les anticorps antinucléaires les plus fréquemment trouvés au cours de la polyarthrite rhumatoïde sont des anticorps anti-désoxyribonucléoprotéines insolubles donnant une fluorescence homogène en immunofluorescence indirecte.
anticorps antinucléaires dans les polymyosites l.m.p
antinuclear antibodies in polymyosites
Anticorps antinucléaires présents dans le sérum d’environ 25% des malades atteints de polymyosite ou de dermatopolymyosite.
Les anticorps antinucléaires rencontrés au cours des polymyosites et dermatopolymyosites forment un groupe hétérogène comprenant entre autres les anticorps anti-Mi1 et anti-Mi2, les anticorps anti-PM-1 rebaptisés récemment PM/Scl surtout fréquents dans les Syndromes de chevauchement polymyosite/sclérodermie, et les anticorps dirigés contre des ARN de transfert (anti-Jo-1 spécifique de l’aminoacyl transférase, anti-PL-7 spécifique de la thréonine transférase et anti-PL-12 spécifique de l’alanine-transférase).
anticorps antinucléaires dans la sclérodermie l.m.p.
antinuclear antibodies in the scleroderma
Anticorps antinucléaires présents dans le sérum de 60% ou plus des sérums de sclérodermie.
La spécificité des anticorps antinucléaires de la sclérodermie est variable. Suivant les cas il s’agit d’anticorps antinucléolaires, d’anticorps anti-centromères rencontrés surtout au cours du syndrome CREST, d’anticorps anti-topoisomérase I (anti-Topo I et anti-Scl 70) ou, d’anticorps anti-PM-Scl rencontrés dans les syndromes de chevauchement sclérodermie/polymyosite.
appel unique dans l'Union Européenne l.m.
only call in European Union
Numéro 112 d’appel téléphonique, institué pour toutes les urgences dans tous les pays de l’Union Européenne, selon la Directive européenne du 29 juillet 1991, appliquée depuis 2000.
Cette directive implique un bureau de réception unique chargé de répartir les appels aux différents services de secours (police, pompiers, médecine d’urgence). Ce relais entraîne un délai supplémentaire pour obtenir le service compétent, or, en médecine d’urgence, ce délai peut être très préjudiciable (par ex. arrêt cardiaque). En effet le téléphone permet au service d’aide médicale urgente de donner des conseils immédiats extrêmement efficaces pour les premiers gestes à faire dans toutes ces situations. En Russie, depuis l’institution du téléphone en 1900, un tri préalable des appels téléphoniques d’urgence a été mis en place (01 pour la police, 02 pour les pompiers, 03 pour les stations médicales). Ce système y a démontré son efficacité depuis un siècle. Il a été institué en France depuis 1979 (15, SAMU, 17, police, 18, pompiers). Outre son efficacité en médecine d’urgence (et son absence de coût), le tri préalable a l’avantage de respecter le secret médical et par conséquent d’éviter que certains hésitent à faire appel à l’aide médicale urgente par crainte du non respect de la confidentialité, d’où un retard de soins extrêmement dommageable.
carcinome dans un adénome pléomorphe l.m.
carcinoma in pleomorphic adenoma (malignant mixed tumor)
Tumeur faite de cellules plus ou moins atypiques, d’architecture invasive, à caractère destructeur.
Au sein de la tumeur on observe des plages de cellules appartenant à un adénome pléomorphe. Ce mode évolutif s’observe dans 3 à 4% des cas, d’autant plus que l’évolution est prolongée ou qu’il s’agit d’une récidive. On distingue les carcinomes non invasifs, limités au contenu de l’adénome pléiomorphe sans infiltration du tissu adjacent et les carcinomes invasifs de pronostic réservé si la tumeur dépasse de plus de 8 mm les limites de l’adénome pléiomorphe.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2]
comité de protection des personnes dans la recherche biomédicale l.m.
Comité consultatif agréé dans une région par le ministre chargé de la santé.
Doté de la personnalité juridique, il doit être consulté par tout investigateur qui entreprend une recherche biomédicale comportant un essai sur l’homme.
Le comité rend son avis sur la validité de la recherche, la protection des personnes qui s’y prêtent, leur information et la valeur de leur consentement, la pertinence du projet, la qualification des investigateurs, etc.
[E]
compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.
ulnar tunnel syndrome at the elbow
Syn. obsolète de compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire
→ canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire
[H1,I]
compression du nerf cubital dans le canal cubital l.f.
ulnar tunnel syndrome at the elbow
→ compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire, canal ulnaire, syndrome de compression du nerf ulnaire
[H1,I]
compression du nerf ulnaire dans le canal ulnaire l.f.
ulnar tunnel syndrome at the elbow
→ instabilité du nerf ulnaire au coude, syndrome de compression du nerf ulnaire
[H1,I2]
Édit. 2019
dénombrement des Escherichia coli dans les eaux l.f.
enumeration of the Escherichia coli in waters
Considéré comme indicateur de contamination fécale, des valeurs limites de ce paramètre figurent dans toutes les réglementations concernant la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, les eaux usées traitées et les eaux de baignade. Il est généralement accompagné, au moins, du dénombrement des entérocoques fécaux.
drogue (détection dans l'urine) l.f.
drug detection in urine
La détection et le dosage des drogues dans l’urine se fait par méthode enzymatique, elle doit être contrôlée par chromatographie en phase gazeuse en cas de contestation.
L’élimination des drogues dans l’urine se poursuit pendant plusieurs jours sauf pour l’éthanol (alcool éthylique) qui s’élimine en 12 à 24 heures.
facteur d'ajustement dans les essais rétrospectifs l.m.
adjustment factor
Dans les travaux rétrospectifs tels qu’ils sont réalisés dans les études observationnelles, il faut contrôler les facteurs de risque étudiés, en particulier les facteurs de confusion, c’est le principe de l’ajustement.
A l’opposé, dans les essais thérapeutiques (études d’intervention), dans lesquels il y a un tirage au sort, (randomisation), il n’est pas nécessaire de faire appel aux facteurs d’ajustement, car le tirage au sort assure une équilibration des facteurs de risque.
Différentes techniques d’ajustement permettent de prendre en compte les facteurs de confusion : analyses stratifiées et régression multiple.
[E1]
Édit. 2018
germes aérobies à Gram négatif dans les pneumonies et bronchopneumonies l.m.p.
pneumonia Gram-negative organisms
Infections souvent graves, particulièrement observées en milieu hospitalier et/ou chez des sujets fragilisés.
- Pseudomonas aeruginosa donne une atteinte plurifocale souvent bilatérale, d'évolution grave chez les sujets fragiles.
- Escherichia coli s'observe chez un malade porteur d'une affection pulmonaire chronique. Les empyèmes y sont fréquents.
- Klebsiella pneumoniae entraîne une nécrose précoce et extensive, évoluant souvent vers la chronicisation lorsque le traitement antibiotique n'a pas été précocement adapté.
- Haemophilus influenzae s'observe chez les bronchopathes chroniques.
- Legionella pneumophila évolue par petites épidémies à la suite de contaminations aériennes.
→ infection pulmonaire à Klebsiella pneumoniae et légionellose