acide gamma-aminobutyrique l.m.
γ-aminobutyric acid
Acide aminé dérivé de l'acide glutamique par décarboxylation, jouant un rôle de neurotransmetteur dans certaines fibres nerveuses inhibitrices.
Ayant des effets anxiolytique, anticonvulsivant, hypnotique et myorelaxant, il est utilisé dans le traitement de l’épilepsie et de l’hypertension artérielle.
Syn. 4-aminobutanoïque (acide), pipéridique (acide)
Sigle GABA pour gamma-aminobutyric acid
[C1,C2,C3,G5,H1]
Édit. 2017
acide hyaluronique l.m.
hyaluronic acid
L'acide hyaluronique est un polyoside, glycosaminoglycane, constitué de chaînes de disaccharides alternant acide glucuronique et N-acétylglucosamine, présent dans de nombreux tissus animaux tels que l’humeur vitrée, le cordon ombilical, la peau, les tissus conjonctifs, le liquide pleural, etc.
La masse moléculaire élevée (50 000 à 8 000 000) explique la viscosité des solutions. Sa structure comporte un enchaînement de nombreux maillons diosidiques (bêta-glucuronosido-1-3-glucosamine-N-acétylée) unis par une liaison osidique 1-4. L’hydrolyse par des hyaluronidases (bactériennes ou testiculaires) modifie la viscosité du milieu péricellulaire permettant la diffusion des bactéries, provoquant un appel d'eau dans le tissu et dans le cas du sperme, favorisant l'accès de l'ovule au spermatozoïde.
Ce gel viscoélastique transparent, qui est soit d'origine animale, soit synthètique, est utilisé dans le traitement de l’arthrose du genou. Il peut aussi être employé pour combler les rides, les sillons et les cicatrices du visage. Son effet est temporaire et s'efface en 6 à 12 mois. Contrairement au collagène injectable, il ne nécessite pas de test préalable
[C1, C3, G5, I1]
Édit. 2020
acide nalidixique l.m.
nalidixic acid
Agent antibactérien de synthèse, dérivé de la naphtiridine, de la famille des quinolones (quinolone de 1ère génération).
Bactéricide, il est habituellement actif sur les entérobactéries : Escherichia coli, Proteus vulgaris, Klebsiella. Prescrit par voie orale, ses indications sont limitées au traitement des infections urinaires non parenchymateuses à germes sensibles.
[C1, D1, G5]
Édit. 2020
acide nicotinique l.m.
nicotinic acid, niacin
Acide pyridine-carboxylique-3, C5H4N-COOH, poudre cristalline blanche, inodore, faiblement soluble dans l'eau.
Il existe sous forme de combinaisons de son dérivé amidé, le nicotinamide, dans la plupart des cellules vivantes, dans le foie, la levure, le lait, les viandes, la luzerne, le maïs ; la farine blanche de froment en contient environ 60 µg par gramme.
L'acide nicotinique est utilisé pour la prophylaxie et le traitement de la pellagre. Il a été proposé comme hypocholestérolémiant.
Syn. niacine
[C1, C3, G5, J1]
Édit. 2020
acide orotique l.m.
orotic acid
Acide uracile-carboxylique-6, présent dans le lait de différents mammifères.
C'est un métabolite important de la biosynthèse des bases pyrimidiques dans toutes les cellules. Par action d'une molécule de phosphoribose-pyrophosphate, il peut être transformé en orotidine-5'-phosphate, nucléotide précurseur des autres nucléotides pyrimidiques : acide uridylique et acide cytidylique. On l'a introduit en thérapeutique pour favoriser l'anabolisme des acides aminés et leur synthèse dans l'insuffisance hépatique, ainsi que dans le traitement de la goutte.
Étym. gr. oros : sérosité ; petit lait, d'où l'acide a été extrait pour la première fois
[C1,C3,G5,L1,N3]
Édit. 2017
acide oxolinique l.m.
oxolinic acid
Quinolone de première génération dont les propriétés et les indications sont identiques à celles de l’acide nalidixique.
[C1,G5]
Édit. 2017
acide pantothénique l.m.
pantothenic acid
L'acide pantothénique dont on utilise le sel calcique est un facteur de croissance.
Il participe à la constitution du coenzyme A.
Présent dans le foie, les reins et de nombreux aliments. Une déficience en vitamine B5 provoque une fatigue et un état nauséeux.
On l'a préconisé dans l'insuffisance hépatique et dans les affections du cuir chevelu ; administration par voie orale.
Syn. facteur antidermatitique des gallinacés (désuet), vitamine B5
[C1, G5, J1, L1]
Édit. 2020
acide para-aminobenzoïque l.m.
paraaminobenzoic acid
Syn. acide p-aminobenzoïque
Sigle s. PAB, PABA
[C1, D1, G5, J1]
Édit. 2020
acide salicylique l.m.
salicylic acid
Acide aromatique dont des dérivés sont présents dans de nombreuses plantes et sont utilisés en thérapeutique antiinflammatoire et antipyrétique.
Il peut être employé comme conservateur alimentaire et antiseptique, utilisé en dermatologie dans le traitement des verrues.
Il est le précurseur de l'acide acétylsalicylique.
Étym. lat. salix : saule, d’où il peut être extrait
Syn. acide 2-hydroxybenzoïque
→ acétylsalicylique (acide), aspirine, verrue vulgaire
[C1, G5, J1, R2]
Édit. 2020
acide salicylique topique l.m.
topical salicylic acid
Acide antiseptique, bactéricide, utilisé en dermatologie pour son action kératolytique et dont l'application topique est suivie d'une absorption percutanée non négligeable.
Son action dépend de la concentration utilisée : à faible concentration (<0,3%), il est antiseptique, acidifiant, astringent, antiprurigineux ; de 1 à 2%, il a un effet kératoplastique ; de 2 à 10%, il est kératolytique par dissolution du ciment intercellulaire et effet desquamatif ; au dessus de 10%, il a un pouvoir nécrosant. Ses effets secondaires sont également dépendants de la concentration utilisée : phénomènes d'irritation cutanée réversibles à l'arrêt du traitement, intoxication salicylée, rare mais grave, par passage systémique important, avec acidose métabolique, encéphalopathie, hypoglycémie.
Syn. acide O-hydroxybenzoïque
[C1,G5,J1]
Édit. 2017
acides de fruits l.m.p.
acids of fruits
Acides faibles organiques caractérisés par une fonction hydroxyle en position alpha de la fonction carboxyle.
Si, à l'origine, il s'agissait d'extraits de fruits, dont les principaux sont l'acide glycolique (provenant de la canne à sucre), l'acide lactique (du petit lait), l'acide tartrique (du raisin), l'acide mandélique (de l'amande), l'acide citrique (des agrumes) et l'acide malique (de la pomme), il existe actuellement des produits de synthèse qui seraient cependant moins efficaces que les produits naturels. Hydratants, plastifiants, ils ont une action épidermique essentielle et des effets dermiques avec stimulation des fibroblastes et du tissu élastique. Indiqués dans les troubles de la kératinisation, en particulier acné, xérose, ichtyose, pili incarnati, les troubles pigmentaires (mélasma) et le vieillissement cutané, ils s'utilisent à faible concentration en crème, lotion ou gel ou à forte concentration pour des peelings.
Syn. acide alpha -hydroxy-acétique, AHA
[C1,G5,J1]
Édit. 2017
acide tétrahydrofolique l.m.
tetrahydrofolic acid
Dérivé ptérinique représentant la forme biochimiquement active des vitamines du groupe de l'acide folique dans les tissus animaux.
Il est constitué d'un noyau ptéridine substitué et partiellement saturé et d'une molécule d'acide p-aminobenzoïque, dont la fonction carboxylique amidifie une molécule d'acide glutamique.
L'acide tétrahydrofolique joue le rôle de coenzyme dans le transport des radicaux monocarbonés sous leurs différentes formes : il peut prendre à certains substrats (sérine, acide formimino
Sigle THF
[C1,C3,F1,F2,G3,G5]
Édit. 2017
acide ursodésoxycholique l.m.
L'acide ursodésoxycholique est un acide biliaire hydrophile présent en très faible quantité chez l'Homme (3 à 5 % de la totalité des acides biliaires).
C’est un acide biliaire majeur présent chez l’Ours brun et utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise. Contrairement aux acides biliaires endogènes (acide chénodésoxycholique, cholique, déoxycholique et lithocholique), l'acide ursodésoxycholique est dépourvu de propriétés détergentes.
Trois mécanismes principaux sont mis actuellement en avant : la protection cellulaire hépatocytaire et cholangiocytaire vis-à-vis de la cytotoxicité des acides biliaires endogènes, la stimulation de la sécrétion hépatobiliaire et l’interruption du cycle entérohépatique des acides biliaires, et enfin l’effet anti-inflammatoire.
Il est prescrit dans les maladies cholestatiques hépato-biliaires, essentiellement dans la cirrhose biliaire primitive où son efficacité est démontrée. Il y a une trentaine d’années, il était utilisé pour dissoudre les calculs vésiculaires non calcifiés et de petite taille situés dans une vésicule fonctionnelle. Cette indication a actuellement pratiquement disparu sauf dans quelques cas particuliers, par exemple la lithiase biliaire du syndrome LPAC du à une mutation du gène ABCB4 codant pour la protéine MDR3.
Les acides biliaires sont considérés comme des promoteurs de la carcinogénèse colique. Cela ne semble pas être le cas de l’acide ursodésoxycholique .
→ acide biliaire, cirrhose biliaire primitive, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides
[C1,G5,L1]
Édit. 2017
acide valérianique l.m.
valeric acid
Acide gras saturé à 5 atomes de carbone, l’acide valérianique a été initialement extrait de la valériane.
Il est essentiellement utilisé dans la composition d'arômes et d'adoucissants. On le trouve également sous forme d’esters de stéroïdes utilisés en thérapeutique.
Étym. lat. valeriana : valériane, de valere : valoir, être puissant
Syn. acide valérique, acide pentanoïque
[C1,G3,G5]
Édit. 2018
acide valérique l.m.
valeric acid
1) Acide butane-carboxylique, de formule générale C4H9-COOH.
Il en existe quatre isomères : l'acide valérique normal, l'acide isovalérique, l'acide pivalique et l'acide valérique actif.
2) Matière première utilisée en pharmacie, constituée d'un mélange d'acide isovalérique et de son isomère, l'acide valérique actif.
Étym. lat. valeriana : valériane, de valere : valoir, être puissant
Syn. acide valérianique, acide delphinique, acide phocénique
[C1, G5]
Édit. 2019
acidose respiratoire l.f.
respiratory acidosis
Augmentation de la PaCO2 au-delà de 42mm de Hg (5,6 kPa) et élévation des bicarbonates avec diminution du pH au-dessous de 7,36.
Elle est liée à une hypoventilation alvéolaire dont les causes sont l'emphysème, la bronchite chronique, une atteinte des muscles respiratoires, mais aussi un collapsus cardiovasculaire, voire l'utilisation prolongée de diurétiques, de tranquillisants chez des malades âgés ou fatigués.
[C2,G5,K1,K2,R1]
Édit. 2017
acitrétine n.f.
acitretin
Métabolite actif de l'étrétinate, l’acitrétine est utilisé dans la prise en charge des dermatoses liées à des troubles de la kératinisation, des lichens plans et du psoriasis.
Il a remplacé l'étrétinate bien qu’il en partage le mode d'action, les indications et les effets secondaires car il est beaucoup moins tératogène que lui. En effet, il n’est pas stocké dans l'organisme, et la durée de contraception nécessaire après l'arrêt du traitement est nettement réduite. Il s'administre à la dose de 25 à 50 mg/jour. Il est parfois associé à la puvathérapie en repuvathérapie.
Syn. étrétine
[G5,J1]
Édit. 2017
acné cortisonique l.f.
corticosteroid induced acne
Complication fréquemment observée chez les patients traités, soit par une forte corticothérapie, soit par une corticothérapie plus faible mais au long cours, et prenant l'aspect d'une acné avec des lésions monomorphes papuleuses ou micro-pustuleuses.
Sa topographie est la même que celle de l'acné classique.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G5,J1]
Édit. 2017
acné fulminans l.f.
acne fulminans
Tableau rarissime caractérisé par le développement rapide d'une acné très inflammatoire et profuse associée à de la fièvre, une altération de l'état général, des douleurs articulaires et une polynucléose neutrophile et dont la physiopathologie est inconnue.
Des tableaux de ce type ont été rapportés chez des individus traités par isotrétinoïne ou présentant des entéropathies inflammatoires. La corticothérapie générale est, paradoxalement, souvent indiquée.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G5,J1,L1,N1]
Édit. 2017
acné induite l.f.
acne medicamentosa
Forme clinique d'acné induite généralement par la prise orale de médicaments.
Ces acnés sont habituellement monomorphes et faites de petites papules ou pustules. Les lésions durent tant que le traitement est poursuivi.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
→ acné médicamenteuse, chloracné
[J1,G4,G5]
Édit. 2017
acné médicamenteuse l.f.
drug induced acne, acne medicamentosa
Acné secondaire à la prise de certains médicaments.
Les principaux inducteurs sont les androgènes, les glucocorticoïdes, les antituberculeux, la vitamine B12, le lithium, l'iode, les barbituriques.
Étym. gr. akmê : pointe, efflorescence (faute de copistes pour acmé devenu acné)
[G4,G5,J1]
Édit. 2017
aconit n.m.
aconit
Genre de plantes des terrains acides, croissant surtout en pays de montagne, dont tous les organes contiennent des alcaloïdes de structure terpénique, dont l’aconitine, de forte toxicité et la principale espèce présente en France, l’Aconit napel (Aconitum napelus L., Renunculaceae), fut surnommée « arsenic végétal ».
Il existe de très nombreuses espèces dans les montagnes de la chaîne himalayenne et dans les montagnes d’Europe qui ont trouvé des applications thérapeutiques dans diverses traditions. En France, la teinture d’aconit fut longtemps utilisée pour lutter contre des inflammations buccales. Les racines ont servi à la fabrication de poisons de chasse redoutables (Asie centrale).
[G4, G5]
Édit. 2020
acquisition transplacentaire l. f
maternal fetal exchange
Passage transplacentaire de médicaments administrés à la mère pendant la grossesse pouvant induire des effets secondaires chez le nouveau-né.
Le propranolol peut provoquer une dépression myocardique et une hypoglycémie contre lesquelles on peut lutter par l'isoprénaline ou le glucagon. L'aspirine favorise une tendance hémorragique. Les opiacés ou le thiopental sodique administrés à la mère pendant l'accouchement peuvent entraîner une dépression respiratoire. Mais la vitamine K1 prémunit le bébé contre la maladie hémorragique, le gardénal accélère l'apparition de la glycuroconjugaison de la bilirubine, et des corticoïdes donnés à la mère à proximité d'une naissance prématurée favorisent la maturation du surfactant et diminuent le risque de maladie des membranes hyalines.
Syn. passage placentaire
[G5,O3,O6]
Édit. 2017
ACR sigle pour Association Chimiothérapie Radiothérapie
rotation therapy
Méthode associant les effets biologiques de deux traitements anticancéreux : l'irradiation potentialise l'action des agents chimiques et vice versa.
Séquentielle, ou mieux concomitante, l'ACR est notamment indiquée dans le traitement des cancers des bronches, de la vessie, du sein, de l'œsophage et des cancers ORL.
Elle exige une étroite surveillance hématologique (hypoplaquettose, leucopénie) et cardiorénale.
Les limites de cette méthode sont dues à sa toxicité et à la sélection de formes résistantes à la chimiothérapie.
[F2,G5]
Édit. 2017
actif adj.
active
Qualifie une personne, un être, un organe, une substance possédant une activité c’est-à-dire étant potentiellement responsable d’effets souhaités ou non.
1) En sociologie, qualifie une personne exerçant une activité professionnelle ou en réclamant une.
2) En chimie :
a) prêt à entrer en action ;
b) qualifie un produit modifié en vue d’un accroissement de ses propriétés (ex. le charbon actif possède des propriétés adsorbantes beaucoup plus élevées que le charbon ordinaire, appliquées en pharmacologie et en toxicologie).
3) En pharmacologie, on parle de principe actif pour désigner, dans un mélange, en particulier dans un médicament, la substance chimique qui exerce des effets pharmacologiques mis à profit dans un but thérapeutique.
Étym. lat. agere, actum : agir
[C2,E3,G3,G5]
Édit. 2017