agonie n.f.
agony
1) Lutte désespérée du patient contre la mort avant qu'il ne soit inconscient et immobile, particulièrement visible lors de l'arrêt circulatoire (affres de la mort).
2) Par affaiblissement du sens du mot, période précédant la mort.
Étym. gr. agônia : concours de lutte dans les jeux
[N1]
Édit. 2017
agression n.f.
aggression
Phénomène brutal et souvent inattendu ressenti par une personne ou un organisme comme une menace pour son intégrité ou sa vie, et à laquelle elle répond par des réactions de défense (peur, fuite, violence).
L’agression peut être d’ordre verbal, familial, professionnel, mécanique, chimique, etc. Elle déclenche des phénomènes réactifs d’ordre affectif, végétatif, moteur, constituant le syndrome général d’adaptation. Mais ces réactions peuvent, par leur intensité et leur nature, dépasser leur but en constituant le stress et provoquer des affections organiques et/ou mentales plus graves que celles dues à l’agression.
Lors des agressions intéressant plusieurs personnes, les réactions individuelles s’amplifient les unes les autres, aboutissant aux paniques collectives avec leurs pertes de contrôle, aux violences irraisonnées, etc.
Étym. lat. aggressio : aggression
→ conduite agressive chez l'enfant et l'adolescent, agression sexuelle
[E3,H3,H4 ,N1]
Édit. 2017
aile de papillon l.f.
wing of butterfly
1° En traumatologie osseuse, forme faite de deux triangles opposés par le sommet que prennent certains fragments fracturaires, diaphysaires ou certaines fractures du corps vertébral ou encore une vertèbre binucléée congénitale.
2° En dermatologie, aspect que peut prendre de part et d’autre du nez un érysipèle de la face, un lupus érythémateux disséminé.
[I2,N1,N3]
Édit. 2017
aïnhum n.m.
ainhum, dactylolysis spontanea
Affection tropicale uniquement masculine, souvent bilatérale, décrite chez les sujets à peau noire, caractérisée par le développement lent d'un anneau cutané scléreux douloureux à la base du dernier orteil surtout ou d'un doigt, qui entraîne progressivement une amputation sans qu'aucun traitement puisse s'y opposer.
De nature inconnue, elle avait d'abord été rattachée indûment à la lèpre, puis à des troubles neurotrophiques, et rapprochée des séquelles congénitales de brides amniotiques ou d'une sclérodermie annulaire ; elle doit être distinguée de la kératodermie aïnhumoïde ou mutilante de Vohwinkel, parfois appelée pseudo-aïnhum, qui atteint aussi les autres doigts ou orteils.
Étym. mot originaire d'un dialecte d'Amérique du Sud signifiant scier
Syn. dactylolyse spontanée, dactylosis spontanea, Banko-kerende
[I,N1]
Édit. 2017
algologie n.f.
algology
Discipline qui se consacre à l'étude de la douleur, ses causes, ses manifestations, les moyens de la soulager ou de la guérir (médicaments, physiothérapie, manipulations, chirurgie, etc.).
La douleur étant l'un des motifs principaux de l'appel au médecin, elle a suscité le plus grand nombre d'hypothèses physiopathologiques, d'interprétations morales et philosophiques, d'initiatives thérapeutiques, etc. depuis la nuit des temps.
Étym. gr. algos : douleur
[H1,H4,I1,N1]
Édit. 2017
allergie à la chaleur l.f.
heat allergy
Type d'allergie qui est une des formes les plus fréquentes de l'hypersensibilité aux agents physiques.
La chaleur peut être responsable d'urticaire généralisée ou d'éruptions localisées. L'effort physique, la transpiration se combinent à la chaleur elle-même, parfois aussi à la prise simultanée d'un aliment déterminé.
Dénomination impropre.
[F3,N1,J1]
Édit. 2017
allergie au chrome l.f.
Allergie aux sels de chrome et au métal lui-même qui détermine une réaction de contact de type eczémateux.
Le ciment est la source principale de sensibilisation au chrome. Autres sources possibles : le jaune de chrome (colorant jaune, rouge ou vert), les allumettes, les sels de chrome utilisés dans les opérations de dégraissage métallique et dans le mélange sulfochromique destiné au nettoyage de la verrerie de laboratoire, les chromates présents dans les cendres de bois, etc. (Tableau des maladies professionnelles n°11bis et 37 bis).
[E2,F3,N1]
Édit. 2017
allergie au coton l.f.
[N1]
Édit. 2017
allergie aux corticoïdes l.f.
allergy to steroids
Ensemble des accidents d'hypersensibilité aux corticostéroïdes, qu'ils soient administrés per os ou plus souvent après une injection intra-articulaire, intraveineuse ou intramusculaire.
L'accident peut se présenter comme une urticaire, des éruptions diverses et même comme un œdème angioneurotique. On pratique dans ces cas des tests cutanés en prick à la solution pure avec une solution diluée au 1/10 de corticostéroïdes. Si la plupart des incidents relevés relèvent des excipients ou des conservateurs, il existe des incidents dus au produit lui-même.
→ prick test, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G5,N1]
Édit. 2017
allergie de contact au ciment l.f.
cement allergy
Allergie fréquente chez les maçons, particulièrement les eczémas des mains, due le plus souvent à une allergie de contact au bichromate du ciment.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[N1]
Édit. 2017
alpha-transducine-1 polypeptide l.f.
alpha-transducin-1 polypeptide
Protéine liée au nucléotide guanine spécifique des bâtonnets qui forme une sous-unité de la transducine.
La transducine est une variété de G-protéine, qui joue un rôle important dans la transduction visuelle. Elle est associée à la rhodopsine et met en rapport rhodopsine et phosphodiestérase (PDE). Lorsque la rhodopsine est activée par un photon, elle active à son tour la sous-unité alpha de la transducine, cette dernière lève l'inhibition de la phosphodiestérase qui à son tour hydrolyse les molécules de GMPc (GMP cyclique) en 5'-GMP (GMP inactif) et la diminution en GMPc provoque alors la fermeture des canaux Na+ de la membrane du segment externe : ce qui est à l'origine de l'hyperpolarisation qui donne naissance à l'ERG. Les sous-unités alpha de la transducine sont différentes pour les cônes et les bâtonnets et codées par des gènes différents, GNAT1 pour les bâtonnets et GNAT2 pour les cônes. La GNAT1 a son locus en 3p21 (MIM 139330).
R. S. Sparkes, médecin américain (1986) ; Cila Blatt, généticienne israélienne (1988)
Sigle GNAT1 (guanine nucleotide-binding protein, alpha-transducine)
[C1,C2,C3,P2,Q1]
Édit. 2017
amaigrissement l.m.
emaciation
Changement de l’apparence physique du corps ou d’un segment du corps d’un sujet par diminution de volume de la masse musculaire et adipeuse, avec perte de l’aspect arrondi et potelé antérieur, qui doit être mesuré par la courbe de poids.
Il peut être volontaire du fait de restrictions alimentaires et d’exercices physiques convenables, par exemple en vue de lutter contre l’obésité ou seulement l’excès pondéral. Mais si ce n’est pas le cas, un amaigrissement doit faire suspecter une affection sans autre manifestation symptomatique et inviter à un examen approfondi.
[N1, R2]
Édit. 2019
amanite vireuse l.f.
Une des trois amanites mortelles d’Europe.
Étym. lat. virus : poison
→ vireux, accidents tardifs par ingestion de champignons
[D2,G4,N1]
Édit. 2016
amylose secondaire l.f.
secondary amyloidosis
Forme d'amylose systémique apparaissant secondairement dans l'évolution de certaines maladies chroniques : maladies infectieuses, inflammatoires rhumatismales, digestives, cancers non lymphoïdes, etc.
Étym. gr. amulon : amidon
→ amylose
[A3,N1,N3]
Édit. 2017
amylose systémique l.f.
systemic amyloidosis
Forme d'amylose systématisée dans laquelle les dépôts de substance amyloïde atteignent plusieurs organes de façon diffuse et dont les manifestations peuvent donc être très diverses : cardiaques, digestives, neurologiques et cutanées à type de macroglossie, purpura pétéchial, notamment au niveau des paupières, infiltration cutanée, vésiculobulles, plaques.
Le diagnostic est affirmé par l'examen histologique d'un organe atteint. Cette amylose systémique s'observe le plus souvent en association avec un myélome multiple mais peut être aussi primitive, héréditaire, ou secondaire.
Étym. gr. amulon : amidon
Syn. amyloïdose systématisée primitive de Lubarsch-Pick, maladie de Königstein-Lubarsch
→ amylose, amylose primitive, amylose secondaire
[A3,H1,J1,K2,L1,N1,N3]
Édit. 2017
amyotrophie n.f.
amyotrophy
Diminution du volume musculaire entraînant une diminution de la force des muscles.
Ce terme est généralement réservé aux muscles striés ; l'amyotrophie peut être liée à une affection musculaire, tendineuse ou neurologique, à des séquelles de traumatisme, à une immobilisation.
[I4,N1]
Édit. 2017
analgésie n.f.
analgesia
Suppression ou atténuation de la sensibilité à la douleur.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[G1,G3 ,G5,N1]
Édit. 2017
analgésie caudale l.f.
caudal analgesia
Analgésie utilisant des anesthésiques locaux instillés par le sinus sacro-coccygien dans l'espace épidural et inhibant les afférences des dernières racines médullaires.
Cette pratique est peu utilisée en obstétrique, du fait de son risque septique qui interdit la mise en place d'un cathéter pour réinjection.
Étym. gr. analgesia : insensibilité à la douleur (an : privatif, algesis : douleur)
[G1,G3,G5,N1]
Édit. 2017
analyse d'un système de santé l.f.
analysis of a health system
Etude des performances d’un système de santé.
Cette analyse peut porter sur les différents types de performance que les animateurs ou les observateurs veulent apprécier si possible quantitativement, par exemple :
l’accessibilité du système pour la population : dans quelle mesure a-t-elle accès aux éléments du système, compte tenu des empêchements possibles liés aux distances, à la dépense, à la langue, à l’ignorance, etc.
l’universalité du système qui peut s’appliquer de préférence à certains types de pathologie.
La généralisation du système qui peut ne viser que certaines régions du pays, certaines populations, certaines catégories d’âge.
L’efficacité du système jugée en termes de mortalité ou de morbidité ou de satisfaction des besoins, etc.
L’analyse structurelle des composants du système et de leurs articulations, etc.
Étym. gr. analusis : décomposition
[E1,E3,N1]
Édit. 2017
anamnès e n.f.
anamnesis
Ensemble de renseignements qu'un patient fournit sur son passé et plus spécialement sur l'histoire de sa maladie.
En psychiatrie, cette recherche vise à recueillir le maximum d'informations utiles à la compréhension d'un cas clinique à travers les réminiscences exprimées par le sujet, leur intégration et leurs significations propres. Elle implique une technique d'entretien adaptée.
Étym. gr. anamnêsis, dérivé de anamimneiskein : rappeler à la mémoire, rappeler le souvenir de quelqu'un
[H3,N1]
Édit. 2017
anasarque n.f.
anasarca
Type d’œdème sévère et généralisé produisant un gonflement diffus des tissus, particulièrement sous-cutanés, et des organes, accompagné d’épanchements dans les séreuses (plèvre, péricarde et péritoine)..
Étym. gr. ana : autour ; sarx : chair
[N1]
Édit. 2017
Andersen (syndrome d') l.m.
cystic fibrosis
Dorothy H. Andersen, pédiatre et anatomopathologiste américaine (1938)
[C3,K1,L1,N1,N3,O1,Q2]
Édit. 2017
Andersen-Tawil (syndrome d') l.m.
Maladie rare caractérisée par une paralysie périodique, une prolongation de l'intervalle QT avec une variété d'arythmies ventriculaires (qui prédisposent à une mort subite par arrêt cardiaque), et des traits physiques caractéristiques : petite taille, scoliose, oreilles d’implantation basse, hypertélorisme, racine du nez large, micrognathie, clinodactylie, brachydactylie, Syn.dactylie.
La transmission de ce syndrome est autosomique dominante. Des cas sporadiques ont été rapportés. La pénétrance est extrêmement variable. Des mutations dans le gène KCNJ2, codant pour la sous-unité alpha du canal potassique Kir2.1, sont en cause dans 60% des cas environ. Le traitement dépend de la réaction de chaque individu au potassium. Les arythmies sévères de certains patients peuvent nécessiter la pose d'un défibrillateur automatique implantable.
Ellen D. Andersen, biochimiste danoise (1971) ; R. Tawil, neurologue américain (1994)
Syn. syndrome de paralysie périodique sensible au potassium-dysrythmie cardiaque
Réf. Orphanet (2006)
→ KCNJ2, canal potassique, défibrillateur automatique implantable
[K2,N1,N3,Q2]
Édit. 2017
Anderson (maladie d') l.f.
Anderson disease
Génopathie à transmission autosomique récessive se manifestant par des troubles de l'absorption des lipides, associant une diarrhée chronique un météorisme intestinal et une hypotrophie importante.
L’origine de l’affection est liée à un trouble d’absorption des graisses au niveau intestinal, comme dans l’abêta-lipoprotéinémie mais il n’y a pas d’acanthocytose, de troubles neurologiques et de rétinite pigmentaire. Au niveau oculaire de petits troubles de la vision des couleurs et des anomalies de la fonction rétinienne ont été décrits. L’affection est autosomique récessive (MIM 246700).
Charlotte M. Anderson, pédiatre australienne (1961)
Syn. amomalie de l’absorption intestinale des graisses, maladie de la rétention des chylomicrons
[C3,L1,N1,N3,P2,Q2]
Édit. 2017
anguillulose maligne l.f.
malignant strongyliasis
Anguillulose (strongyloïdose) survenant sur un terrain débilité ou immunodéprimé, avec une dissémination septicémique des larves du parasite, des localisations viscérales multiples et des atteintes neuroméningées.
L'anguillulose est fréquemment associée au virus HTLV1, cette association correspondant souvent aux formes malignes de la parasitose.
Cette forme, toujours grave, est quelquefois mortelle.
[D1,N1]
Édit. 2017