Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

cellule réticulaire l.f

reticular cell

Terme vieilli qui n’a plus sa place dans la terminologie actuelle.

cellule réticulée, cellule dendritique, macrophage, cellule conjonctive mésenchymateuse

[A2]

cellule rétinienne l.f.

retinal cell

Cellule constitué de dix couches qui composent la rétine : épithélium pigmentaire, photorécepteurs, membrane limitante externe, cellules réceptrices, couche plexiforme externe, cellules bipolaires, couche plexiforme interne, cellules ganglionnaires, couche des fibres optiques, membrane limitante interne.

rétine

[A2,P2]

cellulite néoplasique rétro-péritonéale l.f.

retroperitoneal neoplastic cellulitis

Envahissement de l'espace rétro-péritonéal par une coulée de cellules néoplasiques, par extension ou métastase d'un cancer régional ou à distance, susceptible d'envahir et comprimer les structures de cet espace, notamment les uretères.
Les cancers primitifs les plus fréquents sont le sein, la prostate, le pancréas et l'estomac, les cancers gynécologiques. L'affection peut simuler au début une fibrose rétro-péritonéale idiopathique, mais l'évolution néoplasique ne se limite pas à un processus de compression et elle envahit la paroi des organes. Les biopsies chirurgicales sériées du tissu rétro-péritonéal sont souvent nécessaires au diagnostic. Chimiothérapie ou hormonothérapie en sont les seules thérapeutiques. Le pronostic en est très péjoratif.

fibrose rétropéritonéale, périurétérite

[J1,F2]

cholestase n.f.

cholestasis

La cholestase témoigne d’une diminution de l’excrétion biliaire : rétention de bilirubine dans le foie, soit dans le cytoplasme des hépatocytes ou des cellules de Kupffer, soit dans les canaux biliaires : thrombi biliaires.
Le terme de cholestase est un terme biologique.
Selon le siège originel de l’anomalie, on distingue la cholestase intra et extra-hépatique.
Elle est liée à un défaut de sécrétion ou d'excrétion de la bilirubine. Elle peut avoir pour conséquences un ictère, un prurit, et une élévation de la teneur des phosphatases alcalines dans le sang.
L’obstruction est le plus souvent le fait d’un calcul ; mais il peut s’agir de parasites, de caillots sanguins, de fragments tumoraux ou de compression de voisinage.

Étym. gr. kholê : bile ; stasis : action de s’arrêter

Syn. rétention biliaire, cholostase

hépatite cholestatique 

[C1,L1]

choriorétinite n.f.

chorioretinitis

Atteinte inflammatoire ou infectieuse de la choroïde et de la rétine.
Ex. choriorétinite toxoplasmique.

Syn. rétinochoroïdite

[P2]

clou rétinien l.m.

retinal tack

Clou en PMMA utilisé dans les années 90 pour fixer la rétine à la paroi sclérale dans certains cas d'inversion rétinienne compliqués de prolifération vitréorétinienne grave.

[P2]

colobome rétinien l.m.

retinal coloboma

Colobome accompagnant volontiers un colobome choroïdien et qui résulte d'une dysembryoplasie de la fente fœtale, s'associant à des anomalies malformatives d'intensité variable.
Il peut être typique et se localiser dans la région inféronasale, avec absence d'épithélium pigmenté et souvent rétine absente ou très amincie. Les formes atypiques sont toutes les autres localisations dans lesquelles le colobome est incomplet.

[Q2,L2]

columelle rentrante l.f.

retracted columella

Malformation nasale mineure entraînant une rétrusion excessive de la columelle dont le bord inférieur est situé à moins de 2 mm des bords inférieurs des orifices narinaires, la rendant anormalement invisible sur le profil.

Ant. columelle pendante.

columelle nasale

[P1]

conduction rétrograde l.f.

retrograd conduction

Conduction électrique intracardiaque anormale toujours liée à un obstacle anatomique ou fonctionnel sur le trajet des voies de conduction.
Dans ce cas l’onde d’excitation suit en totalité ou en partie un trajet inverse du trajet normal.

conduction cardiaque

[C2,K2]

corps adipeux de l'orbite l.m.

corpus adiposum orbitae (TA)

retrobulbar fat ; orbital fat body

Tissu graisseux de l’orbite qui remplit les espaces intermusculaires.

[A1,P2]

Édit. 2015

couche réticulaire du derme l.f.

stratum reticulare dermis (TA)

retricular layer of dermis

derme

[A1,J1]

crête épidermique l.f.

rete ridge

Petite saillie épidermique déprimant la jonction dermo-épidermique et semblant plonger dans le derme sous-jacent.
Alternant avec les papilles dermiques, les crêtes épidermiques constituent avec elles les ondulations normales de la face profonde de l'épiderme.

Syn. bourgeon épidermique interpapillaire

[A1]

Édit. 2015

Crosti (réticulose de) l.f.

primary cutaneous follicular centre-cell lymphoma, Crosti's lymphoma

Variété de lymphome cutané B se manifestant habituellement par un ou plusieurs nodules rouge-violacé situés dans le dos et pouvant évoluer lentement durant plusieurs années, actuellement intégré sous l'intitulé de lymphome cutané à cellules centrogerminales (ou centrofolliculaires) dans la classification des lymphomes cutanés.
L'examen histologique montre un infiltrat de cellules centrofolliculaires localisé dans le derme superficiel, dans les lésions récentes, puis diffusant jusqu'au tissu sous-cutané dans les lésions tardives. Le traitement de choix est la radiothérapie.

A. Crosti, dermatologue italien (1951)

Syn. réticulohistiocytome du dos de l'adulte

[F1,J1]

culmen rétropubien l.m.

retropubic culmen

point de Crouzat

[A1]

Édit. 2015

déchirure de la rétine l.f.

retinal tear, giant retinal tear

Déhiscence rétinienne provoquée par des phénomènes tractionnels vitréens.
Il peut se produire une déchirure géante, de situation équatoriale, parallèle à l’ora serrata, intéressant plus de 90° de la rétine périphérique, responsable de décollements de rétine graves souvent compliqués de prolifération vitréorétinienne et parfois d’inversion rétinienne

déhiscence rétinienne

décollement de rétine l.m.

retinal detachment

Séparation des deux feuillets rétiniens : le neuro-épithélium se décolle de l’épithélium pigmentaire.

décollement de rétine exsudatif, décollement de rétine rhegmatogène

décollement de rétine congénital et pli falciforme l.m.

retinal non attachment and falciform detachment

Le décollement est un non attachement puisque la rétine ne s'est pas collée au départ.
Il s’agit ici d’une transmission héréditaire à forme autosomique dominante, ce qui est assez rare (MIM 180070).

Mette Warburg, ophtalmologiste danoise (1976)

Syn. non attachement congénital de la rétine

décollement de rétine congénital

décollement de rétine et encéphalocèle occipitale l.m.

retinal detachment and occipital encephalocele

Myopie forte, dégénérescence vitréorétinienne avec décollement de rétine et encéphalocèle occipital.
Intelligence normale. L'encéphalocèle peut n'être qu'un méningocèle (selon Cohen et Lemire 1982). L’affection est autosomique récessive (MIM 267750).

W.H. Knobloch et J.M. Layer, ophtalmologistes américains (1971)

Syn. Knobloch (syndrome de)

décollement de rétine et myopie forte l.m.

retinal detachment and high myopia

Décollement héréditaire associé à une myopie forte et le plus souvent à une dégénérescence vitréorétinienne.
La transmission autosomique dominante est habituelle mais il existe des formes récessives.

myopie forte

décollement de rétine sans myopie l.m.

retinal detachment independant of myopia

Décollement de rétine indépendant de la myopie, secondaire à des lésions périphériques rétiniennes héréditaires.
Eliminer les affections, rétinoschisis, myopie, ophtalmoarthropathies et autres. L’affection est autosomique dominante (MIM 180050)

A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1940) ; J. Gonin, ophtalmologiste suisse (1904)

dégénérescence givrée et palissadique de Gonin

déficit en retinol binding protein l.m.

retinol-binding-protein deficiency

Sigle  RBP4

protéine plasmatique de transport du rétinol (déficit en)

dégénérescence rétinienne avec nanophtalmie, dégénérescence kystique maculaire et angle fermé l.f.

retinal degeneration with nanophthalmos, cystic macular degeneration, and angle closure glaucoma

Dégénérescence rétinienne progressive avec dégénérescence microkystique maculaire, hypermétropie, nanophtalmie et glaucome à angle fermé.
L'ERG est d'abord altéré en scotopique puis photopique et scotopique. La dégénérescence maculaire n'est plus microkystique chez les sujets âgés mais atrophique. L’affection est autosomique récessive (MIM 267760).

Cynthia J. MacKay, ophtalmologiste américaine (1987)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence rétinienne de type 3 l.f.

retinal degeneration 3

Dégénérescence rétinienne primitive observée chez la souris qui peut servir de modèle d’étude de la rétinite pigmentaire humaine.
Les modifications rétiniennes apparaissent dès la troisième semaine de vie chez la souris et les bâtonnets sont détruits en cinq semaines alors que les cônes sont encore visibles à sept semaines. Ce gène a été localisé à 10 centimorgans de la phosphatase alcaline-1 et son homologue humain est situé en 1q, c'est un gène candidat à une possible rétinite pigmentaire chez l'homme. L’affection est autosomique dominante (MIM 180040).

B. Chang, ophtalmologiste américain (1993)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

dégénérescence rétinienne et épilepsie l.f.

retinal degeneration and epilepsy

Association de crises d’épilepsie et d’une dégénérescence rétinienne dans une famille éthiopienne.
Un frère et une sœur ont été décrits. L’affection est autosomique récessive (MIM 267740).

S. L. Cohan, neurologue américain (1979)

Étym. lat. degenerare : dégénérer

déhiscence rétinienne l.f.

retinal break

Solution de continuité au niveau du neuroépithélium rétinien.
Les déhiscences peuvent être uniques ou multiples et sont situées le plus souvent au niveau de la rétine équatoriale sous la forme de déchirures à clapet, de trous à opercule ou de trous atrophiques. Elles peuvent être observées au pôle postérieur surtout chez le myope fort. Les déhiscences rétiniennes constituent la lésion indispensable à la formation d’un décollement de rétine rhegmatogène.

Étym. lat. dehiscere : s'ouvrir

| page précédente | /78 | page suivante