Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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corps gastrique l.m.

corpus gastricum (TA)

body of stomach

Segment inférieur de la portion verticale ou descendante de l’estomac situé au-dessous du fundus de l’estomac.
Il se rétrécit de haut en bas. Son extrémité inférieure (petite tubérosité de l’estomac) en est la partie la plus déclive. Il se continue par l’antre pylorique.

Syn. anc. corps de l’estomac

[A1]

Édit. 2015

court- circuit gastrique n.m

Roux-en-Y gastric bypass

Le court-circuit gastrique est une des techniques utilisées en chirurgie bariatrique, associant un procédé de restriction et de malbsorption.
Il consiste à réduire le volume de l’estomac et à modifier le circuit alimentaire. Une poche gastrique proximale de capacité restreinte est créé dans laquelle arrivent les aliments ; la continuité digestive est rétablie par une gastro-jéjunostomie. Il se pratique sous cœlioscopie.
Comme toutes les autres techniques chirurgicales de l’obésité, elle ne se discute que chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 kg/m2 (appelé obésité morbide) ou un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après chirurgie (diabète de type 2, HTA, apnée du sommeil, maladies ostéo-articulaires invalidantes, stéatohépatite non alcoolique), en deuxième intention après échec d’un traitement bien conduit pendant 6 à 12 mois, en l’absence d’une perte de poids suffisante ou en l’absence de maintien de la perte de poids, patients bien informés et ayant bénéficié d’une prise en charge pré-opératoire pluridisciplinaire, patients ayant compris et accepté la nécessité d’un suivi à long terme, risque opératoire acceptable.
Le court-circuit gastrique et la gastrectomie longitudinale ou sleeve gastrectomy sont actuellement les deux interventions chirurgicales les plus pratiquées. En raison d’une perte de poids plus importante, La première plutôt réservée aux obésités extrêmes (IMC ≥ 50 kg/m2), est le procédé de choix en cas de reflux gastro-œsophagien préexistant.
Les complications chirurgicales surviennent surtout dans les 3 mois post-opératoires, mais peuvent se voir tout au long du suivi. Il s’agit de fistule digestive, d’obstruction du grêle par hernie interne, de dilatation aigue de l’estomac exclu, d’hémorragie digestive, de sténose gastro-jéjunale. Des complications médicales sont également possibles.
La chirurgie bariatrique apporte un bénéfice aux patients en termes de survie, de réduction du diabète, de complications cardio-vasculaires, d’apnée du sommeil, de cancer, d’amélioration de la qualité de vie, sans différence constatée entre les différentes techniques chirurgicales.

chirurgie bariatrique, gastrectomie longitudinale, sleeve gastrectomy, syndrome du court-circuit digestif

[L2,R1,R2]

Édit. 2017

empreinte gastrique du foie l.f.

impressio gastrica hepatis (TA)

gastric impression of liver

Large dépression ovalaire qui occupe la presque totalité de la face inférieure du lobe gauche du foie.
Elle est imprimée par la face antérieure convexe de l’estomac.

[A1]

Édit. 2019

face gastrique de la rate l.f.

facies gastrica lienis (TA)

gastric impression of spleen

rate

[A1]

Édit. 2017

fistule gastrique l.f.

gastric fistula

Trajet faisant communiquer la cavité gastrique avec l'extérieur de la paroi abdominale (il est alors d'origine chirurgicale, c'est une gastrostomie), ou encore avec un viscère voisin (fistule gastroduodénale ou gastrocolique, due à la perforation d'un ulcère, d’une tumeur…).

Étym. lat. fistula : canal

gastrostomie

[A3,L1]

Édit. 2018

fornix gastrique l.m.

fornix gastricus (TA)

fornix of stomach

Limite supérieure du fundus gastrique sous le diaphragme.

[A1, L1]

Édit. 2018

grande courbure gastrique l.f.

curvatura major gastricae (TA)

greater curvature of stomach

Bord gauche de l’estomac étendu du cardia au pylore.
Il comporte trois segments : supérieur qui circonscrit le fundus de l’estomac et qui est relié au diaphragme par le ligament gastro-phrénique ; moyen descendant relié au hile de la rate par le ligament gastro-liénal, les vaisseaux courts et l’artère gastro-épiploïque gauche ; inférieur, horizontal, qui constitue la grande courbure antrale reliée au côlon au-dessous de la rate par le grand omentum.

grosse tubérosité gastrique l.f.

fundus de l'estomac

incisure angulaire de la petite courbure gastrique l.f.

incisura angularis curvaturae minoris gastrici (TA)

angular incisure of lesser curvature of stomac

Angle aigu formé par les segments vertical et horizontal de la petite courbure gastrique.
Il est particulièrement marqué sur des radiographies de l’estomac avec ingestion de produit opaque en station debout. C’est une localisation élective de l’ulcère gastrique.

lame musculaire de la muqueuse gastrique l.f.

lamina muscularis mucosae gastricae (TA)

muscularis mucosae of stomach

Ensemble des fibres musculaires lisses qui, confluant en nappe, constituent une mince couche entre le chorion de la muqueuse et la sous-muqueuse de la paroi gastrique.

Syn. anc.  musculaire muqueuse gastrique

lavage gastrique l.m.

gastric emptying, gastric washing

Technique d'épuration consistant à remplir l'estomac avec une certaine quantité d'eau, puis à l'évacuer par siphonnage pour éliminer les toxiques ingérés sous forme galénique ou en solution diluée.
On utilise un tube de Faucher dont l'extrémité mousse est munie d'yeux latéraux. Il est adapté à une tulipe de 500 mL pour le liquide de lavage (eau salée à 37°C, isotonique à 9 g/L ). Après intubation trachéale chez les comateux (pour éviter les fausses routes), le tube de Faucher est lubrifié et introduit par voie oro- ou nasopharyngée, le patient étant soit assis, soit en latérocubitus gauche ou en procubitus. Avant le lavage, la position du tube doit être vérifiée par insufflation d'air et auscultation épigastrique. On procède au lavage par cycle pouvant aller de 25 à 30 litres chez l'adulte, renouvelable éventuellement. Lors du siphonnage on évitera de désamorcer le tube par une vidange trop complète. Le lavage peut être complété par l'administration de charbon activé associé à un émétique ou à un laxatif.
Un lavage gastrique abondant est le seul moyen d'évacuer les produits qui déposent sous forme de boue collante sur la muqueuse gastrique (p. ex. l'imipramine). L'efficacité du lavage dépend de :
- la nature du toxique dont les effets varient selon sa cinétique d'absorption, ses effets sur le transit gastro-intestinal et son aptitude à provoquer des conglomérats ;
- la quantité de toxique ingérée (on estime la dose en envisageant le pire) ;
- la précocité du lavage (le retard entre l'ingestion et la réalisation du lavage devrait si possible ne pas dépasser la demi-heure) ;
- la technique utilisée (sonde par le nez ou par la bouche, calibre de la sonde, position de la victime, volume utilisé pour chaque cycle de lavage, volume total du lavage).
L'efficacité est estimée par la clinique et par l'évaluation de la quantité éliminée par le lavage en comparaison avec la dose estimée initialement (ce qui nécessite de connaître exactement le volume de lavage et de faire un dosage précis de la concentration globale du toxique dans le liquide éliminé). Cela permet d'estimer les rapports entre la dose extraite et la quantité biodisponible, entre la quantité retirée et la dose toxique en particulier pour des toxiques lésionnels (paraquat, colchicine) ou fonctionnels aux conséquences graves (produits cardiotropes), et entre la quantité extraite et la dose thérapeutique. Chomstock a proposé de définir l'efficacité par comparaison avec un lavage ramenant plus de deux fois la dose thérapeutique. On peut aussi suivre la cinétique plasmatique et étudier la persistance de résidus toxiques dans l'estomac après le lavage (concentration significatives, mise en évidence de comprimés par la radiographie ou l'endoscopie).

charbon activé

ligament hépato-gastrique l.m.

ligamentum hepatogastricum (TA)

hepatogastric ligament

Partie moyenne très mince du petit omentum, tendue entre la face inférieure du foie et la petite courbure gastrique.

Syn. anc. ligament gastro-hépatique, pars flaccida du petit épiploon

ligament pariéto-gastrique l.m.

ligament gastro-phrénique

ligament phrénico-gastrique l.m.

ligament gastro-phrénique

lipase gastrique l.f.

gastric lipase

Enzyme catalysant l’hydrolyse de glycérides et de phospholipides, sécrété par les cellules fundiques de l’estomac.
Cette lipase est capable d’hydrolyser les triglycérides à chaînes courtes ou longues sur une large échelle de pH (2 à 6).
Elle n’est pas dégradée par la pepsine et son action ne dépend pas de la colipase. Elle assurerait environ 20 % de la digestion des triglycérides chez l’adulte, cette proportion pouvant augmenter en cas d’insuffisance pancréatique exocrine.

motricité gastrique (étude de la) l.f.

Activité mesurée par manométrie et par des techniques visant à mesurer la vidange gastrique (scintigraphie, échographie, test respiratoire à l'acide octanoïque marqué au carbone 13 ou 14, marqueurs de dilution incorporés au repas, marqueurs radio-opaques), ou à enregistrer les variations de potentiel intragastrique (électrogastrographie ou électromyographie des phénomènes moteurs).
La manométrie est également utilisée pour explorer la motricité de l'intestin grêle et du côlon.

musculaire muqueuse gastrique l.f.

lame musculaire de la muqueuse gastrique

opération antireflux gastrique l.f.

antireflux operation

A. Toupet, chirurgien français (1963), R. Nissen, chirurgien suisse (1956)

antireflux (opération), Nissen (opération de), Toupet (opération de)

Édit. 2017

paroi antérieure gastrique l.f.

paries anterior gastricae  (TA)

anterior wall of stomac

Paroi ventrale de l’estomac dont la partie supérieure est sous-thoracique et la partie inférieure abdominale.
La partie sous-thoracique est en rapport avec la paroi thoracique par l’intermédiaire du diaphragme et des organes qui l’en séparent ; cœur, péricarde, poumon et plèvre gauches ; au-dessous du diaphragme seuls le lobe gauche du  foie et le ligament triangulaire gauche s’interposent entre l’estomac et le diaphragme. La partie abdominale, plus ou moins étendue selon l’état de distension de l’organe, est en rapport en haut et à droite avec le foie, en bas et à gauche avec la paroi abdominale.

paroi postérieure gastrique l.f.

paries posterior gastricae (TA)

posterior wall of stomac

Paroi dorsale de l’estomac.
En haut elle s’appuie directement sur le diaphragme auquel elle est étroitement unie par le ligament gastro-phonique. Au-dessous de celui-ci elle répond, par l’intermédiaire du récessus omental inférieur, au diaphragme, à la glande suprarénale gauche, au corps et à la queue du pancréas, aux vaisseaux spléniques, à la rate, au rein gauche, au mésocôlon transverse  et au côlon transverse ; ces deux derniers  séparent l’estomac de la courbure duodéno-jéjunale et des anses grêles.

peptide inhibiteur gastrique l.m.

gastric inhibitory peptide, GIP

Peptide hormonal constitué de 42 acides, formé par certaines cellules intestinales ayant un effet inhibiteur sur la sécrétion gastrique.

Syn. entérogastrone

petite courbure gastrique l.f.

curvatura minor gastricae (TA)

lesser curvature of stomach

Bord droit de l’estomac qui sépare les faces antérieure et postérieure de l’organe.
Il est formé d’un segment supérieur vertical et d’un segment inférieur presque horizontal, unis selon un angle aigu, sur le sujet debout, lorsque l’estomac et en réplétion moyenne. Il est uni au foie par le petit omentum. Il est abordé en haut par l’artère gastrique gauche et les ramifications terminales des nerfs vagues, et en bas par l’artère gastrique droite.

petite tubérosité gastrique l.f.

antre pylorique

poche à air gastrique l.f.

fundus de l'estomac

polyadénome gastrique l.m.

gastric adenoma, adenomatous polyp.
Tumeur gastrique le plus souvent unique, pédiculée et polylobée lorsqu’elle atteint plusieurs centimètres.
D’architecture tubulaire ou villeuse, elle est histologiquement faite d’une prolifération de cellules cylindriques offrant des degrés variables d’atypie ou de dysplasie. Lorsque celle-ci est marquée, il convient de rechercher des zones de malignité et éventuellement d’invasion à travers la membrane basale.

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