kératite microponctuée allergique l.f.
→ kératite ponctuée superficielle
médiateurs de l'inflammation allergique l.m.p.
mediators of allergic inflammation
Médiateurs (autacoïdes) de l'allergie immédiate de type I appartenant à deux catégories : préformés et stockés dans la cellule d'une part, d'autre part néoformés au moment de la stimulation cellulaire.
1) Les médiateurs préformés sont avant tout l'histamine entreposée dans les granules des basophiles et des mastocytes associée à des protéoglycanes. L'action de l'histamine s'effectue sur deux types de récepteurs : les récepteurs H1 et les récepteurs H2. Les récepteurs H1, lorsqu'ils sont stimulés entraînent une contracture des muscles lisses, une perméabilité vasculaire accrue. Ces phénomènes sont inhibés par les antihistaminiques H1, p. par exemple la chlorphéniramine. La stimulation des récepteurs H2 entraîne une augmentation de sécrétion de mucus des voies aériennes supérieures et des sécrétions gastriques. Ce type d'action de l'histamine est bloqué par les antihistaminiques H2 type cimétidine. Sont préformés également certains facteurs chimiotactiques, facteurs tactiques pour les éosinophiles (ECF Eosinophil Chemotactic Factor), et facteurs tactiques pour les neutrophiles (NCF, neutrophil chemotactic Factor).
2) Les médiateurs néoformés sont des médiateurs d'origine lipidique dérivés de l'acide arachidonique dont les produits majeurs sont les prostaglandines. La voie de la lipo-oxygénase amène la production de LTA4 (LeucoTriene A4), précurseur commun de tous les leucotriènes. Ces leucotriènes provoquent beaucoup plus puissamment encore que l'histamine une bronchoconstriction qui est provoquée par l'allergène chez les sujets allergiques et inhibée par l'inhibiteur de la lipooxygénase.
→ PAF, PAF-acéther
néphropathie interstitielle aigüe immuno-allergique l.f.
acute interstitial nephritis
Atteinte rénale dont les lésions histologiques caractéristiques, œdème interstitiel important et infiltration cellulaire à prédominance mononuclée, la distingue des pyélonéphrites aigües.
Elle offre le tableau d'une insuffisance rénale aigüe, réversible si la cause est supprimée. Les étiologies les plus courantes sont d'origine médicamenteuse Par ex. prise de sulfamides,
d'antibiotiques, de phénindione. La rechute est possible en cas de reprise du même médicament.
purpura immuno-allergique l.m.
Purpura associé à une thrombopénie provoquée par la formation d'anticorps induite par la prise de médicaments et dont l'action dépend de la présence du médicament.
De nombreux médicaments peuvent être incriminés, l'exemple le plus connu est celui de la quinine et de ses dérivés, telle la quinidine.
réaction allergique immédiate l.f.
immediate hypersensitivity
Réaction se traduisant cliniquement ou lors des tests cutanés par une réponse dans les quelques minutes qui suivent le contact avec l'allergène (pollens, acariens).
C'est une réaction IgE dépendante. L’exploration de cette allergie se fait actuellement le plus souvent grâce aux prick tests (tests à lecture immédiate après piqure de la peau à travers une goutte de liquide constitué d’une solution contenant le produit supposé être responsable de l’allergie. L'examen biologique et particulièrement le RAST peut mettre en évidence des anticorps IgE spécifiques de la réaction.
réaction allergique retardée l.f.
delayed reaction
Réaction clinique aux tests cutanés d'apparition lente (survenant 24 à 48h après contact avec un allergène), type réaction tuberculinique.
L’exploration de cette allergie se fait actuellement le plus souvent grâce aux patch tests (tests épicutanés à lecture tardive mettant la peau saine en contact prolongé, par l’intermédiaire d’une pastille poreuse, avec une goutte d’un allergène dilué dans l’eau ou la vaseline. C'est une réaction à médiation non plus humorale comme la réaction immédiate mais cellulaire dont les rouages essentiels sont les lymphocytes sensibilisés par l’intermédiaire de cellules dendritiques présentatrices d’antigène.
réaction allergique semi-retardée l.f.
- il s'agit d'une réaction immédiate à IgE mais qui prolonge ses effets du fait de la mise en œuvre de médiateurs puissants d'origine lipidique type leucotriènes ;
- ou il s'agit d'un phénomène différent type Arthus où ce ne sont plus les IgE qui sont en cause, mais soit des IgG seules, soit une association IgE/IgG. On peut retrouver dans le sérum des anticorps précipitants contre l’agent pathogène responsable.
Cette allergie de type III se présente dans des alvéolites allergiques ou pneumopathies d’hypersensibilité dues à des moisissures ou à des actinomycètes contaminant des particules végétales, à des aspergillus ou à un antigène aviaire.
rhinite allergique l.f.
allergic rhinitis
Inflammation aigüe ou chronique de la muqueuse des fosses nasales d’origine allergique.
Elle peut être saisonnière (rhume des foins) ou perannuelle. Prurit nasal, éternuement, rhinorrhée et obstruction nasale en sont les principaux symptômes.
→ rhume des foins, coryza spasmodique, hyperréactivité nasale
rhinite hyperéosinophile non allergique l.f.
non allergic rhinitis eosinophilic syndrome (NARES)
Rhinite chronique non allergique caractérisée par une forte éosinophilie nasale et une hyperéosinophilie sanguine.
Ruiter (artériolite allergique de) l.f.
M. Ruiter, dermatologiste néerlandais (1948)
→ artériolite allergique de Ruiter
vascularite allergique l.f.
allergic vasculitis
Atteinte vasculaire d'origine allergique.
Ce terme est discutable ; il est utilisé par analogie avec les lésions observées au cours des réactions d'hypersensibilité de type III telles que le phénomène d'Arthus, et correspond en fait aux images de vascularite leucocytoclasique du trisymptôme de Gougerot.
H. Gougerot, dermatologiste français, membre de l’Académie de médecine (1935) ; M. Ruiter, dermatologiste néerlandais (1948)
Syn. angéite allergique
→ vascularite, complexes immuns (maladies à), Arthus (réaction), trisymptôme de Gougerot, artériolite allergique de Ruiter, grranilomatose éosinophilique avec polyangéitr
[F3, K1, K4, J1, N3]
Édit. 2020
vasculite allergique n.f.
allergic vasculitis
[F3, K1, K4, J1, N3 ]
Édit. 2020
angéite granulomateuse diffuse l.f.
→ Churg et Strauss (maladie de)
[D1,F3,K1,K4,J1,N3]
Édit. 2018
angéite primitive du système nerveux central l.f.
Affection rare caractérisée par des lésions inflammatoires de la paroi des artérioles et des artères de petit et moyen calibre, limitées au système nerveux central, survenant sans cause identifiée.
Le diagnostic en est très difficile du fait de l'extrême polymorphisme et de l'absence de spécificité de la présentation clinique et des anomalies observées en neuro-imagerie. L’affection est suspectée en présence de déficits neurologiques focaux associés à des troubles cognitifs et/ou de la conscience, précédés par des céphalées inhabituelles La distinction avec le syndrome d'angiopathie cérébrale aiguë réversible est parfois très délicate. Le diagnostic de certitude est histologique. il s'agit d'un diagnostic d'exclusion. Le traitement de cette affection spontanément mortelle repose sur l'association de corticoïdes et d'immunosuppresseurs qui permet une amélioration dans la majorité des cas.
H. Cravioto, I. Feigin (1959)
[H1]
Édit. 2018
angéite granulomateuse bénigne lymphocytaire l.f.
lymphomatoid benign granulomatous angiitis
Vascularite granulomateuse lymphocytaire atteignant plus fréquemment les poumons.
Ce processus considéré comme bénin peut évoluer comme une maladie lymphoproliférative maligne de novo. Cette affection rentre dans le cadre d’un lymphome à cellules T, angiocentrique, extranodal à prédilection pulmonaire.
M. J. Saldana, anatomopathologiste américain, Professor, Department of Pathology, University of Miami School of Medicine, Surgical Pathologist, Jackson Memorial Hospital,, Miami (1977)
Syn. lymphome angiocentrique pulmonaire
→ lymphome angiocentrique T, angéite granulomateuse
[F1,K1,K4]
Édit. 2018
Churg et Strauss (angéite granulomateuse de) l.f.
Churg and Strauss granulomatous angiitis
J. Churg, médecin interniste américain d'origine polonaise et Lotte Strauss, pédiatre américaine d'origine allemande (1951)
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. granulomatose éosinophilique avec polyangéite
→ granulomatose éosinophilique avec polyangéite
[F3, K1,K4,J1,N3]
Édit. 2019
angéite nécrosante granulomateuse l.f.
necrotizing angIitis
Maladie inflammatoire ou immune des artères de petit calibre.
Le démembrement nosologique de ces nombreuses maladies n’est pas achevé. La plus connue des angéites nécrosantes est la périartérite noueuse. Mais on peut encore citer : l'artérite à cellules géantes (maladie de Horton), la maladie de Takayashu, la vascularite à IgA (purpura rhumatoïde), la granulomatose avec polyangéite (maladie de Wegener), etc.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite nécrosante
→ périartérite noueus, maladie de Takayashu, artérite à cellules géantes, vascularite à IgA, granulomatose avec polyangéite
[F3, K4, N3]
Édit. 2019
angéite nécrosante l.f.
necrotizing angeitis
Groupe de maladies marquées par une inflammation nécrotique des parois des vaisseaux sanguins, surtout celle des artères de moyen calibre ou des artérioles, secondaire à un probable mécanisme immunopathologique.
L'artérite à cellules géantes, la périartérite noueuse, l'angéite d’hypersensibilité, la granulomatose avec polyangéite , la granulomatose éosinophilique avec polyangéite font partie de cette entité.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation
Syn. vascularite nécrosante systémique
→ artérite à cellules géantes, périartérite noueuse, angéite d’hypersensibilité, granulomatose avec polyangéite , granulomatose éosinophilique avec polyangéite
[F3, K4, N3]
Édit. 2019