Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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épiploon gastro-hépatique l.m.

omentum (petit)

[A1]

Édit. 2018

épiploon gastro-splénique l.m.

ligament gastro-splénique

[A1]

Édit. 2018

ganglions lymphatiques gastro-épiploïques droits l.m.p.

nœuds lymphatiques gastro-omentaux droits

ganglions lymphatiques gastro-épiploïques gauches l.m.p.

nœuds lymphatiques gastro-omentaux gauches

gastro-élytrotomie l.f.

gastro-elytrotomy

Variété de césarienne abdominale extra-péritonéale qui aborde le col utérin par incision de la paroi vaginale.

Syn. laparo-élytrotomie

gastro-entérite infectieuse l.f.

infectious gastroenteritis

Inflammation des muqueuses gastrique et intestinale, d’évolution généralement aigüe, sous l’influence d’un microorganisme pathogène, bactérien ou viral, après une contamination le plus souvent alimentaire.
Sa traduction clinique est dominée par la diarrhée et des douleurs abdominales, avec ou sans fièvre. De nombreuses bactéries peuvent en être responsables (Salmonella, Shigella, Campylobacter, Yersinia, colibacilles, staphylocoques, etc.) ainsi que certains virus (rotavirus, parvovirus, enterovirus, etc.). Le traitement est à la fois symptomatique (réhydratation, médicament antidiarrhéique) et anti-infectieux après identification de l’agent responsable par examen direct des selles et/ou coproculture.
Cette affection atteint très fréquemment les voyageurs séjournant en pays tropical ; elle est communément dénommée tourista. Habituellement, elle guérit spontanément en moins de 4 jours.
Ses causes sont multiples : changement de régime alimentaire, infection ou toxi-infection par certaines bactéries ou par des rotavirus (Reoviridae) ou des norovirus (Caliciviridae). Dans ce cas, l’évolution est plus longue et plus sévère et peut, s’il s’agit de diarrhées bactériennes, imposer un traitement antibiotique.

gastro-entéro-anastomose l.f.

gastro entero-anastomosis

Création chirurgicale d'une anastomose entre l'estomac et l'intestin grêle.

Syn. gastroentérostomie

gastro-entérostomie l.f.

gastroenterostomy

Anastomose réalisée chirurgicalement entre l'estomac et l'intestin, la variété la plus fréquente étant la gastrojéjunostomie latérolatérale.

Syn. gastroentéro-anastomose

gastro-iléostomie l.f.

gastroileostomy

Création par voie chirurgicale d'une communication entre l'estomac et l'iléon.

gastro-jéjunostomie n.f.

gastrojejunostomy

Création par voie chirurgicale d'une communication entre l'estomac et le jéjunum.

ligament gastro-colique l.m.

ligamentum gastrocolicum (TA)

gastrocolic ligament

Partie supérieure du grand omentum qui relie la grande courbure gastrique à la face antérieure du côlon transverse à laquelle elle s’accole.
Elle limite en avant la partie inférieure de la bourse omentale. Ses deux feuillets péritonéaux, antérieur et postérieur, se continuent, au niveau de la grande courbure par le péritoine des faces antérieure et postérieure de l’estomac. Ces deux feuillets participent, au-dessous du côlon transverse, à la constitution du tablier omental, plus ou moins chargé de graisse et qui s’interpose entre les viscères susmésocoliques et la face profonde de la paroi abdominale antérieure. Le feuillet postérieur de cette formation, soudé en arrière, au niveau du côlon, au feuillet antérieur du mésocôlon transverse, forme le plancher de la bourse omentale. Dans l’espace des deux feuillets cheminent les éléments vasculo-nerveux gastro-épiploïques.

Syn. .anc. épiploon gastro-colique

ligament gastro-hépatique l.m.

omentum (petit)

ligament gastro-liénal l.m.

ligament gastro-splénique

ligament gastro-pancréatique de Huschke

E. Huschke, anatomiste allemand (1797-1858)

pli gastro-pancréatique

ligament gastro-phrénique l.m.

ligamentum gastrophrenicum (TA)

gastrophrenic ligament

Large lame péritonéale unissant la grande courbure gastrique à la paroi diaphragmatique gauche.
Le feuillet droit de ce ligament constitue la paroi gauche de la bourse omentale. Le feuillet gauche se prolonge en dehors et en avant par le  ligament gastro-splénique.

Syn. anc. ligament phrénico-gastrique ; ligament pariéto-gastrique ; ligament postérieur de l’estomac ; ligament suspenseur de l’estomac.

ligament gastro-splénique l.m.

ligamentum gastrosplenicum ; ligamentum gastrolienale (TA)

gastrosplenic ligament

Lame péritonéale unissant la grande courbure de l’estomac au hile de la rate.
Elle se continue en bas par le grand omentum et en haut par le ligament gastro-phrénique. Elle ferme le fond de la bourse omentale qu’elle sépare de la cavité péritonéale.

Syn. anc. épiploon gastro-splénique

nœuds lymphatiques gastro-omentaux droits l.m.p.

nodi lymphoidei gastroomentales dextri (TA)

right gastro-omental lymph nodes

Groupe de nœuds lymphatiques d’importance variable (de un à onze) échelonnés sur le trajet de l’artère gastro-épiploïque droite.
Situés au-dessous de l’artère, ils sont à distance de la grande courbure gastrique dont ils ne débordent jamais à gauche la partie moyenne.

Syn. anc.  ganglions lymphatiques gastro-épiploïques droits.

nœuds lymphatiques gastro-omentaux gauches l.m.p.

nodi lymphoidei gastroomentales sinistri (TA)

left gastro-omental lymph nodes

Groupe de nœuds lymphatiques qui fait suite aux nœuds lymphatiques de la chaîne liénale.
Ses éléments s’échelonnent le long de l’artère gastro-épiploïque gauche depuis la rate jusqu’à la grande courbure gastrique et dans la partie attenante du grand omentum.

Syn. anc.  ganglions lymphatiques gastro-épiploïques gauches.

oculo-gastro-intestinale (dystrophie musculaire) l.f.

oculogastrointestinal muscular dystrophy

dystrophie musculaire oculo-gastro-intestinale

Édit. 2017

pli gastro-pancréatique l.m.

plica gastropancreatica (TA)

gastropancreatic fold

Repli du péritoine pariétal postérieur du récessus omental inférieur soulevé par l’artère gastrique gauche et ses veines.
Il s’étend de la région sous-cardiale à la trifurcation de l’artère caeliaque au-dessus du tubercule omental du pancréas. Il circonscrit en arrière et en haut le foramen de la bourse omentale.

E. Huschke, anatomiste allemand (1797-1858)

Syn. anc. faux de l’artère coronaire stomachique, ligament gastro-pancréatique de Huschke, ligament pancréatico-aortique, ligament profond de l’estomac.

reflux gastro-œsophagien l.m.

gastro-oesophagal reflux

Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.

hernie hiatale (recherche de), Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, antireflux (opération), métoclopramide, dompéridone

[L1]

Édit. 2019

reflux gastro-œsophagien chez l'enfant l.m.

oesophageal reflux

Reflux gastroœsophagien qui se produit chez le nouveau-né, jusqu'à l'âge de 6 semaines environ, le sphincter du cardia n'étant pas efficace : il est alors quasi-physiologique.
Sa persistance ou son intensité doit faire rechercher un reflux gastroœsophagien qui accompagne presque toujours une atrésie de l'œsophage ou une hernie diaphragmatique (à cause des tractions qui s'exercent sur l'œsophage ou le diaphragme). En effet, une distension thoracique importante distend toujours l'orifice œsophagien du diaphragme (emphysème du poumon gauche, bronchodysplasie, paralysie ou éventration diaphragmatique, ventilation mécanique prolongée).

reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.

gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux

Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de «  signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.

C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)

tronc gastro-colique de Henle l.m.

Tronc veineux formé par la confluence, au-devant de la tête du pancréas, de la veine colique droite, de la veine pancréatico-duodénale inférieure droite et de la veine gastro-omentale droite.
Très court et assez volumineux, ce tronc commun s’abouche au bord droit de la veine mésentérique supérieure au-devant du processus uncinatus du pancréas.

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

Syn. tronc de Henle, veine gastro-colique de Henle

tumeur stromale gastro-intestinale l.f.

Tumeur mésenchymateuse responsable d’hémorragies digestives souvent occultes, caractérisée par une prolifération de cellules fusiformes ou plus rarement épithélioïdes pouvant se développer à partir de tous les segments du tube digestif, surtout de l’estomac et de l’intestin grêle, exceptionnellement du mésentère et du péritoine.
Cette tumeur mésenchymateuse dérive des cellules de Cajal (responsables de la motricité intestinale) ou d’un précurseur, typiquement de phénotypes KIT+ et DOG+, présentant très fréquemment une mutation activatrice des gènes codant pour les récepteurs tyrosine-kinase KIT ou PDGFRA. Avec une incidence voisine de quinze cas pour 1000000 habitants, par an, cette affection qui est la plus fréquente des tumeurs mésenchymateuses digestives, représente moins de 1% de l’ensemble des sarcomes. L’âge médian de la survenue des GIST varie entre 55 et 65 ans et rarement avant 40 ans ; le sexe ratio est de 1/1. Leur traitement, lorsqu’elles sont localisées, est essentiellement chirurgical, mais elles ont grandement bénéficié du traitement par les inhibiteurs de tyrosine kinase qui ont transformé leur pronostic autrefois redoutable. L’efficacité de cette thérapeutique est conditionnée en partie par la nature des mutations.

S. Ramón y Cajal, anatomopathologiste espagnol, membre de l'Académie de médecne, prix Nobel de médecine de 1906 (1852 - 1934 ) ; J. B. Bachet, onco-épidémiologiste français (2013)

Étym. lat. tumor : gonflement

Sigle GIST

Cajal (cellule de), imatinib, KIT, PDGFRA gene, BRAF gene, tyrosine kinase, tyrosine kinases (inhibiteurs des)

[ F2, L1, Q1,]

Édit. 2019

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