ankylose crico-aryténoïdienne l.f.
crico arytenoïd fixation
Blocage de l’articulation entre le cricoïde et l’aryténoïde entraînant une immobilité de l’aryténoïde et de la corde vocale.
Ce blocage peut être uni- ou bilatéral. La dysphonie est majeure si la corde est placée en abduction. La dyspnée est le signe principal dans les formes bilatérales en adduction. Ces blocages sont liés à une fibrose de l’articulation crico-aryténoïdienne ; elles sont secondaires à un traumatisme interne (intubation prolongée) ou à un traumatisme externe. Parfois une infiltration néoplasique est en cause.
Étym. gr. agkulosis : courbure
→ immobilité laryngée, paralysie laryngée
[F2,P1]
Édit. 2017
aplasie du tibia l.f.
tibial aplasia, congenital longitudinal deficiency of the tibia
Malformation congénitale par défaut de développement du rayon médial de la jambe.
L’aplasie totale (agénésie) représente plus de la moitié des cas. La fibula est luxée en haut et en dehors, l’articulation du genou est absente, l’extrémité distale du fémur anormale, la rotule absente, la jambe est en flessum par rapport à la cuisse ; la mobilité est très réduite.
Dans l’aplasie distale du tibia seule l’épiphyse proximale peut être présente sous une articulation du genou mal formée et de mobilité réduite, le péroné est luxé vers le haut. Quand il persiste une épiphyse et une métaphyse proximale, le genou est souvent fonctionnel et le segment métaphysaire, petit, cartilagineux et invisible sur la radiographie dans les premiers mois, s’ossifie et s’allonge au cours de la croissance ce qui favorise une reconstruction L’aplasie complète de la partie proximale du tibia est rare. L’aplasie du segment distal articulaire, exceptionnelle, entraîne un diastasis entre les deux extrémités du tibia et de la fibula, l’astragale s’intercale dans la divergence entre les deux os.
Les malformations musculaires associées sont constantes : le muscle quadriceps fémoral et les muscles ischio-jambiers ne sont insérés normalement que s’il existe une épiphyse et une métaphyse proximales ; les muscles de la loge antérieure de la jambe et certains de la loge postérieure sont absents ou anormaux. Le pied est en varus équin avec aplasie des rayons médiaux. Des anomalies vasculaires se retrouvent dans la moitié des cas. Si dans certains cas une reconstruction est possible (par transposition de la fibula), d’autres sont au dessus de toute ressource chirurgicale.
Étym. gr. a privatif ; plassein : façonner
→ ectromélie, Brown (opération de)
artère glutéale supérieure l.f.
arteria glutea superior (TA)
superior gluteal artery
La plus grosse branche terminale du tronc postérieur de l’artère iliaque interne.
Elle passe entre le tronc lombo-sacral et le premier nerf sacré. Elle sort du pelvis par la grande incisure ischiatique au-dessus du muscle piriforme et pénètre dans la région fessière. Elle se divise aussitôt en deux rameaux terminaux, l’un superficiel pour le muscle grand glutéal, l’autre profond qui se divise en un rameau supérieur et un rameau inférieur pour les muscles moyen et petit glutéaux. Dans le bassin et dans la région fessière elle fournit des rameaux à l’os coxal, à l’articulation sacro-iliaque, à l’articulation de la hanche, au muscle piriforme et au muscle tenseur du fascia lata. Elle s’anastomose avec l’artère glutéale inférieure, l’artère circonflexe fémorale latérale, l’artère ilio-lombale et la cinquième artère lombale.
P. Poirier, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1853-1907)
Syn. anc. artère fessière, artère iliaque postérieure de Poirier
[A1]
Édit. 2
artère malléolaire antéro-médiale l.f.
arteria malleolaris anterior medialis (TA)
anterior medial malleolar artery
Branche médiale de l’artère tibiale antérieure qui naît au-dessus de l’interligne de l’articulation talo-crurale.
Elle fournit des rameaux superficiels pour la zone malléolaire médiale et des rameaux profonds pour l’articulation talo-crurale. Elle s’anastomose avec l’artère tibiale postérieure et le rameau perforant de l’artère péronière.
Syn. anc. artère malléolaire interne
arthrite n.f.
Atteinte articulaire inflammatoire
Une arthrite peut être aigüe, subaigüe ou chronique, porter sur une articulation (mono- arthrite), un petit nombre d’articulations (oligo-arthrite) ou de nombreuses articulations (polyarthrite), être d’étiologie infectieuse, immunitaire ou métabolique. L’atteinte articulaire des arthrites est initialement synoviale, pouvant s’étendre ensuite aux autres structures de l’articulation (cartilage, fibrocartilages, os sous-chondral).
Étym. gr. arthron : articulation ; ite : inflammation
→ arthrite bactérienne, polyarthrite
arthrite bactérienne l.f.
bacterial arthritis
Arthrite infectieuse causée par une bactérie présente dans l’articulation.
Les arthrites bactériennes peuvent être dues surtout à des pyogènes (staphylocoque, gonocoque, streptocoque, pneumocoque, méningocoque, bactéries à Gram négatif, Salmonella, Hemophilus influenzae surtout chez l’enfant, etc.), au bacille tuberculeux, à Brucella melitensis et, exceptionnellement, à des germes tels que Pasteurella multocida ou Streptobacillus moniliformis. L’infection articulaire résulte le plus souvent d’une diffusion hématogène. Elle peut aussi résulter d’une inoculation directe de l’articulation au cours d’une ponction ou d’une infiltration articulaire ou encore de la diffusion d’une infection de voisinage (ostéomyélite par ex.). Il faut enfin rapprocher des arthrites infectieuses l’infection survenant sur une prothèse articulaire de remplacement.
Étym. gr. arthron : articulation, ite : inflammation
arthrose talonaviculaire l.f.
talo navicular arthrosis
Rhumatisme dégénératif de l'articulation astragaloscaphoïdienne ou talonaviculaire.
Elle se voit comme séquelle de tous les troubles statiques de l'articulation médiotarsienne d'origine traumatique ou non.
Syn. arthrose astragaloscaphoïdienne
articulation de l'os pisiforme l.f.
articulatio ossis pisiformis (TA)
pisiform joint
Articulation condylienne qui unit la face postérieure de l’os pisiforme à la face antérieure du triquetrum.
La capsule articulaire est renforcée par trois ligaments : un ligament supérieur, faisceau pisiformien du ligament médial de l’articulation radiocarpienne ; un ligament pisi-unciformien inférolatéral ; un ligament pisimétacarpien inféromédial.
Syn. anc. articulation pisi-pyramidale
articulation en selle l.f.
articulatio sellaris (TA)
saddle joint
Articulation diarthrodiale dont les surfaces sont en forme de selle, l’une étant concave dans un sens et convexe dans l’autre, la surface opposée étant inversement conformée.
C’est une articulation à deux axes qui permet des mouvements dans deux directions. Elle rappelle les surfaces en contact de deux anneaux.
Syn. anc. articulation par emboîtement réciproque, articulation toroïde
articulation fémoro-tibiale l.f.
articulatio femorotibialis (PNA)
Articulation biglénoïdienne entre les surfaces articulaires proximales du tibia et les condyles fémoraux.
C’est une articulation de structure, de mécanisme et de pathologie complexes en raison de la présence des ménisques latéral et médial. Les moyens d’union sont capsuloligamentaires et musculaires.
articulation huméro-ulnaire l.f.
articulatio humeroulnaris (TA)
humero-ulnar joint
Articulation trochléenne qui unit la trochlée humérale et l’incisure trochléaire de l’ulna.
Partie constituante de l’articulation du coude, elle permet les mouvements de flexion et d’extension de l’avant-bras.
Syn. anc. articulation huméro-cubitale
articulation plane l.f.
articulatio plana (TA)
plane joint
Articulation dont les surfaces sont planes.
Elle fonctionne par un processus de glissement potentiel dans toutes les directions de l’espace. Ce type d’articulation n’est susceptible, en règle, que de mouvements limités.
Syn. anc. arthrodie
articulations carpo-métacarpiennes l.f.p.
articulationes carpometacarpales (TA)
carpometacarpal joints
Arthrodies qui unissent les os de la deuxième rangée du carpe aux bases des quatre derniers métacarpiens.
Elles forment une articulation composée dont la cavité articulaire unique communique avec celle des articulations médiocarpiennes et intermétacarpiennes. Elles sont totalement indépendantes de l’articulation carpo-métacarpienne du pouce.
articulations du crâne l.f.p.
articulationes cranii (TA)
cranial Synovial joints
Ensemble des seules articulations mobiles au niveau du crâne : l’articulation temporo-mandibulaire et l’articulation atlanto-occipitale.
articulations du membre inférieur libre l.f.p.
articulationes membri inferioris liberi (TA)
Synovial joints of free lower limb
Ensemble des articulations du membre inférieur mobile sur la ceinture pelvienne : articulation coxale, genou, articulation tibio-fibulaire, articulations du pied.
attelle dynamique l.f.
dynamic splint
Appareil de maintien d’une articulation des membres associé à un système permettant une mobilisation active ou passive de cette articulation et des articulations adjacentes.
Il est surtout utilisé pour les articulations des doigts par un système de rappel élastique. Pour les grosses articulations du membre inférieur, le coude et le genou en particulier un système électromécanique permet la mobilisation (arthromoteur).
bourse ilio-pectinée l.f.
bursa iliopectinea (TA)
iliopectineal bursa
Bourse séreuse développée entre la face profonde du muscle psoas iliaque et l’articulation coxofémorale.
Elle peut communiquer avec la cavité synoviale de l’articulation.
Syn. anc. bourse du psoas iliaque
Édit. 2017
bourse subtendineuse du muscle subscapulaire l.f.
bursa subtendinea musculi subscapularis (TA)
subtendinous bursa of subscapularis
Bourse séreuse développée entre la face profonde du tendon du muscle subscapulaire et la partie antéro-supérieure de la capsule de l’articulation gléno-humérale en regard du col de la scapula.
Chez l’adulte, elle communique presque constamment avec le prolongement subscapulaire de la synoviale articulaire à travers le foramen ovale de la partie amincie de la capsule de l’articulation gléno-humérale.
Syn. anc. bourse séreuse du sous-scapulaire
Édit. 2017
boutonnière (déformation en) l.f.
boutonnière deformity, buttonhole deformity
Déformation d’un doigt long avec flexion de l’articulation interphalangienne proximale et extension de l’interphalangienne distale et souvent de la métacarpophalangienne.
Elle est la conséquence d’une subluxation de la tête de la première phalange à travers le tendon de l’extenseur qui est rompu ou dédoublé. L’origine est soit traumatique soit par dégénérescence; les bandelettes latérales de l’appareil extenseur ont glissé de chaque côté de l’articulation entre la première et la deuxième phalange.
Édit. 2017
compartimental adj.
compartmental
1° Qui correspond à une loge musculo-aponévrotique.
Le syndrome compartimental ou syndrome de compression des loges ostéomusculo-aponévrotiques entraîne l’ischémie du contenu des loges inextensibles. Ce syndrome d’hyperpression à l’intérieur des loges peut être lié à une compression interne : œdème, hématome, augmentation de volume du muscle ou à une compression extrinsèque. Il est dépisté par une prise de pression dans les loges et doit être traité en urgence par aponévrotomie.
2° Qui correspond à l'une des deux parties médiane ou latérale de l’articulation du genou.
On décrit des lésions uni ou bicompartimentaires et on utilise des prothèses uni ou bicompartimentaires. Par extension, une lésion ou une prothèse du genou tricompartimentaire correspond aux 3 parties constitutives de l’articulation du genou : fémorotibiale médiane, fémorotibiale latérale et fémoropatellaire.
R. von Volkmann, chirurgien allemand (1881)
Syn. compartimentaire
→ Volkmann (syndrome de), loge (syndrome de)
[A1,I2]
condyle occipital l.m.
condylus occipitalis (TA)
occipital condyle
Saillie articulaire ovalaire, à grand axe oblique en avant et en dedans, située sur la face exocrânienne de l’occipital, en avant du bord antérieur du foramen magnum.
Elle s’articule avec la surface articulaire supérieure de la masse latérale de l’atlas. Elle constitue avec les éléments de l’articulation atlanto-occipitale controlatérale une articulation bicondylienne susceptible de mouvements de flexion-extension et d’inclinaison latérale.
[A1]
Édit. 2015
contracture antalgique l.f.
Raccourcissement d'un ou plusieurs muscles, durable, participant à une attitude destinée à calmer la douleur provenant le plus souvent d'une articulation, chaque mouvement de l'articulation exagérant la contracture.
[I4]
corps du sternum l.m.
corpus sterni (TA)
body of sternum
Pièce moyenne du sternum sur laquelle s’articulent les cartilages costaux du deuxième au septième.
Elle est unie en haut au manubrium sternal par l’articulation sternale supérieure qui forme un angle dièdre saillant en avant (angle de Louis). Elle est unie à son extrémité distale au processus xiphoïde par l’articulation sternale inférieure.
A. Louis, chirurgien militaire et physiologiste français (1723-1792)
Syn. anc. mésosternum, gladiolus, lame du sternum
[A1]
Édit. 2015
corps étranger articulaire l.m.
loose body
1) Fragment ostéocartilagineux provenant d'un foyer de nécrose osseuse localisée, séquelle d'une ostéochondrite disséquante au stade de séquestration et libéré dans l'articulation.
Son revêtement fibrocartilagineux et sa forme ovalaire lui donnent une mobilité intraarticulaire qui lui vaut son nom de souris articulaire.
2) Élément libre ou fixé situé dans une articulation, d'origine intrinsèque (fracture ostéochondrale, synovite) ou extrinsèque (par pénétration accidentelle).
Syn. ostéochondrite disséquante
[I1,I2]
crépitation osseuse l.f.
bone crepitation
En orthopédie, sensation de crissement perçue à la palpation qui résulte, lors de la fracture d’un os, du frottement l'une contre l'autre des deux extrémités.
Ce terme peut aussi s'appliquer à une articulation pathologique. P.ex. un crissement peut être noté entre la rotule et les condyles fémoraux lors de la mobilisation de l'articulation du genou, au cours de l'arthrose fémoropatellaire.
2) En obstétrique, perception particulière des os crâniens au toucher vaginal lorsque le fœtus est mort depuis plus de deux jours.
Elle est due à une mobilité anormale et à un chevauchement des écailles pariétales.
[N1,I2,O3,O6]