résistance des voies aériennes l.f.
airways resistance (Raw)
Différence de pression entre l'alvéole pulmonaire et la bouche, nécessaire pour produire un débit de 1L/sec, exprimée en cm eau/L/sec.
Dans un tube avec écoulement de fluide, la résistance R entre deux points est le quotient de la différence de pression P entre ces deux points par le débit
suractivation des voies sympathiques cervicales l.f.
F. Pourfour du Petit, anatomiste, chirurgien et ophtalmologiste français (1727) (1664 - 1741)
→ syndrome de Pourfour du Petit
[A1,G1,H1,H5,P2]
syndrome d'obstruction des voies aériennes l.f.
airway obstruction syndrome
Ensemble des signes entraînés par l'obstruction des voies aériennes.
La détresse respiratoire aigüe par obstruction des voies aériennes supérieures se voit chez les sujets avalant gloutonnement (souvent des débiles mentaux) ou chez les jeunes enfants. Dans le cas où l'obstruction est limitée à une bronche, cas fréquent chez le jeune enfant, le syndrome est moins caractéristique : l'exemple typique est celui de l'enfant jouant sous la table alors que ses parents reçoivent des amis, qui s'empare d'une cacahuète ou d'un petit gâteau sec, le mâche mal et fait une fausse route en l’avalant. L'enfant s'agite alors et manifeste sa détresse : il ne peut en général ni pleurer, ni crier mais, dans les cas favorables, un effort inspiratoire violent lui permet de déplacer le corps étranger dans une plus petite bronche. La respiration reprend, l'enfant pleure, est abattu puis se calme au bout d'un moment. Si l'on ne fait rien, un abcès du poumon peut se former au bout d'une semaine ou plus dans le territoire obstrué.
Une dyspnée inspiratoire chez un jeune enfant présentant un tel comportement implique de faire immédiatement la manœuvre d'Heimlich, puis, dans tous les cas, il faut conduire l'enfant à l'hôpital pour une indispensable bronchoscopie.
H. J. Heimlich, chirurgien américain (1975)
Étym. lat. obstructio : action d'enfermer (ob : devant ; struo : bâtir)
→ Heimlich (manœuvre d'), inhalation d'un corps étranger chez l'enfant
voies d'administration des médicaments l.f.p
route of administration
Modes de pénétration utilisé pour qu'un médicament pénètre dans l'organisme visé.
On distingue : la voie entérale ou orale (introduction par la bouche dans le tube digestif), les voies parentérales (sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intraartérielle, intrarachidienne, intracardiaque), les voies transmuqueuses (voie rectale, buccolinguale, alvéolaire) et les voies locales (applications sur la peau ou sur les muqueuses, injections intrapleurales ou intraarticulaires).
Étym. lat. medicamentum : médicament, poison
canaux biliaires inter-lobulaires l.m.p.
ducti biliferi interlobulares (TA)
interlobular bile ducts
Canaux biliaires intra hépatiques placés dans les fissures péri-lobulaires.
Ils drainent les canalicules intra-lobulaires compris entre les cellules des lobules. Les canaux inter-lobulaires sont anastomosés entre eux et se réunissent dans les espaces portes où ils cheminent dans les gaines de la capsule fibreuse du foie avec un rameau de l’artère hépatique et de la veine porte. Ils sont en situation épiportale. De leur réunion dans le sillon transverse du foie (porte du foie) naissent les canaux hépatiques droit et gauche.
Syn. conduits biliaires inter-lobulaires
Syn. anc. canaux péri-lobulaires
[A1,L1]
Édit. 2015
conduits biliaires interlobulaires l.m.
→ canaux biliaires interlobulaires
[A1]
Édit. 2015
anomalies digitales avec fentes palpébrales rétrécies, fissures et atrésie de l'œsophage ou du duodénum l.f.p.
digital anomalies with short palpebral fissures and atresia of esophagus or duodenum
→ syndrome oculo-digito-œsophago-duodénal
[A4,O6,Q2]
Édit. 2017
atrésie n.f.
atresia
Absence ou occlusion complète ou incomplète d'un orifice ou d'un conduit naturel, de la lumière d’un organe ou d’une structure de celui-ci résultant d'une anomalie de développement.
P. ex : atrésie folliculaire ovarienne, atrésie du vagin, du col de l'utérus, de l'œsophage, etc.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
atrésie bronchique l.f.
bronchial atresia
Malformation bronchique caractérisée par une interruption de la lumière d'une bronche segmentaire, le plus souvent apicopostérieure gauche, exceptionnellement lobaire.
Il existe une mucocèle en aval de l'obstruction par accumulation de mucus. L'atrésie bronchique expose à des infections bronchiques récidivantes. Elle est souvent asymptomatique et découverte lors d'un cliché de thorax qui montre l'image d'une bronchocèle en amont d'une distension pulmonaire localisée. La TDM identifie la mucocèle. L'exérèse chirurgicale du segment ou du lobe malformé est nécessaire en cas d'infection bronchique, discutée dans les formes asymptomatiques.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
atrésie choanale l.f.
choanal atresia
Occlusion, plus ou moins complète, uni ou bilatérale, des choanes.
D’origine congénitale, elle est à double composante osseuse et membraneuse.
Étym. gr. a : priv. ; trêsis : trou ; khoan : récipient
Syn. sténose choanale
→ choane
atrésie choanale postérieure l.f.
posterior choanal atresia
Syn. syndrome CHARGE
[A4, O6, Q3]
Édit. 2018
atrésie congénitale multiple de Weyers l.f.
Weyers’ multiple congenital atresia
Ensemble d'atrésies du tube digestif à différents niveaux (œsophage, rectum, anus) coexistant avec des oblitérations des veines pulmonaires.
H. Weyers, pédiatre et pédontologiste allemand (1920-1986)
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
atrésie de l'œsophage l.f.
esophageal atresia
Anomalie digestive fœtale, caractérisée par une occlusion congénitale de l'œsophage en forme de cul-de-sac, le plus souvent devant la troisième vertèbre dorsale.
Elle est associée dans 90% des cas à une fistule trachéo-œsophagienne. Le diagnostic in utero est évoqué en présence d'un hydramnios et de l'absence de clarté gastrique à l'échographie fœtale. Le diagnostic doit être fait dans les minutes qui suivent la naissance ; il repose sur l'introduction systématique d'une sonde digestive qui bute sur l'obstacle ou par l'injection d'air à la seringue suivie d'une radiographie thoracique. L'injection de quelques mL d'air par une sonde supposée placée dans l'estomac ne donne pas le bruit hydroaérique caractéristique à l'auscultation du creux épigastrique. Dans 85% des cas le segment inférieur de l'œsophage communique avec la trachée (atrésie de type III). Dans 50% des cas la malformation est associée à une autre anomalie qu'il faut rechercher systématiquement. Certaines d'entre elles compromettent l'avenir (cardiopathie, anomalie du système nerveux, aberration chromosomique, etc.). Elle doit être corrigée chirurgicalement par rétablissement de la continuité œsophagienne dès les premiers jours de la vie.
Non reconnue à la naissance, cette atrésie se révèlera très vite par des fausses routes avec détresse respiratoire à chaque tentative d'alimentation
Il faut toujours tenir l'enfant debout, dès le diagnostic posé, pour éviter l'inondation des poumons par un reflux gastrique, et aspirer la salive, puis intuber et aspirer la trachée. La continuité œsophagienne peut en général être rétablie chirurgicalement d'emblée en même temps que la fermeture de la fistule œsotrachéale. Lors de la réanimation et de l'anesthésie, éviter la ventilation artificielle pour ne pas distendre l'estomac.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou (atresia = pas de trou).
atrésie du col utérin l.f.
atresia of the uterine cervix
Imperforation congénitale du museau de tanche du col utérin, isolée ou associée à d'autres malformations génito-urinaires.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
atrésie du point lacrymal l.f.
atresia of the lacrymal puncta
Point lacrymal minuscule, non fonctionnel, recouvert d'une fine membrane avasculaire.
L’affection est autosomique dominante
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
Syn. atrésie du méat, agénésie du point lacrymal
atrésie laryngée l.f.
laryngeal atresia
Malformation congénitale du larynx avec rétrécissement majeur de la filière laryngée le plus souvent incompatible avec la vie.
Elle est marquée par une détresse respiratoire à la naissance avec absence de cris. On décrit un type I avec absence totale de filière laryngée, un type II avec sténose sous-glottique, un type III avec sténose glottique.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
atrésie segmentaire de l'urèthre l.f.
urethral segmental atresia
Défaut de développement localisé de la paroi uréthrale, aboutissant à la constitution d'un rétrécissement congénital.
Malformation rare, de retentissement sus-jacent parfois important ; son traitement de choix est l'uréthrectomie segmentaire suivie d'uréthroraphie terminoterminale.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
atrésie tricuspidienne l.f.
tricuspid atresia
Malformation congénitale du cœur droit caractérisée par une atrésie complète ou une hypoplasie sévère de la valve tricuspide, la survie n’étant possible que grâce à l’association d’un défaut septal.
Elle représente une cardiopathie très cyanogène de traitement difficile : la correction chirurgicale complète n’étant pas possible, le seul traitement consiste à court-circuiter le ventricule droit en construisant un drainage direct du sang des veines caves vers le lit artériel pulmonaire (opération de Fontan). Cette opération difficile et incertaine a vu sa technique se modifier avec les années et demeure sujette à des déboires hémodynamiques secondaires.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
atrésie urétérale l.f.
ureteral atresia
Défaut de formation du conduit urétéral, en totalité ou en partie, dû à l'absence ou l'arrêt de développement du bourgeon urétéral.
L'atrésie complète accompagne l'agénésie rénale. Les atrésies incomplètes aboutissent à la formation d'un uretère "borgne" (en cul de sac). Le rein sus-jacent est aplasique ou multikystique
Seules, les atrésies segmentaires gardent un rein sus-jacent fonctionnel.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
→ atrésie urétérale segmentaire
atrésie urétérale segmentaire l.f.
segmental ureteral atresia
Défaut localisé d'évolution des tuniques pariétales de l'uretère aboutissant à la formation d'un segment fibreux obstructif.
Les sténoses congénitales localisées de l'uretère sont très rares et difficiles à distinguer d'une affection acquise. En cas de rein fonctionnel le traitement en est la résection segmentaire suivie d'urétéroraphie.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
colobome de l'iris et atrésie anale l.m.
[Q2]
syndrome d'anomalies digitales-fentes palpébrales courtes-atrésie oesophagienne ou duodénale
[A4,O6,Q2]
atrésie intestinale congénitale multiple l.f.
hereditary multiple atresia of the gastrointestinal tract, multiple intestinal atresia
Maladie congénitale grave caractérisée par une obstruction de la lumière de l’intestin qui présente des rétrécissements étagés, pouvant s’étendre de l’estomac au rectum, souvent associée à un déficit immunitaire combiné sévère avec lymphopénie T et B et hypogammaglobulinémie (Mutiple intestinal atresia with combined immunological deficiency : MIA-CID).
La maladie est due à un déficit en protéine TTC7A (tetratricopeptide repeat domain-7A) par mutation du gène correspondant. La transmission est autosomique récessive. La protéine interagit avec des éléments régulateurs du cytosquelette situés dans la voie de signalisation Rho A (Ras homolog gene family, member A) et, ainsi, interfère avec des fonctions essentielles à l’homéostasie des cellules épithéliales de l’intestin et du système immunitaire comme la différenciation, la prolifération et la survie cellulaire. Il s’agit d’une maladie sévère. L’espérance de vie du nouveau-né est de 2 à 3 mois.
Sigle angl. MIA
→ déficit immunitaire combiné sévère (syndrome de)
[L1, O1, Q3]
Édit. 2018
absence de voies lacrymales l.f.
absence of lacrimal ways
→ agénésie des voies lacrymales, larmoiement, épiphora
[P2,Q3]
Édit. 2016
accouchement par voies naturelles l.m.
vaginal delivery
Accouchement par voie vaginale.
Étym. lat. accubare : se mettre au lit
[O3]
Édit. 2016