thoracotomie axillaire l.f.
axillary thoracotomy
Ouverture du thorax qui intéresse la partie moyenne de la paroi entre les muscles grand pectoral en avant et grand dorsal en arrière.
L'opéré est en décubitus latéral, légèrement penché en arrière. Il faut penser à protéger le plexus brachial et à surveiller la position du bras durant toute l'intervention, pour éviter le risque d'élongation du plexus brachial. Si on utilisait cette position, l'incision partirait du bord antérieur du grand dorsal suivant l'espace intercostal choisi chez l'homme, contournant le versant externe du sein pour rejoindre le pli sous-mammaire chez la femme.
Mieux vaut renoncer à cette incision du fait du risque d'élongation plexique.
Si bien que certains préfèrent tracer une incision verticale sur la ligne axillaire moyenne, en position de décubitus latéral à 90°. Cette incision, plus facile à masquer, est très inesthétique sur le plan cutané.
Il faut éviter de traumatiser le nerf thoracodorsal (nerf du grand dorsal) et le nerf thoracique long (nerf du grand dentelé).
Cette voie axillaire présente les mêmes avantages et les mêmes inconvénients que la thoracotomie antérolatérale.
Elle n'est pas à conseiller.
trichobactériose axillaire l.f.
trichobacteriosis axillaris and pubis, trichomycosis axillaris and pubis, lepothrix (inusité)
Maladie infectieuse des poils axillaires et accessoirement pubiens attribuée à tort à un champignon, d'où son ancien nom de trichomycose axillaire actuellement abandonné car sujet à confusion.
Les agents causaux sont en fait des corynébactéries, Corynebacterium tenuis ayant été le premier isolé par Savin en 1970. Des agrégats de bactéries gainent les tiges pilaires et une coloration jaune, rouge ou noire est possible. Le traitement repose sur le rasage et/ou l'utilisation de médicaments imidazolés topiques.
J.A. Savin, dermatologue britannique (1970)
Syn. trichomycose axillaire (obsolète.), trichomycose axillaire et pubienne (obsolète.), lépothrix (obsolète)
trichomycose axillaire l.f.
trichomycosis axillaris and pubis
Infection mycosique de la tige pilaire des poils ou des cheveux, secondaire au développement de champignons à leur surface ou en profondeur.
Ce terme a été longtemps utilisé pour désigner des infections des poils que l'on croyait être d'origine mycosique mais qui ne le sont pas.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu ; mukês : champignon
→ trichobactériose axillaire, trichobactériose pubienne
veine axillaire l.f.
vena axillaris (TA)
axillary vein
Veine simple ou double, parfois plexiforme, qui monte en dedans puis en dedans et en avant de l’artère axillaire.
Elle passe dans la fosse axillaire : du bord inférieur du tendon du muscle grand pectoral où elle continue la veine brachiale au bord inférieur de la clavicule et au bord latéral de la 1ère côte où elle se continue par la veine subclavière.
Elle reçoit les veines subscapulaire, circonflexe de la scapula, thoracique latérale, les veines thoraco-épigastriques, le plexus veineux aréolaire ainsi que la veine brachiale profonde. Elle reçoit la veine céphalique, veine superficielle du bras, sur sa face antérieure sous la clavicule.
[A1, I2, K4]
Édit. 2020
bloc n.m.
block
Dans le langage médical, le bloc désigne soit une interruption (dans la transmission d’un message, d’un influx, d’un flux sanguin ou humoral, d’une cascade synthétique …..), soit un ensemble compact (de locaux, de pièces osseuses…).
Cette dualité reflète la double origine étymologique et historique du mot (cf. infra).
Étym. : 1 angl. block: obstruction, 2 néerl. blok : tronc d’arbre abattu
→ blocs de la conduction cardiaque, bloc alvéolocapillaire, bloc hépatique, bloc neuromusculaire, bloc anesthésique, blocs enzymatiques, bloc opératoire, bloc vertébral
Édit. 2017
bloc alvéolocapillaire l.m.
alveolar capillary block
Ensemble des éléments qui s'opposent à la diffusion normale des gaz entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire.
Les pathologies interstitielles, en particulier au stade de fibrose, sont à l'origine de telles anomalies avec pour conséquence une diminution de la capacité de diffusion associée à une hypoxémie normocapnique (du moins tant que la fibrose n'est pas trop évoluée).
Syn. blocage alvéolocapillaire
Édit. 2017
bloc anesthésique de nerf ou de plexus l.m.
nerve or plexus block
Technique d'anesthésie régionale par injection d'un anesthésique local au contact des gaines d'un nerf, d'un tronc ou d'un plexus nerveux.
→ brachial (bloc du plexus), Gasser (bloc du ganglion de)
Édit. 2017
bloc atrioventriculaire (BAV) l.m.
atrioventricular block
Trouble permanent ou paroxystique de la conduction de l'onde d'excitation du myocarde, cheminant des oreillettes vers les ventricules, par ralentissement ou interruption, secondaire à une altération organique ou fonctionnelle du tissu spécifique de conduction, qui peut amener un ralentissement de la fréquence cardiaque, voire un arrêt cardiaque (syndrome de Stokes-Adams).
On distingue plusieurs degrés de BAV. Le 1er degré est caractérisé par un allongement fixe de la conduction auriculoventriculaire, avec sur l'ECG un espace PR supérieur à 0,20 s. Le deuxième degré (BAV2) se subdivise en type Mobitz I et Mobitz II. Le BAV2 de type Mobitz I est caractérisé par un allongement progressif du temps de conduction auriculoventriculaire sur 3 ou 4 complexes, jusqu'à la venue d'une onde P (auriculaire) qui ne parvient plus au ventricule encore en dépolarisation («onde P bloquée»). Ce rythme, dit de Luciani-Wenckebach, ne ralentit que faiblement la fréquence cardiaque et n'entraîne pas de trouble de conscience. Le BAV2 de type Mobitz II est caractérisé par un blocage fixe de la conduction auriculoventriculaire qui peut survenir une fois sur deux (BAV2/1), deux fois sur trois (BAV3/1), etc. A l'extrême, la succession d'ondes P non suivies de réponses ventriculaires aboutit en quelques secondes à un arrêt cardiaque qui peut être mortel s'il se prolonge. Le BAV3 ou dissociation auriculoventriculaire est responsable du «pouls lent permanent».
Le BAV de type Mobitz II et le BAV3 sont dits de «haut degré» (par opposition aux précédents qui ne comportent pas de risque vital), la fréquence basse qui les caractérise ne permet pas toujours une irrigation suffisante des «tissus nobles», du cerveau, en particulier.
Selon le siège du trouble de conduction par rapport à la jonction auriculoventriculaire, on distingue les blocs sus- ou suprahissiens et les blocs hissiens, à QRS fins, et les blocs infrahissiens à QRS larges. Certains BAV sont transitoires, d'autres permanents.
Les BAV sont le plus souvent secondaires à un processus de fibrose des voies de conduction (BAV «dégénératifs»). Parmi les causes reconnues de BAV, il faut citer l'infarctus du myocarde, les cardiomyopathies, certaines maladies infectieuses, les suites de chirurgie cardiaque, une action médicamenteuse (traitement par β-bloquant ou digitalique).
Le pronostic des BAV de haut degré a été radicalement transformé par l'entraînement électrosystolique, temporaire dans les BAV transitoires, définitif dans les BAV permanents.
W. Mobitz, médecin interniste allemand (1889-1951) ; K. F. Wenckebach, médecin interniste autrichien (1864-1940)
Édit. 2017
bloc bifasciculaire l.m.
bifascicular block
Trouble de la conduction cardiaque intraventriculaire intéressant soit les deux faisceaux antérieur et postérieur de la branche gauche, soit l’un de ces deux faisceaux et la branche droite.
→ bibloc
Édit. 2017
bloc d'arborisation l.m.
parietal heart block
Trouble de la conduction électrique intraventriculaire intéressant le réseau terminal de Purkinje sous-endocardique.
Il peut être lié à une surcharge ventriculaire, ou à certaines dépressions myocardiques, mais le plus souvent, il est le témoin de lésions ischémiques étendues du myocarde.
Édit. 2017
bloc de branche l.m.
block of branch
Trouble de conduction intraventriculaire intéressant l'une des branches du faisceau de His : bloc gauche ou droit.
Le bloc de branche s'accompagne d'un retard de la déflexion intrinsécoïde supérieur à 0,03 seconde à droite et 0,05 seconde à gauche. Il peut être complet, traduit sur les dérivations périphériques de l'ECG par une durée de QRS égale ou supérieure à 0,12 seconde, ou incomplet en l’absence d'élargissement de QRS.
Les hémiblocs de branche gauche correspondent à des troubles conductifs dans l'une des branche de division de la branche gauche du faisceau de His : hémibloc antérieur gauche lorsque la lésion touche la branche antérosupérieure (ce qui se traduit sur l'ECG par une déviation axiale hypergauche de QRS), et hémibloc postérieur gauche lorsque la lésion touche la branche postéro-inférieure (ce qui se traduit sur l'ECG par une déviation axiale hyperdroite de QRS).
Les blocs de branche peuvent être «dégénératifs», par sclérose des voies de conduction ou secondaires à des cardiopathies de diverses natures.
Abrév. Abrév bloc de brance gauche : BBG et droit : BBD
Édit. 2017
bloc de branche bilatéral l.m.
bundle branch block
Trouble de conduction intraventriculaire cardiaque, intéressant les 2 branches du faisceau de His, parfois appelé bibloc.
Le bloc de branche bilatéral peut être bifasciculaire (atteinte de la branche droite et de l’un des deux faisceaux de la branche gauche), trifasciculaire (atteinte de la branche droite et des 2 faisceaux de la branche gauche) ou bitronculaire (atteinte des deux branches droite et gauche du faisceau de His) ; cette dernière variété équivaut à un bloc auriculoventriculaire complet.
Édit. 2017
bloc de branche fonctionnel l.m.
Syn. aberration ventriculaire
[K2]
Édit. 2016
bloc de conduction l.m.
conduction block
Défaut de propagation d'un potentiel d'action à un endroit localisé sur le trajet du nerf.
Réduction de l'amplitude ou de la surface du potentiel évoqué d'au moins 30% après stimulation proximale par rapport à la stimulation distale, à condition qu'il n'y ait pas de dispersion trop importante de la réponse : l'élargissement de celle-ci doit être inférieur à 15%. En pratique électromyographique, les blocs de conduction sont recherchés au niveau des fibres motrices. Ils sont caractéristiques des lésions démyélinisantes focales.
Par stimulation "haute" au-dessus de la lésion, l'amplitude et surtout la surface sont réduites par rapport à la stimulation "basse" au-dessous de la lésion. En cas d'absence de potentiel d'action global du muscle (PAM) par stimulation haute, on a un bloc de conduction dit complet. Le bloc complet est accompagné cliniquement par une paralysie du muscle où un PAM normal est recueilli par stimulation basse.
Certains processus démyélinisants segmentaires comportent des blocs de conduction multiples, soit moteurs purs, soit sensitivomoteurs, d'évolution prolongée. Il s'agit de formes cliniques de polyradiculonévrites démyélinisantes chroniques.
→ blocs de conduction (neuropathie focale avec), Uthoff (phénomène d')
Édit. 2017
bloc de la 17 alpha-hydroxylase l.m.
block of the 17α-hydroxylase
E. G. Biglieri, médecin interniste américain (1966)
→ Biglieri (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales, CYP17A1 gene
Édit. 2017
bloc de la 3 bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase l.m.
block of the 3β-hydroxysteroid dehydrogenase.
A. M. Bongiovanni, pédiatre américain (1962)
→ déficit en 3β-hydroxystéroïde déshydrogénase, Bongiovanni (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales
Édit. 2017
bloc de la 18-déshydrogénase ou 18-aldolase l.m.
block of 18deshydrogenasis deficiency or 18-aldolasis deficiency
S. Ulick, médecin endocrinologue américain (1978)
→ Ulick (syndrome), hyperplasie congénitale des surrénales, CYP11B2
Édit. 2017
bloc de la 20/22-desmolase l.m.
block of the 20-22 desmolase
A. Prader et H.P. Gurtner, médecins suisses (1955)
→ déficit en 20-22 desmolase, Prader et Gutner (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales
Édit. 2017
bloc de la 11 bêta-hydroxylase l.m.
block of the 11 bêta -hydroxylasis
→ déficit en 11 bêta -hydroxylase, hyperplasie congénitale des surrénales
Édit. 2017
bloc de la 17 alpha-hydroxylase l.m.
block of the 17α-hydroxylase
E. G. Biglieri, médecin interniste américain (1966)
→ Biglieri (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales, CYP17A1 gene
Édit. 2017
bloc de la 21-hydroxylase l.m.
block of 21-hydroxylase
→ déficit en 21-hydroxylase, Wilkins (syndrome de), Debré-Fibiger (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales
[O4]
Édit. 2017
bloc de la 11 bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase l.m.
block of the 11 β-hydroxysteroid deshydrogenasis.
→ déficit en 11 β-hydroxystéroïde déshydrogénase
Édit. 2017
bloc de la 3 bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase l.m.
block of the 3β-hydroxysteroid dehydrogenase.
A. M. Bongiovanni, pédiatre américain (1962)
→ déficit en 3β-hydroxystéroïde déshydrogénase, Bongiovanni (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales
[O4]
Édit. 2017
bloc des nerfs honteux internes l.m.
pudendal analgesia
Infiltration des nerfs honteux internes qui permet d'obtenir une analgésie de la partie basse du vagin et du périnée.
Surtout réalisée avant de pratiquer un forceps ou une épisiotomie, permettant d'éviter une anesthésie générale, elle peut également constituer le complément d'une anesthésie péridurale au cours de laquelle des difficultés sont rencontrées pour étendre l'anesthésie vers les racines sacrées.
Édit. 2017
bloc du ganglion de Gasser l.m.
block of the trigeminal ganglion
J. Gasser, anatomiste autrichien (1723-1765)
→ Gasser (bloc du ganglion de)
Édit. 2017