axe rouge-vert l.m.
red-green axis
Axe de confusion colorée rencontré dans les dyschromatopsies intéressant les longueurs d'onde longues et moyennes et entrainant grossièrement des confusions entre le rouge et le vert.
Ce vocable est habituellement utilisé pour les dyschromatopsies acquises.
axe scotopique l.m.
scotopic axis
Axe de confusion d'une dyschromatopsie acquise tendant vers l'absence de perception colorée.
Se rapproche de l'axe d'une achromatopsie.
axes électriques du cœur l.m.
electrical axis of the heart
Vecteurs résultant du mixage de tous les vecteurs instantanés qui indiquent la direction et la force de la contraction cardiaque à certaines de ses phases.
Les plus couramment étudiés sont l’axe moyen de la dépolarisation auriculaire (AP) et l’axe moyen de la dépolaristion ventriculaire (A QRS). La détermination des axes électriques d’un cœur contribue à l’évaluation d’une surcharge ou d’une hypertrophie atriale ou ventriculaire.
Besredka (méthode de) l.f.
tachyphylaxis
Méthode consistant à injecter une faible quantité d’un sérum, deux heures avant une injection à visée curative, afin de prévenir d’éventuels accidents d’anaphylaxie de cette sérothérapie.
A. Besredka,microbiologiste russe de l'Institut Pasteur (1912)
Édit. 2017
calciphylaxie n.f.
calciphylaxis
Phénomène très rare, nécessitant la coexistence de plusieurs facteurs, notamment une insuffisance rénale avec hyperparathyroïdie secondaire, et caractérisée par une calcification tissulaire avec phénomènes inflammatoires et parfois nécrose.
Le tableau clinique de panniculite calcifiante est le plus souvent réalisé.
S. U. Nigwekar, néphrologue américain (2018)
→ insuffisance rénale chronique, hyperparathyroïdie, panniculite calcifiante
[N1]
Édit. 2020
chémotaxis n.m.
[C2]
chimioprophylaxie n.f.
chemoprophylaxis
Utilisation d’un médicament à titre protecteur ou préventif contre une maladie transmissible (paludisme en particulier).
[G5,D ]
chimiotaxie n.f.
chemotaxis
Déplacement orienté d'une cellule mobile ou d'un être vivant déclenché par une substance chimique envers laquelle existe un chimiotactisme.
Étym. chimio ; gr. taxis : arrangement
[C3 ]
dent de l'axis n.f.
dens axis (TA)
dens
distance source-axe l.f.
source-axis distance, SAD
Distance entre la source de rayonnement et l'axe de rotation d'un appareil de radiothérapie.
Elle est généralement de 60 à 100 cm selon le débit de la source.
Sigle DSA
endocardite infectieuse (prophylaxie de l') l.f.
endocarditis (prophylaxis of)
Mesures hygiéniques et médicamenteuses destinées à prévenir l'endocardite infectieuse.
Les cardiaques à haut risque sont les porteurs de prothèses valvulaires, ou de cardiopathies congénitales cyanogènes et ceux qui ont des antécédents d’endocardite infectieuse. Le risque est moindre dans les valvulopathies même mineures, dans les cardiopathies congénitales non cyanogènes, excepté la communication interauriculaire qui ne comporte aucun risque, ainsi que dans les myocardiopathies obstructives.
Sont dangereuses toutes interventions pratiquées sur les dents (entraînant un saignement gingival) ou sur la sphère otorhino-laryngologique, certaines explorations endoscopiques ou de cathétérisme (vasculaires, urinaires, digestives ou trachéobronchiques) sur des lésions potentiellement infectées.Dans un cas sur deux, l'endocardite infectieuse pourrait être évitée chez les cardiaques à risque par l'application des règles d’hygiène dentaire et d’antibiothérapie.
Étym. gr. endon : à l’intérieur ; kardia : cœur
[D1, E1, K2]
Édit. 2019
épistaxis n.f.
epistaxis, nose blood, nose bleeding
Saignement nasal lié le plus souvent à une érosion de la partie antérieure de la muqueuse de la cloison nasale (zone de Kiesselbach).
D’autres causes sont possibles sont locales : traumatismes, tumeurs malignes, fibrome nasopharyngien ou générales : maladie de Rendu-Osler ; hypertension artérielle, hémopathies…
Le traitement des saignements importants consiste à tamponner avec une mèche placée par couches parallèles au plancher nasal. Si cela s’avère insuffisant un tamponnement postérieur doit être pratiqué. Un tamponnement ne doit pas être laissé en place plus de 48 heures en raison du danger d’infection. Des formes réfractaires ou récidivantes d'épistaxis peuvent conduire à une ligature ou une embolisation de l'artère sphénopalatine ou de l'artère ethmoïdale.
W. B. Osler, Sir, médecin interniste canadien, membre de l’Académie de médecine (1901) ; H. Rendu, médecin français, membre de l’Académie de Médecine (1896) ; W. Kiesselbach, otorhinolaryngologiste allemand (1884). H. Seikaly, otolaryngologiste canadien (2021)
Étym. gr. epi : sur ; staxis : écoulement
→ Kiesselbach (zone de), fibrome nasopharyngien, Rendu-Osler (maladie de), tamponnement nasal postérieur
[P1]
Édit. 2021
épistaxis essentielle des jeunes garçons l.f.
P. Chevallier, hématologiste français (1922)
Étym. gr. epi : sur ; staxis : écoulement
Syn. constitution hémophyloïde, hémorragiose constitutionnelle anhémopathique
→ hémorragiose constitutionnelle anhémopathique
[O1, P1]
Édit. 2020
facette articulaire antérieure de la dent de l'axis l.f.
facies articularis anterior dentis axis (TA)
anterior articular facet of dens of axis
[A1]
Édit. 2017
facette articulaire postérieure de la dent de l'axis l.f.
facies articularis posterior dentis axis (TA)
posterior articular facet of dens of axis
[A1]
Édit. 2017
hémorragiose constitutionnelle anhémopathique l.f.
haemophyloid
Tendance aux hémorragies sans anomalie de la crase sanguine ni de la résistance capillaire.
Affection plus fréquente chez les jeunes garçons.
P. Chevallier, hématologiste français (1931)
Syn. constitution hémophyloïde, épistaxis essentielle des jeunes garçons
immunoprophylaxie n.f.
immunoprophylaxis
Mode de prévention des maladies infectieuses à l’aide de préparations capables d’induire une protection immunitaire.
On distingue l’immunoprophylaxie active, durable, que réalisent la vaccination et l’immunoprophylaxie passive, transitoire, acquise par une séroprévention ou l’injection d’immunoglobulines humaines.
Étym. lat. immunis : exempt de
immunoprophylaxie active l.f.
active immunoprophylaxis
Prévention d’une maladie infectieuse par la vaccination, induisant, chez le sujet réceptif une réponse immunitaire protectrice vis-à-vis de l’agent responsable.
Étym. lat. immunis : exempt de
morphallaxie n.f.
morphallaxis
Régénération, chez certains animaux d’un organe après son amputation par migration de cellules venant d’autres régions, qui se dédifférencient puis se différencient pour former des tissus nouveaux par métaplasie.
La morphallaxie , type de régénération observée chez l’hydre, ne comporte pas de blastème.
Syn. épimorphose
→ épimorphose, blastème de régénération
[A2]
Édit. 2017
neuropraxie n.f.
neuropraxis
Lésion d'un tronc nerveux correspondant à un simple blocage de l'influx nerveux, donc d'évolution réversible.
Étym. gr. neuron : nerf ; praxis : action
Syn. sidération nerveuse
ostéotaxis n.f.
osteotaxis
Remise en place d’une luxation ou de fragments osseux.
Terme ancien repris par Raoul Hoffmann, chirurgien suisse, en 1938, pour désigner « la réduction dirigée non sanglante des fractures », obtenue avec son fixateur externe à rotules.
R. Hoffmann, chirurgien suisse (1938)
Étym. gr. tassein : arranger, réduire
Édit. 2017
praxis n.f.
Au sens large, activité physiologique et surtout psychique, ordonnée vers un résultat. S'oppose à connaissance et à théorie.
Pour J. Lacan, la psychanalyse relève d'une praxis, sans quoi elle ne serait que l'exercice d'un pouvoir.
Étym. gr. praxis : action
prophylaxie n.f.
prophylaxis
Ensemble des moyens mis en œuvre pour prévenir, à titre collectif ou individuel la survenue ou la propagation d’une maladie infectieuse.
psychoprophylaxie obstétricale l.f.
obstetrical psychoprophalaxis
Programme de préparation à l’accouchement qui met l’accent sur des exercices physiques, la relaxation, les techniques respiratoires et le confort.
La psychoprophylaxie connaît ses meilleurs succès en diminuant ou en supprimant la tension et la douleur durant le travail d'accouchement. Plusieurs types de mouvements respiratoires sont appliqués pendant celui-ci ; le confort est assuré par des massages du dos, des pressions sur le sacrum et le décubitus latéral du côté de l’occiput fœtal. La préparation requiert 6 à 8 semaines de sessions de pratique. La confiance en soi et la faculté de « tenir le coup » pendant le travail d’accouchement sont nettement améliorés par ce programme. La méthode est surtout populaire en France et en Russie.
Rendu-Osler-Weber (maladie de) l.f.
Rendu-Osler-Weber's syndrome, familial epistaxis and telangiectasis
Syn. angiomatose télangiectasique familiale
→ Rendu-Osler (angiomatose hémorragique héréditaire ou familiale de)