peau et psychisme l.f.
skin and psychism
Maladies dermatologiques induites par un dysfonctionnement du système neuro-endocrino-immuno-cutané.
La peau est un tissu riche en fibres nerveuses qui libèrent peptides et neurohormones : substance P, vaso-active intestinal peptide, somatostatine, catécholamines….Par surcroît, les cellules immunitaires (macrophages, lymphocytes) en transit dans la peau produisent aussi des peptides et des enzymes. Les perturbations psychiques peuvent, par l’intermédiaire de ce système entraîner la constitution de dermatoses, eczéma et psoriasis en particulier. Les agents du stress sont particulièrement susceptibles de participer à l’évolution de ces maladies.
Les liens entre peau et psychisme font l’objet d’études d’un domaine ce qu’il est convenu de désigner sous le terme de dermatopsychologie ou de psychosomatique dermatologique. La théorie psychanalytique s’est particulièrement intéressée à ce champ en avançant l’hypothèse d’expression d’un conflit psychique par la lésion cutanée.
[H3, J1]
Édit. 2019
procréation médicalement assistée et psychisme l.f.
medically assisted procreation and psychism
Expression modifiée au profit d'"assistance médicale à la procréation" (AMP), parce que le législateur régit les pratiques médicales et non la procréation elle-même.
→ fécondation in vitro avec transfert d'embryon, insémination artificielle et psychisme
psychisme et cardiopathie l.m.
heart and psychism
[K2,H4]
transplantations d'organes et psychisme l.f.
organ transplantations and psychism
Problème encore assez mal connu, appelé à évoluer avec la banalisation prévisible, bien qu'actuellement ralentie, des greffes.
Il s'agit en général de patients chroniques déjà en veilleuse sociale, familiale et sexuelle, souvent dépressifs et anxieux, parfois surconsommateurs d'alcool. L'attente de la transplantation est dominée par des alternances d'espoir et de désappointement avec crainte de l'intervention.
Le vécu de retour à la vie peut s'accompagner d'euphorie, voire d'épisodes maniaques. Les sentiments dépressifs sont liés surtout à l'absence d'amélioration, à des déceptions dans la reprise d'emploi, à la non-adaptation du conjoint à cette nouvelle situation. Une "dette après la greffe" avec culpabilité est aussi possible à l'égard du donneur ou de l'équipe soignante. Une action dépressogène des immunodépresseurs peut être observée.
La transplantation rénale est parfois effectuée grâce à un parent vivant, qui peut abuser du fait d'avoir donné deux fois la vie. Mais il y a une alternative : la dialyse. Parmi les greffés hépatiques, un quart environ présente une morbidité psychiatrique, à type prévalent d'anxiété et de dépression, le plus souvent légères. Car les cirrhotiques greffés restent vulnérables à un abus d'alcool. La représentation symbolique du cœur comporte un aspect plus vital, plus affectif, et un épisode confuso-anxieux rapproché de l'intervention est fréquent. Des aspects psychodynamiques ont été dégagés.
C'est dire les difficultés et incertitudes qui touchent aux contrindications psychiques d'une transplantation d'organe. En fait, il s'agit surtout de prévoir le type d'aide souhaitable au patient, à l'équipe de soins et, autant sinon davantage, à l'entourage dont le rôle est majeur.