trichostasis spinulosa l.f.
trichostasis spinulosa
Anomalie d'évolution des follicules pilo-sébacés, responsable de comédons saillants siégeant au visage, au tronc, aux membres supérieurs et au cuir chevelu, et contenant jusqu'à 50 ébauches de cheveux duvets.
Des poussées inflammatoires sont possibles. le traitement repose sur des applications locales d'acide rétinoïde et/ou sur l'utilisation d'agents dépilatoires. Cette affection est à différencier des pili multigemini qui sont des poils matures.
Elle a été décrite par deux dermatologistes qui pensaient à une rétention par le follicule de duvets sucessifs.
E. Galewsky, dermatologiste allemand (1911) et G. Nobl, dermatologiste autrichien (1913)
adénocarcinome de l'endomètre l.m.
adenocarcinoma of the endometrium
Type le plus fréquent des cancers de l'endomètre, survenant habituellement après la ménopause.
Il se voit surtout chez les femmes obèses, hypertendues ou traitées par les œstrogènes. Il est diagnostiqué par l'hystéroscopie et le curetage biopsique de l'endomètre. Il peut faire suite à une hyperplasie atypique de l'endomètre. S'il est limité à l'utérus, il se traite par hystérectomie avec prélèvement ganglionnaire iliaque externe, curiethérapie vaginale avec éventuellement une cobaltothérapie pelvienne. Les stades évolués se traitent par les agents physiques et la chimiothérapie. Son pronostic dépend de son degré de pénétration dans le myomètre, de l'extension vers l'endocol, de l'envahissement ganglionnaire et de la différenciation histologique. Il peut s'associer à une métaplasie malpighienne, un adéno-acanthome ou un carcinome épidermoïde, le carcinome adénosquameux.
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
adénomatose n.f.
adenomatosis
Prolifération adénomateuse plurinodulaire d'un revêtement ou d'un parenchyme glandulaire.
On désigne sous le terme d'adénomatose polyendocrinienne, ou polyadénomatose endocrinienne, ou syndrome de Lloyd, de multiples adénomes intéressant des tissus endocriniens : hypophyse, pancréas, parathyroïdes notamment.
Au niveau du sein, on décrit sous le terme d'adénomatose du mamelon une lésion épithéliale bénigne intraductale fréquemment papillaire, d'où l'autre dénomination de papillomatose floride du mamelon donnée à cette lésion, parfois associée à un carcinome mammaire du même côté.
À noter que le terme ancien d'adénomatose alvéolaire du parenchyme pulmonaire répond en fait au carcinome bronchiolo-alvéolaire.
Étym. gr. adên : glande ; ôma : tumeur ; ose : affection chronique
[F5, O4, O5]
Édit. 2020
Bowen (maladie de) l.f.
Bowen’s disease, dyskeratosis congenita
Affection chronique et fréquente du sujet âgé, pouvant se développer sur la peau et les muqueuses dont Bowen a reconnu la nature précancéreuse.
Pour certains, l'exposition solaire et la prise d'arsenic seraient des facteurs favorisants. Récemment, le virus HPV a été mis en évidence dans certaines lésions, en particulier HPV16. L'aspect clinique se caractérise sur la peau par une ou plusieurs plaques à contour arciforme recouvertes de squames et de croûtes.
La structure histologique est celle d'un carcinome intra-épithélial : l'étude au microscope révèle un épaississement de l'épiderme dont l'architecture est bouleversée avec différence de taille des cellules et des noyaux qui sont petits ou gros, irréguliers, difformes, hyperchromatiques, souvent monstrueux, et de nombreuses mitoses souvent atypiques, le terme « poïkilocarynose » (Darier) désignant l'ensemble de ces altérations nucléaires. La kératinisation précoce de kératinocytes isolés (dyskératose) est fréquente et conduit à la formation de corps ronds et de grains.
Sur les muqueuses génitales et éventuellement buccales, l'affection est une des causes de l'érythroplasie de Queyrat. Les lésions de la maladie de Bowen persistent indéfiniment. Après plusieurs années, elles peuvent toutefois donner lieu à un cancer pénétrant en profondeur et capable de métastaser : le carcinome de Bowen. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale ou l'application locale de l'antimitotique 5-fluoro-uracile.
J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912) ; L Queyrat, dermatologiste français (1911) ; J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1914)
Syn. carcinome intra-épidermique, carcinome in situ, dyskératose lenticulaire en disque (Darier, 1914, obsolète)
→ dyskératose congénitale de Zinsser-Engman-Cole, dyskératose congénitale de Scoggins, dyskératose héréditaire bénigne intra-épithéliale, Bowen (carcinome de), fluoro-uracile, HPV, carcinome intra-épithélial de la vulve, poïkilocarynose, dyskératose
[J1]
Édit. 2017
cancer bilharzien de la vessie l.m.
bilharzial bladder carcinoma
Tumeur maligne survenant sur une vessie porteuse de lésions bilharziennes chroniques.
Elle correspond histologiquement soit à un carcinome urothélial habituel soit assez souvent à carcinome épidermoïde. Le mécanisme de l'oncogénèse pourrait faire intervenir l'irritation chronique entraînée par la présence des œufs du parasite dans la paroi vésicale (avec constitution de granulomes).
Les arguments de filiation sont nombreux, mais le mécanisme intime de la dégénérescence est incomplètement élucidé. Ce sont des tumeurs de haute malignité, de structures histologiques diverses, apparaissant chez des sujets jeunes.
T. Bilharz, médecin allemand (1851)
Syn. carcinome bilharzien de la vessie
→ cancer de la vessie, bilharziose, carcinome urothélial
[D2, F2, M3]
Édit. 2020
cancer biliaire intra-hépatique l.m.
intrahepatic biliary carcinoma
Tumeur maligne développée à partir de l'épithélium des voies biliaires intra-hépatiques. Atteignant les canaux hépatiques ou la convergence, elle représente 10% des cancers des voies biliaires la majorité de ces tumeurs (90%) étant extra-hépatiques.
Encore appelé cholangio-carcinome intra-hépatique, on lui reconnaît certains facteurs de risque, notamment des tumeurs bénignes (adénomes, papillomes) ou une cholangite sclérosante primitive. Le plus souvent « périphérique », elle peut aussi se développer à partir de la confluence des canaux hépatiques dans 30% des cas (tumeur de Klastkin). L'immunohistochimie peut aider à la différencier du carcinome hépato-cellulaire ou des métastases d'adénocarcinome colorectal. Le traitement chirurgical, lorsqu'il est possible, peut seul permettre des survies prolongées.
On distingue trois types de tumeurs : les cholangiocarcinomes (ou carcinomes cholangiocellulaires) intrahépatiques, les cystadénocarcinomes biliaires et les carcinomes développés à partir d'un papillome biliaire.
G. Klatskin, anatomopathologiste hépatologue américain (1965)
Syn. carcinome biliaire intra-hépatique
[F2,L1]
cancer du poumon l.m.
lung carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein des poumons.
Cette locution d'usage courant correspond le plus souvent à l'ensemble des carcinomes bronchiques primitifs.
En toute rigueur et sur une base anatomique, c'est au carcinome alvéolaire ou bronchiolo-alvéolaire que devrait être réservée la dénomination de carcinome primitif pulmonaire.
La confusion existe aussi entre les carcinomes broncho-pulmonaires, en fait bronchiques, qui sont très liés à l'intoxication tabagique et les métastases pulmonaires de carcinomes d'autres origines.
→ cancer broncho-pulmonaire, cancer broncho-pulmonaire primitif, métastase pulmonaire
[A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer épidermoïde cutané l.m.
squamous cell carcinoma, epidermoid carcinoma
Variété de cancer de la peau subissant une différenciation malpighienne.
Les carcinomes épidermoïdes peuvent être différenciés reproduisant de façon anormale les différentes couches de l'épithélium normal, ils peuvent aussi être peu différenciés. Lorsqu’ils sont kératinisants, on distingue la kératinisation orthokératosique (cellules kératinisées avec perte du noyau), la kératinisation parakératosique (cellules kératinisées conservant un noyau en pycnose), et la dyskératose (cellules se kératinisant de façon isolée).
Ils se caractérisent par une évolution plus agressive que celle des carcinomes basocellulaires, en particulier sur les muqueuses où ils ont un pouvoir métastatique important. Il s'agit d'une tumeur invasive développée aux dépens des kératinocytes épidermiques. L'immense majorité des carcinomes cutanés apparaît sur des kératoses actiniques, et sont donc principalement liés à la dose cumulative d'expositions solaires et au phototype. Pour les localisations génitales, périanales et périunguéales, on évoque le rôle étiopathogénique des papillomavirus. Les carcinomes buccaux sont surtout associés à une intoxication alcoolo-tabagique. Plus rarement, un carcinome épidermoïde peut être favorisé par l'existence de lésions anciennes d'évolution chronique : cicatrices, en particulier brûlure, irradiations, arsenicisme, ulcère, lichen scléreux vulvaire, lichen plan buccal, etc. Le terme de carcinome spinocellulaire, comme celui d'épithéliome spinocellulaire, n'est plus guère employé par certaines écoles.
Si on inclut les épithéliomas basocellulaires, les carcinomes épidermoïdes représentent le deuxième type de cancer cutané en France (30% environ, alors que les mélanomes cutanés en représentent 10 % environ)
Syn. carcinome épidermoïde cutané, carcinome malphighien cutané, carcinome pavi
→ carcinome basocellulaire, kératose actinique, papillomavirus, phototype, arsenicisme, lichen vulvaire, lichen plan buccal
[F2,J1]
cancer spinocellulaire l.m.
squamous cell carcinoma
Tumeur épithéliale maligne du sujet âgé, qui s'observe sur la peau, les demi-muqueuses et les muqueuses malpighiennes, plus fréquemment chez l'homme que chez la femme, se développe en profondeur et peut donner des métastases par voie lymphatique ou sanguine.
On connaît plusieurs facteurs favorisants : le rayonnement solaire, principalement les UVB de 280 à 320 nm, les rayons X, les cicatrices de brûlure, le goudron, la prise d'arsenic, les traitements immunosuppresseurs. Siégeant surtout sur les parties découvertes et principalement sur la lèvre inférieure, le centre du visage et les zones maxillaires, la lésion débute comme une petite tumeur dure à base infiltrée et évolue rapidement vers une formation bourgeonnante ou ulcérée, à bordure surélevée, qui saigne facilement au toucher. Les tissus sous-cutanés et le plan osseux sont progressivement envahis, tout comme les ganglions de drainage ; une généralisation par voie sanguine peut se produire. L’examen histologique révèle une néoformation émanant du tissu épithélial, qui se compose de gros bourgeons lobulés ou de travées anastomosées, constituées en majorité de cellules polyédriques éosinophiles, ressemblant à celles du corps muqueux. Les éléments néoplasiques se kératinisent progressivement vers le centre des lobules, ou se rangent en couches concentriques autour d'amas de kératine appelés globes cornés, souvent parakératosiques. Quelques aspects histologiques particuliers ont été décrits : carcinome pseudoglandulaire ou dyskératosique, également décrit sous l'appellation erronée d’adénoacanthome des glandes sudoripares de Lever, carcinome bowénoïde, forme trabéculaire, type à cellules fusiformes ou ancien épithélioma fusocellulaire de Roussy-Leroux. Les tumeurs de la langue, des lèvres et de la région anogénitale donnent rapidement des métastases. Le pronostic des localisations cutanées est généralement moins sévère. Le traitement consiste en l'extirpation chirurgicale ou en radiothérapie ou curiethérapie.
G. Roussy et R. Leroux, anatomopathologistes français, membres de l'Académie de médecine (1950) ; A. C. Broders, anatomopathologiste américain (1925)
Étym. gr. karkinos : crabe, ulcère, cancer ; lat. spina : épine ; ôma : tumeur
Syn. carcinome épidermoïde, carcinome spinocellulaire épithélioma spinocellulaire, épithélioma pavimenteux, épithélioma malpighien typique (obs.), spinaliome, carcinome basocellulaire
→ Broders (classification de), cancer épidermoïde cutané, carcinome spinocellulaire
[F2]
cancer urothélial l.m.
urothelial carcinoma, transitional cell carcinoma
Tumeur de l’épithélium urothélial montrant des signes d’anaplasie et des signes d’envahissement témoignant de son potentiel malin.
Il en existe plusieurs types anatomocliniques selon l’architecture de la prolifération tumorale : carcinome papillaire, infiltrant, papillaire et infiltrant, plan ou carcinome in situ. Les critères pronostiques sont cliniques (taille, nombre, topographie) et histopathologiques (grade cellulaire basé sur le degré d’anaplasie cellulaire ; stade basé sur le degré d’invasion dans la paroi vésicale). Plusieurs systèmes sont proposés pour grader et stadifier. Parmi les plus utilisés on retient celui de l’OMS qui individualise trois grades cellulaires : grade 1 : anaplasie légère, grade 2 : anaplasie modérée, grade 3 : anaplasie sévère ; et recommande la stadification.
Syn. carcinome urothélial
→ cancer de la vessie, tumeurs urothéliales
[F2,M2]
cancer vésiculaire de la thyroïde l.m.
follicular carcinoma of the thyroid
Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires du corps thyroïde, dont la morphologie reproduit des structures vésiculaires plus ou moins différenciées, sans composante papillaire.
Les noyaux doivent être arrondis, sans inclusion nucléaire ni aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases osseuses.
Syn. carcinome vésiculaire de la thyroïde
[F2,O4]
carcinome adénoïde kystique l.m.
adenocystic carcinoma
1) En dermatologie, variété exceptionnelle du carcinome sudoripare eccrine sur le cuir chevelu.
L'image histologique associe des îlots uniquement composés de cellules épithéliales à des amas cellulaires ressemblant à un carcinome basocellulaire adénoïde et contenant parfois des plages kystiques remplies de mucine. La tumeur présente surtout une malignité locale et ne forme que rarement des métastases. L'exérèse chirurgicale en est le traitement de choix.
2) En pneumologie, tumeur primitive des glandes bronchiques, la plus fréquente de ces tumeurs autrefois regroupées dans le cadre des épistomes.
Anciennement dénommé cylindrome, cette tumeur est maintenant classée dans les carcinomes du fait de son potentiel malin dont témoignent les récidives locorégionales, les métastases plus rares mais possibles. Elle siège avant tout sur la trachée et les grosses bronches. Son traitement est, si possible, chirurgical et on lui adjoint une radiothérapie en cas d'atteinte ganglionnaire médiastinale ou d'invasion au niveau d'une ou des coupes chirurgicales. Cette tumeur est peu ou pas chimiosensible.
Anc. dénom. cylindrome, épithélioma à stroma remanié
R. Boggio, dermatopathologiste américain (1975)
→ cylindrome, carcinome mucineux eccrine
[F2,J1,K1]
carcinome basosébacé l.m.
Carcinome basocellulaire dont les cellules se différencient en certains endroits et en proportion variable vers des éléments plus volumineux, multivacuolaires, analogues aux cellules des glandes sébacées normales, et contenant des enclaves lipidiques.
La tumeur, qui est assimilée par certains à l'épithélioma sébacé, est peu évolutive et ne donne que rarement des métastases. Elle doit être différenciée du carcinome sébacé, dans lequel la
différenciation cellulaire est beaucoup plus nette et dont l'évolution est plus maligne.
Étym. lat. sebum : suif
Syn. cancer basosébacé, épithélioma sébacé
[F2,J1]
carcinome du poumon l.m.
lung carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein des poumons.
Cette locution d'usage courant correspond le plus souvent à l'ensemble des carcinomes bronchiques primitifs.
Strictement et sur une base anatomique, c'est au carcinome alvéolaire ou bronchiolo-alvéolaire que devrait être réservée la dénomination de carcinome primitif pulmonaire.
La confusion existe aussi entre les carcinomes broncho-pulmonaires, en fait bronchiques, qui sont très liés à l'intoxication tabagique et les carcinomes secondaires du poumon.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ cancer des bronches, métastase pulmonaire
[F2,K1]
carcinome épidermotrope eccrine l.m.
epidermotropic eccrine carcinoma
Tumeur cutanée maligne d'origine sudorale eccrine, résultant soit de la prolifération intra-épidermique primitive d'amas de grandes cellules acrosyringéales atypiques, soit de la transformation maligne d'un porome eccrine.
Elle peut être localisée et prendre l'aspect clinique d'un nodule cutané ou d'une tumeur ulcérée, ou se généraliser avec de multiples métastases cutanées et viscérales. Le diagnostic différentiel est souvent difficile avec le carcinome intra-épidermique, un carcinome métastatique épidermotrope, le mélanome malin, la maladie de Paget.
H. Pinkus et A. H. Mehregan, dermatologues américains (1963)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur; krinô : je sécrète
Syn. porocarcinome eccrine, porome eccrine malin
→ sécrétion eccrine, mélanome malin, maladie de Paget du mamelon
[F2, J1]
Édit. 2020
carcinome métatypique l.m.
metatypical carcinoma
Tumeur épithéliale ni baso ni spinocellulaire, et, de ce fait, difficilement classable.
On en distingue deux formes : le carcinome intermédiaire et le carcinome mixte.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire, carcinome intermédiaire, carcinome mixte
[F2]
carcinome mixte l.m.
basal squamous ou basisquamous carcinoma (mixed type)
Tumeur épithéliale dans laquelle des lésions de type basocellulaire coexistent avec des boyaux de type spinocellulaire.
Cette association est exceptionnelle et ne doit pas être confondue avec un carcinome basocellulaire à différenciation malpighienne ou avec un carcinome basocellulaire associé à une hyperplasie de l'épiderme environnant.
J. F. Darier, membre de l'Académie de médecine et M. Ferrand, dermatologues français (1922) ; O. Krompecher, anatomopathologiste hongrois (1903)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. carcinome métatypique (forme mixte), épithélioma pavimenteux mixte de Darier et Ferrand (obs.), épithélioma spinobasocellulaire de Krompecher (obs.), carcinome adénosquameux
→ carcinome basocellulaire, carcinome spinocellulaire
[F2,J1]
carcinome papillaire de la thyroïde l.m.
papillary carcinoma of the thyroid.
Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires comportant au moins en partie une différenciation papillaire.
Les noyaux doivent être porteurs d’inclusions et peuvent avoir un aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases ganglionnaires.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O4]
carcinome ulcéreux l.m.
ulcerous carcinoma
Variété de carcinome basocellulaire associant à une ulcération cutanée superficielle ou profonde, l'aspect histologique du carcinome plan cicatriciel et une stroma-réaction inflammatoire dense.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,J1]
épithélioma sébacé l.m.
sebaceous carcinoma
Variété de tumeur cutanée correspondant, pour les uns, à un carcinome sébacé, pour d'autres à une forme moins agressive intermédiaire entre l'adénome et le carcinome sébacés.
Étym. gr. epi : sur ; thêlê : mamelon
→ cancer sébacé, hyperplasie sébacée, adénome sébacé
[A3, F5, J1]
Édit. 2020
hamartome sébacé de Jadassohn l.m.
Jadassohn’s sebaceous nævus
Lésion congénitale du cuir chevelu, qui se présente comme une plaque jaunâtre, lisse ou lobulée, alopécique, parfois légèrement kératosique.
À l'examen histologique, l'épiderme est normal alors que l'aspect du derme varie avec l'âge du sujet. Chez l'enfant, les follicules pileux sont incomplètement différenciés et les glandes sébacées peu développées. Après la puberté, le derme est envahi par de nombreuses glandes sébacées complètement différenciées, tandis que les follicules pileux sont absents ou atrophiques. Dans la profondeur du derme se trouvent des glandes apocrines hétérotopiques. Chez l'adulte, la lésion se complique parfois d'autres tumeurs annexielles : syringocystadénome papillifère, ou, moins souvent, syringome, syringome chondroïde, trichilemmome, kyste trichilemmal proliférant. Un carcinome basocellulaire survient assez souvent. Le traitement consiste en l'exérèse chirurgicale qui supprime cette lésion inesthétique et évite la survenue d'un carcinome.
J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1895)
Étym. gr. hamartein : se tromper , manquer
Syn. nævus sébacé de Jadassohn (obs.)
[A3,F5,Q2,J1]
Édit. 2015
Jadassohn (phénomène de) l.m.
Jadassohn's phenomenon
Présence dans l'épiderme d'ilots cellulaires qui tranchent nettement sur le tissu épithélial normal.
Les cellules y sont de type soit baso- soit spinocellulaire, ont des formes variées et sont disposées sans ordre, en tourbillon ou en "bulbes d'oignons". Primitivement interprété comme un carcinome basocellulaire intra-épidermique d'origine multicentrique par Jadassohn, ce phénomène est actuellement considéré comme une altération peu spécifique, qui peut s'observer dans diverses affections, telles la verrue séborrhéique, la maladie de Bowen, l'hidroacanthome intra-épidermique, la maladie de Paget, l'invasion de l'épiderme par un mélanome ou par un carcinome épidermotrope d'origine extra-cutanée.
J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1863-1936)
→ épithélioma intra-épidermique
kérato-acanthome n.m.
keratoacanthoma
Tumeur cutanée bénigne relativement fréquente survenant plus souvent chez la femme que chez l'homme, siégeant principalement dans la région centrofaciale et sur la partie distale des membres supérieurs, généralement unique, se présentant comme une saillie hémisphérique, de forme arrondie, nettement délimitée et contenant un bouchon corné central, augmentant rapidement de volume, mais sans dépasser 2 cm de diamètre, et régressant spontanément après une phase de prolifération en laissant le plus souvent une cicatrice parfois inesthétique.
Le diagnostic histologique, assez souvent difficile, repose davantage sur l'architecture générale de la lésion que sur l'aspect des boyaux tumoraux. Une coupe transversale passant par le centre de la tumeur montre une profonde invagination épidermique en forme de cratère qui englobe, sous deux éperons ou becs malpighiens, une masse cornée centrale. A partir des parois acanthosiques de la cavité, des boyaux tumoraux pénètrent dans le derme environnant; ils sont constitués de cellules volumineuses, contiennent de nombreuses atypies nucléaires et des mitoses et simulent l'image du carcinome spinocellulaire. La tendance des cellules à la kératinisation est toutefois plus précoce dans le kérato-acanthome que dans le carcinome spinocellulaire. Il existe des kératoacanthomes multiples, chroniques et récidivants, de caractère héréditaire dominant : les "épithéliomas multiples spontanément curables de Ferguson-Smith" en sont un exemple. Certains sont associés à des tumeurs viscérales ou évoluent sur un terrain immunologique déficient. Quoique le kérato-acanthome régresse spontanément, il n'est pas toujours indiqué d'attendre cette évolution en raison des cicatrices parfois inesthétiques. L'exérèse chirurgicale de la lésion initiale est le traitement de choix.
A. Rook et I. Whimster, dermatologues britanniques (1950)
Syn. molluscum sebaceum (obsolète), kyste sébacé atypique (obsolète)
lymphadenectomie médiastinale l.f.
mediastinal lymphadenectomy
Ablation des nœuds lymphatiques du médiastin lors des résections broncho-pulmonaires pour carcinome.
Elle est de nécessité lorsque manifestement les centres lymphatiques paraissent envahis lors de l'intervention, mais elle s'impose dans tous les cas de tumeurs malignes broncho-pulmonaires même s'ils paraissent sains à la vue et au palper, d'autant qu'il s'agit de carcinomes broncho-pulmonaires primitifs. Au niveau du poumon droit, l'exérèse des nœuds lymphatiques médiastinaux comporte les groupes broncho
Ces curages allongent l'intervention, favorisent la survenue de complications, en particulier de fistules bronchiques au cours des pneumonectomies droites. Le curage a un double but : d’abord préciser si ces chaînes sont envahies ou non et classer le carcinome dans la nomenclature internationale du pTNM afin d'évoquer le pronostic plus ou moins lointain, ensuite tenter d'améliorer dans les envahissements localisés le pronostic chirurgical par la diminution des récidives locorégionales. Le curage chirurgical est suivi le plus souvent d'un traitement chimio- et/ou radiothérapique, si les lymphatiques sont envahis.
Il est rare qu'un curage soit proposé au cours d'une tuberculose ganglionnaire médiastinale massive, en voie de fistulisation dans les bronches, malgré le traitement antibiotique spécifique. Il s'agit alors plus de mise à plat avec évacuation de la nécrose caséeuse que d'une exérèse réglée. Le traitement antituberculeux reste le traitement de fond.
Dénomination usuelle : curage ganglionnaire lymphatique médiastinal
lymphangite carcinomateuse médiastinale l.f.
mediastinal lymphangitic carcinomatosis
Métastases endo- et périlymphatiques dans le tissu médiastinal, secondaires le plus souvent à un carcinome bronchique de diagnostic assez facile.
Une forme très particulière est celle observée chez une femme traitée de nombreuses années avant pour un cancer du sein. Le tableau clinique est celui d'une médiastinite chronique apparemment primitive révélée par une dysphagie ou une voix bitonale d'installation très lente, sans signes radiologiques patents. La tomodensitométrie révèle un aspect de médiastinite chronique.
Les antécédents de carcinome mammaire traité antérieurement doivent faire évoquer le diagnostic et pratiquer des prélèvements du tissu médiastinal.