Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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après-coup n.m.

deffered action

Selon S. Freud, évènement de la vie d'un sujet qui ne trouve son sens que quand son évolution lui permet d'en comprendre la signification ou quand un autre évènement vient par quelque association rappeler le premier et ainsi, par effet d'après-coup, l'instaurer comme cause première.
Notion très précocement et fréquemment utilisée par l'auteur viennois ("Nachträglich"), qui renvoie à sa conception de la causalité psychique et de son expression différée dans le temps.

cellule survivante après irradiation l.f.

surviving cell

mort cellulaire

[A2,F2]

cirrhose après court-circuit jénuno-iléal l.f.

cirrhosis following jejunoileal bypass

Cirrhose compliquant la réalisation d'un court-circuit jéjuno-iléal pour obésité morbide.
Des anomalies des tests hépatiques et éventuellement un ictère apparaissent dans l'année qui suit l'intervention et peuvent rapidement progresser vers une insuffisance hépatique grave. Histologiquement, les lésions ressemblent souvent à celles d'une hépatite alcoolique. La suppression du court-circuit est nécessaire pour stabiliser les lésions.

stéatose, stéatohépatite, stéatonécrose, cirrhose hépatique

[L1,L2]

discite après nucléolyse l.f.

postnucleolysis diskitis

Réaction inflammatoire ou infectieuse d’un disque intervertébral au décours d’une nucléolyse.

chimionucléolyse

enfant né après un hématome rétroplacentaire de la mère l.m.

abruptio placentae complications in the child

Complications rencontrées chez les enfants ayant eu une souffrance fœtale et néonatale aigüe très grave par anoxie-ischémie liée à un hématome rétroplacentaire de la mère.
Elles sont constituées par un état de mort apparente, une inhalation méconiale, des troubles neurologiques : hypo- ou hypertonie etc.
En général l'enfant vient au monde dysmature, fragilisé, exposé à l'hypoglycémie et au décès. S'il survit, des séquelles cérébrales sont fréquentes.

Étym. gr. haïma : sang, -ome : suffixe désignant une tumeur, une tuméfaction

hématome rétro-placentaire

[O1, O3]

Édit. 2020

insuffisance cardiaque après remplissage vasculaire l.f.

cardiac failure secondary to fluid challenge

Choc cardiogénique révélé lors d'un remplissage vasculaire trop rapide au cours d'une réanimation et traduisant une insuffisance cardiaque latente.
Les signes sont une hépatomégalie douloureuse avec turgescence jugulaire, l'apparition d'un œdème aigu pulmonaire, d'une défaillance circulatoire ou seulement d'une modification nette des paramètres de surveillance hémodynamique (élévation des pressions veineuse centrale et capillaire bloquée, diminution du débit cardiaque).

Étym. lat. in : préfixe négatif ; sufficiens : qui convient

choc cardiogénique, insuffisance cardiaque,  solution de remplissage

mort cellulaire (après irradiation) l.f.

cell death

Disparition d'une cellule causée par son irradiation.
Elle peut se produire lors de la première tentative de division. Plus fréquemment la cellule irradiée peut présenter quelques divisions successives et son atteinte se manifeste par la disparition de la totalité de sa descendance. On désigne cette condamnation de la descendance sous le nom de mort différée ou mort mitotique de la cellule irradiée. Le mécanisme biologique en cause n'est pas établi ; on l'attribue à une aggravation progressive de lésions de l'ADN au cours des quelques divisions successives qu'elles autorisent.
La cellule est considérée survivante si sa descendance dépasse la 6ème génération, c'est-à-dire un effectif d'une centaine de cellules. Ce test est utilisé pour évaluer le taux de survie des cellules irradiées avec les techniques de clonage.

clone (cellulaire)

naissance après terme l.f.

Naissance d’un enfant après le terme normal de la grossesse, c’est-à-dire après 280 jours environ.
En fait la plupart des naissances un peu après le terme sont normales. Toutefois, quand la grossesse se prolonge au point de faire courir un risque à la mère et  à l’enfant, il est opportun de provoquer l’accouchement.

ostéochondrite après réduction l.f.

avascular osteonecrosis following treatment

Trouble trophique de l'épiphyse fémorale supérieure constaté après traitement d'une luxation congénitale de la hanche et considéré comme un trouble vasculaire iatrogène de la tête fémorale.
Les lésions sont classées en 4 groupes selon l'importance de l'atteinte de la tête fémorale : dans le groupe I, l'atteinte est partielle et l'évolution est favorable ; dans le groupe IV, la nécrose du noyau fémoral est totale avec atteinte de la région métaphysaire, le pronostic est très défavorable. La gravité des groupes intermédiaires dépend de l'extension plus ou moins importante des lésions et de l'âge de l'enfant.

Syn. épiphysite postréductionnelle

Lorenz (méthode de)

Édit. 2017

réparation cellulaire (après une irradiation) l.f.

cell repair

Phénomène physiologique par lequel les lésions sublétales, produites par une irradiation, se réparent en quelques heures.
Une même dose délivrée en 2 fractions séparées produit un effet plus faible qu'en une séance unique. De ce fait, la mortalité cellulaire pour une dose donnée est d'autant plus faible que l'irradiation est plus fractionnée ou que le débit de dose est plus faible.

M. M. Elkind, radiobiologiste américain (1959)

Syn. réparation Elkind (biologiste qui a apporté une contribution fondamentale à son étude)

mort cellulaire

sortie après hospitalisation à la demande d'un tiers (HDT) l.f.

exit after hospitalization on a third person’s request

Selon la procédure la plus courante, sortie  d’un patient effectuée après rédaction par le psychiatre traitant d'un certificat de levée d'HDT, qui mentionne l'évolution ou la disparition des troubles ayant justifié cette hospitalisation et certifie que les conditions qui ont présidé à l'admission ne sont plus réunies.
Par ordre de priorité, elle peut aussi être requise par le curateur, le conjoint ou le concubin, les ascendants, les descendants, la personne qui a signé la demande d'admission, un représentant du conseil de famille ou de la commission départementale d'hospitalisation psychiatrique. Une décision judiciaire de levée peut également intervenir, de même qu'une décision du préfet. A contrario, ce dernier peut prendre un arrêté de passage en hospitalisation d'office.
Le psychiatre traitant peut s'opposer à une levée de l'HDT en demandant au préfet un sursis de 15 jours.
En pratique, après levée de l'HDT, les patients acceptent le plus souvent de poursuivre les soins en hospitalisation libre jusqu'à ce que leur état soit compatible avec une sortie définitive.

sortie après hospitalisation d'office (HO) l.f.

exit after administrative hospitalization

Selon la procédure habituelle, arrêté préfectoral pris à la suite des conclusions du certificat de demande d'abrogation de cette mesure, rédigé par le psychiatre traitant.
Le préfet peut recourir à l’avis d’un expert qu'il désigne pour avoir une appréciation extérieure à celle de l'équipe soignante. Il peut ordonner la levée immédiate d'une HO après avis d'un psychiatre ou sur proposition de la commission départementale d'hospitalisation psychiatrique. Bien que non prévu explicitement par la loi, le passage en HDT est fréquent après la mesure de levée de l'HO qui, seule, est mentionnée par l'arrêté préfectoral.

HDT

sortie après hospitalisation d'office médicolégale l.f.

exit after forensic administrative psychiatric hospitalization

Sortie prononcée par un arrêté préfectoral après avis de deux psychiatres qui, au terme d'examens séparés, concluront de façon concordante que l'intéressé n'est plus dangereux ni pour lui-même, ni pour autrui.
Ces deux psychiatres ne doivent pas appartenir à l'établissement de soins. Ils sont choisis par le préfet sur une liste établie par le procureur de la République après avis de la DDASS.

sortie par décision judiciaire après hospitalisation sans consentement l.f.

exit by judicial decision after hospitalization without consent

Le patient ou toute personne lui portant intérêt, qui estime illégitime une hospitalisation sans consentement (HO ou HDT), peut en faire part au procureur de la République qui demande un certificat de situation et/ou une enquête puis, éventuellement, saisit d'office le tribunal de grande instance.
Décision du président du tribunal qui rend, ou non, une ordonnance de levée immédiate, sur le vu de rapports d'experts nommés par lui et après jugement en référé et contradictoire.

HD, HDT

artères bronchiques l.f.p.

rameaux artériels bronchiques

ganglions bronchiques de Krause et de Engel l.m.p.

W. Krause, anatomiste et histologiste allemand (1833-1910) ; St. Engel, anatomopathologiste allemand (1926)

nœuds lymphatiques intrapulmonaires

ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques l.m.p.

nœuds lymphatiques trachéobronchiques

ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques  inférieurs l.m.p.

nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs

ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques de Sukiennikow l.m.p.

W. L. Sukiennikow, anatomiste allemand (1903)

ganglions lymphatiques prétrachéobronchiques droits de Baréty

ganglions lymphatiques trachéo-bronchiques supérieurs l.m.p.

nœuds  lymphatiques trachéobronchiques supérieurs

glandes bronchiques l.f.p.

glandulae bronchiales (TA)

bronchial glands

Glandes de type mixte, séreuses et muqueuses, disséminées dans la muqueuse des bronches de grand et de moyen calibre.

nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques l.m.p.

nodi lymphoidei tracheobronchiales (TA)

tracheobronchial lymph nodes

Ensemble formé de deux groupes de nœuds lymphatiques, les nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs et les nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs.

Syn. anc. ganglions lymphatiques trachéobronchiques

nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques caudaux l.m.p.

nœuds lymphatiques trachéobronchiques inférieurs

nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques crâniaux l.m.p.

nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs

nœuds lymphatiques trachéo-bronchiques inférieurs l.m.p.

nodi lymphoidei tracheobrachiales inferiores (TA)

inferior tracheobronchial lymph nodes

Nœuds lymphatiques situés sous la carène entre les deux bronches principales droite et gauche.
Ils reçoivent la quasi-totalité de la lymphe venant de la pyramide basale de chacun des poumons ainsi qu’une partie de la lymphe issue du lobe moyen, de la lingula et du segment supérieur des lobes inférieurs droit et gauche ainsi que les lymphatiques du cœur gauche. Ils sont drainés vers les nœuds trachéobronchiques supérieurs droits pour l’essentiel.

Syn. anc. ganglions trachéobronchiques inférieurs de Sukiennikow, ganglions lymphatiques inter-trachéobronchiques, ganglions lymphatiques souscarénaires, ganglions lymphatiques de la bifurcation trachéale

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