déformation en coup de vent ulnaire l.f.
ulnar deviation
En clinique comme en radiographie, expression désignant une désaxation des articulations métacarpo-phalangiennes avec déplacement des doigts du côté ulnaire.
Cette déformation observée dans la polyarthrite rhumatoïde s’accompagne d’une subluxation et d‘une érosion osseuse des articulations métacarpo-phalangiennes. Les tendons extenseurs sont déportés du côté ulnaire. Le traitement repose, au stade initial, sur le port d’une orthèse nocturne empêchant l’aggravation de la déformation nocturne.
Syn. coup de vent ulnaire, obs. coup de vent cubital
[B2,I1]
déformation en flacon d'Erlenmeyer l.f.
Erlenmeyer’s flask deformity
Sur une radiographie, évasement de la partie distale des fémurs avec corticale amincie et convexe vers l'extérieur.
Cet aspect, décrit dans la maladie de Gaucher, s'observe également dans diverses affections comportant une insuffisance de constriction métaphysaire.
E. Erlenmeyer, chimiste allemand (1860) ; P. Gaucher, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1882)
ectodermique-fente labiopalatine-déformation des mains et des pieds avec retard mental (dysplasie) l.f.
ectodermal dysplasia, cleft lip and palate, hand and foot deformity, and mental retardation
Dans ce syndrome associant anhidrose, fente labiopalatine, syndactylie des doigts et des orteils avec retard mental sévère, la fente labiale est latérale.
Il existe un retard pubertaire et un hypogonadisme, une hypotrichie, ou atrichie, et les cheveux sont clairsemés. Les ongles sont épais et dysplasiques (mains et pieds). Anodontie et anomalies de l'émail dentaire sont à rechercher. Il peut exister un ankyloblépharon et une cryptophtalmie.
L’affection est autosomique récessive (MIM 225000).
D. Rosselli et R. Gulienetti, médecins italiens (1961) ; J. Zlotogora, médecin généticien israélien, G. Oğur, pédiatre turc (1988)
Étym. gr. ektos: au dehors ; derma : peau
Syn. Rosselli-Gulienetti (syndrome de), Zlotogora-Oğur (syndrome de)
→ anhidrose, ankyloblépharon filiforme et fente palatine, syndactylie, atrichie, ankyloblépharon, cryptophtalmie, anodontie
[Q2]
Édit. 2018
hachette (déformation en) l.f.
hatchet distortion
Aplatissement de la surface articulaire de la tête humérale qui est réduite, anguleuse à ses extrémités qui s’accompagne d’un allongement et d’une coudure du col huméral.
Se voit surtout après luxation de l’épaule.
L. Bazy chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1883-1960)
[I25]
Édit. 2015
hameçon (déformation en) l.f.
fishhook deformation
Déformation visible en urographie de la partie terminale de l'uretère, qui se recourbe vers le haut du fait du soulèvement du plancher vésical consécutif au développement d'un adénome prostatique.
[M2]
Édit. 2015
intrinsèque-moins (déformation) l.f.
intrinsic-minus deformity
Attitude que prennent la main et les doigts en cas de parésie ou de paralysie des muscles intrinsèques de la main, avec extension des articulations métacarpophalangiennes et flexion des interphalangiennes.
intrinsèque-plus (déformation) l.f.
intrinsic-plus deformity
Attitude de la main et des doigts par rétraction des muscles intrinsèques en flexion des articulations métacarpophalangiennes et extension des interphalangiennes proximales.
Kirner (déformation de) l.f
Kirner’s deformity, dystelephalangy
Incurvation de l’extrémité de la phalange distale en dehors et en avant.
Le cinquième doigt est le plus souvent atteint ; l’épiphyse de la phalange est élargie, l’ongle, bombé, se moule sur la déformation et l’extrémité du doigt peut être sensible. Cette déformation peut être isolée, familiale transmise selon le mode dominant. Elle est aussi constatée dans certains syndromes malformatifs : le syndrome de De Lange et celui de Silver-Russell.
J. Kirner, médecin radiologue allemand (1927)
lame de sabre (déformation en) l.f.
blade of sabre (deformation)
Déformation visible en uréthrographie de l'urèthre prostatique susmontanal, comprimé dans le plan sagittal par la saillie de deux lobes latéraux d'adénome prostatique.
Madelung (déformation de) l.f.
Madelung’s deformity
Déformation héréditaire de l’avant-bras et du poignet, souvent bilatérale, caractérisée par l’incurvation du radius associée à une subluxation postérieure de l’extrémité ulnaire distale.
La déformation peut paraître isolée ou faire partie d’un syndrome plus complexe ; en particulier elle est un des signes caractéristiques de la dyschondrostéose de Leri, chondrodysplasie congénitale à transmission autosomique dominante, responsable d’un nanisme par raccourcissement électif du segment moyen des membres (nanisme mésomélique). Des déformations squelettique comparables d’origine traumatique, infectieuses ou dystrophiques ont été qualifiées par analogie de « déformation de type Madelung » p.par exemple dans la maladie exostosante ou l’enchondromatose.
O. W. Madelung, chirurgien allemand (1878), A. Léri, ophtalmologue français et J. A. Weill, pédiatre français (1928)
→ radius curvus, Leri –Weill (syndrome de), dyschondrostéose, maladie exostosante
ostéogenèse imparfaite sans déformation l.f.
→ ostéogenèse imparfaite type 1
[A4,O6,Q2]
Édit. 2017
Sprengel (déformation de) l.f.
Sprengel's deformation, congenital elevation of the scapula
O. Sprengel, chirurgien allemand (1891)
→ surélévation congénitale de l'omoplate (scapula)
dysplasie ectodermique-fente labiopalatine-déformation des mains et des pieds avec retard mental l.f.
ectodermal dysplasia, cleft lip and palate, hand and foot deformity, and mental retardation
Dans ce syndrome associant anhidrose, fente labiopalatine, syndactylie des doigts et des orteils avec retard mental sévère, la fente labiale est latérale.
Il existe un retard pubertaire et un hypogonadisme, une hypotrichie, ou atrichie, et les cheveux sont clairsemés. Les ongles sont épais et dysplasiques (mains et pieds). Anodontie et anomalies de l'émail dentaire sont à rechercher. Il peut exister un ankyloblépharon et une cryptophtalmie.
L’affection est autosomique récessive (MIM 225000).
D. Rosselli et R. Gulienetti, médecins italiens (1961) ; J. Zlotogora, généticien israélien (1987), G. Oğur, pédiatre turc (1988)
Étym. gr. ektos: au dehors ; derma : peau
Syn. Rosselli-Gulienetti (syndrome de), Zlotogora-Oğur (syndrome de)
→ anhidrose, fente labiopalatine, ankyloblépharon, syndactylie, atrichie, anodontie, hypotrichose, cryptophtalmie (uni ou bilatérale)
[H3, I2, J1, O4, P2, P3, Q2]
Édit. 2019
acidose fœtale l.m.
foetal acidosis
Accumulation d'ions H+ dans la circulation et les tissus du fœtus et donc baisse du pH plasmatique et cellulaire en dessous de 7,20.
Elle peut s’abaisser à 7,10, dans les acidoses majeures qui exposent à la souffrance cérébrale.
Elle traduit la restriction d'apport d'oxygène au fœtus au cours de la souffrance fœtale. Elle est due pour l'essentiel à une insuffisance placentaire, qui réduit la surface des échanges fœto-maternels, à une contracture ou une hypercinésie utérine, à une compression funiculaire, ou à une expulsion fœtale prolongée qui entravent ou même interrompent totalement ces échanges. Elle survient plus volontiers chez les fœtus hypotrophiques. Pendant le travail elle s'apprécie par un micro-prélèvement de sang sur le scalp du fœtus. L'acidose est métabolique quand s'accumule surtout l'acide lactique, par contracture utérine, ou respiratoire quand s'accumule surtout l'acide carbonique, par compression du cordon. Elle se mesure pour le nouveau-né sur le sang du cordon. Elle se quantifie au mieux par le déficit de base : la quantité de base nécessaire pour ramener le pH à 7,40. Il existe en plus une acidose transmise par la mère, quand son propre acide lactique produit par les efforts musculaires, notamment à l'expulsion, traverse le placenta.
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
acidose fœtale gazeuse l.f.
fœtal respiratory acidosis
Augmentation de la concentration des ions H+ dans la circulation et les tissus du fœtus avec baisse du pH par accumulation d'acide carbonique.
Elle est due pour l'essentiel à une compression du cordon qui empêche l'élimination du CO2 mais aussi l'arrivée de l'oxygène, expliquant que l'acidose soit le plus souvent mixte. Elle se dépiste pendant le travail par une ponction de sang au scalp fœtal, à la naissance sur le sang du cordon. En dessous d'un pH à 7,10 elle expose à la souffrance cérébrale.
Syn. acidose fœtale respiratoire
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
acidose fœtale métabolique l.f.
fœtal metabolic acidosis
Augmentation de la concentration des ions H+ et baisse du pH en dessous de 7,20 dans le sérum et les tissus du fœtus par accumulation d'acide lactique.
Elle est due à un défaut d'apport d'oxygène au fœtus au cours de la souffrance fœtale, par insuffisance placentaire, contracture ou hypercinésie utérines, expulsion prolongée, tous facteurs qui entravent ou interrompent les échanges fœto-maternels. Elle se dépiste pendant le travail par un micro-prélèvement de sang au scalp du fœtus, à la naissance sur le sang du cordon, dans lequel on mesure le pH, la pO2, la pCO2, la concentration des lactates, le déficit de base. En dessous d'un pH de 7,10 elle expose à la souffrance cérébrale. Il existe une acidose transmise par la mère quand son acide lactique, produit d'efforts musculaires prolongés et du jeûne, traverse le placenta.
Syn. acidose lactique
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
acidose fœtale mixte l.f.
mixed fœtal acidosis
Acidose conjuguant l'acidose gazeuse et l'acidose métabolique au cours de la souffrance fœtale.
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
acidose fœtale respiratoire l.f.
respiratory fœtal acidosis
[R1,O3,O6]
Édit. 2017
annexe fœtale l.f.
foetal membrane
[A4,O3,O6]
Édit. 2017
anoxie fœtale l.f.
foetal anoxia
Déficit de l'oxygénation du fœtus responsable d'une acidose métabolique.
En l'absence de traitement obstétrical (extraction fœtale), elle aboutit au décès fœtal ou à l’installation de lésions cérébrales irréversibles. Ses causes sont multiples : les pathologies maternelles de la grossesse responsables d’une insuffisance placentaire, l’hématome rétroplacentaire, les compressions funiculaires.
Étym. gr. a(n) : privatif ; oxia : pour oxygène
Syn. souffrance fœtale aigüe
[H1,O3]
Édit. 2017
apex de la tête fibulaire l.m.
apex capitis fibulae (TA)
apex of head of fibula
Saillie rugueuse et culminante de la tête de la fibula, située en dehors et en arrière de la facette articulaire avec le tibia.
Elle donne insertion à la partie postérieure du tendon du muscle biceps fémoral et, par son sommet, au faisceau court du ligament collatéral fibulaire de l’articulation du genou.
Syn. anc. apophyse styloïde du péroné
arrêt de progression de la présentation fœtale l.m.
arrest of progress of the foetal presentation
Stagnation de la descente et de la rotation de la présentation fœtale dans l'excavation pelvienne entrainant une durée d'expulsion supérieure à 20 ou 30 minutes.
Il peut être dû à une hypocinésie utérine, à un défaut de flexion ou d'orientation de la tête fœtale, à un obstacle à la rotation de la tête fœtale au niveau du détroit moyen ou à une résistance exagérée des parties molles du bassin. Son traitement repose sur l'utilisation d'ocytociques, la flexion ou la rotation manuelle de la tête fœtale ou l'extraction instrumentale du fœtus.
articulation de la tête costale l.f.
articulatio capitis costae (PNA)
joint of head of rib
Articulation reliant la tête d'une côte à la dépression en forme d'angle dièdre, formée par l'hémifacette articulaire costale inférieure de la vertèbre susjacente, l'hémifacette costale supérieure de la vertèbre thoracique sousjacente et le segment du disque intervertébral correspondant.
Elle est formée par deux arthrodies que sépare le ligament intra-articulaire de la tête costale. Ces deux articulations communiquent souvent en arrière du fait de l'absence de la partie postérieure du ligament.
Syn. anc. articulation costovertébrale proprement dite.
ascite fœtale l.f.
foetal ascites
Epanchement séreux péritonéal témoignant d'une affection fœtale sévère : une insuffisance cardiaque, notamment dans le cadre d'une anémie par iso-immunisation rhésus, d'une surcharge volémique par transfusion croisée de jumeau à jumeau, d'une infection à parvovirus, ou d'une malformation chromosomique.
auscultation cardiaque fœtale l.f.
fœtal heart auscultation
Exploration à l'oreille des bruits du cœur fœtal, amplifiés par un stéthoscope obstétrical ou, par extension, grâce à des procédés physiques de phonocardiographie ou d'ultrasonographie.
Elle permet d'apprécier le rythme cardiaque fœtal de base et surtout la survenue de ralentissements et leur chronologie par rapport aux contractions utérines.
Étym. lat. auscultare : observer avec l’oreille