action d'un muscle l.f.
Déplacement d’une articulation sous l’effet de la contraction d’un muccle
Le mouvement qui en résulte dépend des positions respectives du ou des axes de l’articulation et de la ligne de force du muscle objectivée par la droite qui passe par les points d’insertion principaux du muscle. Ex. la flexion du coude par contraction du muscle biceps brachial.
[A1,I3]
Édit. 2017
addiction n.f.
addiction
Etat pathologique de dépendance chronique caractérisé par la compulsion à consommer une substance psycho-active (addiction pharmacologique) ou répéter un comportement (addiction comportementale) malgré les conséquences néfastes sans que la volonté du sujet puisse s’y opposer.
L’entrave d’accès à la substance ou au comportement est source d’un état émotionnel désagréable (tension, irritabilité). Le réseau neuronal dopaminergique dit de récompense, à l’origine de plaisir chez l’individu normal devient dysfonctionnel chez le sujet dépendant.
Les critères diagnostiques de l’addiction désormais reconnue maladie chronique sont :
-le désir compulsif à consommer le produit ou à répéter un comportement,
-la sensation croissante de tension précédant le passage à l’acte,
-le soulagement ou le plaisir durant la consommation ou la réalisation du comportement,
-les tentatives répétées pour réduire ou cesser la consommation ou le comportement,
-le phénomène de tolérance (ou accoutumance) aux effets du produit ou du comportement,
-les signes de sevrage (ou de manque) lors de la diminution ou de l’arrêt de la consommation ou du comportement,
-la poursuite de la consommation ou du comportement malgré les effets néfastes.
Les conséquences de l’addiction peuvent être individuelles (réduction pour l’intérêt porté à ce qui ne concerne pas l’addiction et à ce qui altère la santé), familiales ou sociales (perte d’emploi, ennuis financiers ou judiciaires).
Le potentiel addictogène est variable selon la substance : fort pour le tabac ou l’héroïne, faible pour le cannabis,
De nombreuses comorbidités psychiatriques ont été identifiées : troubles schizophréniques, dépressifs, anxieux et troubles de la personnalité.
Les études familiales indiquent une héritabilité variant de 30 à 60 %. Les caractéristiques génétiques déterminant cette vulnérabilité ne sont pas identifiées. Cela n’exclut pas le poids des facteurs environnementaux.
Étym. lat. addicere : adjuger, condamner ; l'addictio est une sentence du prêteur condamnant le débiteur à devenir l'esclave du créancier ; addictus : esclave pour dette
Syn. déconseillé assuétude
→ toximanie, dépendance à une substance
[G3,G4,H4]
Édit. 2017
Addis (compte d') l.m.
Addis’ count
Numération des hématies et des leucocytes présents dans les urines émises pendant 12 heures..
Ce compte permet surtout de reconnaître la présence d’une hématurie microscopique et de surveiller l’évolution des glomérulonéphrites. Le chiffre normal est inférieur à 600000 hématies. Actuellement, la technique adaptée par Hamburger, est préférée. Elle rapporte le nombre des éléments figurés d’origine sanguine à la quantité d’urine exprimée en ml, émise pendant 3 heures. C’est un débit qui est normalement inférieur à 2500 hématies et à 6000 leucocytes par minute.
T. Addis, néphrologue américain d'origine britannique (1922) ; H. J. Hamburger, physiologiste néerlandais (1883)
Syn. débit minute des éléments figurés de l’urine, HLM sigle pour hématies, leucocytes, minute (langage courant)
→ débit minute des éléments figurés de l'urine, sédiment urinaire
[B3, M1]
Édit. 2020
Aden (fièvre d') l.f.
Aden fever
Syn. dengue
→ dengue
[D1]
Édit. 2020
adénosine-monophosphate cyclique (AMPc) n.m.
Dérivé de l’adénosine triphosphate servant de second messager intracellulaire médiant l’action de nombreuses hormones polypeptidiques
L’AMPc peut être dosé par des techniques radio-immunologiques. Son taux sanguin et son excrétion urinaire dépendent principalement de la sécrétion de parathormone. Ces valeurs augmentent donc en cas d’hyperparathyroïdie et diminuent dans les hypoparathyroïdies.
[C1,C3,O4 ]
Édit. 2017
adermine n.f.
adermine
Forme alcool de la vitamine B6, précurseur du pyridoxal.
Le pyridoxal-phosphate est le coenzyme de nombreux enzymes du métabolisme des acides aminés.
Syn. désuet de pyridoxine, vitamine B6
[C1, C3]
Édit. 2020
adipose douloureuse de Dercum l.f.
Dercum's disease, adiposis dolorosa
Affection rare, atteignant surtout la femme ménopausée, de cause inconnue, caractérisée par l'apparition sur le corps - à l'exception de la face, du cou, des mains, des pieds et des sillons articulaires - de masses lipomateuses diffuses et nodulaires fermes, douloureuses spontanément et à la pression, dont la palpation donne l'impression de « paquets de vers », et qui s'accompagnent de troubles vasomoteurs, d'asthénie, d'ecchymoses et d'altérations psychiques.
L'évolution se fait par poussées successives vers une obésité importante provoquant, par suite des douleurs qui l'accompagnent, une gêne fonctionnelle non négligeable.
F.X. Dercum, neurologue américain (1888)
Étym. lat. adeps : graisse
Syn. maladie de Dercum, neurolipomatose douloureuse
[A3,R1 ]
Édit. 2017
déficit en AGXT sigle angl. pour peroxysomal Alanine Glyoxylate aminotransferase deficiency
[M1]
Édit. 2020
aliasing n. angl.
désigne en français une situation où un signal indésirable dérivé de celui qu'on a transmis apparaît mélangé à celui-ci.
1. En échographie doppler pulsé et en doppler couleur, ambigüité sur l'analyse spectrale des vitesses circulatoires qui peut faire croire à tort à une inversion de sens du courant sanguin (d'où l'expression utilisée de "vitesse faussement négative").
Elle est observée quand la fréquence de répétition des impulsions (PRF) est trop basse par rapport à la fréquence doppler à mesurer, en particulier en cas de vitesse circulatoire élevée.
Pour pallier cet inconvénient, la fréquence de répétition des impulsions doit être supérieure au double de la fréquence doppler maximale à mesurer.2. En IRM.
Artefact pouvant apparaître lorsque l'objet à explorer est plus grand que le champ de vue, caractérisé par la projection de la partie hors champ de l'objet sur la partie controlatérale de l'image (c'est le repliement de l'image).
Le phénomène peut exister dans les deux directions de codage, de phase et en fréquence.
1- Dans la direction du codage de phase, il apparaît si les spins situés en dehors du champ de vue accumulent un décalage de phase supérieur à un cycle de 360° (décalage de 360° + x°) : ces spins sont alors codés de façon erronée (comme si leur décalage de phase était de x°) et confondus avec des spins contenus dans le champ de vue. On peut éviter cet artefact soit en utilisant des matrices asymétriques, soit en réalisant un échantillonnage élevé en phase (si, par exemple, on double le pas de codage de phase, on double le champ de vue et il n'y a plus d'aliasing ; mais on ne reconstruit que la partie primitivement prévue de ce champ).
2- Dans la direction du codage en fréquence, le phénomène de repliement survient si la fréquence d'échantillonnage est inférieure à la fréquence de Nyquist. On peut éviter cet artefact, soit en utilisant un filtre "passe-bas" qui élimine les fréquences supérieures à la fréquence de Nyquist, soit en augmentant la fréquence d'échantillonnage.
Étym. angl. alias : se dit de quelque chose ou quelqu'un, faux ou dissimulé
Syn. ambigüité spectrale, repliement spectral
→ Nyquist (fréquence de), anti-aliasing
[B2,B3]
Édit. 2020
allocortex n.m.
allocortex (TA)
allocortex
Partie du cortex constituée de l’archicortex et du paléocortex.
Cette partie de l’écorce cérébrale est caractérisée par sa structure primitive et élémentaire : une couche granulaire réceptrice, une couche pyramidale effective (archicortex) ou par la confusion des couches cellulaires (paléocortex). Archicortex et paléocortex constituent l'archipalliumqui correspond fonctionnellement à l'appareil olfactif et à l'appareil du comportement générique.
Syn. des. archipallium, cortex hétérotypique, allocortex de Vogt
[A1, H5]
Édit. 2020
déficit én alpha 1-antitrypsine l.m.
alpha1-antitrypsin deficiency
Affection congénitale de transmission autosomique codominante, caractérisée par le déficit en alpha1-antitrypsine, responsable d'une atteinte respiratoire, hépatique, rénale et plus exceptionnellement pancréatique.
L'atteinte respiratoire s'observe chez l'adulte jeune homozygote PiZZ avec une fréquence de près de 50 %. Elle est caractérisée par un emphysème pulmonaire bilatéral de type panlobulaire qui entraîne des signes fonctionnels à partir de 30-40 ans et aboutit en quelques années à une insuffisance respiratoire grave. La fréquence et la gravité de l'emphysème sont accrues par le tabagisme et l'exposition aux poussières. Des perfusions répétées d' alpha1-antitrypsine pourraient atténuer les conséquences de l'emphysème.
L'atteinte hépatique s'observe chez 10 à 20 % des sujets PiZZ ; il s'agit d'une cholestase néonatale prolongée qui peut disparaître spontanément avant l'âge de 6 mois mais qui peut parfois évoluer vers une cirrhose, alors seulement curable grâce à une transplantation hépatique ; celle-ci est alors suivie d'une synthèse d' alpha1-antitrypsine normale. Quelques rares atteintes rénales (glomérulopathie membranoproliférative), et pancréatiques ont été décrites. Les sujets atteints d'une maladie du collagène pourraient éventuellement être porteurs d'un variant de l’alpha1-antitrypsine.
Le dépistage de ce déficit se fait simplement sur la constatation d'une disparition du pic d'alpha1-globuline sur le tracé électrophorétique simple des protides sanguins ; il est confirmé par le dosage immunologique de l' alpha1-antitrypsine et par sa caractérisation phénotypique dans le système Pi. Un déficit plasmatique complet en alpha1-antitrypsine s'observe chez d'exceptionnels sujets dont le phénotype est Pi nul.
Le diagnostic anténatal est réalisé par dosage de l’enzyme dans le sang du cordon ou par analyse de l'ADN sur les villosités choriales.
P. Strnad, médecin interniste allemand (2020)
[C2, C3, L1, M1, Q2]
Édit. 2020
altération cavitaire l.f.
vacuolar degeneration, hydropic degeneration, liquefaction degeneration
Aspect clair du cytoplasme dû à un œdème intracellulaire qui aboutit à la formation de vacuoles.
Affectant surtout la couche basale de l'épiderme, l'altération cavitaire s'observe dans plusieurs affections, mais peut aussi résulter d'artefacts.
Syn. dégénérescence hydropique
[A2,A3,J1]
Édit. 2017
alvéoles dentaires l.m.p.
alveoli dentales (TA)
dental alveoli
Cavités coniques creusées dans les arcades alvéolaires de la mandibule et du maxillaire.
Les dents y sont implantés sur le bord dentaire de l'os. Les racines dentaires s' adaptent exactement La racine dentaire est maintenue dans l'alvéole par le périoste ou ligament alvéolo-dentaire formé de fibres tendues des parois de l'alvéole au cément de la dent.
[A1, P3]
Édit. 2020
Alzheimer (maladie de) et dépression l.f.
depression and Alzheimer disease
→ dépression et maladie d'Alzheimer
[H1,H3]
Édit. 2017
androstènedione n.f.
androstene dione
Stéroïde hormonal androgène, précurseur de la testostérone, biosynthétisé dans les glandes corticosurrénales par déshydrogénation de la déhydroépiandrostérone, et dans les testicules par clivage oxydatif de la 17 alpha-hydroxyprogestérone, ainsi que dans la glande surrénale et le follicule ovarien ou le corps jaune chez la femme.
L’androstènedione peut être dosée dans le sérum par technique immunologique. Ce dosage est essentiellement utilisé dans l’exploration des hirsutismes et virilisations chez la femme.
Syn. delta-4-androstènedione-3,17
[C1, O3, O4]
Édit. 2020
anesthésie (profondeur de l') l.f.
depth of anaesthesia
Évaluation de la qualité de l'anesthésie eu égard aux facilités d'autant plus grandes que sa profondeur accorde au chirurgien.
Cette évaluation est comprise entre l'état d'éveil normal avec la vigilance normale du sujet éveillé et la mort. Comme pour toute évaluation de la qualité, on peut, en principe, coter la profondeur de l'anesthésie en cinq degrés de 0, état d'éveil normal, à 5, mort, qui correspond à une anesthésie définitive. Entre ces deux extrêmes se placent les quatre stades de l'anesthésie dont le modèle a été donné par Guedel en 1937 pour l'éther : 1- analgésie, 2- délire, 3- stade chirurgical, 4- coma aréflexique. Mais dans la pratique cette distinction clinique en stades est difficile à faire avec les techniques actuelles d'anesthésie, qui emploient plusieurs produits, dont les effets sont un peu différents, et du curare, qui masque les réactions musculaires de l'opéré.
Quoi qu'il en soit les stades sont appréciés sur des signes cliniques, insensibilité à l'incision de la peau (analgésie), perte de conscience (narcose), suppression des réactions neurovégétatives (protection» neurovégétative) et des évaluations neurophysiologiques (électroencéphalogramme, potentiels évoqués et, en expérimentation, micro-électrodes posées sur la réticulée, le thalamus, le circuit limbique, etc.). Le 2ème stade, période relativement brève, commence au début de la perte de conscience, il correspond à l'abolition du contrôle par les centres supérieurs avec libération des centres secondaires (hallucinations, désorientation et réactions très vives aux stimulus extérieurs), laissant passer des réflexes aux effets dangereux (risque de syncope vagale, de fibrillation ventriculaire). Des ondes lentes monomorphes remplacent peu à peu les activités rapides et les rythmes lents de l'éveil de l'électroencéphalogramme. Différentes modalités d'analyse de l'électroencéphalogramme facilitent l'interprétation des signaux : selon les anesthésiques l'évolution est variable. Avant le passage au stade chirurgical les ondes lentes prédominent dans les régions frontales et commencent à prendre un aspect irrégulier, dit «polymorphe».
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
→ profondeur de l'anesthésie, surveillance de la curarisation, éther (stades de l'anesthésie à l')
[G1]
Édit. 2017
angiodermite purpurique et pigmentée de Favre et Chaix l.f.
gravitational purpura, acroangiodermatitis
Variété de capillarite touchant la partie inférieure des jambes et fréquemment associée à une insuffisance veineuse, qui se manifeste par des plaques de couleur ocre ou brune, présentes de façon chronique, avec ou sans signes d'insuffisance veineuse.
M. Favre, membre de l'Académie de médecine (1924) et A. Chaix (1926), dermatologistes français
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; derma : peau
Syn. dermite ocre des membres inférieurs, dermite de stase
[J1,K4]
Édit. 2017
angiodysplasie profonde métamérique l.f.
deep metameric angiodysplasia
Affection congénitale due à des malformations artérielles ou artérioveineuses profondes, associées à une hypertrophie des tissus mous et du squelette et à un angiome plan, qui souvent est un marqueur de lésions sous-jacentes importantes.
En font partie les syndromes de Sturge-Weber-Krabbe, de Blanc-Bonnet-Dechaume, de Cobb, ainsi que les angiodysplasies ostéohypertrophiques connues comme syndromes de Klippel-Trénaunay et de Parkes Weber.
Étym. gr. aggeion : vaisseau
[J1,K4,N3,O1,Q2]
Édit. 2017
angor de décubitus l.m.
decubitus angina pectoris
Variété d’angine de poitrine dont les crises ne sont pas déclenchées par l’effort, mais surviennent au repos, particulièrement la nuit.
Traduisant un spasme coronarien aigu, l’angor de décubitus a la même signification pronostique que l’angor d’effort.
[K2,K4]
Édit. 2017
anhédonie n.f.
Déficit dans la capacité à éprouver du plaisir
On peut conceptualiser l'anhédonie soit comme un trait caractérisant la personnalité, soit comme un état rencontré dans divers troubles psychiques, par ex. le syndrome négatif des états schizophréniques ou les états de stress post-traumatique.
En particulier, cette dimension est assez symptomatique des dépressions majeures dites endogènes ou endogénomorphes, les plus sensibles aux traitements biologiques. Forme majeure de l'émoussement affectif, elle constitue alors un facteur de risque, reconnu à un an, de tentatives de suicide. À ces sujets, tout coûte et rien n'est agréable. Une anhédonie asymptomatique peut aussi traduire une vulnérabilité dépressive, mais si elle n'est que physique, elle ne semble pas constituer à elle seule, chez le sujet sain, un marqueur d'état dépressif.
Th. Ribot, philosophe et psychologue français, professeur au Collège de France (1896)
Étym. gr. hêdonê : plaisir
[H3,H4]
Édit. 2017
anneau inguinal profond l.m.
anulus inguinalis profundus (TA)
deep inguinal ring
Orifice par lequel la paroi postérieure du canal inguinal s’ouvre sur le plan sous péritonéal de la paroi antérieure de l’abdomen.
Son bord supérieur, libre, est fermé par la réflexion du fascia transversalis qui s’invagine dans le canal ; son bord inférieur répond à l’anse du ligament interfovéolaire et à la bandelette iléo-pubienne. Le péritoine qui le recouvre forme la fosse inguinale externe. Cet orifice est situé à un travers de doigt au-dessus et un peu en dedans du milieu du ligament inguinal. Il livre passage aux éléments du cordon inguinal chez l’homme, au ligament rond chez la femme.
Syn. anc. anneau inguinal interne (impropre), orifice profond du canal inguinal
[A1, L2]
Édit. 2020
anomalie n.f.
abnormality, anomaly
En médecine, variation d'un corps dans son apparence, dans sa structure anatomique ou tissulaire, dans son fonctionnement, par rapport à la normalité de son ethnie ou de sa société, n'entraînant pas de conséquence pathologique pour lui-même ou son entourage.
L'anomalie peut être d'ordre quantitatif (un doigt surnuméraire), esthétique, qualitatif, anatomique (les diverticules coliques n'entraînent pas tous des complications), caractériel, etc. L'anomalie et la malformation ne nécessitent d'intervention médicale qu'en cas de complication ou si elles est responsable d’ un trouble perçu comme tel par le porteur.
En ophtalmologie, et plus spécialement en colorimétrie clinique, perturbation quelconque de la perception colorée.
Suffixe employé pour désigner un type de trichromatisme anormal (par ex. protanomalie) par opposition à une anopie qui désigne un dichromatisme (par ex. protanopie).
Syn. déficit, déficience, altération
[A1,A2,Q2,Q3]
Édit. 2017
anomalie du développement l.f.
developmental anomaly, congenital malformation, congenital abnormality
Malformation congénitale, présente à la naissance, mais pouvant ne se révéler cliniquement que plus tard au cours de la vie, d'origine héréditaire ou non, compatible ou non avec la vie, et liée à un défaut de développement au cours de l'embryogénèse.
[A4,O6,Q3,Q4]
Édit. 2017
aorte descendante l.f.
pars descendens aortae, aorta descendens (TA)
descending aorta
Portion de l'aorte qui s'étend du flanc gauche de la 4ème vertèbre thoracique jusqu'à sa terminaison en regard de la 4 ème vertèbre lombaire où elle se divise en artères iliaques communes gauche et droite et artère sacrée médiane.
Elle présente 2 portions : l'aorte thoracique descendante et l'aorte abdominale.
Syn. anc. portion descendante de l'aorte
aphasie dégénérative l.f.
degenerative aphasia
Aphasie secondaire à une affection cérébrale dégénérative.
Les troubles aphasiques peuvent résumer la sémiologie, comme dans les aphasies progressives primaires, ou bien être un des éléments constitutifs d'un syndrome neuropsychologique plus complexe, comme dans les démences de type Alzheimer. La conscience des troubles est variable, le plus souvent préservée dans les aphasies progressives primaires, et altérée dans les aphasies faisant partie d'un syndrome démentiel.
Les aphasies dégénératives s'installent insidieusement, réalisant le plus souvent des tableaux atypiques. Elles évoluent habituellement vers un mutisme après un délai variable.
Trois tableaux d’aphasie dégénérative sont décrits :
- l’aphasie nonfluente progressive avec manque du mot, agrammatisme, désintégration phonétique, éléments d’apraxie buco-faciale fréquemment associés et compréhension préservée évoquant une dégénérescence de la région fronto-latérale et prémotrice de l’hémisphère dominant ;
- l’aphasie asémantique avec troubles majeurs de la compréhension des mots, de la dénomination avec un discours fluent voire logorhéique mais creux et vide de sens, renvoyant à une dégénérescence prédominant dans les régions temporales polaires et latéro-externes de l’hémisphère dominant
- l’aphasie logopénique avec déficit de la mémoire de travail verbale, troubles de la répétition avec effet de longueur, paraphasies phonologiques, liée à une atteinte pédominante de la région pariétale gauche.Les aphasies dégénératives s'installent insidieusement. Les troubles du langage vont rester au premier plan pendant plusieurs années mais une évolution vers la démence est la règle, témoignant d’une diffusion secondaire des lésions corticales.
Étym. gr. aphasia : impuissance à parler