Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

79 résultats 

douleur (évaluation clinique de la) l.f.

pain (clinical evaluation), pain (assesment of), pain (assesment of a painful patient)

Procédé permettant de mesurer l’intensité de la douleur d’un patient, première étape à la mise en œuvre d’une stratégie pluridisciplinaire, individualisée.
La complexité des douleurs et la diversité de leurs formes faisant obstacle à l'emploi d'une méthode unique satisfaisante, obligent à tenir compte parallèlement aux investigations somatiques :
- du phénomène perçu : types d’une grande diversité (brûlure, coup de poignard, étau, etc.), localisation, étendue, irradiations, intensité, rythme diurne ou nocturne, signes d’accompagnement, chronicité, évolution dans le temps, effet des traitements ;
- du mécanisme générateur : par excès de nociception (origine rhumatismale, dégénérative, inflammatoire, cancéreuse) ; par désafférentation (zona, membre fantôme, etc., avec, en particulier, siège dans un territoire de déficit sensitif sur fond douloureux dysesthésique permanent, émaillé de paroxysmes) ; sympathalgique ; myalgique ; éventuellement psychogène ;
- de composantes ou résultantes variables selon chacun, telles qu'anxiété, dépression, trouble de la personnalité, aspects psychosociaux et facteurs susceptibles d'exacerber ou de fixer la douleur (bénéfices secondaires, en particulier).
Divers instruments sont utilisés, échelles "globales" : verbale simple, numérique, visuelle analogique (la plus sensible, souvent préférée, sous la forme d’une réglette) ; questionnaires de vocabulaire (McGill Pain Questionnaire), pour reconnaître une douleur neurogène et évaluer la tolérance affective de la douleur ; questionnaires de qualité de vie, qui apprécient le comportement du patient.
Aux âges extrêmes de la vie, la douleur est encore plus délicate à évaluer :
- chez la personne âgée, son expression est volontiers pauvre du fait de troubles du langage, d’handicaps sensoriels, de ralentissement intellectuel et/ou de régression affective. Une position antalgique, une protection spontanée des zones douloureuses, une réaction de retrait ou un rictus pendant l’examen, sont évocateurs ;
-chez l’enfant, ses difficultés de reconnaissance peuvent être majeures en présence d’handicapés mentaux qui s’expriment essentiellement par des troubles du comportement. La grille de Gustave Roussy en particulier, regroupe trois parties : signes directs de la douleur, expression volontaire de celle-ci et atonie psychomotrice.
Cette approche globale laisse toute sa place à la clinique et fait confiance à la description de la douleur par le malade, facilitant la relation et le programme thérapeutique plurimodal.
À l'évidence, la notion de trouble psychique ne permet pas d'exclure a priori une étiologie somatique.
La tendance à sous-évaluer la douleur de l'autre est générale.

R. Melzack, psychologue canadien (1975) ; G. Roussy, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecines (1874-1948)

Étym. lat. dolor : douleur

McGill Pain questionnary, douleur neuropathique (critères diagnostiques)

[H1]

Édit. 2018

essai clinique l.m.

clinical trial

Essai méthodique d'un médicament mené chez des volontaires sains ou malades, visant à montrer les effets thérapeutiques et/ou à rechercher les effets indésirables.
Ils permettent d'étudier la pharmacocinétique du médicament sous la forme galénique choisie.

[G3,E1]

Édit. 2018  

lipasémie (dosage et intérêt clinique de la) l.m.

seric lipase (dosage and clinical interest)

Dosage de la lipase pancréatique dans le sérum particulièrement très utile dans le diagnostic de la pancréatite aigüe car il est aussi sensible et probablement plus spécifique que celui de l'amylasémie.
En dehors de la pathologie pancréatique, la seule cause d'élévation modérée de la lipasémie est l'insuffisance rénale. Il n'est pas possible de doser la lipase urinaire du fait d'une réabsorption tubulaire importante et d'une dégradation urinaire : elle explique que le dosage de la lipasémie doit être couplé avec celui de l'amylasémie et de l'amylasurie pour le diagnostic de pancréatite aigüe.

narcissisme en clinique l.

narcissism in clinical practice

Terme appliqué dans trois ordres de circonstances.
Le type considéré comme la plus achevée des "névroses narcissiques"(S. Freud) se réalisait dans l'autisme schizophrénique, avec mise à distance du monde réel et prévalence de la vie intérieure. Cette appellation tend à disparaitre de l'usage.
Une attitude de complaisance et d'autosatisfaction domine dans les personnalités narcissiques, avec en particulier un intérêt pour autrui lié avant tout à celui qu'il vous porte.
En pathologie courante, cette blessure narcissique souvent majeure qu'est la maladie, portant atteinte à notre sentiment d'intangibilité et de pérennité, peut à son tour être la source d'un apport narcissique constituant un bénéfice secondaire volontiers vécu comme gratifiant par le patient (M. Balint).

personnalité narcissique

pertinence clinique l.f.

clinical relevance

Assurance que le résultat d’un essai randomisé a un effet suffisamment important pour permettre d’appliquer ses conclusions à la pratique médicale.
Par ex. un essai randomisé a montré que, chez les malades qui avaient des métastases hépatiques de cancers colorectaux, la chimiothérapie intra-artérielle augmentait de façon statiquement significative leur survie. Mais cela au prix d’hépatites chimiques et seulement pour une durée moyenne de cinq semaines. La pertinence clinique de ce traitement a donc été jugée discutable.

[E1]

Édit. 2020

pharmacologie clinique l.f.

clinical pharmacology

Etude des actions d’un médicament sur l’Homme, portant sur les variations d’une fonction normale ou pathologiquement modifiée, le métabolisme et la destinée d’un principe actif médicamenteux dans des conditions physiologiques particulières (enfance, grossesse, allaitement, grand âge...) ou pathologiques (ex. insuffisance rénale, hépatique...).

psychologie clinique l.f.

clinical psychology

"Étude des conduites individuelles, envisagée dans une conjoncture socioaffective et culturelle déterminée" (D. Lagache, 1949).
Elle emploie conjointement des techniques psychométriques, une compréhension phénoménologique et une interprétation psychanalytique. Pour D. Lagache une véritable psychologie ne peut être que clinique et doit utiliser ces diverses approches dans une démarche synthétique centrée sur la subjectivité et l'intersubjectivité de l'homme. Comme prévisible, les écoles qui se réclament de la psychologie clinique ont suivi notamment l'influence de la psychanalyse et de la phénoménologie (personnologie de H. Murray, théorie de l'individuel, G. Allport, etc.)

D. Lagache, psychiatre et psychanalyste français (1949) ; H. A. Murray, psychologue américain (1893-1988) ; G. W. Allport, psychologue américain (1897-1967)

racine clinique de la dent l.f.

radix clinica dentis (TA)

clinical root of tooth

Portion non visible de la dent.

essai clinique « panier » l.m.

basket clinical trial

Essai clinique  dans lequel les patients sélectionnés sont  porteurs d’une même mutation et  bénéficient du même traitement, quelle que soit leur maladie.
Ce type d’essai permet d’accroître le nombre de patients. Il est effectué en présence de tumeurs malignes touchant des organes différents mais ayant en commun une mutation somatique définie.

[E1]

Édit. 2018

essai clinique ouvert l.m.

open-label clinical trial

Essai clinique dans lequel les chercheurs et les participants connaissent le médicament  qui est administré.

[E1]

Édit. 2018

essai clinique « parapluie » l.m.

umbrella clinical essai

Essai effectué dans le traitement des tumeurs malignes comportant de nombreux bras avec chacun un traitement différent choisi selon le type de cancer et  l’analyse des mutations somatiques observées.

[E1]

Édit. 2018

ondes de choc (traitement des affections musculo-squelettiques par l.m.p.

A côté du traitement des calculs urinaires ou biliaires (lithotripsie) les ondes de choc peuvent être utilisées dans le traitement de diverses affections de l’appareil moteur : tendinopathies chroniques calcifiantes ou non, enthésopathies, aponévropathies

Le principe du traitement est d’occasionner un traumatisme du tendon ou de son enthèse par le moyen d’une forte et brutale augmentation de pression, pour susciter une réaction physique et chimique bénéfique,
Deus sortes d’ondes de choc peuvent être utilisées : extra-corporelles et radiales.
Les ondes de choc extra-corporelles sont produites par des dispositifs piézo-électriques, électro-magnétiques ou électro-hydrauliques. Très puissantes (jusqu’à 1000 bars), elles sont extrêmement brèves, et émises en rafales. Leur épicentre est situé en profondeur. Un repérage échographique peut être utilisé.
Les ondes de choc radialessont dues à une masse, propulsée par air comprimé, qui vient percuter la peau. L’augmentation de pression est moins importante que précédemment (1 à 10 bars), mais plus prolongée (5ms en moyenne). Maximale en superficie, elle diffuse de façon conique en profondeur en perdant progressivement de sa puissance.
Quelques séances sont réalisées. Les résultats, différés, sont variables en fonction des affections.

lithotripsie extracorporelle, lithotripsie

[B3,I3]

Édit. 2017

traitement hygiénique des mains par friction l. m.

hygienic handrub

Traitement des mains par un produit bactéricide approprié dont l’activité est ciblée sur les micro-organismes de la flore transitoire, afin de prévenir leur transmission, sans tenir compte de l’action sur la flore résidente de la peau.
La friction hydro-alcoolique peut être utilisée en remplacement du lavage hygiénique sur des mains visuellement propres, non souillées par des liquides ou matières organiques, sèches et en l’absence de talc et poudre. Elle ne dispense pas du port de gants (non talqués) pour la protection du personnel lors de soins exposant à un contact avec du sang ou des liquides biologiques. Une friction hydro-alcoolique doit être effectuée immédiatement après le retrait des gants. La procédure d’application de la friction est décrite dans la norme européenne EN 1500.

bronches intrasegmentaires l.f.p.

bronchi intra segmentales
intrasegmental bronchi
Bronches de division des bronches segmentaires destinées aux soussegments.
Elles sont au nombre de 2 par bronche segmentaire, sauf pour la bronche du segment supérieur des lobes inférieurs qui se subdivisent en 3 bronches soussegmentaires.
Anc. dénom. bronches soussegmentaires

Édit. 2017

bronches n.f.p.

bronchi (TA)

bronchi

Conduits aériens situés entre la trachée et les alvéoles pulmonaires comportant des éléments cartilagineux tant que leur diamètre reste égal ou supérieur à 1 mm.

Édit. 2017

bronches lobaires l.f.p.

bronchi lobares
lobar bronchi
Bronches de division de chacune des 2 bronches principales, destinées à un lobe.
Elles se terminent en se divisant en bronches segmentaires puis soussegmentaires pour aboutir après 12 à 16 divisions, selon le mode dichotomique, à la bronche suslobulaire, dernière bronche à présenter des éléments cartilagineux.

Édit. 2017

bronches segmentaires l.f.p.

bronchi segmentales(TA)

segmental bronchi

Bronches de division des bronches lobaires, qui ventilent des zones délimitées de parenchyme de topographie constante : les segments.
Elles peuvent subir des glissements, des anomalies dans leur origine. Elles pénètrent leur segment par son sommet et se bifurquent après un trajet de 5 à 20 mm. Boyden avait numéroté les segments et leur bronche de I pour le segment apical du lobe supérieur, jusqu'à IX pour le segment basal postérieur du lobe inférieur, ce qui a été conservé dans la Nomina
Anatomica puis la Terminologia Anatomica.

E. A. Boyden, anatomiste américain (1955)

Édit. 2017

bronches segmentaires souscrâniales l.f.p.

bronches segmentaires subsupérieures du lobe inférieur

Édit. 2017

bronches segmentaires subapicales l.f.p.

bronches segmentaires subsupérieures du lobe inférieur

Édit. 2017

bronches segmentaires subsupérieures du lobe inférieur l.f.p.

bronchi segmentali subapicali (subsuperiores)
subapical segmental bronchi, subsuperior segmental bronchi
Bronches qui ventilent les segments subsupérieurs hauts et bas.
Ce sont toutes des bronches postérieures, nées au-dessous de la bronche segmentaire supérieure du lobe inférieur. Leur direction est parallèle à celle-ci. Elles passent en dedans et en arrière de l'artère lobaire inférieure. On en trouve tant à droite qu'à gauche, mais à droite au nombre de 1 à 3, à gauche, il s'agit le plus souvent de bronches subsupérieures basses.
Les bronches subsupérieures hautes naissent entre l'origine de la bronche basale médiale et de la bronche basale latérale. Les bronches subsupérieures basses naissent de la face postérieure de la bronche segmentaire basale postérieure.
Retenues dans la Nomina Anatomica (1955), elles sont éliminées de la terminologie internationale.

Syn. bronches segmentaires souscrâniales, bronches segmentaires sousapicales

Édit. 2017

bronches soussegmentaires l.f.p.

bronches intrasegmentaires

Édit. 2017

asthme (traitement de l') l.m.

asthma therapy

Traitement qui ne repose pas sur un remède unique contre l'asthme mais sur une association de moyens.
Le traitement médicamenteux a bénéficié de nouveautés galéniques et techniques, qui associent l'efficacité et l'innocuité de deux grandes familles de médicaments.
La première est représentée par les bêta-2 mimétiques, bronchodilatateurs qui constituent le traitement symptomatique de la crise et sont le plus souvent administrés en pulvérisations ("sprays") ou en aérosols, qui permettent, selon les formes, une efficacité immédiate (dans les 10 minutes) et une efficacité de durée, courte (3 à 4 heures) ou prolongée (8 à 10 heures).
La seconde famille de médicaments qui s'adresse au désordre principal de l'asthme, l'inflammation bronchique, sont les anti-inflammatoires. C'est pourquoi les glucocorticoïdes inhalés demeurent les meilleurs médicaments de l'asthme, susceptibles à eux seuls de maîtriser la grande majorité des asthmes bronchiques, évitant la corticothérapie par voie systémique.
La théophylline, présentée désormais sous des formes d'action prolongée en prise unique quotidienne, associe des effets bronchodilatateurs et anti-inflammatoires.
Les cromones, dotées d'une efficacité anti-inflammatoire réelle mais modérée, agissent de façon préventive et sont recommandées dans les formes d'asthme intermittent, particulièrement chez l'enfant. Plus récemment, ont été proposés les antileucotriènes.
Parmi les autres thérapeutiques, les moyens immunologiques (élimination des allergènes et désensibilisation spécifique) ont leur place dans la stratégie thérapeutique, ainsi que la kinésithérapie respiratoire surtout diaphragmatique. Les cures climatiques en altitude, en zone abritée des vents dominants, sont un élément de la prise en charge. Le thermalisme, le traitement des facteurs éventuels oto-rhino-laryngologiques et digestifs sont des compléments utiles.

Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme

centre de traitement et de réadaptation sociale l.m.

treatment and social rehabilitation centre

Structure pilote créée dans les années 50 pour favoriser, en association avec la thérapie, la réadaptation socioprofessionnelle précoce des malades mentaux et prévenir la chronicité en utilisant au mieux les capacités du sujet grâce, en particulier, à la rééducation par l'ergothérapie.
Une importance excessive était peut-être donnée à cet aspect rééducatif dans la prise en soins des malades mentaux, dont les handicaps étaient surtout considérés selon le fonctionnalisme du néojacksonisme organodynamiste.

Sigle CTRS

[E]

diurétique (traitement) l.m.

diuretic treatment

Traitement administré par voie orale ou intraveineuse destiné à augmenter la diurèse et l'excrétion urinaire du sodium.
Trois classes principales de diurétiques sont individualisées en fonction du lieu de leur activité :
- au niveau de la branche descendante de l’anse de Henlé, les « diurétiques de l'anse » (furosémide);
- au niveau de la partie haute de la branche ascendante de l'anse de Henlé qui est le segment cortical de dilution, les diurétiques thiazidiques et apparentés (hydrochlorothiazide, indapamide) ;
- au niveau du tube distal, diurétiques distaux épargneurs de K+ (amiloride, triamtérène) ou antagonistes de l'aldostérone (spirolactone).
Les diurétiques de l'anse qui inhibent la réabsorption du Na+ sont puissants et provoquent une fuite importante de Na+ et de K+. Les diurétiques thiazidiques, sont moins puissants. Les diurétiques distaux qui agissent sur la réabsorption distale du Na+sont faiblement natriurétiques, ils diminuent l'excrétion du K+ par effet antialdostérone ou par action tubulaire directe.
Certaines présentations associent deux classes de diurétiques dont la complémentarité évite la fuite potassique urinaire (par ex. spirolactone ou triamtérène +hydrochlorothiazide).
Les principales indications sont l'insuffisance cardiaque globale avec rétention hydrosodée, l'insuffisance ventriculaire gauche, l'hypertension artérielle. L’œdème aigu pulmonaire et l'insuffisance rénale fonctionnelle sont les indications privilégiées du furosémide intraveineux.
Il existe un autre agent diurétique utilisé pour le traitement du glaucome, du mal des montagnes et de certaines formes de paralysie périodique : l’acétazolamide, inhibiteur de l’anhydrase carbonique qui diminue la formation de l’humeur aqueuse et du liquide céphalo-rachidien. Il augmente l’élimination urinaire CO3H-, du Na+, du K+ et diminue celle du Cl- pouvant ainsi provoquer une acidose hyperchlorémique et hypokaliémique.

Étym. gr. diouretikos : diurétique (dia : à travers ; ourô : uriner)

filtre de traitement d'image l.m.

data processing filter

Logiciel informatique destiné à modifier les images numériques, en supprimant ou en pondérant certaines données, pour augmenter le contraste, mieux faire ressortir certains détails ou améliorer la quantification.
Bien qu'il s'agisse toujours d'une suppression d'information, l'aspect final peut apparaitre comme un renforcement de données cliniquement importantes.
Les filtres numériques, appelés parfois masques, agissent dans le domaine fréquentiel de Fourier par multiplication et dans le domaine spatial par convolution.
Les filtres les plus employés sont les lissages qui améliorent l'homogénéité des images en atténuant les fluctuations statistiques non significatives et le filtre rampe (ou déconvolution en 1/r) qui est à la base des procédés de reconstruction d'une coupe à partir de ses projections.
D'autres types de filtres permettent le renforcement des contours de détails significatifs (segmentation ; fonction "contours" en scanographie).
Le filtrage peut s'effectuer en modifiant chaque pixel en fonction des pixels voisins (filtrage spatial), en fonction de son évolution dans le cas d'une cinétique (filtrage temporel).

Syn. filtrage de reconstruction, filtrage spatial, film temporel

[B2,B3]

Édit. 2018

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