protéine transporteuse de cholestérol l.f.
sterol carrier protein
Protéine cytoplasmique capable de fixer une molécule de cholestérol et de la transporter d'une membrane à une autre, d'une particule à une autre.
On connaît plusieurs protéines impliquées dans le transport des stérols et de leurs précurseurs métaboliques.
Sigle : SCP
embolie n.f.
embolism
Migration et arrêt dans le système vasculaire veineux ou artériel, d’un fragment solide ou gazeux (embole) constituant un obstacle temporaire ou permanent à la circulation sanguine.
Elle est caractérisée soit par la nature de l’embole (embolie cruorique, gazeuse, artificielle), soit par le lieu d’arrêt de l’embole (embolie artérielle, veineuse, capillaire, pulmonaire, cérébrale, etc).
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, thrombose
[K4]
Édit. 2019
embolie amniotique l.f.
pulmonary amniotic embolism
Complication grave de l'accouchement causée par le passage de liquide amniotique dans la circulation pulmonaire de la mère.
Après un travail souvent difficile, cette complication de l'accouchement, de survenue soudaine et inexpliquée, est une « cause possible de mort naturelle ». Mais il existe des formes moins graves, parfois précédée d'un malaise général avec signes digestifs, toux et douleurs thoraciques, qui peuvent survenir quelques minutes après l'accouchement.
Les signes sont : cyanose, détresse cardiorespiratoire aigüe (dyspnée, toux, râles bronchiques), hypoxie grave avec hypocapnie et acidose métabolique, tachycardie, hypotension et, souvent, des signes de cœur pulmonaire aigu. Le tableau est celui d'un œdème pulmonaire lésionnel. On peut observer des signes nerveux et visuels : convulsions, trismus, hémiplégie, amaurose. La radiographie est le plus souvent normale.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe ; gr. amnion : vase pour recueillir le sang des sacrifices, membrane enveloppant le fœtus
→ embole, embolisation, cœur pulmonaire aigu, œdème aigu du poumon, hypoxie, hypocapnie, cyanose, acidose métabolique
[K1, K4,O3]
Édit. 2019
embolie artérielle périphérique l.f.
systemic arterial embolism
Migration dans une artère de substances diverses aboutissant à l'occlusion du vaisseau à distance de l'origine de l'embole.
L'aorte, surtout les artères qui s'en détachent ou leurs branches sont concernées. L'embole est habituellement fibrinocruorique, parfois fibrinoplaquettaire, voire septique, gazeux, graisseux ou cholestérolique. Différentes origines du thrombus sont possibles : cardiopathie emboligène (p. ex. rétrécissement mitral compliqué de fibrillation atriale), matériel fibrinocruorique, voire fibrinoplaquettaire, détaché d'une plaque d'athérome développée sur la paroi de l'aorte ou d'une de ses branches. Parfois, une hémopathie ou une coagulopathie sont à l'origine de la formation du thrombus alors que l'artère ne présente aucune anomalie radiologiquement décelable.
L'embolie d'une artère d'un membre ou d'un viscère peut entraîner la gangrène par ischémie du membre ou l'infarctus du viscère. Un traitement thrombolytique ou la désobstruction chirurgicale percutanée limite les conséquences et, si elle est pratiquée à temps, ils permettent d'éviter l'amputation du segment nécrosé.
L'embolie des artères rénales entraine une insuffisance rénale aigüe. L'embolie mésentérique mène à l'infarctus mésentérique. L'embolie cérébrale se complique d'une ischémie transitoire ou d'un infarctus cérébral.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, Fogarty (sonde de), infarctus cérébral, thrombose, thrombolyse, ischémie aigüe des extrémités, fibrinocruorique, rétrécissement mitral, fibrillation atriale, coagulopathie, athérome, infarctus mésentérique, accident ischémique transitoire, infarctus cérébral
[K2, K4]
Édit. 2019
embolie cérébrale d'origine cardiaque l.f.
cerebral embolisms from cardiac origin
Occlusion d'un vaisseau cérébral par un embole formé au niveau du cœur ; affections constituant 20% environ des accidents ischémiques cérébraux : accident ischémique transitoire (AIT) ou infarctus habituellement,
Cet accident peut survenir à tout âge. En faveur de l’origine cardiaque s'inscrivent plusieurs faits : la notion d'autres localisations emboliques, le début brutal et d'emblée maximal du déficit, une perte de connaissance ou une crise épileptique inaugurales, au scanner et en IRM, de multiples infarctus dans des territoires artériels divers ; sur l'artériographie, une occlusion contrastant avec une fréquente absence de lésions athéroscléreuses.
Les causes principales sont les suivantes :
- une cardiopathie emboligène, confirmée éventuellement par des investigations telles qu'un enregistrement de longue durée à la recherche de troubles du rythme intermittents, une échocardiographie ou même une échographie transœsophagienne permettant de visualiser p. ex. le septum interatrial (communication interatriale), un thrombus intracavitaire, des végétations valvulaires, des plaques de l’arc(crosse) aortique…
- une fibrillation atriale justifiant un traitement anticoagulant ;
- un infarctus du myocarde en phase aigüe (thrombus mural) ou tardive (dyskinésie ventriculaire, anévrisme pariétal) ;
- les prothèses valvulaires, les cardiomyopathies, le myxome atrial, les embolies paradoxales en cas de communication droite-gauche anormale ;
- un prolapsus de la valvule mitrale ;
- les endocardites valvulaires bactériennes aigües ou subaigües,
- les endocardites non bactériennes, souvent paranéoplasiques et parfois révélatrices (endocardites marastiques).
Ces accidents qui constituent la troisième cause de mortalité dans les pays occidentaux, sont fréquents et graves : la moitié des patients garde un déficit physique ou psychique permanent.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolie, accident ischémique cérébral, accident ischémique (cérébral) transitoire, accident vasculaire cérébral, communication interatriale , fibrillation atriale, infarctus du myocarde, dyskinésie ventriculaire, anévrisme pariétal, myocardiopathie secondaire, myocardiopathie dilatée hypertrophique, myxome de l'oreillette, embolies paradoxale, prolapsus de la valvule mitrale, endocardite
[ H1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie croisée l.f.
paradoxical embolism
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. embolie paradoxale
[K2, K4]
Édit. 2019
embolie cruorique l.f.
cruoric embolism, clot embolism
Oblitération aigüe d'un vaisseau artériel ou veineux, par un caillot sanguin circulant qui s'est détaché d'une lésion emboligène.
Volontiers volumineux et peu friable en raison de la présence de fibrine, l’embole peut occlure des artères de gros calibre et causer des déficits neurologiques sévères et durables.
De telles embolies proviennent soit d'un thrombus cardiaque, associé à une fibrillation atriale, un infarctus du myocarde ou une anomalie valvulaire, soit du système veineux via une communication intracardiaque, plus rarement de lésions de vaisseaux cervicoencéphaliques.
T. J. Fogarty, chirurgien américain (1963)
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. embolie fibrinocruorique
→ embole, embolisation, Fogarty (sonde de), infarctus cérébral, thrombose, thrombolyse, ischémie aigüe des extrémités, embolie cruorique d’origine cardiaque, fibrillation atriale, infarctus du myocarde
[H1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie gazeuse l.f.
air embolism
Migration dans les vaisseaux de bulles de gaz qui obstruent les capillaires.
Les bulles peuvent venir d'une injection d'air dans une veine, d'une aspiration d'air par effraction d'une veine proche du cœur qui est en dépression, du dégazage des tissus lors de la décompression rapide d'un plongeur lors de la remontée ou d'un aviateur en altitude. Les causes iatrogènes sont multiples : ponction pleurale, chirurgie cardiaque, circulation extracorporelle ou perfusion, cathétérisme veineux (jugulaire ou ombilical principalement) ou mauvaise mise en œuvre d'une perfusion (effet Venturi), angiographie, cœlioscopie et chirurgie cœlioscopique, interventions neurochirurgicales (ouverture des sinus dure-mèriens ou des veines diploïques), etc.
Les principales manifestations cliniques sont nerveuses (troubles de la conscience, convulsions) et circulatoires (douleurs angineuses, collapsus, voire arrêt cardiaque). L'embolie gazeuse (dégagement d'azote, lors des accidents de plongée, de dioxyde de carbone lors de la chirurgie endoscopique avec pneumopéritoine, (surtout si le protoxyde d'azote est employé lors de l'anesthésie) impose une réanimation immédiate et la recompression le plus tôt possible sous oxygène hyperbare. Les séquelles neurologiques sont fréquentes.
Des mesures préventives évitent la plupart des embolies gazeuses (respect des tables de plongée, emploi du dioxyde de carbone pur dans le pneumopéritoine lors des cœlioscopies, pièges à bulles sur les circulations extracorporelles, surveillance des perfusions, etc.).
En gynécologie-obstétrique, le gaz est en général de l’air ; il provient d’une hyperpression intra-utérine ou intra-vaginale chassant l’air vers les sinus veineux béants de l’utérus, à l’occasion de manœuvres abortives criminelles (injection d’air dans l’utérus) ou, après l’accouchement, lors d’une délivrance artificielle ou d’une révision utérine. L’embole gazeux peut arriver au cerveau par une communication interatriale. Les endoscopies gynécologiques n’utilisent pas de l’air, mais du dioxyde de carbone, qui se dissout très rapidement dans le sang et ne donne pas d’embolies gazeuses.
G. B. Venturi, physicien italien (1746-1822)
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ endoscopie digestive (anesthésie pour), caisson hyperbare, Venturi (effet), accident de plongée , dioxyde de carbone, protoxyde d'azote, embole, angiographie, cœlioscopie
[H1, K2, K4, O3]
Édit. 2019
embolie graisseuse l.f.
fat embolism
Migration dans les vaisseaux de globules graisseux qui obstruent les capillaires et altèrent les endothéliums capillaires des poumons, du cerveau, de la rétine et de la peau.
Généralement consécutive à une fracture de membre inférieur, du fémur essentiellement, elle s'observe chez l'adulte jeune après un traumatisme dans 95% des cas. Mais elle peut se voir après une intervention orthopédique ou parfois une investigation de radiologie interventionnelle. Une mauvaise contention lors du transport d'un blessé, un retard à la réduction d'une fracture, la survenue d'un état de choc sont des facteurs favorisants.
On observe un intervalle libre caractéristique entre la circonstance déclenchante et l'apparition des signes cliniques : détresse respiratoire aigüe avec des signes nerveux, oculaires, cutanés et lipurie (présence d'«yeux» graisseux dans l'urinoir). Les signes biologiques sont inconstants et peu spécifiques. L'évolution est souvent favorable : mortalité 18% environ.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, lipurie
[H1, I2, J1, K1, K4, P2 ]
Édit. 2019
embolie paradoxale l.f.
paradoxical embolism
Embolie cérébrale d'origine veineuse, l'embole ayant migré anormalement dans la circulation artérielle.
Elle implique une communication intracardiaque droite-gauche perméable (foramen ovale ou communication interatriale) ou une malformation pulmonaire artérioveineuse permettant à un thrombus de court-circuiter les poumons. Le passage du thrombus est favorisé par l'augmentation des pressions droites consécutives à une embolie pulmonaire concomitante, à un effort de toux ou à une manœuvre de Valsalva.
Des micro-embolies paradoxales se fixant dans une zone sensible du cerveau peuvent être à l'origine de petits troubles nerveux, tels que lipothymies avec amnésie rétrograde.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. embolie croisée
→ embole, embolie pulmonaire, lipothymie, phlébite, foramen ovale, communication interatriale, Valsalva (manœuvre de), thrombus
[H1, K1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie plaquettaire l.f.
platelet embolism
Embolie formée uniquement de plaquettes et d'agrégats fibrinoplaquettaires, qui proviennent de la désintégration d'une plaque d'athérome.
Il s'agit essentiellement d'embolies artério-artérielles, venant de lésions de vaisseaux cervicoencéphaliques incluant l'aorte. Ces embolies souvent de petite taille ont tendance à occlure les branches distales des artères cérébrales ou ophtalmiques et à se désintégrer rapidement, causant le plus souvent un accident ischémique transitoire.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, accident ischémique transitoire, plaque d'athérome
[ H1, K4, P2]
Édit. 2019
embolie pulmonaire l.f.
pulmonary embolism
Obstruction d’une ou de plusieurs branches de l'artère pulmonaire secondaire à la migration et à l’arrêt d’un embole.
L’embolie pulmonaire est le plus souvent cruorique, secondaire à la migration d’un caillot détaché d'un thrombus des veines profondes des membres inférieurs. Elle peut être unique ou multiple (pluie de petits emboles), isolée ou récidivante.
Les facteurs de risque les plus fréquents sont la stase veineuse liée à l’immobilisation au décours de la chirurgie, d'un traumatisme (en particulier lors de fractures du membre inférieur), d'un voyage en avion, d'une insuffisance cardiaque ou respiratoire. La grossesse, la contraception orale, le cancer et certaines anomalies congénitales ou acquises de la coagulation sont d'autres causes de thromboses veineuses.
L'estimation de la probabilité clinique d'embolie pulmonaire peut être fondée sur le score de Genève qui prend en compte les facteurs de risque, les symptômes et les signes cliniques. Les facteurs de risque sont : l’âge supérieur à 65 ans (1), les antécédent de maladie thrombo- embolique (3), la chirurgie sous anesthésie générale ou une fracture d'un membre inférieur le mois précédent (2), un cancer actif ou rémission depuis moins d’un an (2). Les symptômes sont la douleur au niveau d'un membre inferieur (3), une hémoptysie (3). Les signes cliniques sont une fréquence cardiaque: de 75 à 94 (3), supérieure ou égale à 95(5), une douleur sur un trajet veineux d’un membre inférieur (4). La probabilité est faible pour un score de 0 à 3, intermédiaire de 4 à 10 et forte à partir de 11.
Les complications de l’embolie pulmonaire sont l’insuffisance ventriculaire droite aigüe qui peut être mortelle, la récidive, l’infarctus pulmonaire et le développement d’une hypertension artérielle pulmonaire chronique. Le traitement anticoagulant est indispensable pour prévenir les récidives et limiter l’extension du thrombus: héparine puis antivitamine K. Un traitement thrombolytique est indiqué dans les embolies pulmonaires massives et hémodynamiquement instables. Les embolies massives, menaçantes pour la vie, peuvent si elles ne répondent pas rapidement au traitement médical nécessite une désobstruction chirurgicale (opération de Trendelenburg).
Les embolies pulmonaires non cruoriques sont beaucoup plus rares. L’embolie graisseuse est liée au passage dans la circulation de gouttelettes de moelle osseuse au cours de certaines fractures, en particulier de la diaphyse fémorale. L’embolie gazeuse résulte de l’introduction de bulles d’air dans la circulation à la suite d’un traumatisme ou d’un geste thérapeutique. L’embolie amniotique est due au passage de liquide amniotique dans la circulation maternelle lors d’un accouchement difficile. L’embolie septique est généralement consécutive à une endocardite du cœur droit. L’embolie tumorale est une obstruction diffuse du lit artériel pulmonaire par des emboles tumoraux.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, embolie graisseuse, embolie gazeuse, embolie amniotique, phlébite, thrombose, embolie pulmonaire (examen isotopique de l'), embolie pulmonaire puerpérale, score de Genève, hémoptysie, héparine, médicament anticoagulant, opération de Trendelenburg, endocardite
[K1, K2, K4]
Édit. 2019
examen isotopique de l'embolie pulmonaire l.m.
isotopic examination of pulmonary embolism
Examen uitilisé pour la surveiller l’évolution d'une embolie pulmonaire et pour affirmer sa guérison.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ scintigraphie pulmonaire par perfusion et par ventilation, embolie pulmonaire
[B2, K1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie pulmonaire puerpérale l.f.
puerperal pulmonary embolism
Passage dans la circulation systémique maternelle d’un caillot au décours de l’accouchement.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
[K1, K2, K4, O3]
Édit. 2019
embolie thérapeutique l.f.
therapeutic embolism
Injection sélective intravasculaire d’un matériel ou d’une substance dans un but curatif.
P. ex. en cas d'angiome, d'anévrisme, d'embolisation préopératoire d'une volumineuse tumeur.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
[B5, G5, K4]
Édit. 2019
embolie thrombotique l.f.
thrombotic embolism
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. thromboembolie
[K4]
Édit. 2019
micro-embolie n.f.
microemboly
Embolie de taille microscopique comme les cristau x de cholestérol p. par exemple
Étym. gr. mikros : petit ; embolê : action de jeter) dans ( de en- ; ballein jeter)
embolie sur thrombose veineuse dans les cancers (risque d') l.m
Risk of venous thromboembolism in cancer
Le risque d’embolie sur thrombose veineuse est élevé dans les cancers.
Dans une double étude rétrospective et prospective Khorana a identifié cinq variables prédictives qui évaluent le risque d’accident thromboembolique dans le cancer et établissent un score:
1.site du cancer
- soit site à très haut risque (pancréas, estomac) : 2 points;
- soit site à haut risque (poumon, lymphome malin, gynécologique, vessie, testicule) : 1 point;
2. nombre de plaquettes sanguines ≥ 350. 109/ L : 1 point;
3. hémoglobine < 10g/dL : 1 point;
4. globules blancs > 11.109 /L : 1 point;
5. indice de masse corporelle > 35 : 1 point.
Par l’addition de ces différents points on établit un score qui se répartit en trois types de risque de présenter un accident thromboembolique dans un proche avenir (deux mois et demi) :
- faible risque (score 0) : probabilité de 0,3 à 0,8 %;
- risque intermédiaire (score 1-2) : probabilité de1,8 à 2 %;
- haut risque (≥ 3) : probabilité de 6,7 à 7 %.
Cette évaluation du risque est une bonne indication d’un traitement prophylactique des thromboses.
A. A. Khorana, hématologiste américain d'origine indienne (2008)
→ embolie pulmonaire, thrombose veineuse
[F1, F2, N1]
Édit. 2019
embolie fibrinocruorique l.f.
Syn. embolie cruorique
[H1, K2, K4]
Édit. 2019