embolie amniotique l.f.
pulmonary amniotic embolism
Complication grave de l'accouchement causée par le passage de liquide amniotique dans la circulation pulmonaire de la mère.
Après un travail souvent difficile, cette complication de l'accouchement, de survenue soudaine et inexpliquée, est une « cause possible de mort naturelle ». Mais il existe des formes moins graves, parfois précédée d'un malaise général avec signes digestifs, toux et douleurs thoraciques, qui peuvent survenir quelques minutes après l'accouchement.
Les signes sont : cyanose, détresse cardiorespiratoire aigüe (dyspnée, toux, râles bronchiques), hypoxie grave avec hypocapnie et acidose métabolique, tachycardie, hypotension et, souvent, des signes de cœur pulmonaire aigu. Le tableau est celui d'un œdème pulmonaire lésionnel. On peut observer des signes nerveux et visuels : convulsions, trismus, hémiplégie, amaurose. La radiographie est le plus souvent normale.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe ; gr. amnion : vase pour recueillir le sang des sacrifices, membrane enveloppant le fœtus
→ embole, embolisation, cœur pulmonaire aigu, œdème aigu du poumon, hypoxie, hypocapnie, cyanose, acidose métabolique
[K1, K4,O3]
Édit. 2019
embolie artérielle périphérique l.f.
systemic arterial embolism
Migration dans une artère de substances diverses aboutissant à l'occlusion du vaisseau à distance de l'origine de l'embole.
L'aorte, surtout les artères qui s'en détachent ou leurs branches sont concernées. L'embole est habituellement fibrinocruorique, parfois fibrinoplaquettaire, voire septique, gazeux, graisseux ou cholestérolique. Différentes origines du thrombus sont possibles : cardiopathie emboligène (p. ex. rétrécissement mitral compliqué de fibrillation atriale), matériel fibrinocruorique, voire fibrinoplaquettaire, détaché d'une plaque d'athérome développée sur la paroi de l'aorte ou d'une de ses branches. Parfois, une hémopathie ou une coagulopathie sont à l'origine de la formation du thrombus alors que l'artère ne présente aucune anomalie radiologiquement décelable.
L'embolie d'une artère d'un membre ou d'un viscère peut entraîner la gangrène par ischémie du membre ou l'infarctus du viscère. Un traitement thrombolytique ou la désobstruction chirurgicale percutanée limite les conséquences et, si elle est pratiquée à temps, ils permettent d'éviter l'amputation du segment nécrosé.
L'embolie des artères rénales entraine une insuffisance rénale aigüe. L'embolie mésentérique mène à l'infarctus mésentérique. L'embolie cérébrale se complique d'une ischémie transitoire ou d'un infarctus cérébral.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, Fogarty (sonde de), infarctus cérébral, thrombose, thrombolyse, ischémie aigüe des extrémités, fibrinocruorique, rétrécissement mitral, fibrillation atriale, coagulopathie, athérome, infarctus mésentérique, accident ischémique transitoire, infarctus cérébral
[K2, K4]
Édit. 2019
embolie cérébrale d'origine cardiaque l.f.
cerebral embolisms from cardiac origin
Occlusion d'un vaisseau cérébral par un embole formé au niveau du cœur ; affections constituant 20% environ des accidents ischémiques cérébraux : accident ischémique transitoire (AIT) ou infarctus habituellement,
Cet accident peut survenir à tout âge. En faveur de l’origine cardiaque s'inscrivent plusieurs faits : la notion d'autres localisations emboliques, le début brutal et d'emblée maximal du déficit, une perte de connaissance ou une crise épileptique inaugurales, au scanner et en IRM, de multiples infarctus dans des territoires artériels divers ; sur l'artériographie, une occlusion contrastant avec une fréquente absence de lésions athéroscléreuses.
Les causes principales sont les suivantes :
- une cardiopathie emboligène, confirmée éventuellement par des investigations telles qu'un enregistrement de longue durée à la recherche de troubles du rythme intermittents, une échocardiographie ou même une échographie transœsophagienne permettant de visualiser p. ex. le septum interatrial (communication interatriale), un thrombus intracavitaire, des végétations valvulaires, des plaques de l’arc(crosse) aortique…
- une fibrillation atriale justifiant un traitement anticoagulant ;
- un infarctus du myocarde en phase aigüe (thrombus mural) ou tardive (dyskinésie ventriculaire, anévrisme pariétal) ;
- les prothèses valvulaires, les cardiomyopathies, le myxome atrial, les embolies paradoxales en cas de communication droite-gauche anormale ;
- un prolapsus de la valvule mitrale ;
- les endocardites valvulaires bactériennes aigües ou subaigües,
- les endocardites non bactériennes, souvent paranéoplasiques et parfois révélatrices (endocardites marastiques).
Ces accidents qui constituent la troisième cause de mortalité dans les pays occidentaux, sont fréquents et graves : la moitié des patients garde un déficit physique ou psychique permanent.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolie, accident ischémique cérébral, accident ischémique (cérébral) transitoire, accident vasculaire cérébral, communication interatriale , fibrillation atriale, infarctus du myocarde, dyskinésie ventriculaire, anévrisme pariétal, myocardiopathie secondaire, myocardiopathie dilatée hypertrophique, myxome de l'oreillette, embolies paradoxale, prolapsus de la valvule mitrale, endocardite
[ H1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie croisée l.f.
paradoxical embolism
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. embolie paradoxale
[K2, K4]
Édit. 2019
embolie cruorique l.f.
cruoric embolism, clot embolism
Oblitération aigüe d'un vaisseau artériel ou veineux, par un caillot sanguin circulant qui s'est détaché d'une lésion emboligène.
Volontiers volumineux et peu friable en raison de la présence de fibrine, l’embole peut occlure des artères de gros calibre et causer des déficits neurologiques sévères et durables.
De telles embolies proviennent soit d'un thrombus cardiaque, associé à une fibrillation atriale, un infarctus du myocarde ou une anomalie valvulaire, soit du système veineux via une communication intracardiaque, plus rarement de lésions de vaisseaux cervicoencéphaliques.
T. J. Fogarty, chirurgien américain (1963)
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. embolie fibrinocruorique
→ embole, embolisation, Fogarty (sonde de), infarctus cérébral, thrombose, thrombolyse, ischémie aigüe des extrémités, embolie cruorique d’origine cardiaque, fibrillation atriale, infarctus du myocarde
[H1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie de cholestérol l.f.
cholesterol embolus
Petit fragment d'athérome pouvant s'échapper dans le courant circulatoire pour créer une embolie dans les artères d'aval, lorsqu'une rupture de plaque met en contact le cœur lipidique avec le sang circulant.
Embole intra-artériel de cristaux de cholestérol provenant d’une rupture de plaque d’athérome.
L'examen microscopique du tissu atteint se caractérise par la présence de cristaux de cholestérol dans les petites artères où les emboles se sont bloqués. En fait, les emboles contiennent aussi des éléments de thrombus (fibrine, plaquettes) justifiant l'appellation plus précise de micro-embolies thrombo-athéromateuses. Provenant de l'aorte ou de l'ostium de l'artère carotide primitive, l’embole est parfois déclenché par une intervention sur l'aorte ou par une artériographie. Les embolies de cholestérol peuvent déterminer des symptômes ischémiques focaux (amaurose fugace, syndrome de l'orteil bleu, p. ex.), des infarctus cérébraux (touchant essentiellement les territoires jonctionnels), rétiniens et médullaires, des ischémies systémiques, notamment musculaires, rénales et cutanées, et des lésions à distance de mécanisme probablement immunologique (neuropathie périphérique, péricardite, glomérulonéphrite). Quand elles sont multiples et disséminées (à partir d'une plaque aortique), elles peuvent provoquer un syndrome systémique alarmant, allant parfois jusqu'à mimer une périartérite noueuse.
Une éosinophilie est fréquente. La confirmation diagnostique repose sur la mise en évidence de cristaux de cholestérol soit au fond d'œil (sous l'aspect d'un petit bouchon blanc caractéristique : plaque de Hollenhorst), soit sur une biopsie (cutanée, musculaire, etc.) Le traitement est décevant, les anticoagulants étant déconseillés.
R. Hollenborst, ophtalmologue américain (1961)
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. rupture de plaque d'athérome
→ embole, embolisation, syndrome de l'embolie de cristaux de cholestérol, embolies multiples de cholestérol, athérome, thrombus, amaurose, syndrome de l'orteil bleu, infarctus cérébral, péricardite, neuropathie périphérique, glomérulonéphrite, périartérite noueuse, éosinophilie, plaque de Hollenhorst
[K4, N3]
Édit. 2919
embolie gazeuse l.f.
air embolism
Migration dans les vaisseaux de bulles de gaz qui obstruent les capillaires.
Les bulles peuvent venir d'une injection d'air dans une veine, d'une aspiration d'air par effraction d'une veine proche du cœur qui est en dépression, du dégazage des tissus lors de la décompression rapide d'un plongeur lors de la remontée ou d'un aviateur en altitude. Les causes iatrogènes sont multiples : ponction pleurale, chirurgie cardiaque, circulation extracorporelle ou perfusion, cathétérisme veineux (jugulaire ou ombilical principalement) ou mauvaise mise en œuvre d'une perfusion (effet Venturi), angiographie, cœlioscopie et chirurgie cœlioscopique, interventions neurochirurgicales (ouverture des sinus dure-mèriens ou des veines diploïques), etc.
Les principales manifestations cliniques sont nerveuses (troubles de la conscience, convulsions) et circulatoires (douleurs angineuses, collapsus, voire arrêt cardiaque). L'embolie gazeuse (dégagement d'azote, lors des accidents de plongée, de dioxyde de carbone lors de la chirurgie endoscopique avec pneumopéritoine, (surtout si le protoxyde d'azote est employé lors de l'anesthésie) impose une réanimation immédiate et la recompression le plus tôt possible sous oxygène hyperbare. Les séquelles neurologiques sont fréquentes.
Des mesures préventives évitent la plupart des embolies gazeuses (respect des tables de plongée, emploi du dioxyde de carbone pur dans le pneumopéritoine lors des cœlioscopies, pièges à bulles sur les circulations extracorporelles, surveillance des perfusions, etc.).
En gynécologie-obstétrique, le gaz est en général de l’air ; il provient d’une hyperpression intra-utérine ou intra-vaginale chassant l’air vers les sinus veineux béants de l’utérus, à l’occasion de manœuvres abortives criminelles (injection d’air dans l’utérus) ou, après l’accouchement, lors d’une délivrance artificielle ou d’une révision utérine. L’embole gazeux peut arriver au cerveau par une communication interatriale. Les endoscopies gynécologiques n’utilisent pas de l’air, mais du dioxyde de carbone, qui se dissout très rapidement dans le sang et ne donne pas d’embolies gazeuses.
G. B. Venturi, physicien italien (1746-1822)
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ endoscopie digestive (anesthésie pour), caisson hyperbare, Venturi (effet), accident de plongée , dioxyde de carbone, protoxyde d'azote, embole, angiographie, cœlioscopie
[H1, K2, K4, O3]
Édit. 2019
embolie graisseuse l.f.
fat embolism
Migration dans les vaisseaux de globules graisseux qui obstruent les capillaires et altèrent les endothéliums capillaires des poumons, du cerveau, de la rétine et de la peau.
Généralement consécutive à une fracture de membre inférieur, du fémur essentiellement, elle s'observe chez l'adulte jeune après un traumatisme dans 95% des cas. Mais elle peut se voir après une intervention orthopédique ou parfois une investigation de radiologie interventionnelle. Une mauvaise contention lors du transport d'un blessé, un retard à la réduction d'une fracture, la survenue d'un état de choc sont des facteurs favorisants.
On observe un intervalle libre caractéristique entre la circonstance déclenchante et l'apparition des signes cliniques : détresse respiratoire aigüe avec des signes nerveux, oculaires, cutanés et lipurie (présence d'«yeux» graisseux dans l'urinoir). Les signes biologiques sont inconstants et peu spécifiques. L'évolution est souvent favorable : mortalité 18% environ.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, embolisation, lipurie
[H1, I2, J1, K1, K4, P2 ]
Édit. 2019
embolie paradoxale l.f.
paradoxical embolism
Embolie cérébrale d'origine veineuse, l'embole ayant migré anormalement dans la circulation artérielle.
Elle implique une communication intracardiaque droite-gauche perméable (foramen ovale ou communication interatriale) ou une malformation pulmonaire artérioveineuse permettant à un thrombus de court-circuiter les poumons. Le passage du thrombus est favorisé par l'augmentation des pressions droites consécutives à une embolie pulmonaire concomitante, à un effort de toux ou à une manœuvre de Valsalva.
Des micro-embolies paradoxales se fixant dans une zone sensible du cerveau peuvent être à l'origine de petits troubles nerveux, tels que lipothymies avec amnésie rétrograde.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. embolie croisée
→ embole, embolie pulmonaire, lipothymie, phlébite, foramen ovale, communication interatriale, Valsalva (manœuvre de), thrombus
[H1, K1, K2, K4]
Édit. 2019
embolie plaquettaire l.f.
platelet embolism
Embolie formée uniquement de plaquettes et d'agrégats fibrinoplaquettaires, qui proviennent de la désintégration d'une plaque d'athérome.
Il s'agit essentiellement d'embolies artério-artérielles, venant de lésions de vaisseaux cervicoencéphaliques incluant l'aorte. Ces embolies souvent de petite taille ont tendance à occlure les branches distales des artères cérébrales ou ophtalmiques et à se désintégrer rapidement, causant le plus souvent un accident ischémique transitoire.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
→ embole, accident ischémique transitoire, plaque d'athérome
[ H1, K4, P2]
Édit. 2019
embolie thérapeutique l.f.
therapeutic embolism
Injection sélective intravasculaire d’un matériel ou d’une substance dans un but curatif.
P. ex. en cas d'angiome, d'anévrisme, d'embolisation préopératoire d'une volumineuse tumeur.
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
[B5, G5, K4]
Édit. 2019
embolie thrombotique l.f.
thrombotic embolism
Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe
Syn. thromboembolie
[K4]
Édit. 2019
examen des crachats l.m.
sputum examination
Examen de l'expectoration ayant pour but d'en préciser la cause.
L'examen du crachat doit toujours commencer par son aspect macroscopique. Les crachats nummulaires se rencontrent souvent dans la tuberculose pulmonaire. Les crachats perlés caractérisent l'expectoration qui termine la crise d'asthme. Les crachats rouillés évoquent la pneumonie à pneumocoques.
Le recueil quotidien de l'expectoration dans un verre gradué permet d'en apprécier l'abondance (souvent extrême dans la dilatation des bronches), l'odeur (particulièrement fétide dans les infections à anaérobies) et les trois composantes : séreuse, muqueuse et purulente. La viscosité, l'adhérence aux parois du crachoir, doivent être notées. Des crachats hémoptoïques sont l'équivalent d'une hémoptysie et imposent la même enquête diagnostique.
L'étude cytologique de l'expectoration qu'il est souvent utile de répéter après une endoscopie bronchique, recherche surtout des cellules tumorales. Elle peut être aussi utile pour préciser le degré d'une suppuration bronchopulmonaire (nombreux polynucléaires altérés), l'existence d'une allergie respiratoire (nombreux éosinophiles), la présence d'inclusions endogènes ou exogènes (pneumopathies lipidiques avec inclusions graisseuses, corps ferrugineux de l'asbestose, etc.).
L'examen bactériologique de l'expectoration est souvent d'interprétation difficile : il peut être délicat de distinguer, au sein d'une flore microbienne, les agents pathogènes de la flore commensale. Il est rare de pouvoir identifier directement les parasites (débris de kyste hydatique, nématodes) dans les crachats.
Tout examen bactériologique des crachats nécessite la recherche systématique des BK par l'examen direct et la culture sur milieu de Löwenstein.
E. Löwenstein, bactériologiste autrichien (1878-1950)
→ tuberculose pulmonaire commune, asthme, pneumonie franche lobaire aiguë, dilatation des bronches (clinique et traitement des), hémoptysie, Löwenstein-Jensen (milieu de)
[B3,K1]
Édit. 2018
examen d'urine l.m.
urine (examination)
[B3,M1,M2,M3]
Édit. 2018
examen extemporané l.m.
frozen section
Étude anatomopathologique, macroscopique et cytohistologique d’un prélèvement pratiqué en général au cours d’une intervention chirurgicale.
Le résultat qui dans tous les cas devra être confirmé par un contrôle histologique classique, est fourni par l'anatomopathologiste en un délai de quelques minutes et permet au chirurgien d’orienter l’acte opératoire.
Syn. biopsie extemporanée
[B3,A3,N2]
Édit. 2018
examen médico-psychologique l.m.
medicopsychological examination
Mission prévue par le Code pénal (Art.81), complémentaire de l'enquête de personnalité (Art. D 16-17 CP) d'une part et de l'examen psychiatrique d'autre part.
Sa finalité est de décrire les traits de tempérament et de comportement de la personne mise en examen, d'indiquer les facteurs innés ou acquis, individuels ou environnementaux ayant participé à la constitution de la personnalité. Cet examen vise ainsi à renseigner sur les déterminants du comportement déviant pour pouvoir mettre en place les conditions d'amendement ou de non récidive.
La mission d'examen médico-psychologique est confiée à un médecin psychiatre inscrit sur la liste établie tous les 5 ans par la Cour d'appel ou tous les 7 ans la Cour de cassation, parfois celui même qui a mission de procéder à l'examen psychiatrique. La mission peut être également confiée à un psychologue inscrit sur une liste de Cour d'appel.
Le professionnel rédige un rapport écrit à l'intention de l'autorité judiciaire lui ayant confié sa mission.
[E3,H3]
Édit. 2018
examen parasitologique des selles l.m.
parasitological stool examination
Ensemble des techniques coprologiques utilisées pour le diagnostic microscopique direct des parasitoses digestives.
Au besoin après mise en œuvre de méthodes de concentration, par sédimentation ou par flottaison notamment, cet examen permet d’identifier au microscope les éléments parasitaires (formes végétatives, kystes, œufs, larves).
[B3,D1,L1]
Édit. 2018
examen prénatal l.m.
antenatal visit
Examen médical répété à trois reprises au cours de la grossesse, conditionnant les allocations prénatales.
Les examens biologiques obligatoires sont initialement: le groupage sanguin, la recherche d'agglutinines irrégulières, les analyses sérologiques (syphilis, rubéole, toxoplasmose, hépatite B), l’hémogramme et, avec le consentement de l’intéressée, la sérologie du sida.
[E1,O3]
Édit. 2018
examen prénuptial l.m.
prenuptial
Examen médical légal auquel doivent se soumettre les candidats au mariage et qui inclut la prescription d’une identification d’un groupe sanguin, d’une sérologie de la rubéole et, de la toxoplasmose et, avec le consentement des intéressés, la sérologie du sida.
[E1]
Édit. 2018
examen préopératoire l.m.
pre-operative assessment
Ensemble d'examens cliniques et complémen
Sauf en urgence, la consultation préanesthésique obligatoire doit avoir lieu plusieurs jours avant l'intervention. Lors de l'examen clinique, un interrogatoire soigné doit être fait, des examens complémentaires seront demandés selon l'intervention envisagée (chirurgie majeure, risque hémorragique élevé, interférence avec la fonction cardiocirculatoire ou respiratoire) et l'état du patient (âge, antécédents cardiovasculaires, traitement médicamenteux au long cours, etc.). Pour les patients ASA 1 ou 2, âgés de moins de 40 ans devant subir un acte mineur, aucun examen complémentaire n'est en principe nécessaire. Avant 40 ans l'électrocardiogramme n'est pas exigé. En l'absence d'antécédents ou de signe clinique, on ne demandera la radiographie du thorax que si le patient est âgé de plus de 60 ans. Un test d'hémostase n'est nécessaire que si l'interrogatoire a fait apparaître une tendance anormale au saignement ou si l'acte prévu peut être hémorragique. La détermination du groupe sanguin et la recherche des agglutinines irrégulières n'est nécessaire que pour des interventions pour lesquelles on prévoit la nécessité d'une transfusion.
→ ASA (classification), exigences essentielles de sécurité et de performance en anesthésie
[E1,N2]
Édit. 2018
examen vestibulaire l.f.
vestibular tests
Ensemble des épreuves cliniques explorant le système vestibulaire.
ogique portant essentiellement sur les paires crâniennes puis par un examen ORL général.
Étym. lat. vestis : vêtement (le vestibule était la pièce où le visiteur laissait ses vêtements d’extérieur).
[P1]
Édit. 2018
gerbe aortique (examen de la) l.f.
aortic arch examination, thoracic aortography
Exploration radiologique, par un contraste iodé hydrosoluble, de l'aorte thoracique et de ses branches, en particulier des gros troncs artériels naissant de la crosse (artères sousclavières, carotides communes et vertébrales).
L'examen est fait selon la méthode de Seldinger, le plus souvent par voie fémorale, à l'aide d'un cathéter monté jusqu'à l'aorte ascendante. La technique nécessite une série de clichés très rapide et parfois le radiocinéma pour l'étude dynamique des valves aortiques. Les incidences pratiquées dépendent des indications cardiovasculaires ou neurologiques de l'examen.
Syn. aortographie sus-sigmoïdienne, aortographie thoracique
mandibule (examen radiologique de la) l.m.
→ maxillaire défilé (incidence dite du)
micro-embolie n.f.
microemboly
Embolie de taille microscopique comme les cristau x de cholestérol p. par exemple
Étym. gr. mikros : petit ; embolê : action de jeter) dans ( de en- ; ballein jeter)
plateau d'examen l.m.
diagnostic table
Partie de la table d'examen radiologique supportant le sujet.
Quel que soit le matériau, le plateau doit être rigide, mais transparent aux rayons X ; suivant le degré de technicité de l'installation, il est fixe, mobile ou télécommandé.
Syn. plan de table