complexe de reconnaissance de l'origine de réplication l.m.
origin recognition complex
Complexe multiprotéique se liant à l’ADN, capable de reconnaître les sites où doit commencer la réplication de l’ADN dans les chromosomes eucaryotes.
Sigle ORC
→ ADN, réplication, eucaryote
[Q1]
Édit. 2019
complexe synaptonémique l.m.
synaptonemal complex
Chez les Eucaryotes, structure protéique longitudinale tripartite visible au microscope électronique en prophase I de la méiose.
Elle comporte un élément latéral sur chacun des chromosomes homologues et un élément central qui apparaît au moment de l'appariement ; des nodules de recombinaison visibles sur l'élément central au stade pachytène correspondraient à des points d'enjambement. Ce complexe disparaît à partir du stade diplotène.
[C1,A2]
configuration c cis l.f.
cis
Chez les eucaryotes disposition selon laquelle deux mutations, deux gènes ou deux séquences sont sur le même chromosome.
→ cis-trans (test), épistasie, trans (configuration)
[Q1]
cycline n.f.
cyclin
1) Protéine régulatrice des eucaryotes qui, en activant une kinase, permet le passage d’une phase du cycle cellulaire à la suivante.
Cette protéine cellulaire joue un rôle indispensable dans le cycle de division cellulaire. Sa synthèse s'effectue pendant l'interphase et sa destruction après le déclenchement de la mitose.
Quatre familles de cyclines, identifiées par les lettres A, B, D et E, sont actuellement connues. La cycline B peut s'associer à une protéine p34 (protéine codée par un gène cdc2) en formant une association appelée MPF ou "maturation promoting factor" ; ce MPF subit l'action de kinases, une thréonine-kinase et une tyrosine-kinase, puis de phosphatases et phosphotransférases aboutissant à un MPF actif qui déclenche la protéolyse de la cycline et secondairement l'inactivation de la protéase. La cycline A est nécessaire à la progression du cycle à la phase de transition G1/S.
2) Famille d’antibiotiques.
→ eucaryote, kinase, cycle de division cellulaire, mitose, phosphatase, phosphotransférase
tétracyclines
[C1, C3]
Édit. 2019
cyclo-oxygénase n.f.
cyclooxygenase
Enzyme impliqué dans la biosynthèse des prostaglandines, catalysant l'oxydation par un anion superoxyde de l'acide arachidonique avec formation d'un radical peroxyde sur le carbone 11, suivie d'une cyclisation entre les C8 et 12, et obtention d'un endoperoxyde entre les C9 et 11.
L'oxydation est achevée par une peroxydation du C15, aboutissant à une prostaglandine PGG2,, hydroperoxyde cyclique instable, rapidement transformé en PGH2,. On connaît deux cyclooxy
Une cyclo-oxygénase est présente dans les membranes plasmiques de toutes les cellules des eucaryotes. Son site catalytique comporte un atome de fer ferreux. Elle est inhibée de façon plus ou moins importante par la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l'aspirine.
[C1,C2]
diatomée
diatom
Les diatomées (ou Bacillariophycées) sont des algues brunes unicellulaires ou coloniales.
Organismes eucaryotes appartenant aux Straménopiles, les diatomées possèdent une enveloppe siliceuse. Très abondantes dans les eaux douces, saumâtres et marines, elles constituent l'un des groupes dominants du phytoplancton. Les diatomées sont notamment utilisées comme indicateurs de la qualité de l’eau.
→ eau destinée à la consommation humaine
[D1,D2]
Édit. 2017
division cellulaire l.f.
cell division
Processus par lequel se réalise la division d'une cellule procaryote ou eucaryote.
1) Chez les Eucaryotes il comprend deux étapes, d'une part la division du noyau ou caryodiérèse et d'autre part la division du cytoplasme et de la membrane cellulaire ou cytodiérèse.
2) La division peut être soit équationnelle, lorsque les deux cellules-filles possèdent le même nombre de chromosomes que la cellule d'origine, soit réductionnelle lorsque les deux cellules-filles possèdent la moitié du nombre de chromosomes de la cellule d'origine.
→ améiose, amitose, méiose, mitose
élément nucléaire dispersé court l.m.
short interspersed nuclear element (SINE), short interspersed repeat, short interspersed repeat element
Séquence répétée issue de la multiplication d’un transposon des eucaryotes comprenant entre 100 et 300 paires de bases présentes en grand nombre de copies dans le génome.
L’élément emblématique de la famille est la séquence Alu, présent en plus de 500 000 copies dans le génome humain.
→ rétrotransposon, paire de bases, transposon
[Q1]
Édit. 2019
facteur d'initiation l.m.
initiation factor
Protéine jouant un rôle de cofacteur nécessaire à l'initiation de la traduction d'un ARN messager en permettant la mise en place de l'ARN de transfert du premier acide aminé de la chaîne au niveau du codon initiateur AUG.
Chez les procaryotes, qui commencent la synthèse d'une protéine par une formyl-méthionine, on a identifié 3 facteurs IF1, IF2 et IF3, encore appelés FA, FB, FC. Chez les eucaryotes, on connaît au moins 9 eIF acr. pour eucaryote Initiation Factor.
Sigle IF
→ eIF, ARN messager, codon
[C1, Q1]
Édit. 2020
flagelle n.m.
flagellum
Structure mobile, en forme de filament plus ou moins allongé, servant d'organe locomoteur pour de nombreuses cellules bactériennes et eucaryotes.
Les flagelles, sont observés, en nombre variable, chez de nombreux organismes comme des bactéries, des protozoaires (les "flagellés"), des spores de certains champignons, des algues (euglènes), les spermatozoïdes, etc. dont ils assurent la mobilité par des mouvements ondulants ou rotatoires.
Les flagelles des bactéries, constitués d'une protéine particulière, la flagelline, sont fixés à la paroi de la cellule, soit sur le pourtour, soit à un pôle de la cellule.
Les flagelles des protozoaires, constitués d'un axonème (ensemble de paires de microtubules périphériques entourant une paire de microtubules centraux) entouré d'une gaine en continuité avec la membrane plasmique. Ils s'insèrent sur un kinétoplaste (blépharoplaste) et sont parfois partiellement réunis à la cellule par une membrane ondulante (trypanosomes).
Étym. lat. flagellum : fouet
[D1]
Édit. 2018
gamète non réduit l.m.
unreduced gamete
Chez les Eucaryotes, gamète ayant la même garniture chromosomique que les cellules de la diplophase de l'individu qui l'a engendré.
Il résulte généralement d'une perturbation de la gamétogénèse, les chromosomes pouvant avoir ou non subi la recombinaison génétique.
Les gamètes non réduits se trouvent notamment chez les hybrides interspécifiques et chez les polyploïdes. La fécondation issue de deux gamètes non réduits produit un individu polyploïde.
Syn. somagamète, diplogamète
gamma-glutamyl-transférase (γ-GT) n.f.
gammaglutamyltransferase
Enzyme catalysant le transfert d'un groupe γ-glutamyle provenant du glutathion ou d'autres composés vers un accepteur, qui peut être un acide aminé de type L (cystine, glutamine, méthionine, sérine, etc.) ou une molécule d'ammoniac.
La γ-GT est présente chez les micro-organismes et les eucaryotes. Chez les mammifères, l'activité la plus élevée est située dans les organes impliqués dans les fonctions de transport tels que rein pancréas, foie. Localisée à la surface de la membrane plasmique, elle joue un rôle clef dans le métabolisme du glutathion et la détoxification cellulaire. La γ-GT plasmatique est considérée comme un marqueur classique mais non exclusif de cholestase et de consommation chronique excessive d'alcool.
gène continu l.m.
continuous gene
Gène de structure dépourvu d'introns, forme la plus fréquente chez les Procaryotes et qu’on peut observer chez les Eucaryotes.
gène cytoplasmique l.m.
cytoplasmic gene
Chez les Eucaryotes, gène porté par un chromosome mitochondrial ou chloroplastique.
→ effet maternel, effet de réciprocité, mitochondrie
gène discontinu l.m.
split gene
Gène de structure constitué d'une succession d'exons et d'introns.
C'est le cas des gènes présents chez presque tous les Eucaryotes et chez certains Procaryotes.
Syn. gène interrompu, gène mosaïque
hélitron n.m.
helitron
Grand transposon se trouvant chez certains eucaryotes.
Il se réplique en cercle roulant et peut emporter et insérer dans le génome des séquences, parfois fonctionnelles.
→ génome, réplication en cercle roulant, transposon
[Q1]
Édit. 2018
hétéroplasmie n.f.
L’hétéroplasmie désigne la coexistence de mitochondries normales et mutées au sein d’une même cellule ou d’un même tissu.
Les cellules eucaryotes contenant plusieurs centaines de mitochondries porteuses elles-mêmes de plusieurs centaines de copies d'ADNmt, il est possible et effectivement fréquent que les mutations affectent quelques-unes de ces copies, alors que les autres ne sont pas affectées.
Il arrive souvent que les symptômes des maladies hétéroplasmiques mitochondriales n'apparaissent qu'à l'âge adulte. La cause en est, le nombre important de divisions cellulaires nécessaires pour que des cellules comportent suffisamment de mitochondries avec des allèles mutés pour causer les symptômes. Un exemple de ce phénomène est la neuropathie optique de Leber qui ne se manifeste qu’à l’âge adulte.
L'incidence de l'hétéroplasmie sur l’ADNmt humaine n'est pas connue, puisque le nombre de personnes qui ont été soumises à des tests d'ADN mitochondrial pour des raisons autres que le diagnostic des maladies mitochondriales, est faible. L’identification généalogique des restes du Tsar mettant en évidence par hasard une hétéroplasmie a contribué à l’identification de Nicolas II de Russie,
[Q2]
Édit. 2015
homéogène n.m.
homeogene
Gène qui commande la synthèse d'une protéine responsable de la forme des organes au cours du développement embryonnaire des eucaryotes et de leur constance.
Les homéogènes constituent une superfamille de gènes. P. ex. les oncogènes myc, les gènes myf de la myogénèse, sont des familles d'homéogènes.
Étym. gr. homoios, semblable
[Q1]
homéoséquence n.f.
homeobox
Courte séquence d'ADN caractéristique de nombreux gènes homéotiques bien conservée chez l'ensemble des Eucaryotes, d'une extrémité à l'autre de l'échelle phylogénique.
Ce type d'homéoséquence s'observe particulièrement chez l'animal, de la drosophile à l'homme.
Syn. séquence homéotique
[Q1]
intron n.m.
intron
Fragment d'un acide ribonucléique prémessager, situé entre deux exons, qui n'est pas conservé dans l'ARNm et qui est éliminé par excision-épissage au cours de la maturation du messager.
Dans les cellules des eucaryotes, un transcrit primaire est généralement constitué d'une succession de séquences codantes, les exons, alternant avec des séquences non codantes, les introns. Les séquences d'intron commencent par GU et se terminent par AG. Les séquences de l'ADN correspondant aux introns du transcrit primaire sont aussi appelées introns dans la séquence du gène.
→ gène, ribonucléique (acide), exon, excision-épissage, splicéosome, ribozyme
[Q1]
lamine n.f.
lamin
Aminoprotéine filamenteuse constituant de la partie interne de la membrane du noyau cellulaire, la lamina, dans toutes les cellules nucléées des eucaryotes.
Les lamines sont des filaments intermédiaires (FI de type V) du cytosquelette nucléaire. Les fibres sont assemblées sous forme de dimères et allongées par polarisation et liées par la protéine émérine. Elles forment un ensemble réticulé fibrillaire ancré dans la membrane nucléaire.
Il en existe deux types : le type A comprend les lamines A et C : Le type B (B1, B2, B3) a un rôle différent lors de la mitose.
Les lamines ont diverses fonctions : elles contribuent en association avec l’émérine et d’autres protéines (LAPs : Lamin Associated Protéins) à la formation et à la résistance de la membrane nucléaire, Elles contribuent à former les pores nucléaires entre les mailles de la lamina, intervenant dans les voies de signalisation et la transduction des signaux cellulaires.
Elles fixent la chromatine à la périphérie des noyaux et contribuent à son organisation et à la régulation des gènes,
Lors de la mitose, à la prophase, les lamines A/C se dépolymérisent par phosphorylation (avec intervention du complexe cycline B activé (cycline B/Cdk1)) et deviennent solubles ; la membrane nucléaire et la lamina se désagrègent. Les lamines B, non phosphorylées, restent ancrées aux fragments issus de la membrane. A la télophase, par déphosphorylation et processus inverse, les lamines se repolymérisent et reforment la lamina en même temps que se reforme la membrane nucléaire.
Les lamines A et C sont codées par le gène LMNA situé en 1q22 comprenant douze exons. Elles ont la même partie initiale de la molécule (les 566 premiers acides aminés). La lamine A (70 kDa) est formée à partir d’un précurseur, la prélamine A de 664 acides aminés dont la maturation en lamine A est due à une farnésylation C-terminale suivie d’une double protéolyse où intervient la métalloprotéase à zinc ZMPSTE24 (ou face 1) conduisant à la forme mature de 646 ac. aminés. La lamine C (572 ac. aminés, 60 kDa) est plus courte par suite de la réduction de la région C-terminale par coupure dans l’intron 10. Les lamines B sont codées par des gènes différents.
Les très nombreuses mutations décelées, la complexité du mécanisme de maturation et de leur action, l’importance du rôle des lamines et leur ubiquité expliquent la variété des laminopathies.
Étym. lat. membrana : lame, membrane
→ lamina nucléaire, laminopathie, farnésylation, cycline B/Cdk1
méiose n.f.
meiosis
Division cellulaire se produisant au cours de la gamétogénèse de la plupart des cellules reproductrices eucaryotes, contenant chacune 2n chromosomes et conduisant à une réduction de moitié (n) du nombre des chromosomes ; de diploïdes les cellules deviennent haploïdes.
La gamétogénèse masculine et féminine amène le nombre de chromosomes de 46 à 23. Cette division cellulaire opère également une redistribution des gènes entre chromosomes homologues de telle sorte que chacun d'entre eux diffère ensuite du chromosome initial. La méiose comprend deux divisions cellulaires successives :
- la première (mitose réductionnelle) permet de passer de la diploïdie à l'haploïdie. Pendant la prophase, le rapprochement et l'accolement des deux chromosomes de chaque paire permettent l'échange de segments chromosomiques au cours du dédoublement des chromosomes. Elle est suivie de la métaphase et de l'anaphase ;
- la deuxième (mitose équationnelle) donne deux cellules haploïdes à partir d'une cellule haploïde. Elle comporte une séparation des chromosomes sans synthèse de nouveau matériel chromosomique. La chronologie de la méiose est différente dans les deux sexes.
Lors de la fécondation la réunion des gamètes assure la recombinaison génétique diploïde.
A. Weismann, biologiste allemand (1887)
Étym. gr. meiosis : réduction, de meiôn : moins
→ améiose, fécondation, mitose
microsporidie n.f.
Parasite eucaryote, dépourvu de mitochondries et d’organites assurant la mobilité.
Les microsporidies sont très répandues chez les invertébrés (vers à soie) et les poissons, et sont observées de plus en plus souvent chez les mammifères et chez l’Homme. Leur position taxonomique est encore incertaine. En fait, les microsporidies seraient à l’extrême limite entre procaryotes et eucaryotes. Plusieurs espèces peuvent parasiter l’Homme. Elles appartiennent aux genres Nosema, Vittaforma, Pleistophora, Encephalitozoon et Enterocytozoon et peuvent provoquer des atteintes nerveuses ou des troubles digestifs graves, en particulier chez les sujets immunodéprimés (sida surtout). Parasites intracellulaires obligatoires, les microsporidies produisent des spores représentant leur forme de résistance et de dissémination. Le diagnostic, morphologique, est difficile, seule la microscopie électronique permettant de préciser l’espèce en cause.
microsporidia (pl.microsporidiae)
Étym. gr. : mikros : petit ; sporos : semence
mimivirus n.m.
mimivirus
Virus géant à ADN infectant des amibes.
Les mimivirus ont un diamètre supérieur à 5 µm et sont visibles au microscope optique. Ils peuvent être infectés par des virophages qui s’intègrent à leurs génomes. Leur singularité renforce l’idée d’une branche supplémentaire du vivant à côté des eucaryotes, des bactéries et des archées.
nucléole n.m.
nucleolus (pl. nucleoli), nucleole
Organite cellulaire des Eucaryotes contenant l'organisateur nucléolaire, les ARN précurseurs des ARN ribosomiques, des ARN ribosomiques et des protéines.
Le nombre, la forme et la taille des nucléoles sont des critères cytologiques d'évaluation de l’activité de synthèse des molécules cellulaires.
Étym. lat. nucleolus : petit noyau