carcinome indifférencié de l'ovaire l.m.
undifferentiate carcinoma of the ovary
Cancer rare indifférencié du revêtement épithélial de l’ovaire, séreux, mucineux ou endométroïde par endroits, peu sensible à la chimiothérapie.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O3]
corps blanc de l'ovaire l.m.
corpus albicans ovarii (TA)
corpus albicans of ovary
Tissu fibreux cicatriciel blanchâtre localisé dans l’ovaire.
Il témoigne de l’expulsion d’un ovule à travers la coque ovarienne.
Syn. commissure néopallidale
→ agénésie du corps calleux, syndrome calleux
[A1]
Édit. 2015
cortex de l'ovaire l.m.
cortex ovarii (TA)
ovarian cortex
Partie périphérique de l’ovaire dans laquelle siègent les follicules ovariques.
[A1]
Édit. 2015
cystadénocarcinome endométrioïde de l'ovaire l.m.
endometrioid cystadenocarcinoma of the ovary
Cancer de l'ovaire d'évolution rapidement mortelle, dont l'histologie est évocatrice d'une structure endométriale.
[F2,O3]
cystadénocarcinome mucineux de l'ovaire l.m.
mucinous cystadenocarcinoma of the ovary
Cancer de l'ovaire dont l'histologie est évocatrice de la structure sécrétoire mucoïde digestive.
[F2,O3]
cystadénocarcinome séreux de l'ovaire l.m.
serous cystadenocarcinoma of the ovary
Cancer de l'ovaire contenant des formations kystiques à contenu séreux au sein de végétations de structure épithélioïde.
[F2,O3]
cystadénome mucineux de l'ovaire l.m.
mucinous cystadenoma of the ovary
Kyste mucineux de l'ovaire.
Son caractère, en principe bénin, ne doit pas faire oublier ses possibilités de dégénérescence maligne ou même d'extension grave dans la cavité péritonéale tout entière.
[F5,O3,F2]
cystadénome séreux de l'ovaire l.m.
serous cystadenoma of the ovary
Kyste séreux à la paroi le plus souvent unistratifiée.
L'absence de végétations dans un liquide citrin en affirme la bénignité. L'existence de végétations ne permet pas d'affirmer la malignité.
[F5,O3]
cystadénome séreux papillaire de l'ovaire l.m.
papillary serous cystadenoma of the ovary
Kyste bénin de l'ovaire, de type cystadénome séreux avec des végétations endokystiques.
[F5,O3]
dysembryome de l'ovaire l.m.
dysembryome of the ovary
Tumeur développée aux dépens des tissus jeunes embryonnaires de l'ovaire.
Étym. gr. dus : difficile ; embruon : embryon
Syn. tératome de l'ovaire
dysgerminome de l'ovaire l.m.
dysgerminoma of the ovary
Tumeur maligne de l'ovaire développée aux dépens des cordons sexuels.
Syn. séminome de l'ovaire
face latérale de l'ovaire l.f.
facies lateralis ovarii (TA)
lateral surface of ovary
Elle est appliquée sur le péritoine de la paroi latérale de la cavité pelvienne dans la fossette ovarienne chez la nullipare.
Elle répond aux organes qui, sous le péritoine, traversent le fond de la fossette : artère ombilicale, nerf et vaisseaux obturateurs, artère utérine qui croise son extrémité inférieure. Chez la multipare l’ovaire est abaissé et répond à la fossette sous-ovarienne.
→ fossette ovarienne, fossette sous-ovarienne
[A1]
Édit. 2017
face médiale de l'ovaire l.f.
facies medialis ovarii (TA)
medial surface of ovary
Face en rapport avec la cavité péritonéale.
Elle est recouverte par l’infundibulum de la trompe utérine et par le mésosalpinx rabattus sur l’ovaire.
[A1]
Édit. 2017
fibrome de l'ovaire l.m.
fibroma of the ovary
Tumeur conjonctive solide, bénigne, de l’ovaire, qui associée à une ascite et un épanchement pleural constitue le syndrome de Demons-Meigs.
Elle se traite par exérèse chirurgicale.
J. Meigs, gynécologue américain (1937) ; A. Demons, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1898)
[F5,O3]
Édit. 2018
fibrothécome de l'ovaire l.m.
fibro-thecoma of the ovary
Tumeur bénigne du revêtement épithélial de l’ovaire, constituée de tissu fibreux de la thèque externe.
[O3,F5]
Édit. 2018
hile de l'ovaire l.m.
hilum ovarii (TA)
hilum of ovary
Etroit espace circonscrit sur toute la hauteur du bord antérieur de l’ovaire par le mésovarium, selon le contour de la ligne de Farre et par lequel les vaisseaux et nerfs pénètrent dans l’ovaire.
Les fibres conjonctives et musculaires du ligament suspenseur de l’ovaire, du ligament infundibulo-ovarique et du ligament propre de l’ovaire s’y fixent aux deux extrémités de la glande.
[A1]
Édit. 2015
hile externe du ligament de l'ovaire l.m.
external hilus of the ovarian ligament
Partie du ligament large située à l'extrémité supérieure de son bord externe.
Le ligament large, qui est un repli péritonéal situé de chaque côté de l'utérus et du vagin, a un hile externe s'allongeant par le ligament lombo-ovarien et donnant passage au pédicule vasculo-nerveux externe ovarien.
[A1]
Édit. 2015
hyperplasie thécale adénomatoïde de l'ovaire l.f.
thecal adenomatoid hyperplasia of the ovary
Transformation des cellules du stroma ovarien en cellules thécales sécrétant des œstrogènes, rencontrées essentiellement en périménopause.
Cette prolifération peut se faire sous forme nodulaire ou diffuse.
Syn. hyperthécose ovarienne
kystectomie de l'ovaire l.f.
ovarian cystectomy
Technique chirurgicale permettant l'exérèse d'un kyste ovarien en préservant le parenchyme de l'ovaire et donc sa fonction.
Elle consiste en l'ablation totale de la poche kystique par dissection à kyste fermé ou après ponction. Elle est indiquée pour tout kyste organique, a priori bénin et lorsque la conservation ovarienne est souhaitable. Elle peut se faire par cœlioscopie ou par laparotomie.
kyste de l'ovaire l.m.
ovarian cyst
Formation cavitaire bordée d'un revêtement épithélial et développé dans l'ovaire, à sa surface ou tout au plus dans son hile.
On distingue les kystes fonctionnels et les kystes organiques. Ces derniers se subdivisent en kystes séreux, kystes mucineux, kystes dermoïdes et kystes endométriosiques. Ils peuvent être l'objet de complications aigües comme la torsion, l'hémorragie, la rupture, la suppuration. Sur le plan thérapeutique, on distingue trois situations très différentes : les kystes fonctionnels nécessitant un traitement médicamenteux antigonadotrope, les kystes organiques bénins, les cystadénomes, qui après exérèse sont considérés comme guéris, et les kystes organiques malins, les cystadénocarcinomes ou les tératomes malins, qui nécessitent une réduction tumorale chirurgicale et une chimiothérapie.
→ torsion de kyste de l'ovaire
kyste de l'ovaire fœtal l.m.
fœtal ovarian cyst
Kyste de l'ovaire développé pendant la vie fœtale et présent à la naissance.
Le diagnostic se fait sur l'identification par l'échographie d'un kyste pelvien alors que l'appareil urinaire et le tractus gastro-intestinal sont normaux. Il représente 5% des tumeurs abdominales du nouveau-né et 82% sont des kystes fonctionnels, 15% sont des tumeurs bénignes, 3% des tumeurs malignes. Responsables de compressions d'organes, de ruptures, d'hémorragies, voire de dystocies, ils doivent être opérés dès la naissance quand la ponction évacuatrice in utero n'a pas été possible. L'ovariectomie est souvent nécessaire. On attribue l'absence congénitale annexielle unilatérale à une torsion puis une nécrose anténatale d'un kyste congénital de l'ovaire.
kyste dermoïde de l'ovaire l.m.
ovarian dermoid cyst
Tumeur d'origine germinale correspondant à un tératome kystique mature.
Il représente entre 10 et 20% des tumeurs ovariennes organiques. Il se compose de liquide d'allure sébacée incluant fréquemment des fragments d'origine ectodermique (derme, tissu nerveux), endodermique (tissu gastro-intestinal, bronchique, thyroïdien, salivaire) ou mésodermique (os, cartilage, muscle). L'aspect macroscopique est celui d'une tumeur de 5 à 15 cm, à consistance mixte, arrondie ou ovoïde, bosselée, alternant des zones rénitentes et des zones dures. Sa surface est lisse, brillante et de couleur blanchâtre. La bilatéralité est fréquente (16%). Il existe un risque faible (1,1%) de transformation maligne d'un des tissus constitutifs, souvent sous forme d'épithélioma épidermoïde. De révélation souvent clinique par des douleurs pelviennes, une masse palpable, des métrorragies, une torsion, une rupture, il peut également être découvert fortuitement par un examen systématique ou une laparotomie.
On retrouve toutes les complications d'un kyste ovarien, auxquelles il faut ajouter la péritonite chronique granulomateuse par rupture, l'anémie hémolytique et l'activité endocrine éventuelle d'un des tissus tumoraux. Le traitement consiste en une exérèse chirurgicale préservant le tissu ovarien quand le kyste est bénin, avec exploration minutieuse de l'ovaire opposé, complétée au besoin d'une incision de celui-ci.
Syn. tératome kystique bénin, dysembryome bénin
kyste endométrial de l'ovaire l.m.
ovarian endometrial cyst
Localisation la plus fréquente de l'endométriose.
Bilatéral une fois sur deux, il accompagne presque toujours une endométriose pelvienne. L'implant endométrial s'effectue sur la corticale ovarienne et évolue en trois stades : endométriose florissante, endométriose remaniée et endométriose vieillie. L'aspect macroscopique est celui d'une masse kystique d'en moyenne 1 à 4 cm contenant une substance pâteuse, très adhérente, de couleur chocolat, contenue dans une capsule fibreuse de couleur fauve. Les complications classiques sont l'hémorragie intra-ovarienne ou intrapéritonéale et l'infection à la faveur d'une salpingite. La torsion reste rare du fait des adhérences fréquentes. La rupture n'est pas exceptionnelle. Le traitement, difficile, est médicochirurgical. L'évolution maligne en carcinome endométrioïde est rare.
Syn. kyste endométriosique
kyste fonctionnel de l'ovaire l.m.
functional ovarian cyst
Formation kystique de l'ovaire résultant de la transformation kystique transitoire de structures ovariennes du cycle normal.
Selon qu'il se développe aux dépens du follicule ou du corps jaune, il constitue un kyste folliculaire ou un kyste lutéinique. Son liquide contient une forte concentration hormonale en stéroïdes sexuels contrastant avec une faible concentration en CA-12-5. Il régresse spontanément après quelques semaines dans 70% des cas. Classiquement, un traitement antigonadotrope est indiqué pour favoriser cette régression, associé à une surveillance clinique et échographique sur deux à trois cycles. S'il persiste au-delà de trois mois, il doit être considéré comme organique et opéré, par cœlioscopie le plus souvent. Tout kyste fonctionnel peut se rompre et provoquer un hémopéritoine qui simule une grossesse extra-utérine.
kyste mucineux de l'ovaire l.m.
ovarian mucoïd cyst
Kyste ovarien caractérisé par la présence de cellules contenant de la mucine d'aspect endocervical ou intestinal.
On le classe schématiquement en cystadénome mucineux bénin et cystadénocarcinome mucineux malin, avec possibilité de tumeur frontière ou à malignité atténuée. Il est généralement volumineux (parmi les kystes ovariens, il est de ceux qui atteignent la plus grande taille) et multiloculaire à paroi mince. Il représente 20% des kystes organiques de l'ovaire. Il se révèle le plus souvent par une symptomatologie tumorale de masse, torsion, ou douleur. Bilatéral dans 5% des cas, il présente une surface externe blanche et opaque. Il contient un liquide citrin, parfois rouge, voire chocolat, et d'aspect filant à muqueux, parfois épais mais dans certains cas fluide. Aux complications habituelles des kystes de l'ovaire, il faut ajouter le risque d'ascite gélatineuse ou pseudomyxome péritonéal compliquant une rupture ou une fissuration du kyste. Il se traite par la chirurgie, selon les cas comme un kyste simple ou comme un cancer de l'ovaire.