Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

100 résultats 

capacité n.f.

capacity

1) Aptitude d’un récipient, d’un système matériel ou biologique à contenir une substance, faculté d’un être à saisir une chose ou à exécuter une action.
2) En droit civil la capacité est l’aptitude juridique d’une personne à agir par elle-même.

O. Steinbrocker, médecin rhumatologue américain (1949)

Étym. lat. capacitas, déverbal de capio : prendre saisir. Formé sur le radical indo-européen cap : saisir et le suffixe de qualité -ité qui porte la notion d’aptitude.

capacité civile, capacité de codage, c. du sacrum, c. du sang en gaz carbonique, c. du sang en oxygène, c. fonctionnelle de Steinbrocker, c. rectale, c. résiduelle fonctionnelle, c. totale des poumons, c. vésicale, c. visuelle, c. vitale

[C1,E]

capacité de codage l.f.

coding (capacity of)

Capacité d'une séquence codante à déterminer par sa taille celle de la protéine correspondante.
P. ex., une séquence codante de 1 MDa détermine une protéine de 60 à 70 kDa.

brin codant, codage (capacité de)

[Q1]

capacité de diffusion pulmonaire l.f.

pulmonary diffusing capacity (DL)

Volume de gaz qui franchit la membrane alvéolocapillaire en 1 mn pour une différence de pression partielle du gaz de 1 mm Hg.
Elle s'exprime en mL/mn/mm Hg ou mieux en mMol/L/kPa. Les résultats sont exprimés en valeur absolue et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe.
Elle comporte une composante liée à la membrane (épaisseur et surface) et une partie liée aux caractéristiques du gaz (PM et solubilité) et au volume capillaire. Elle est 20 fois plus élevée pour le gaz carbonique que pour l'oxygène, augmente à l'exercice, est diminuée en cas de maladie interstitielle pulmonaire ou d'amputation importante du lit vasculaire pulmonaire.
On apprécie la capacité de diffusion pulmonaire par la mesure de la diffusion du CO. Lors de cette mesure en laboratoire on peut aussi apprécier la part qui revient à chaque composante.

[C2,K1]

capacité de transfert pulmonaire l.f.

capacité de diffusion

[C2,K1]

capacité du sacrum l.f.

capacity of the sacrum

Appréciation chiffrée de la conformation obstétricale du sacrum, par le rapport normalement de 5 à 7,5, entre l’arc et la corde du sacrum.

[A1,O3]

capacité du sang en dioxyde de carbone l.f.

plasma carbon dioxide combining power

Quantité maximale de CO2 que peut fixer le sang sous une pression de ce gaz égale à sa pression partielle dans les alvéoles pulmonaires (40 mm/Hg).

[C2,K1]

capacité du sang en oxygène l.f.

oxygen blood capacity

Quantité maximale d'oxygène qui peut se combiner chimiquement avec l'hémoglobine par unité de volume de sang.
Pour l'hémoglobine adulte humaine, une mole d'hémoglobine peut fixer 4 moles d'oxygène et donc un gramme d'hémoglobine peut fixer 1,389 mL d'oxygène.
Elle est donc de 20,5 mL d'oxygène pour 100 mL de sang normal. Tout cet oxygène est fixé sur l'hémoglobine. Une très faible partie est dissoute dans le plasma.

Syn. pouvoir oxyphorique du sang

[C2]

capacité fonctionnelle de Steinbrocker l.f.

functional capacity

Évaluation de l'importance d'un handicap chez un sujet.
La détermination du degré d'un handicap est importante pour tester la valeur des essais thérapeutiques ou des interventions orthopédiques. L'Association américaine de rhumatologie a validé l'échelle de Steinbrocker degré 1 aucun handicap ; degré 2 réalisation correcte des activités normales, mais douleur et raideur d'une ou plusieurs articulations ; degré 3 limitation des activités de la vie quotidienne, autonomie conservée en particulier pour les soins corporels ; degré 4 handicap important ou total, nécessitant la présence d'une tierce personne.

O. Steinbrocker, médecin rhumatologue américain (1949)

incapacité, déficience

[I,E3]

capacité fonctionnelle hépatique l.f.

hepatic functional capacity

La capacité fonctionnelle hépatique peut être appréciée par les épreuves au vert d’indocyanine ou à la brome-sulfone-phtaléine.

vert d'indocyanine (épreuve au), brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la)

[C2,L1]

capacité hospitalière l.f.

Nombre de lits destinés à l’hébergement des personnes dans un établissement de soins, ou dans l’ensemble des établissements d’un territoire donné.
Actuellement la capacité hospitalière de la France pour l’accueil de personnes âgées dépendantes est considérée comme insuffisante par rapport aux besoins, elle est excédentaire pour d’autres catégories de malades.

carte sanitaire

[E]

capacité inspiratoire l.f.

inspiratory capacity (IC)

Volume d'air qui peut être inspiré à la fin d'une expiration normale.

Sigle CI

[C2,K1]

capacité rectale l.f.

rectal capacity

Paramètre mesurant la sensibilité rectale consciente à la distension.
On décrit plusieurs valeurs seuil : le seuil de sensibilité est le volume d'air distendant minimal, pour lequel une première sensation fugace est perçue ; il varie normalement de 10 à 60 mL ; le seuil de besoin constitue le volume intrarectal pour lequel la distension induit une sensation de besoin, claire et permanente ; ce seuil varie normalement de 120 à 240 mL ; le seuil de tolérance est le volume distendant pour lequel le malade demande spontanément de cesser la distension. Ce dernier seuil est compris chez le sujet normal entre 300 et 450 mL.

[C2,L1]

capacité résiduelle fonctionnelle (CRF) l.f.

functional residual capacity (FRC)

Volume de gaz présent dans les poumons en fin d'expiration spontanée, égal à la somme du volume résiduel et du volume de réserve expiratoire.
La CRF s'exprime en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques dépendant de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sur le plan physiologique, elle correspond à la position d'équilibre de l'ensemble thoracopulmonaire, c'est-à-dire au moment de la respiration où les forces élastiques tisssulaires pulmonaires et thoraciques, dont l'action sur l'ensemble thoracopulmonaire est inverse, s'équilibrent exactement.

capacité, spirogramme

[C2,K1]

capacité vectorielle l.f.

vector capacity

Aptitude plus ou moins grande d'un vecteur à transmettre un agent infectieux en fonction de sa bio-écologie et des conditions de l'environnement.
La capacité vectorielle est la résultante de la compétence vectorielle et de la bio-écologie du vecteur (abondance, longévité, préférences trophiques, etc.) sur lesquelles s'exerce l'action des facteurs environnementaux. Ainsi, pour avoir une capacité élevée vis-à-vis d'un micro-organisme donné, un vecteur doit présenter une compétence élevée et avoir une bio-écologie favorable à la transmission. Dépendante des conditions écologiques locales, elle n'a de sens, pour un système micro-organisme – vecteur donné, que dans un environnement défini, à une saison précise. Il est possible d'évaluer cette capacité par une formule dans le cadre de certains modèles mathématiques utilisés par les épidémiologistes.
Elle doit être distinguée de la compétence vectorielle.

Syn. Efficacité vectorielle

vecteur, compétence vectorielle

[D]

capacité ventilatoire maximale l.f.

ventilation maximale minute

[C2,K1]

capacité vésicale l.f.

bladder capacity

Volume d'urine qui peut être contenu dans la cavité vésicale.
L'on distingue une capacité maximale liée à l'état physique de l'ensemble de la paroi vésicale, qui se mesure au mieux sous anesthésie locorégionale, et une capacité fonctionnelle, qui correspond au volume pour lequel se déclenche habituellement la miction.

[C2,M3]

capacité visuelle l.f.

visual capability

Totalité des paramètres visuels.
Les paramètres visuels sont regroupés sous quatre types de sensations : morphoscopique, lumineuse, colorée, spatiale, permettant la détection, la reconnaissance, l’identification des stimulus.

[C2,P2]

capacité vitale l.f. (CV)

vital capacity

Somme des volumes mobilisables entre une inspiration forcée (suivant une inspiration normale) et une expiration forcée (CV = VT + VRI + VRE).
C'est la somme du volume de réserve expiratoire, du volume courant (VT ou VC) et du volume de réserve inspiratoire. La mesure est réalisée lors d'une manœuvre forcée lente. Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe.
Le volume doit être ramené aux conditions alvéolaires selon un coefficient de correction, k, fonction de la pression barométrique B, de la température et de la saturation en vapeur d'eau à laquelle le gaz est recueilli. D'une manière générale, k = TA/TM• B-eM/B-eA .

J. Hutchinson, Sir, chirurgien britannique (1846)

capacité, spirogramme, LBTPS

[C2,K1]

Édit. 2018

capacité vitale forcée l.f.

forced vital capacity (FVC)

Quantité d'air rejetée lors d'une manœuvre réalisée le plus vite et le plus fort possible à partir d'une inspiration maximale.
Les valeurs sont exprimées en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, du sexe et de la taille.
Chez un sujet normal la valeur est très proche de la capacité vitale lente, mais en cas de maladie obstructive chronique, la valeur trouvée peut être nettement inférieure.

Sigle CVF

[C2,K1]

diffusion (capacité de) des poumons l.f.

diffusion lungs capacity

Rapport entre le débit d'un gaz g et sa différence de pression partielle motrice entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire (ou plus exactement l'intérieur de l'hématie).
Elle se mesure en mL/min/mm de Hg, on l'exprime aussi maintenant en mL/min/hPa .
La formule
 
valable pour un alvéole, a été généralisée à l'ensemble des poumons bien qu'elle soit alors très approximative étant donné l'inhomogénité de la ventilation et de la circulation pulmonaires. Elle est pourtant utile en clinique pour caractériser les troubles de diffusion des gaz lors de leur passage de l'air au sang. A côté des éléments correspondants à la surface et à l'épaisseur de la membrane alvéolaire, figurés par Dm, il faut encore tenir compte du volume Qc du sang capillaire pulmonaire dans lequel le gaz se fixe avec une vitesse de fixation de sorte qu'on a (par analogie avec un circuit électrique :

formule qui explicite le rôle des deux éléments.
En pratique, la capacité de diffusion de l'oxygène, DLO2, peut difficilement se mesurer en régime stable à partir de la PaO2 en utilisant la formule initiale (la PaO2 est un peu plus faible que celle des capillaires pulmonaires) et de la PAO2, mal représentée par l'air de fin d'expiration, de sorte que cette mesure très approximative et peu fidèle n'est pratiquement pas utilisée en clinique.
Mais la formule initiale se simplifie pour les gaz qui, à très faible concentration, ont une très grande affinité pour l'hémoglobine, tel le monoxyde de carbone, CO, parce que la PCO est alors quasi-nulle à l'intérieur des globules rouges et la vitesse de fixation sur l'hémoglobine est très grande. On peut alors écrire :
DLCO = V'CO/PA CO.
Par conséquent la détermination de la capacité de diffusion des poumons au CO, plus facile à mesurer et mieux définie que la capacité de diffusion des autres gaz, sert de méthode de référence.
La DLCO est d'environ 40 mL/min/hPa au repos et de 44 mL/min/hPa à l'exercice chez le sujet normal. Elle est augmentée dans les cardiopathies avec court-circuit gauche-droit, diminuée légèrement au cours de la grossesse et fortement dans les pneumopathies.
La mesure de la DLCO se fait principalement par la méthode en apnée (Marie Krogh, 1915) ou par celle d'équilibration.
En ce qui concerne les autres gaz, notamment les gaz anesthésiques l'on se base sur les propriétés physiques du gaz considéré : masse moléculaire, solubilité dans la membrane (pratiquement celle dans l'eau). La capacité de diffusion est proportionnelle au coefficient de solubilité et inversement proportionnelle à la racine carrée de la masse moléculaire du gaz. On utilise la capacité de diffusion du CO, de masse moléculaire 28 comme référence : la formule donnée à l'article «diffusion», ci-dessus, devient pour un gaz g, de masse moléculaire Mg,
avec α CO = 0,0217 g/L à 37°C :
 
Etant donné tout ce qu'a de conventionnel la notion de capacité de diffusion pulmonaire, la généralisation de cette formule aux autres gaz que le CO ne peut donner qu'un ordre de grandeur. Pour l'azote, de masse moléculaire 28, le coefficient de proportionnalité, rapport des coefficients de solubilité, est égal à 0,67 et le rapport sous la racine est égale à l'unité, on a donc :
DLN2 = O, 67 DLCO.
Etant donné la grande solubilité du dihydroxyde de carbone dans l'eau (1,0522 g/L, soit 600 mL/L à 37°C), le CO2 a une capacité de diffusion de l'ordre de DLCO2 = 1500 mL/min/hPa, elle est 20 fois plus grande que celle de l'oxygène. De ce fait l'écart alvéolocapillaire de pression partielle de CO2 est très faible : pour un débit de dihydroxyde de carbone normal au repos, V'CO2 = 130 mL/min, l'écart alvéolo-capillaire du CO2 est inférieur à 0,1 mm de Hg, c'est-à-dire de l'ordre de grandeur des erreurs de mesure, ce qui justifie l'hypothèse d'Enghoff : PACO2 = PaCO2 .

August Krogh, prix Nobel de médecine en 1920 et Marie Krogh-Jørgensen, physiologistes danois (1910)

Syn. capacité de transfert pulmonaire, constante de diffusion pulmonaire

capacité, diffusion, diffusion pulmonaire (mesure de la), physiologie respiratoire (symboles de)

galactose (capacité d'élimination du) l.f.

galactose (elimination capacity of)

Capacité d'élimination d’un sucre normalement présent dans l'organisme, parfois utilisée comme test de fonction métabolique hépatique.
Elle est diminuée en cas d'insuffisance hépatocellulaire.

oxygène (capacité du sang en) l.f.

oxygen blod capacity

Quantité maximale d'oxygène qui peut se combiner chimiquement avec l'hémoglobine par unité de volume de sang.
Pour l'hémoglobine adulte humaine, une mole d'hémoglobine peut fixer 4 moles d'oxygène : un gramme d'hémoglobine peut donc fixer 1,389 mL d'oxygène. Elle est donc de 20,5 mL d'oxygène pour 100 mL de sang normal. Tout cet oxygène est fixé sur l'hémoglobine. Une très faible partie est dissoute dans le plasma.

Syn. pouvoir oxyphorique du sang

Édit. 2017

anse en fil de fer l.f.

wire loop

Aspect épaissi et rigide de la paroi capillaire glomérulaire observé dans la glomérulonéphrite lupique, induit par des dépôts endomembraneux.

[M1]

Édit. 2017

chélateurs du fer n.m.

iron chelator

Médicament capable de capter le fer en excès dans l'organisme pour l'éliminer par voie urinaire et digestive.
Deux formes de chélateurs peuvent être prescrites :
- la desferrioxamine utilisée pour traiter les surcharges en fer post-transfusionnelles. Il s'agit d'un produit d'origine bactérienne extrait de Streptomyces pilosus. Son administration se fait par voie injectable souvent par voie sous-cutanée nocturne.
- le deferiprone et le deferasirox utilisés par voie orale, chez les malades atteints de thalassémie majeure nécessitant des transfusions répétées et chez lesquelles la desferrioxamine est contrindiquée ou inadaptée. Ces médicaments ont des effets secondaires, le deferiprone peut entraîner des neutropénies et une agranulocytoses. Le deferasirox peut être à l’origine d’ une insuffisance rénale.

desferrioxamine

[G3]

fer n.m.

iron

Élément métallique de numéro atomique 26, de masse atomique 55,85, qui fait partie des oligoéléments présents dans le corps humain à la concentration d’environ 5 p. 100 000, surtout sous forme de chromoprotéines.
Le fer est indispensable à la vie. Son métabolisme est finement régulé ; une carence ou un excès de fer peuvent avoir des effets délétères sur les cellules.
Les deux sources plasmatiques du fer sont exogènes, l’alimentation qui couvre largement les besoins, et endogène d’origine macrophagique.
L’absorption digestive du fer au niveau duodénal est de 1 à 2 mg par jour, soit le dixième du fer contenu dans les aliments. Au niveau intestinal, le fer est présent sous deux formes moléculaires le fer héminique lié à l’hème, présents dans les aliments d’origine animale, représentant 1/10 du fer alimentaire et le fer non héminique, présents dans les aliments d’origine végétale, représentant 9/10 du fer alimentaire. L’absorption du fer héminique est plus efficace que celle du fer non héminique. L’absorption est augmentée par la vitamine C et diminuée par le thé. Le fer ferrique (Fe 3+) doit être réduit en fer ferreux (Fe2+) pour pouvoir être absorbé par l’entérocyte. Cette réduction est effectuée par une enzyme de la bordure en brosse : la ferriréductase duodénale (DCYTB Duodenal Cytochrome B). Le fer ferreux est ensuite transporté à travers la bordure en brosse via le transporteur des métaux divalents DMT1 (Divalent Metal Transporter) codé par le gène SLC11A2 (solute carrier family 11, member 2), dont les mutations sont associées à des carences martiales. Le fer gagne ensuite la membrane latéro-basale de l’entérocyte où se situe la ferroportine (FPN1), seule protéine exportatrice du fer ferreux. La ferroportine est codée par le gène SLC40A1(solute carrier family 40, member 1). La mutation de ce gène est responsable d’une surcharge en fer, la maladie de la ferroportine. Le fer ferreux est ensuite exporté dans le plasma lié à la transferrine ; mais la liaison nécessite que le fer soit sous forme ferrique. Cette oxydation est médiée par l’héphaestine (HEPH), ferroxydase membranaire co-localisée au pôle baso-latéral de l’entérocyte avec la ferroportine.
La régulation de l’absorption intestinale est liée à l’hepcidine. Cette hormone régule l’absorbtion intestinale du fer et contrôle la libération du fer depuis les stocks hépatiques et les macrophages. L’expression de l’hepcidine est augmentée par des stocks élevés en fer, une infection ou un syndrome inflammatoire ; son expression est réduite en cas de carence en fer. L’hepcidine est codée par le gène HAMP (hepcidin antimicrobial peptide). Les mutations du gène HAMP sont responsables d’une surcharge en fer d’expession rapide à l’origine de l’hémochromatose juvénile.
Dans l’organisme, le fer se répartit entre les sites d’utilisation et de stockage. 70 % du fer sont utilisés dans la moelle osseuse, lié à l’hème dans l’hémoglobine des érythrocytes et aussi dans la myoglobine des cellules musculaires. Les cellules érythroïdes de la moelle osseuse sont les plus grandes consommatrices de fer. Les macrophages éliminent les érythrocytes sénescents et assurent le recyclage du fer héminique, source importante de fer pour l’érythropoïèse. Le site de stockage est le foie, notamment lorsque le fer est en excès dans le plasma.
Le fer circule dans le plasma, lié à sa protéine de transport la transferrine ou sidérophiline. A l’état normal, il existe un excès de transferrine circulante par rapport à la quantité de fer à transporter, de sorte que le coefficient de saturation de la transferrine (CST) est inférieur à 45 %. Une élévation du CST correspond à une surcharge en fer acquise ou génétique. Lorsque le CST augmente, il peut apparaître du fer non lié à la transferrine. Cette forme est captée par les cellules parenchymateuses du foie, du pancréas, du coeur et de l’hypophyse. Une part du fer non lié à la transferrine correspond à une forme circulante de fer potentiellement toxique, le fer plasmatique réactif.

Symb. Fe

sidérémie, ferriréductase duodénale, transporteur des métaux divalents, ferroportine, héminique, ferroportine, maladie de la ferroportine, transferrine, héphaestine, hepcidine, hémochromatose juvénile, hémoglobine, myoglobine, érythrocyte

[C2]

Édit. 2018 

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