trouble n.m.
trouble, complaint
Déficience d'une fonction dont une personne a sujet de se plaindre, compte tenu de ses manifestations : douleur, gêne à l'accomplissement de gestes ou de fonctions usuels, etc.
La notion de trouble est essentiellement subjective, elle vise plus une fonction que l'anatomie (une amputation n'est pas un trouble) ; elle est à l'origine de la plupart des appels au médecin. Le trouble s'oppose au signe qui est objectif.
Syn. symptôme
trouble conatif l.m.
conative disorder
Symptômes liés à une réduction des capacités d'effort, d'initiative, et à une dégradation de la volonté et des tendances à l'action.
Les formes majeures peuvent aboutir à une inactivité avec repli, parfois incurie et résistance aux sollicitations de l'entourage, voire indifférence affective. Le patient vit souvent cette situation comme douloureuse et culpabilisante.
À des degrés divers, ces symptômes sont associés aux autres troubles (thymiques, émotionnels, psychomoteurs, cognitifs et végétatifs) caractéristiques des états dépressifs.
→ anhédonie, émoussement affectif
[H3]
trouble de stress post traumatique (TSPT) l.m.
posttraumatic stress disorder (PTSD)
Réaction psychologique survenant de quelques jours à quelques mois après une agression physique ou psychologique très violente (guerre, attentat, catastrophe naturelle).
La réaction immédiate est une peur intense, un sentiment d'impuissance, d'horreur. Le TSPT retardé se traduit par des réminiscences, souvent sous forme de cauchemars, des conduites d'évitement, une hyperstimulation. Ces symptômes durent au moins un mois, et provoquent un handicap social, occupationnel, relationnel.
Le traitement est psychologique et / ou médicamenteux.
trouble envahissant du développement l. m.
invasive disorder of the development
Trouble caractérisé par de graves anomalies d'acquisition des capacités de communication entre le sujet et son entourage.
Ce trouble, présent dès les premières années de la vie et souvent associé à un retard mental, peut se manifester par des comportements anormalement stéréotypés notamment en regard du stade de développement. Il inclut diverses catégories nosographiques telles que trouble autistique, syndrome de Rett ou encore syndrome d'Asperger. Dans certains cas des marqueurs génétiques ou neuro-anatomiques confirmant la nature neurodéveloppementale du trouble peuvent être retrouvés.
A. Rett, pédiatre autrichien (1966) ; H. Asperger, pédiatre autrichien (1944)
Sigle TED
→ autisme, Rett (syndrome de), Asperger (syndrome d')
trouble factice l.m.
Production par un individu de symptômes physiques ou psychiques sans le contrôle de la volonté et dans le seul but de prendre ou conserver un rôle de malade.
Ces actes ont un caractère compulsif dans la mesure où, par besoin intrapsychique et en l'absence de motifs extérieurs, le sujet ne peut s'en abstenir, même s'il en connait les risques. Ils se différencient de la simulation, qui est l'allégation d'une maladie physique ou psychique en vue d'éviter une contrainte ou une obligation, ou d'en tirer un bénéfice matériel ou moral.
Jean Bernard, hématologue français, membre de l’Académie de Médecine (1967) ; R. Asher, médecin endocrinologue et hématologue britannique (1951)
Étym. : Lasthénie de Ferjol : l'héroïne d'Une histoire sans nom de Barbey d’Aurevilly ; Münchhausen : nom dérive du baron de Münchhausen (1720-1797), un militaire allemand auquel sont attribués des exploits invraisemblab
→ fièvre simulée, Lasthénie de Ferjol (syndrome de), Münchhausen (syndrome de), pathomimie, simulation
trouble hyperkinétique l.m.
hyperkinetic disorder
Appellation préférée par la CIM à celle d'hyperactivité avec déficit de l'attention formulée par le DSM.
Bien que les troubles de l'attention soient admis par la CIM comme un caractère essentiel de ces états, le terme retenu par le DSM n'est pas utilisé ici, car :"(1) il implique une connaissance des processus psychologiques en cause, ce qui n'est pas encore le cas et (2) il incite à inclure dans cette catégorie diagnostique des enfants sujets à des préoccupations anxieuses ou des rêveurs apathiques, dont les difficultés sont probablement de nature différente".
trouble obsessionnel-compulsif l.m.
obsessive-compulsive disorder
Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification
→ classification internationale des maladies, diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM).
trouble panique l.m.
panic disorder
Trouble anxieux caractérisé par la répétition de plusieurs attaques de panique mensuelles au cours d’une période de plusieurs mois.
La prévalence pendant une vie entière est estimée 2 à 3% avec une légère prédominance féminine. L'évolution spontanée se fait vers la chronicité dans 80% des cas.
Les attaques de panique (ou crises d'angoisse aigüe) associent des symptômes psychiques (sensation de mort imminente, peur sans objet amplification péjorative des stimuli), comportementaux (agitation ou au contraire inhibition) et neurovégétatifs (tachycardie, sueurs, sensation d'oppression thoracique, trouble du transit digestif...). Elles durent 20 à 120 minutes. Aucun facteur déclenchant de nature psychologique n'est clairement identifiable (on dit volontiers que ces crises sont "bêtes".
Il faut éliminer une cause toxique (abus de café, prise de cannabis, d’amphétamine...) ou somatique (dysthyroïdie, hypoglycémie, épilepsie temporale, cardiopathie..).
Le trouble panique est proche du syndrome d'hyperventilation dans ses aspects cliniques et physiopathologiques : chez ces malades l'hyperventilation entraîne une attaque de panique dans 70% des cas.
Les possibles complications sont le suicide, les conduites addictives, les troubles dépressifs.
Le traitement est médicamenteux avec de petites posologies de certains antidépresseurs (imipramine, clomipramine, fluoxétine...) associé à un soutien psychologique et à une hygiène de vie (suppression de la caféine et des psychostimulants, gestion du stress..). Les psychothérapies de type psychodynamique ne sont pas conseillées.
Étym. gr. panikos : terreur causée par le dieu Pan qui, faisant résonner longuement le tonnerre dans les vallées profondes du Pélion, épouvantait les bergers en leur faisant craindre la reprise de la gigantomachie.
→ cannabis, amphétamine, imipramine, fluoxétine, clomipramine
[H3,G5]
Édit. 2017
trouble schizo-affectif l.m.
schizoaffective disorder
trouble schizotypique l.f.
schizotypal personality disorder
trouble schizophréniforme l.m.
schizophreniform disorder
Cadre défini par le DSM-IV (diagnostic and statistical manual of mental diseases) comme répondant aux caractéristiques cliniques des états schizophréniques, mais d'une durée d'un à six mois et sans que soient obligatoires des troubles du fonctionnement social ou occupationnel à un moment quelconque de l'évolution.
En l'absence de certitude d'une guérison, le diagnostic est qualifié de provisoire pendant cette période. Si, dans les deux tiers des cas environ, les manifestations pathologiques persistent au-delà de six mois, le diagnostic devrait devenir celui de schizophrénie ou de trouble schizo-affectif.
A fortiori, selon la CIM-I0 (classification internationale des maladies), ce trouble aigu d'allure schizophrénique doit persister moins d'un mois.
Auparavant, pour les Américains, tout accident délirant aigu était considéré comme schizophrénique. En France, les positions ont toujours été nuancées.
Syn. schizomorphe
→ schizophrénie, psychose délirante aigüe ou subaigüe
trouble ventilatoire mixte l.m.
mixed ventilatory disease
Déficit fonctionnel associant un déficit ventilatoire obstructif et un déficit ventilatoire restrictif.
trouble visuospatial l.m.
visual spatial disorders
Syn. agnosie spatiale
trouble obsessionnel-compulsif l.m.
obsessive-compulsive disorder
Terme adopté par la CIM (Classification Internationale des Maladies) et le DSM (Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders) pour désigner et décrire la névrose obsessionnelle sans que soit retenu le concept de névrose comme principe de classification.
Il répond à une ambivalence conceptuelle qui tient compte à la fois de positions "athéoriques" de principe, a contrario du lien de ces troubles avec un déterminisme psychologique, et enfin de la possibilité offerte aux cliniciens d'identifier facilement des troubles névrotiques à partir de leur propre acceptation d'une telle qualification
→ classification internationale des maladies, diagnostic and statistical manual of mental disorders (DSM).
[H3]
trouble de l’usage d’une substance psychotrope l.m.
Les classifications nosographiques regroupent sous cette appellation, l’ensemble des manifestations psychiques, physiques et comportementales, révélatrices d’une perte de contrôle de la consommation qui se répète malgré les conséquences individuelles (menaces sur la santé) et sociales (menaces sur la situation familiale, professionnelle en particulier) négatives.
Le sujet a tendance à consommer davantage que souhaité ou prévu, à minimiser les conséquences de la consommation, échoue à interrompre sa consommation malgré des tentatives répétées du fait d’épisodes de craving, de l’apparition d’une tolérance ou de symptômes de sevrage.
Le trouble de l’usage peut être qualifié de léger,moyen ou grave.
Les substances susceptibles d’induire un trouble de l’usage sont nombreuses : alcool, tabac, caféine , médicaments benzodiazépiniques parmi les substances licites, cannabinoides, héroine, cocaine, amphétamines, hallucinogènes parmi les substances illicites.
Un arrêt de la consommation depuis plus de 3 mois et moins de 12 mois est qualifié de rémission précoce.
Un arrêt depuis plus de 12 mois est qualifié de rémission prolongée.
La notion de guérison ne peut être avancée qu’après 2 ans d’arrêt de toute consommation de la substance.
→ addiction, dépendance, craving, sevrage
[G4, H3]
Édit. 2020
trouble des conduites alimentaires l.m.
Ensemble de troubles caractérisés par des perturbations persistantes du comportement alimentaire délétères pour la santé : restriction de l’alimentation,accès de gloutonnerie,ingestion de substances non nutritives.
Dans certains cas sont décrits des envies irrésistibles ( « craving ») et des rituels de consommation similaires aux comportements observés dans les pathologies à type de trouble de l’usage de substance psychotrope : ceci nourrit l’hypothèse d’une physiopathologie partagée sous forme de dérégulation du circuit neuronal de récompense dopaminergique.
→ anorexie mentale, boulimie nerveuse, Pica, mérycisme, trouble d’usage d’une substance psychotrope,addiction, craving
[H3]
Édit. 2020