amylase pancréatique l.f.
pancreatic amylase
Enzyme catalysant l’hydrolyse de l’amidon, élaboré par le pancréas sous une forme directement active (iso-amylase de type P) de même que l'amylase élaborée par les glandes salivaires (iso-amylase de type S), dont le rôle physiologique essentiel est la digestion de l'amidon ingéré qui est dégradé en composés glucidiques plus simples.
L'amylase sécrétée dans le tube digestif n'est pas absorbée par l'intestin ; l'amylase sérique provient du passage rétrograde de l'amylase dans le tissu interstitiel entourant les acini pancréatiques et les glandes salivaires. Son métabolisme est mal connu mais une partie de l'amylase sérique est éliminée dans les urines. Sa demi-vie biologique est de quelques heures.
[C1,C3,L1]
Édit. 2017
aquaporine n.f.
aquaporin
Glycoprotéine présente dans les membranes de certaines cellules facilitant le transfert de l'eau le long d'un gradient de pression osmotique ou hydrostatique.
L'aquaporine 1 a été isolée des membranes de globules rouges.
L'aquaporine 2 constitue le canal hydrique des tubules rénaux, régulé par l'hormone antidiurétique.
Les aquaporines 3 et 4 sont aussi présentes dans les cellules épithéliales rénales, dans le cerveau ainsi que dans d'autres tissus.
L'aquaporine 5 se trouve dans les glandes salivaires, les glandes lacrymales et dans le poumon.
Les aquaporines ont une structure moléculaire de 25 à 30 kDa présentant six segments hélicoïdaux hydrophobes intra-membranaires reliés par cinq boucles dont trois sont du côté extérieur et deux du côté intérieur de la membrane, ainsi que les extrémités NH2- et COOH-terminales. Elles se présentent sous forme d'associations tétramériques. Elles font partie d'une famille de protéines appelées MIP, dont certaines ont été décrites dans les fibres du cristallin. L'aquaporine 1 a d'abord été appelée CHIP28 (channel-forming integral protein de 28 kDa). Hormis l'aquaporine 4 (appelée aussi mercurial-insensitive water channel ou MIWC), les aquaporines sont inhibées par les sels de mercure, qui se fixent sur une cystéine de la cinquième boucle. Des mutations portant sur l'aquaporine 2 entraînent un diabète insipide par blocage de la résorption de l'eau dans les tubes collecteurs rénaux.
Étym. lat. aqua:eau; gr. poros: passage
Abrév. AQP
[C1, C2, C3]
Édit. 2019
artériographie parathyroïdienne l.f.
parathyroïd gland arteriography
Étude radiographique des glandes parathyroïdes après opacification de leurs pédicules artériels par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Examen pratiquement abandonné au profit de l'échographie. Il s'effectuait par cathétérisme sélectif des artères thyroïdiennes inférieures. Les glandes parathyroïdes supérieures étant vascularisées par une arcade anastomotique entre artères thyroïdiennes supérieures et inférieures, l'opacification de ces dernières est en général suffisante.
Syn. angiographie parathyroïdienne
Bazex-Dupré-Christol (syndrome de) l.m.
Bazex-Dupré-Christol’s syndrome
Génodermatose associant une hypotrichose avec ou sans dysplasie pilaire, une hypohidrose du visage, une atrophodermie folliculaire, des kystes épidermiques, et surtout des carcinomes basocellulaires multiples et précoces.
Les anomalies cliniques et histologiques seraient secondaires à un trouble du développement du bourgeon épithélial primitif qui est à l’origine du follicule pileux, des glandes sébacées et des glandes sudorales. Des carcinomes basocellulaires se développent entre 20 et 30 ans dans 40% des cas. Leur prise en charge comprend une photo protection préventive et une surveillance cutanée continue pour dépister précocement les carcinomes basocellulaires.
La transmission est faite sur un mode dominant lié à l’X. Le gène candidat n’est pas formellement identifié il pourrait être localisé en Xq24-q27, ou UBE2A, gène impliqué dans la réparation des dommages de l'ADN induits par les rayons ultra-violets.
A. Bazex, A. Dupré, B. Christol, dermatologistes français (1964)
→ génodermatose, hypotrichose, hypohydrose, atrophodermie
[J1,Q2,O6,F5]
Édit. 2017
cancer des lèvres de la bouche l.m.
lip cancer
Il s’agit d’un cancer épidermoïde plus ou moins différencié, siégeant dans plus de 90% des cas sur la lèvre inférieure soit sur la muqueuse sèche (vermillon) soit sur la partie supérieure du versant muqueux.
L’atteinte du versant cutané est beaucoup moins fréquente. Il peut exister des tumeurs des glandes salivaires accessoires (carcinome adénoïde kystique, adénocarcinomes des glandes salivaires). S’il s’agit d’une lésion du versant cutané on peut retrouver toutes les tumeurs développées aux dépens des annexes de la peau : adénocarcinomes annexiels, tumeurs de Merkel. L’épithélioma basocellulaire se développe électivement sur le versant cutané de la lèvre supérieure.
Le cancer des lèvres est une entité relativement rare atteignant essentiellement l’homme. De nombreux facteurs favorisent sa survenue intempéries –expliquant sa fréquence chez les agriculteurs et les marins pêcheurs, alcoolo-tabagisme, mauvaise hygiène bucco-dentaire. Son extension est généralement ganglionnaire. Cliniquement elle est précisée dans le cadre de la classification TNM. Si la tumeur n’est pas trop volumineuse le traitement peut–être soit la chirurgie soit la curiethérapie. Les formes plus étendues relèvent de la chirurgie et/ou d’une radiothérapie externe.
Sa prévention est possible par le traitement des lésions précancéreuses leucoplasies ou dyskératoses, par des mesures d’hygiène, la cessation de l’alcoolo-tabagisme et des protections antisolaires chez les personnes exposées.
F. S. Merkel, anatomopathologiste allemand (1875)
Syn. carcinome des lèvres de la bouche
→ cancers de la tête et du cou, TNM (classification), leucoplasie, dyskératose
[F2,P3]
cellule antrale l.f.
antral cell
Cellule constitutive de la muqueuse glandulaire de l'antre de l'estomac, soit cellule à mucus tapissant les cryptes, soit cellule qui forme les acinus glandulaires de l'antre également appelés glandes pyloriques.
Ces glandes sont composées de cellules à mucus et de cellules endocrines.
[A2,L1]
cellule à somatostatine l.f.
D cell, somatostatin cell
Cellule très périphérique dans les glandes digestives, responsable de la sécrétion de somatostatine, possédant des granules sécrétoires mesurant avec 250 à 300 nm, et une matrice homogène peu dense sur laquelle s'applique étroitement la membrane.
Dans le fundus, elle n'a pas de connexion avec la lumière, dans l'antre au contraire l'apex atteint la lumière des glandes. Elle est localisée à l'ensemble du tube digestif, plus abondante dans l'estomac et le grêle.
Syn. cellule D
[A2,L1]
cellule digestive à mucus l.f.
mucus cell
Cellule qui sécrète du mucus dont il existe dans le tube digestif deux variétés morphologiques.
La première est dite cellule à mucus à pôle fermé : le mucus est sécrété au pôle apical recouvert de la membrane cellulaire avec quelques microvillosités. Ces cellules se retrouvent tout le long du tractus digestif dans les glandes œsophagiennes, cardiales, antrales, duodénales (glandes de Brunner), péri-anales. Elles tapissent également les cryptes et la surface de l'estomac.
La seconde variété est constituée par la cellule caliciforme, cellule cylindrique où le mucus est contenu dans les deux tiers supérieurs de la cellule, dans une cavité en forme de calice. Les mucines paraissent s'échapper à l'apex. Cette cellule est caractéristique du grêle et du côlon : dans le grêle, elle alterne avec les cellules entérocytaires absorbantes, de plus en plus nombreuses du duodénum à l'iléon, dans le côlon elle constitue la presque totalité des cellules des cryptes.
J. Brunner, anatomiste suisse (1687)
[A2, L1]
Édit. 2018
cellule gastrique principale l.f.
gastric chief cell, zymogenic cell
Cellule de la muqueuse fundique gastrique, responsable de la sécrétion de pepsinogène et d'autres pro-enzymes.
Les cellules principales sont situées dans la partie profonde des glandes fundiques, dont elles représentent avec les cellules pariétales le type cellulaire le plus abondant. En microscopie optique, elles sont caractérisées par leur forme prismatique ou cylindrique et leur cytoplasme basophile, dû à leur richesse en ergastoplasme et à leurs volumineux granules sécrétoires de 1 à 2 mm à l'apex des cellules et constitués de pepsinogène, précurseur de la pepsine..
Elles sont peu abondantes dans le collet et deviennent de plus en plus abondantes vers le fond des glandes.
[A2,L1]
cholestéride n.m.
cholesterol ester
Lipide formé par l'estérification d'une molécule de cholestérol par un acide gras, sous l'action soit d'une lécithine-cholestérol-acyl-transférase (LCAT) dans le plasma sanguin, soit d'une acyl-coenzyme A-cholestérol-acyl-transférase (ACAT) dans les cellules.
Les cholestérides (ou esters de cholestérol) sont relativement abondants dans le plasma (plus de 2 g/L), surtout localisés dans les LDL, auxquelles ils confèrent des propriétés athérogènes. Dans les cellules ils représentent la forme de mise en réserve du cholestérol, tant dans le foie que dans les glandes endocrines à hormones stéroïdes. L'accumulation pathologique de cholestérides s'observe dans certaines dyslipidoses telles que la maladie de Hand-Schüller-Christian, ou la polycorie cholestérolique du foie. L'hydrolyse des cholestérides peut être catalysée par une cholestérol-estérase, ou par une lipase plus ou moins spécifique, comme celle qui est activée par phosphorylation dans les glandes à hormones stéroïdes sous l'effet des stimulines hypophysaires et de l'AMP cyclique.
A. Hand, pédiatre américain (1921) ; A. Schüller, neuroradiologue autrichien (1916) ; H. Christian, médecin interniste américain (1919)
[C1,R1]
col du gland du pénis l.m.
collum glandis penis (TA)
neck of glans of penis
Sillon circulaire séparant la couronne du gland du corps du pénis.
Il marque le fond de la cavité prépuciale et se prolonge sur la face inférieure du gland en formant deux gouttières qui se dirigent vers l’ostium externe de l’urèthre mais reste séparées par le frein du prépuce. Des glandes rudimentaires, les glandes préputiales, y déversent leur produit de sécrétion qui participe à la formation du smegma préputial.
N. B. les deux orthographes sont admises : prépucial et préputial ; la seconde est plus proche de la racine latine praeputium
Syn. anc. sillon balano-préputial, collet du gland, sillon coronaire de la verge
[A1]
Édit. 2015
décidualisation n.f.
deciduation
Transformation de la muqueuse utérine secondaire à l'implantation de l'œuf.
Elle commence à proximité de l'œuf et gagne ensuite l'endomètre. Elle intéresse surtout la zone superficielle de la muqueuse où les glandes disparaissent, la couche compacte, alors que la partie profonde des glandes, la couche spongieuse, reste active. En dehors de la grossesse, une métaplasie déciduale de l'endomètre peut être observée sous l'action des progestatifs.
Étym. lat. deciduus, qui tombe
→ décidue
demi-muqueuse n.f.
semimucous membrane
Zone de transition entre la peau et une muqueuse.
L'épiderme y est mince et transparent, peu kératinisé. Les formations pilaires et les glandes sudorales sont absentes. Quelques glandes sébacées peuvent être retrouvées.
dendrocyte dermique l.m.
dendritic cell
1) Cellule rattachée aux cellules de Langerhans, en transit vers les lymphatiques, quelques- unes gardant des granules de Birbeck dans leur cytoplasme.
2) Cellule qui exprime le facteur de coagulation XIIIa, (dendrocyte dermique de type I, DDI) que l'on trouve dans les dermes papillaire, réticulaire, autour des glandes sudorales, et dans les septums interlobulaires de l’hypoderme.
Elles ont des connections avec les mastocytes, les terminaisons nerveuses non myélinisées et la membrane basale ; le rôle de ces cellules est probablement multiple : présentation antigénique et phagocytose, réservoir de facteur XIII intervenant dans la stabilisation de la fibrine et l’homéostasie des macromolécules du derme ; pourrait être un réservoir pour le VIH.
3) Dendrocyte dermique de type II, DDII, exprimant l’antigène CD34, dans le derme profond, autour des glandes sudorales et des follicules pileux, et dans les septums interlobulaires de l’hypoderme.
Le CD34 est une glycoprotéine transmembranaire qui s’exprime au niveau des cellules hématopoïétiques et des cellules endothéliales des capillaires, leurs prolongements entrant en contact avec les fibres de collagène.
M. S. Birbeck, anatomopathologiste britannique (1961)
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 7 à 8 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (7 to 8 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons XXI à XXIII de Streeter et aux stades carnegie 22 et 23; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 23 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : le nez est aplati ; les yeux se rapprochent ; les doigts sont mieux formés ; la croissance de l’intestin rend le corps déjà plus rond ; la tête se redresse ; le stade fœtal est atteint ;
- cavité buccale : les muscles de la langue sont bien différenciés ; les bourgeons du goût les plus précoces apparaissent ; la poche de Rathke (saccule hypophysaire de l’embryon) se détache de la bouche ; les glandes sublinguales se forment ;
- pharynx et ses annexes : le tube auditif et la cavité tympanique sont discernables ; la localisation de la tonsille dans sa loge se signale ; les deux moitiés du thymus s’unissent et forment un parenchyme ; les follicules thyroïdiens se forment ;
- tube digestif et ses glandes : l’intestin grêle envahit le cordon ; les villosités intestinales se développent ; le foie prend de très large dimensions relatives ;
- système respiratoire : l’arborisation pulmonaire se complexifie ; les narines sont obturées par un bouchon épithélial ;
- cavité cœlomique et les mésos : la communication pleuro-péritonéale est fermée ; le péricarde est un sac volumineux ; le diaphragme se complète par inclusion de sa musculature ; il achève sa descente ;
- système urogénital : testicules et ovaires peuvent être différenciés comme tels ; les canaux de Müller et la partie proximale du sinus urogénital sont prêts à s’unir pour former l’utéro-vagin primitif ; les ligaments génitaux s’ébauchent ;
- système vasculaire : de nombreux vaisseaux se forment selon le plan final ; les sacs lymphatiques primitifs sont présents ; le sinus veineux est intégré dans l’atrium droit ; les faisceaux musculaires atrioventriculaires sont présents ;
- système squelettique : premières ébauches de l’ossification ;
- système musculaire : l’organisation définitive des muscles du tronc, des membres et de la tête est mieux dessinée et le fœtus est capable de mouvements propres ;
- téguments et leurs annexes : la glande mammaire primitive s’épaissit de façon globulaire ;
- système nerveux : le cortex cérébral commence à acquérir ses cellules caractéristiques ; les lobes olfactifs sont visibles ; la dure-mère et l’arachnoïde sont identifiables ; les corps chromaffines apparaissent ;
- organes des sens : les yeux convergent rapidement ; les oreilles externes, moyennes et internes acquièrent leur morphologie finale ; les bourgeons du goût se forment ; l’orifice externe des narines est obturé par un bouchon.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 10 à 12 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (10 to 12 weeks)
Cette période correspond approximativement aux13ème à 16ème semaines de gestation de Streeter; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 56 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : la taille de la tête est encore dominante ; le nez pointe ; le sexe peut avec certitude être déterminé par l’examen externe ;
- cavité buccale : les papilles filiformes et foliées s’élèvent ; les dents primitives forment une éminence cupuliforme ; les joues sont dessinées ; le palais a fusionné complètement ;
- pharynx et ses annexes : les cryptes tonsillaires commencent à s’invaginer ; le thymus forme son parenchyme médullaire et commence à s’enrichir en tissu lymphoïde ; la glande thyroïde atteint sa structure typique ;
- tube digestif et ses glandes : les couches musculaires de l’intestin sont présentes ; les ilots pancréatiques apparaissent ; début de la sécrétion biliaire ;
- système respiratoire : les cornets font saillie ; les glandes nasales sont formées ; les poumons ont acquis leur forme définitive ;
- cavité cœlomique et les mésos : l’omentum, par son extension en tablier, s’accole partiellement sur la paroi dorsale du corps ; les mésentères libres acquièrent leurs rapports typiques ; l’extension du cœlome dans le cordon ombilical s’oblitère ;
- système urogénital : les cornes utérines sont incorporées dans le corps utérin ; les organes génitaux externes acquièrent leurs caractères distinctifs ; les tubules mésonéphrotiques et du rete testis complètent les voies mâles ; la prostate et les vésicules séminales apparaissent ; la paroi musculaire des viscères creux se développe ;
- système vasculaire : l’hématopoïèse commence dans la moelle osseuse ; les vaisseaux sanguins acquièrent leurs couches accessoires ;
- système squelettique : la notochorde dégénère rapidement ; l’ossification s’étend ; nombre d’os sont bien formés ;
- système musculaire : les couches musculaires lisses apparaissent dans les viscères creux ;
- téguments et leurs annexes : l’épiderme est à 3 couches ; le chorion et l’hypoderme sont bien distincts ;
- système nerveux : le cerveau atteint son aspect structural général ; la moelle spinale est marquée par les dilatations cervicales et lombaires ; la queue de cheval et le filum terminal apparaissent ; les structures neurogliales commencent à se différencier ;
- organes des sens : l’organisation caractéristique de l’œil est atteinte ; la rétine commence à développer ses couches ; le septum nasale et le palais fusionnent complètement.
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
endoderme n.m.
endodermis
En embryologie, feuillet profond de la plaque embryonnaire.
Il en dérive :
1) les épithéliums de revêtement du tractus intestinal et son annexe pulmonaire ;
2) les épithéliums glandulaires des glandes exocrines des tuniques intestinales, du foie, du pancréas ;
3) les épithéliums glandulaires des glandes endocrines : foie et pancréas endocrine, thyroïde, parathyroïdes.
Syn. hypoblaste
[A4, O6]
Édit. 2019
endomètre n.m.
endometrium, tunica mucosa uteri (TA)
endometrium
Tunique muqueuse qui tapisse la cavité utérine.
On lui reconnaît trois portions de structure différente :
1) dans le corps de l’utérus et la partie haute de la cavité cervicale, un épithélium prismatique simple, dont certains éléments sont ciliés, et qui repose sur un chorion constitué par des fibroblastes ; il adhère étroitement au muscle sous-jacent ; de longues cryptes épithéliales, dites improprement glandes utérines, lui sont annexées ;
2) à la partie inférieure de la cavité du col (muqueuse endocervicale), c’est un épithélium simple à cellules polyédriques comportant des cellules caliciformes à mucus ; les glandes cervicales sont moins nombreuses et plus volumineuses que sur le corps ; très polymorphes au niveau de l’ostium externe, elles peuvent se transformer en kystes (les œufs de Naboth) ; le chorion est ici riche en fibres conjonctives et pauvre en fibroblastes ; cette portion de l’endomètre est parcourue de plissements qui forment les plis palmés (ancien arbre de vie) ;
3) au niveau de la portion vaginale du col de l’utérus (museau de tanche), c’est un épithélium pavimenteux stratifié reposant sur un chorion très riche en fibres conjonctives et élastiques.
L’endomètre présente une série de modifications anatomo-fonctionnelles en rapport avec le stade du développement génital, le cycle oestral et la gestation.
[A1, O3]
Édit. 2019
glande apocrine l.f.
Glande exocrine dont le produit de sécrétion, accumulé sous forme de gouttelettes dans la portion apicale des corps cellulaires, est excrété brutalement par boursouflement et décapitation de la portion apicale des cellules et expulsion d’un certain nombre de noyaux.
Ce produit d’excrétion est intermédiaire entre celui des glandes mérocrines et celui des glandes holocrines. La glande mammaire est une glande apocrine.
glande cérumineuse l.f.
glandula ceruminosa, ceruminous gland
Variété de glande sudoripare apocrine située dans le tissu sous-cutané du conduit auditif externe dont le produit de sécrétion, en se mélangeant à celui des glandes sébacées, constitue le cérumen.
Les glandes cérumineuses peuvent être le siège d’adénomes, de cylindromes, d’adénocarcinomes.
Étym. gr. kêros ; lat. cera : cire
Syn. glande à cérumen
glande endocrine l.f.
endocrine gland
Organe dont la fonction est de produire des sécrétions, les hormones, qui sont libérées dans la circulation sanguine et vont contrôler l’activité cellulaire de tissus éloignés.
L’hypophyse, les surrénales la thyroïde, les parathyroïdes sont des glandes endocrines. Le pancréas et les gonades sont des glandes à la fois endocrines et exocrines.
Syn. glande à sécrétion interne
glande holocrine l.f.
Glande exocrine dont les cellules, remplies de leurs sécrétions propres, se détachent tout entières et meurent.
La sécrétion se fait par fonte cellulaire (ex. les glandes sébacées). Ce type d’excrétion s’oppose à celui des glandes mérocrines et apocrines.
glande linguale l.f.
glandulae linguale
Glande salivaire accessoire appartenant au groupe situé sur toute la surface de la langue : sur les bords (glandes de Weber), sous la langue (glandes de Blandin-Nühn).
glande palpébrale l.f.
glandula ciliaris, glandula sebacea
palpebral gland
Glande appartenant aux paupières et ayant une fonction sébacée (glandes de Meibomius, glandes de Zeis) ou sudoripare (glande de Moll).
glande parathyroïde l.f.
glandula parathyroidea (TA)
parathyroid gland
Chacune des quatre glandes endocrines (deux supérieures et deux inférieures) situées sur la face postérieure des lobes latéraux de la glande thyroïde.
Leur poids total est de 0,8 à 0,12g. Elles sont constituées essentiellement par des cordons épithéliaux séparés par de fins tractus conjonctifs et par des capillaires sanguins. Selon leurs affinités tinctoriales, on distingue trois variétés principales de cellules épithéliales : les cellules claires principales ou fondamentales, arrondies ou polyédriques, à noyau chromophile, colorées par l’hématéine ; les cellules de transition à protoplasma homogène, très légèrement colorées en rose par l’éosine ; les cellules éosinophiles (chromophiles ou acidophiles), moins nombreuses que les précédentes.
Les parathyroïdes jouent un rôle important de glandes endocrines dans le métabolisme du calcium, par l’hormone parathyroïdienne qu’elles sécrètent. Le rôle essentiel de cette hormone (parathormone) est le maintien de l’équilibre phospho-calcique dans l’organisme. On admet généralement que la parathormone agit d’une part en mobilisant le calcium osseux par stimulation des ostéoclastes, augmentant ainsi la calcémie, d’autre part en augmentant l’élimination urinaire du phosphore, ce qui entraîne une élimination urinaire accrue du calcium par mobilisation phospho-calcique à partir du squelette.
I. Sandström, médecin histologiste suédois (1852-1889) ; M. Nicolas, physiologiste français (1861-1918) ; E. Gley, physiologiste et endocrinologue français (1857-1930)
Syn. anc. corps de Sandström, corps épithélial de Kulm, glandule thyroïde de Nicolas, glandule thyroïdienne de Gley