Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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périarthrite de l'épaule l.f.

Terminologie obsolète

périarthrite scapulohumérale

[I1]

Édit. 2020

épaule pseudoparalysée l.f.

pseudoparalytic shoulder

Tableau clinique réalisé au cours d'une rupture massive de tendons de la coiffe des rotateurs.
On observe alors une perte de l'abduction active de l'épaule alors que l'abduction passive est normale et qu'il n'existe pas de signes neurologiques.

[I1]

Édit. 2020

luxation antéro-interne de l'épaule l.f.

anterior shoulder dislocation, forward dislocation

Perte complète des rapports normaux entre les surfaces articulaires de la cavité glénoïde de la scapula et la tête humérale, celle-ci se déplaçant en avant et en dedans dans des positions différentes selon la direction du traumatisme et son intensité.
La luxation antéro-interne survient après une chute sur la main, coude étendu, plus rarement après un choc direct. La tête humérale est déplacée en avant et en dedans en position extra-coracoïdienne, sous ou intra-coracoïdienne ou même sous claviculaire ; les lésions anatomiques sont d’autant plus graves que le déplacement est plus important : désinsertion antéro-inférieure du bourrelet glénoïdien (labrum glenoidale) (lésion de Bankart) ou désinsertion capsulo-périostée. Le blessé se présente le bras en abduction irréductible et en rotation latérale ; sa mobilisation est douloureuse. L’épaule a perdu son galbe et les téguments tombent verticalement depuis l’acromion saillant sous la peau (signe de l’épaulette) et le bras présente une angulation sous deltoïdienne (coup de hache externe,). La cavité glénoïde est vide et la tête humérale est perçue en avant, le sillon delto-pectoral est effacé. Les complications immédiates sont recherchées : lésion du nerf circonflexe (n. axillaris), par l’examen de la sensibilité du moignon de l’épaule, des racines supérieures du plexus brachial, lésions vasculaires, et fracture associée du tuberculum majus ou du rebord antérieur de la glène par des radiographies ou un scanner. La réduction doit être aussi précoce que possible sous analgésie ou anesthésie générale, suivie d’immobilisation. Les complications : fracture associée, lésions musculaires, instabilité résiduelle, peuvent nécessiter un traitement chirurgical. Les complications secondaires sont fréquentes : instabilité de l’épaule, luxation récidivante, arthrose.

A. Blundell Bankart, chirurgien britannique (1923)

Syn. luxation gléno-humérale, luxation scapulo-humérale

Bankart (lésion de)

luxation antéro- médiale de l'épaule l.f.

anterior shoulder dislocation

Perte complète des rapports normaux entre les surfaces articulaires de la cavité glénoïde de la scapula et la tête humérale, celle-ci se déplaçant en avant et en dedans dans des positions différentes en fonction de la direction du traumatisme et son intensité.
La luxation antéro-médiale survient après une chute sur la main, coude étendu, plus rarement après un choc direct. La tête humérale est déplacée en avant et en dedans en position latéro-, infra- ou médio-coracoïdienne, voire même sous claviculaire ; les lésions anatomiques sont d’autant plus importantes que le déplacement est plus important : désinsertion antéro-inférieure du labrum glénoïdien (lésion de Bankart) selon différentes modalités, fractures du rebord antéro-inférieur de la glène.
Le blessé se présente bras en abduction irréductible et en rotation latérale. Sa mobilisation est douloureuse. L’épaule a perdu son galbe : les téguments tombent verticalement depuis l’acromion saillant sous la peau (signe de l’épaulette) et il existe une encoche sous-deltoïdienne (coup de hache latéral,). La cavité glénoïde est vide et la tête humérale perçue en avant. Le sillon delto-pectoral est effacé.
Les complications immédiates sont à rechercher : lésion du nerf circonflexe (n. axillaris) par l’examen de la sensibilité du moignon de l’épaule, lésion des racines supérieures du plexus brachial, lésions vasculaires, fracture associée du tuberculum major ou du rebord antérieur-inférieur de la glène par des radiographies (incidence de Bernageau ou de Garth) ou un scanner.
La réduction doit être aussi précoce que possible sous analgésie ou anesthésie générale, suivie d’immobilisation par une attelle coude au corps.
Les complications : fracture associée, lésions musculaires, instabilité résiduelle… peuvent nécessiter un traitement chirurgical. Les complications secondaires, fréquentes (instabilité de l’épaule, luxation récidivante, arthrose) sont fonction du nombre de luxations et incitent à stabiliser chirurgicalement l’épaule au bout de quelques épisodes (intervention de Bankart ou de Latarjet).

A. S. Blundell Bankart, chirurgien britannique (1938)

Syn. luxation gléno-humérale, luxation scapulo-humérale

Bankart (lésion de), Bankart (opération de), Latarjet (opération de)

[I2]

luxation inférieure de l'épaule l.f.

downward shoulder dislocation

Forme très rare de la luxation scapulo-humérale (moins de 1% des cas) survenant à l’occasion d’un traumatisme le bras étant en hyper-abduction, et caractérisée par la position très particulière en élévation verticale et rétroposition du membre supérieur.
Toute mobilisation est impossible ; la radiographie montre la tête humérale en position basse par rapport à la cavité glénoïde. Les complications nerveuses, vasculaires et tendineuses sont fréquentes, elles sont recherchées avant réduction et leur bilan est complété après celle-ci.

Syn. luxatio erecta

luxation postérieure de l'épaule l.f.

posterior shoulder dislocation, backward dislocation

Déplacement en arrière de la tête humérale lors d’une luxation de l’épaule.
Cette lésion, peu fréquente (3 à 5% des luxations de l’épaule) survient à l’occasion d’une chute sur la paume de la main, le membre supérieur en adduction et rotation interne ou d’un choc violent par en avant sur l’épaule. Elle peut se produire au cours d’une crise d’épilepsie. Le blessé se présente le membre supérieur en adduction et rotation interne, la rotation latérale est impossible. L’épaule est élargie, sa partie antérieure aplatie et l’apophyse coracoïde est saillante. L’examen radiographique montre, de face,  le chevauchement de l’image de la tête humérale et du contour de la cavité glénoïde ;  l’incidence verticale ou le cliché transthoracique montrent le déplacement postérieur de la tête humérale et l’éventualité d’une fracture tassement antérieure de la tête (encoche de McLaughlin) ou du rebord postérieur de la glène. Un scanner peut être nécessaire pour confirmer le déplacement  et les fractures associées. La réduction sous anesthésie générale est suivie d’une immobilisation assez prolongée en abduction et rotation latérale. Les complications peuvent nécessiter une réduction chirurgicale. Dans un nombre important de cas le diagnostic n’est pas porté obligeant à une intervention secondaire

H. L. McLaughlin. chirurgien orthopédiste américain  (1952)

moignon de l'épaule l.m.

shoulder's stump

Partie externe saillante de l'épaule constituée en majeure partie par le muscle deltoïde.
Au cours du travail, la palpation du moignon de l'épaule fœtale permet le diagnostic clinique de présentation de l’épaule ou présentation transverse.

Étym. dérivé de l’anc. fr. moigner : mutiler

nerf cutané de l'épaule l.m.

nerf cutané brachial latéro-supérieur

névralgie amyotrophiante de l'épaule l.f.

shoulder neuralgic amyotrophy

M. J. Parsonage et J. W. A. Turner, neurologues britanniques (1948)

Parsonage et Turner (syndrome de)

périarthrite de l'épaule l.f.

periarthritis of the shoulder, rotator cuff tendinitis

périarthrite scapulohumérale

présentation de l'épaule l.f.

transverse shoulder presentation

Présentation transversale ou oblique dans laquelle l’épaule se présente au détroit supérieur du bassin obstétrical, souvent chez les grandes multipares.
Elle expose à la procidence du cordon. Totalement dystocique, elle exige une césarienne pour l’accouchement, à moins de réaliser une manœuvre de version grande extraction qui n’est plus pratiquée que sur un deuxième jumeau.

présentation de l'épaule méconnue l.f.

unknown shoulder presentation

Présentation de l’épaule dont le diagnostic n’a pas été porté avant l’entrée en travail.

présentation de l'épaule négligée l.f.

neglected shoulder presentation

Procidence d’un bras après rupture des membranes sur une présentation méconnue de l’épaule.
Elle exige une intervention césarienne.

pseudoparalysie de l'épaule l.f.

shoulder pseudoparalysis

Incapacité d'élever le bras à la verticale alors que la mobilité passive de l'épaule est normale, accompagnée d'une douleur initiale intense, puis diminuée ou calmée par des médications antalgiques ou antiinflammatoires.
Ce tableau se produit en général à la suite d'une chute, d'un effort d'abduction du bras. Il traduit une rupture de la coiffe des courts rotateurs et survient en général sur une épaule présentant déjà des altérations dégénératives. Lorsque l'impotence dépasse 6 mois malgré une rééducation persévérante, la réparation chirurgicale doit être envisagée.

rétraction capsulaire d'épaule l.f.

frozen shoulder

épaule gelée

syndrome épaule-main l.m.

hand-shoulder syndrome

P. H. Sudek, chirurgien allemand (1900) ; R. Leriche, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1937)

Sudek-Leriche (maladie de), algodystrophie réflexe

syndrome épaule-main
l.m.

shoulder-hand syndrome

Variété d'algoneurodystrophie au cours de laquelle la douleur et les troubles vasomoteurs touchent en même temps l'épaule et la main homolatérale.
Ce tableau clinique peut s'installer après un traumatisme, mais aussi un infarctus du myocarde ou une hémiplégie.

algoneurodystrophie

[H1, I1]

Édit. 2020

Andrén et von Rosen (incidence de) l.f.

Andrén and von Rosen’s view

Incidence radiologique du bassin de face réalisée chez le nourrisson pour rechercher une luxation de hanche.
Cette dénomination est peu usitée. Dans cette indication, la radiographie est de plus en plus remplacée par l’échographie, plus précise et non irradiante.

L. Adrén, médecin radiologiste suédois et S. von Rosen, chirurgien orthopédiste suédois (1958)

[B2,I1,O1]

Édit. 2020

Bársony Koppenstein (incidence de) l.f.

Bársony Koppenstein’s projection

Variante de l'incidence de profil du rachis dorsal haut, permettant de dégager les premières vertèbres des superpositions scapulaires.
Les épaules sont projetées en avant par traction des bras à l'aide des mains croisées à la partie antérieure du genou.

T. Bársony et E. Koppenstein, médecins radiologues hongrois (1932)

Édit. 2017

Belot (incidence de) l.f.

semiaxial intraoral projection

Incidence de radiologie destinée à obtenir la projection de l'arcade dentaire supérieure, ou une partie de celle-ci, sur un cliché maintenu par occlusion des mâchoires.
Toujours employée, elle permet une bonne visualisation des racines dentaires et de l'os alvéolaire sous-jacent, utilisant partiellement la règle d'isométrie.

J. Belot, électroradiologiste français (1927)

occlusal (cliché)

Édit. 2017

Berger (incidence de) l.f.

axial view (submentovertex view) with the X-ray beam perpendicular to the Frankfurt's plane

Incidence de téléradiographie crânienne permettant d'obtenir une projection axiale, en vraie grandeur, du maxillaire, de la mandibule et des arcades dentaires afin de visualiser la position des dents et leurs rapports pour un bilan d'orthodontie.
Incidence voisine de celle de Hirtz, dans laquelle le rayon directeur est perpendiculaire au plan de Francfort et au film.
Ces multiples incidences tendent à être remplacé par une étude volumique scanographique ou cone-beam.

H. Berger, docteur en médecine dentaire israélien (1964)

Hirtz (incidence de)

[B2, B3, P3]

Édit. 2020

Bernageau (incidence de) l.f.

Bernageau’s glenoid view of the shoulder

Incidence radiologique de profil de l’épaule, nommée « profil glénoïdien », destinée à étudier spécifiquement les rebords glénoïdiens antérieur et inférieur. Elle exige une forte élévation du bras, pas toujours réalisable : dans ce cas, elle peut être remplacée par l’incidence de Garth qui peut être effectuée coude au corps.
L’incidence de Bernageau est utile dans le bilan des luxations antérieures pour rechercher des lésions osseuses et après arthrographie pour visualiser le bourrelet glénoïdien.
Edit. 2018

J. Bernageau, médecin radiologue français (1976)

luxation antéro-médiale de l'épaule, Garth (incidence de)

[B2,B3]

Blondeau (incidence de) l.f.

Waters view, occipitomental view

Incidence destinée à l’étude de la face et de la base du crâne.
Elle projette les bords supérieurs des rochers de sorte qu'ils affleurent les cuvettes maxillaires.
En pratique, l’incidence est obtenue par l’appui du menton et du nez (incidence nez-menton), tête légèrement défléchie, sur le récepteur, alors que les rayons X incidents font un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 50° avec le plan orbitoméatal. Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse des sinus maxillaires et frontaux, des mastoïdes, des malaires, des arcades zygomatiques, et de l’auvent nasal. Pour l’étude des sinus paranasaux, elle s’effectue sur le patient en position assise pour recherche d’un niveau liquide.

A. Blondeau, médecin radiologiste français (1896-1969)

Syn. incidence nez-menton, incidence de Waters

plan sagittal médian, plan orbitoméatal

Édit. 2017

Bloom Obata (incidence de) l.f.

Bloom Obata's view

Variante de l'incidence de profil d'épaule utilisée chez les sujets porteurs d'une contention type Dujarier.

M. H. Bloom, W.G. Obata, chirurgiens orthopédistes américains (1967)

Édit. 2017

Böhler (incidence rétrotibiale de) l.f.

Böhler’s projection

Incidence radiologique du calcanéum, réalisée sur le sujet en décubitus et donnant une vue frontale de sa grosse tubérosité.

L. Böhler, chirurgien autrichien (1885-1973)

Édit. 2017

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