hyperparathyroïdie et troubles psychiques l.f.
hyperparathyroidism and psychical disorders
Manifestations observées dans les formes primaires liées à un adénome parathyroïdien.
Elles sont diverses et d'intensité variée, avec notamment : asthénies d'aspect névrotique ou dépressives, agressivité, troubles mnésiques, états confusionnels si l'hypercalcémie est élevée. La cure de l’hyperparathyroïdie est en règle efficace sur le plan psychique.
hypoparathyroïdie et troubles psychiques l.f.
hypoparathyroidism and psychical disorders
Troubles neuropsychiques divers accompagnant une sécrétion parathyroïdienne insuffisante, d'origine iatrogène (postchirurgicale), sinon idiopathique (rare).
Syndrome caractérisé notamment par : une tétanie latente ou avérée, signe le plus constant et le plus typique, avec hypocalcémie, hypocalciurie et hyperexcitabilité neuromusculaire, cataracte, calcifications possibles des parties molles et des noyaux gris centraux, et/ou affaiblissement intellectuel qui pourra dominer la scène. Sont relevées aussi des manifestations psychiatriques intriquées, successives et variables, anxieuses surtout, névrotiques, dépressives ou même confusionnelles. Dans les hypoparathyroïdies chirurgicales, les troubles psychiques seraient un peu moins fréquents. L'efficacité d'un traitement associant calcium et vitamine D est admise.
T. Fahr, anatomopathologiste allemand (1930-1931)
insuffisance surrénale et troubles psychiques l.
adrenal insufficiency and psychical disorders
1) Dans les formes lentes (maladie d'Addison), manifestations psychiques fréquentes, principalement dépressives, avec apathie, lenteur apparente de l'idéation, initiatives réduites, et aussi anxiété, irritabilité, insomnies éventuelles.
Les phases de niveau psychotique sont rares.
Souvent fluctuants et variables, ces troubles répondent au traitement corticoïde substitutif. Une personnalité prédisposante a été discutée.
2) Dans les insuffisances surrénales aigües et les poussées addisoniennes évolutives, possibilité d'aggravation de l'asthénie habituelle avec prostration, voire torpeur, fréquemment dans un vécu confuso-onirique qui peut être émaillé d'épisodes d'agitation intense.
Le pronostic est réservé, surtout sans traitement substitutif. Un délire aigu parfois convulsif peut être observé.
Des "formes mentales pures" (M. Laignel-Lavastine), ou plutôt à type d'encéphalopathie addisonienne, sont relevées.
T. Addison, médecin britannique (1855) ; M. Laignel-Lavastine, neuropsychiatre français, membre de l’Académie de médecine (1908)
Parkinson (maladie de) et troubles psychiques l.f.
J. Parkinson, médecin britannique (1817)
Syn. Parkinson (maladie de) et troubles mentaux
plongée profonde (troubles psychiques en) l.f.
deep diving (psychic disorders during)
Altérations psychiques liées à la neurotoxicité des gaz des appareils de plongée, par élévation de leur pression partielle lors de l'augmentation de la pression barométrique.
Manifestation de la narcose à l'azote apparaissant au-dessous de 30 mètres avec de l'air comprimé, l'ivresse des profondeurs comporte une tendance euphorique avec sensation de déséquilibre et détachement, suivie de troubles du comportement avec baisse de l'attention, de la mémoire immédiate et de la coordination, viscosité mentale et modifications thymiques. Une poursuite de la plongée s'aggrave d'agitation, d'éléments hallucinatoires ou catatoniques, si bien que la réversibilité par diminution de la pression ne peut être provoquée par le sujet.
puerpéralité (troubles psychiques de la) l.
mental disorders during puerperium
Manifestations psychiatriques ou parapsychiatriques rencontrées dans la période qui s'étend de l'accouchement au retour des règles.
Étym. lat. puer : enfant, et parere : accoucher
retraite (troubles psychiques et) l.
retirement (mental disorders and)
L'appréciation d'un lien de causalité entre d'une part la fin des activités professionnelles, et d'autre part l'apparition d'un trouble mental, doit faire envisager conjointement la personnalité et les divers facteurs susceptibles d'intervenir à cette période de la vie.
La notion de troubles dépressifs pouvant atteindre la mélancolie, ou somatiques, a été rapportée en particulier au sentiment "d'être vieux", aux changements radicaux de rôle, à la blessure narcissique, notamment au deuil du pouvoir, à la solitude plus ou moins accentuée, à la régression matérielle, surtout pécuniaire. Chez les femmes, peuvent aussi entrer en jeu la dévalorisation esthétique et l'éloignement des enfants. Par contre, les aspects positifs possibles sont bien connus.
On a décrit, p. ex., un déclenchement des troubles psychiques lié à une anticipation fantasmatique à l'approche de la retraite, lesquels s'amélioreront après son franchissement.
Certains éléments plus particuliers à la crise de la soixantaine peuvent s'associer à cette situation de retrait professionnel, tels que la libido qui s'estompe, le besoin d'un ferment de tendresse et l'inconnu du temps qui reste à vivre.
sclérose en plaques et troubles psychiques l.f.
multiple sclerosis and mental disorders
Troubles constamment présents dès le début de cette affection et pouvant même précéder les signes neurologiques.
Sont observées principalement :
- des manifestations aigües et bruyantes, à forme surtout confusionnelle ou délirante, pouvant évoluer vers la chronicité ;
- des atteintes thymiques à type dépressif, s'étendant d'un désarroi réactionnel (menace permanente d'une poussée, échéance d'un handicap sévère, etc.) à une mélancolie, voire à une pathologie bipolaire ;
- des atteintes plus fines, liées aux réaménagements de l'image du corps ;
- l'habituelle et classique "euphoria sclerotica", sans signes avérés d'une franche déconnexion interhémisphérique, bien qu'elle puisse rappeler l'alexithymie qui peut être liée à une telle déconnexion ;
- une sémiologie neuropsychologique avec affaiblissement des fonctions supérieures, pouvant aboutir à une démence voisine du type sous-cortical mais ne lésant pas les noyaux gris centraux comme le fait la paralysie supranucléaire progressive ou la chorée de Huntington.
Ce concept de "démence de la substance blanche" ni réellement sous-corticale, ni liée à une localisation lésionnelle particulière, met en cause un dysfonctionnement des voies d'association inter- et intrahémisphériques. Il est vrai qu'une telle interprétation se heurte à l'inconstance des corrélations entre les données de l'imagerie et la sémiologie. Les plaques décelables ne seraient-elles pas le témoignage d'un dysfonctionnement des voies d'association myélinisées bien plus étendu que ne le montre l'imagerie ?
En dehors de la réhabilitation fonctionnelle, qui gagne en efficacité, l'interféron bêta paraît actif sur le volume total des plaques de démyélinisation, dont l'interdépendance avec le degré du déclin cognitif est désormais admise.
soins intensifs (troubles psychiques et) l.m.p.
mental disorders and intensive care
Troubles psychiques apparus pendant et après une hospitalisation en réanimation.
Pendant l’hospitalisation les patients sont généralement calmés mais, si la sédation est insuffisante, peuvent apparaître : une agitation liée à l’angoisse ou à l’anxiété, un manque de sommeil, des hallucinations, des cauchemars, un état dépressif allant jusqu’au « syndrome de glissement », c'est-à-dire au laisser aller, à l’absence d’envie de lutter et de vivre.
Après l’hospitalisation peuvent exister encore pendant des mois, voire des années, un syndrome dépressif, des manifestations d’angoisse, des attaques de panique, des cauchemars, des flashbacks, l’ensemble constituant le syndrome de détresse post-traumatique (post traumatic distress syndrome ou PTDS) comme on peut en observer après les grandes catastrophes.
→ syndrome de détresse post-traumatique
syphilis (troubles psychiques et) l.f.p.
psychological symptoms of syphilis
Ces manifestations ont très fortement régressé grâce à l'antibiothérapie et aux divers procédés de prévention.
Les réactions psychiques étaient déclenchées par le diagnostic de la maladie, les manifestations primaires ou secondaires, un accident de traitement, etc. Lors de l'invasion étaient décrites de fréquentes réactions dépressives avec risque de suicide ("neurasthénie des syphilitiques", A. Fournier). Des récidives psychiques étaient parfois observées en cas de nouvelle contamination.
Surtout peut-être chez des prédisposés, des états confusionnels ont été observés à la phase de syphilis secondaire, avec des formes cliniques diverses, pouvant atteindre un niveau stuporeux. Des aspects catatoniques l'ont été également.
Durant la phase tertiaire, il était traditionnel de distinguer les paralysies générales, résultant d'une atteinte parenchymateuse, et certaines psychoses évolutives, classiquement liées en majorité à des lésions vasculoméningées, d'apparence déficitaire, comportant des signes neurologiques précis (céphalées, signes oculopupillaires, atteinte de divers nerfs crâniens, etc.) : ces dernières considérées comme davantage accessibles aux traitements alors utilisés.
traumatisé cranioencéphalique (troubles psychiques immédiats chez un) l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S. Korsakoff, neuropsychiatre russe (1889)
troubles psychiques de l'hématome sous-dura l l.m.]
subdural hematoma and mental disorders
Surtout chez le sujet âgé et l'alcoolique chronique, peuvent être observés, surtout quelques semaines après un traumatisme cranio-encéphalique, des troubles d'allure mélancolique plutôt que maniaque, mais surtout une obnubilation avec notamment déficits mnésiques, perplexité, et a fortiori des épisodes confusionnels.
Parfois ancien et fréquemment bénin, le traumatisme initial peut être oublié par le patient. Une évolution chronique est possible. L'examen clinique systématique soigneux et l'apport des investigations complémentaires sont déterminants dans cette symptomatologie psychique parfois dominante ou même pure.
Étym. gr. haïma : sang, ôma : tumeur
[H2,H3]
troubles psychiques et syphilis l.f.p.
psychological symptoms of syphilis
→ syphilis (troubles psychiques et)
troubles psychiques immédiats chez un traumatisé cranioencéphalique l.m.
head trauma immediate and close psychical troubles
Manifestations développées surtout après perte de conscience et/ou coma par retentissement encéphalique plus ou moins accentué, mais non exclusivement.
Un syndrome confusionnel peut s'installer d'emblée. En période posttraumatique, se rencontrent plutôt des formes aigües, agitées, perturbant une salle. L'éventualité d'un hématome extra ou sous-dural,d'un accident de sevrage alcoolique, ne sera pas négligée.
Quelle que soit sa chronologie de survenue, un syndrome de Korsakoff est possible, avec en particulier confabulation et souvent expansivité thymique. La régression est habituelle en quelques jours sinon quelques semaines, mais des troubles permanents de l'apprentissage peuvent persister.
Plus généralement, le pronostic comportemental et social de ces manifestations serait réservé.
On peut observer également des déficits mnésiques isolés, rétrogrades ou antérogrades (défaut de fixation des évènements courants), des réactions anxieuses et, plus rarement, un état catatonique.
S.Korsakoff ,neuropsychiatre russe (1889)
tumeurs cérébrales (troubles psychiques des) l.m.p.
psychic disorders of cerebral tumors
Symptomatologie psychiatrique fréquente (plus de 50% des cas), parfois psychiatrique pure, surtout dans les formes lentes et dans les localisations frontales ou intraventriculaires (méningiomes).
Sont observés : un tableau confusionnel, le plus fréquent, et/ou démentiel ; des formes apathiques, stuporeuses, dépressives ou agitées ; des troubles psychiques variables selon la localisation tumorale et ses retentissements possibles (œdème, compression)
Cependant, d'une part, si les tumeurs frontales peuvent avoir une symptomatologie psychique inaugurale évocatrice, celle-ci est parfois observée dans des néoformations siégeant à distance, p. ex. dans la fosse postérieure dès lors qu'elles ont provoqué une importante dilatation des cornes frontales. D'autre part, un tableau évocateur d’un syndrome korsakoffien » est possible dans des tumeurs de l'hypothalamus ou du trigone. Enfin, une corrélation entre l'hypertension intracrânienne et ces troubles psychiques n'est pas toujours établie puisque ceux-ci sont rares dans les tumeurs de la fosse postérieure et qu'ils précèdent très souvent la triade céphalées, vomissements et troubles oculaires.
La personnalité antérieure et ses anomalies peuvent également intervenir. À cet égard, en rester à un diagnostic d'hystérie peut constituer un "piège".
Malgré une sémiologie le plus souvent non caractéristique et parfois trompeuse, des signes tels qu'une fluctuation des troubles, une lenteur et une viscosité psychique sans rapport avec l'ensemble de la symptomatologie, des hallucinations souvent élémentaires, sans mode délirant proprement dit, enfin un examen neurologique soigneux, doivent inciter le clinicien à la mise en œuvre d'investigations complémentaires adaptées et spécialement de l'imagerie médicale.
Étym. lat. tumor : gonflement
→ Gayet -Wernicke-Korsakoff (encéphalopathie de)
Addison (maladie d') et troubles psychiques l.f.
Addison disease and psychical disorders
→ surrénale (insuffisance) et troubles psychiques
[H3, O4]
Édit. 2020
lymphome pagétoïde disséminé de Ketron-Goodman l.m.
pagetoid reticulosis, Ketron-Goodman disease
Forme clinique de lymphome cutané épidermotrope caractérisée par la présence de lésions multiples disséminées, érythémato-squameuses, circinées, nummulaires, parfois en cocarde, d'évolution rapidement progressive.
Le diagnostic différentiel est très difficile avec les lymphomes agressifs épidermotropes de type Berti.
L'examen histologique montre un infiltrat épidermotrope dense constitué de grandes cellules mononucléées atypiques qui dissocient complètement le corps muqueux. Les études en immunohistochimie et en biologie moléculaire mettent en évidence une perte d'antigènes panT et la présence d'un clone T. Le qualificatif pagétoïde traduit une certaine ressemblance des lésions intra-épidermiques avec celles d'une maladie de Paget du mamelon.
L. Ketron et M. Goodman, dermatologistes américains (1931)
Syn. réticulose pagétoïde, réticulose épidermotrope, maladie de Ketron-Goodman
→ lymphome épidermotrope, lymphome pagétoïde localisé, mycosis fongoïde, syndrome de Sézary
cancer basocellulaire érythémateux l.m.
erythematoid basal cell carcinoma
Étym. gr. erythêma : rougeur
→ épithélioma basocellulaire érythémateux
[F5, J1]
Édit. 2020
carcinome basocellulaire érythémateux l.m.
erythematoid basal cell carcinoma
Carcinome basocellulaire dont l'aspect clinique se caractérise par une petite plaque érythémateuse ou érythématosquameuse, de forme arrondie ou irrégulière, localisée au visage ou au tronc.
La tumeur peut simuler un foyer de lupus érythémateux, de psoriasis, de kératose actinique ou même une verrue séborrhéique. La présence, en bordure, de quelques perles tumorales permet de reconnaître cliniquement la nature exacte de la lésion.
Étym. gr. erythêma : rougeur
Syn. érythématoïde bénin (obs.), épithélioma basocellulaire érythémateux (obs.)
[F2,J1]
épithélioma basocellulaire érythémateux l.m.
erythemic basal cell carcinoma
→ cancer basocellulaire érythémateux
[F5, J1]
Édit. 2020
érythémateux adj.
erythematous, erythematosus, erythemal
Qui est en rapport avec un érythème ou en présente les caractères.
Etym.gr. eruthêma: rougeur de la peau
→ érythème
[J1]
Édit. 2018
pemphigus érythémateux l.m.
pemphigus erythematosus, Senear-Usher syndrome
1) Appellation initialement appliquée à la maladie décrite en 1926 par Senear et Usher comme un type inhabituel de pemphigus ayant des symptômes de lupus érythémateux.
2) Par extension, variété de pemphigus superficiel comme les pemphigus séboréique, foliacé et brésilien.
F. E. Senear et B. Usher, dermatologues américain et canadien (1926)
amylose primitive systémique l.f.
primary amyloidosis
Forme particulière d'amylose systémique dans laquelle l'enquête à la recherche d'une maladie associée est négative.
Le précurseur de la substance amyloïde est constitué de chaînes légères d'immunoglobulines. Il existe fréquemment des anomalies immunologiques associées, notamment une immunoglobuline monoclonale sérique, mais sans signe patent de malignité. La survie est plus prolongée que dans l'amylose associée au myélome.
Étym. gr. amulon : amidon ; eidos : forme
→ amylose, amylose systémique, arthrite de l'amylose primitive
[C3,F3,N3]
Édit. 2017
amylose systémique l.f.
systemic amyloidosis
Forme d'amylose systématisée dans laquelle les dépôts de substance amyloïde atteignent plusieurs organes de façon diffuse et dont les manifestations peuvent donc être très diverses : cardiaques, digestives, neurologiques et cutanées à type de macroglossie, purpura pétéchial, notamment au niveau des paupières, infiltration cutanée, vésiculobulles, plaques.
Le diagnostic est affirmé par l'examen histologique d'un organe atteint. Cette amylose systémique s'observe le plus souvent en association avec un myélome multiple mais peut être aussi primitive, héréditaire, ou secondaire.
Étym. gr. amulon : amidon
Syn. amyloïdose systématisée primitive de Lubarsch-Pick, maladie de Königstein-Lubarsch
→ amylose, amylose primitive, amylose secondaire
[A3,H1,J1,K2,L1,N1,N3]
Édit. 2017
artère systémique l.f.
systemic artery
Artère appartenant à la grande circulation, par opposition à celles appartenant à la petite circulation cardiopulmonaire.