Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

59 résultats 

produits de contraste tri-iodés hydrosolubles non ioniques l.m.p.

nonionic water soluble triiodinated contrast media

Produits de contraste différant des tri-iodés hydrosolubles à haute osmolalité par une liaison amide stable en solution, qui rend la base salifiante solidaire de l'acide (la molécule ne se dissocie pas en solution).
Les solutions de ces produits comprennent seulement une particule pour trois atomes d'iode. Leur faible osmolalité diminue les réactions secondaires et surtout réduit de façon importante la toxicité pour le système nerveux, à tel point que certains d'entre eux (iopamiron®, omnipaque®) peuvent être injectés par voie intrathécale. Leur osmolalité, légèrement supérieure à celle du plasma aux faibles concentrations, augmente avec la concentration en iode. Ces produits sont indiqués, en fonction de leur concentration, dans tous les types d'angiographies et de phlébographies, en angiocardiographie, scanographie et, du fait de leur élimination rénale, en urographie intraveineuse.

réactions secondaires aux produits de contraste l.f.p.

secondary reactions (to contrast media)

Effets secondaires plus ou moins importants, souvent désagréables, parfois graves, provoqués par l'injection intraveineuse, plus rarement intra-articulaire ou intra-artérielle d'un produit de contraste iodé.
Les manifestations cliniques peuvent en être très variées : sensation de chaleur plus ou moins importante ; douleur parfois suffisamment intense pour justifier une anesthésie générale (en particulier lors d'une injection dans l'artère humérale ou dans l'artère carotide externe) ; nausées ou vomissements ; surtout phénomènes allergoïdes pouvant aller de la simple réaction cutanée à l'œdème de Quincke voire au choc anaphylactique.
Certains effets secondaires seraient dus au franchissement de la barrière hématoencéphalique, en rapport avec l'hypertonicité de la solution. Ces réactions secondaires sont moins importantes pour les produits de contrastes triiodés non ioniques que pour les produis de contraste triiodés classiques à haute osmolalité.

allergie à l'iode

[B2,F3]

Édit. 2018

sensibilité au contraste l.f.

contrast sensitivity

Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.

sensibilité au contraste lumineux l.f.

contrast sensitivity

Capacité de répondre à une différence de luminance créant un contraste entre deux zones adjacentes.
Cette sensibilité au contraste varie avec l’âge, dans de nombreux états pathologiques tels que la dégénérescence liée à l’âge, le glaucome, la rétinopathie pigmentaire, les affections démyélinisantes (SEP), le diabète, certaines neuropathies iatrogènes et dans l’amblyopie fonctionnelle.
L’aptitude à percevoir un contraste lumineux plus ou moins faible peut être mesurée par le plus faible contraste qui permet de distinguer un stimulus visuel.
Différents tests permettent de la mesurer: tests sur papier (Arden, Vistech), tests inclus dans des appareils (Ergovision, Visiotest), des tests sur écran (moniteur ophtalmologique)
La sensibilité au contraste peut être étudiée au niveau de la cellule et par la réponse du sujet. Elle se mesure à l'aide de réseaux ou d'optotypes dont les contrastes sont atténués selon une progression logarithmique. La courbe de sensibilité au contraste d'un sujet normal passe par un pic pour les fréquences spatiales situées autour de 3 cycles par degré. Dans ces conditions, un contraste de 0,4% est détecté. L'extrapolation de la courbe dans la direction des hautes fréquences indique l'acuité aux réseaux qui se situe chez l'homme adulte autour de 50 à 60 cycles par degré d'angle visuel.
Chez un sujet malvoyant, il importera de déterminer le contraste le mieux adapté à la tâche visuelle à effectuer.

[C1,P2]

triiodé hydrosoluble (produit de contraste) l.m.

water soluble triiodinated contrast media

produits de contraste triiodé hydrosoluble

vision du contraste l.f.

contrast sensitivity

Élément de l'analyse visuelle de la forme fondé sur les cellules ganglionnaires de la rétine.
La vision de contraste ou fonction de sensibilité aux contrastes constitue le complément indispensable de l'analyse de la vision des formes permettant de définir non plus un point mais une surface de visibilité.

Syn. fonction de sensibilité aux contrastes

[P2]

administration des médicaments (modalité d ') l.f.

drug’s administration techniques

Ensemble des détails techniques réglant l'introduction d'un médicament dans l'organisme : durée du traitement, dose, rythme et horaire des prises, voie d'administration, etc.
L'administration discontinue peut être réglée par le patient lui-même comme dans la technique d'analgésie contrôlée par le patient. L'administration continue de médicaments puissants s'effectue grâce à des pompes volumétriques ou des seringues électriques. Elle peut être pilotée par ordinateur. Pour adapter les doses d'anesthésiques à l'intensité de la stimulation chirurgicale, on maintient une concentration plasmatique pré-établie et adaptée au type de chirurgie en réglant la dose administrée par un rétrocontrôle basé sur la surveillance continue d'un paramètre physiologique, comme l'électroencéphalogramme, la pression artérielle ou le relâchement musculaire (évalué avec un stimulateur de nerf).

pousse-seringue, pompe à galets, stimulateur de nerf

[G5]

Édit. 2017

administration des médicaments (voies d') l.f.p.

drug administration routes

Différents modes d'administration des médicaments.
Pour avoir une action générale, les médicaments doivent parvenir dans le sang qui les distribue dans l'organisme.
Les voies parentérales permettent un passage intravasculaire direct dans le sang d'un médicament et sa distribution par la circulation générale. Les voies entérales assurent la diffusion dans le sang grâce à un passage par le tube digestif.

[G5 ]

Édit. 2017

allergie aux médicaments l.f.

drug allergy

Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.

Gell et Coombs (classification modifiée de)

[F3,G3,G5]

Édit. 2017 

angéite associée à la prise de médicaments ou de drogues l.f.

angeitis associated with use/abuse of medicaments or substances

Survenant lors d'une première exposition au toxique ou après une utilisation chronique, l'accident vasculaire cérébral peut être soit une hémorragie méningée ou cérébrale (notamment avec les amphétamines, la cocaïne), soit un accident ischémique (observé plus volontiers avec des drogues telles que l'héroïne ou le LSD).
La présentation clinique est celle d'un accident vasculaire cérébral de survenue brutale, accompagné de céphalées intenses. L'angiographie objective parfois des sténoses, voire des occlusions des siphons carotidiens, ou des rétrécissements segmentaires des artères intracrâniennes évoquant une artérite.
Les mécanismes pathogéniques évoqués sont : une lésion directe de la paroi artérielle ou une vascularite immuno-allergique (à la drogue elle-même ou aux agents adultérants), un collapsus avec hypotension et hypoxémie, un vasospasme et une hypertension artérielle aigüe (induits par des agents sympathomimétiques), des embolies de matériel étranger, une endocardite avec embolies septiques, ou des anévrismes mycotiques (pour les drogues utilisées par voie intraveineuse).

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ite : inflammation

angéite, accident vasculaire cérébral, hémorragie méningée, amphétamine, cocaïne, héroïne; LSD 25, anévrisme mycotique

[G4, G5, K4]

Édit. 2019

anti-arythmiques (médicaments) l.m.

anti-arrhythmic drugs

Médicaments administrés per os ou intraveineux dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par ex. quinidine), Ib (par ex. lidocaïne), Ic (p.ex. flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.

anti-PfMDR (médicaments) l.m.p. sigle angl. pour Plasmodium falciparum Malaria Drug Resistance

anti-PfMDR drugs

Médicaments tels que le vérapamil ou la désipramine, capables de restaurer la chloroquino-sensibilité de souches de Plasmodium falciparum résistantes, comme ils modulent la résistance de cellules cancéreuses.
En fait, ces produits n’ont jamais eu de réelles applications pratiques dans le traitement du paludisme, pour diverses raisons notamment liées aux risques d’effets indésirables aux doses actives.

Syn. médicaments "réverseurs"

classification des médicaments l.f.

Classification des produits pharmaceutiques établie en combinant leur composition chimique et leur utilisation thérapeutique.
Le but de la classification est de ranger dans les classes homogènes les médicaments devant répondre à des mesures administratives particulières selon leurs dangers pharmacologiques et/ou leurs risques de toxicomanie. On parle ainsi des antibiotiques, dans antalgiques, etc. La classification comporte en France 20 classes et 146 sous-classes. Elle est nécessaire aux études de consommation.

[G3]

comité d'autorisation de mise sur le marché des médicaments l.f.

Commission siégeant auprès du ministre chargé de la santé.
Elle a pour mission de donner un avis sur les décisions d’octroi, de refus ou de retrait d’autorisation de mise sur le marché par l’examen et la discussion d’un dossier fourni par la société pharmaceutique qui en fait la demande.
La commission fait appel à des experts extérieurs qui ont au préalable examiné les dossiers, ainsi qu’à des rapporteurs désignés en son sein. Elle peut mettre en œuvre une procédure contradictoire.

[E]

conservation des médicaments l.f.

Ensemble des techniques utilisées pour que les médicaments gardent la stabilité de leurs principes actifs dans le temps.
Elle se fera en général à l'abri de la lumière, en flacons entièrement remplis, à l'abri de l'humidité, en un lieu dont la température ne dépassera pas une limite imposée. La durée maximale de conservation des médicaments est fixée par la date limite au-delà de laquelle ils ne doivent plus être utilisés. Cette date de péremption figure sur chaque unité de conditionnement.

[G3]

contrôle des médicaments l.m.

drug control

Contrôle portant sur l'identité et la pureté des excipients et des principes actifs qui les constituent, ainsi que sur la quantité des principes actifs présente dans le produit fini qui sera consommé par le malade.
Dans l'industrie pharmaceutique, ce contrôle doit être effectué sur chaque lot fabriqué.

[E3,G5]

douleur (médicaments de la) l.m.p.

drugs of pain, (pain killer)

Agents pharmacologiques utilisés pour soulager la douleur, qui ne permettent pas toujours un apaisement complet de celle-ci mais procurent au moins, à la plupart des patients, une amélioration satisfaisante.
L’éventail analgésique est vaste mais limité dans ses actions et non exempt d’effets indésirables. Contre les douleurs des cancéreux, les substances disponibles sont efficaces dans environ 60 à 80% des cas.
Dans les douleurs par excès de nociception, l’action des antalgiques s’exerce :
- en périphérie, grâce à l’inhibition de la biosynthèse de substances algogènes, par l’aspirine, les anti-inflammatoire non stéroïdiens, le paracétamol, les glucocorticoïdes…
- aux niveaux médullaire et supramédullaire, grâce à l’inhibition de la transmission synaptique des influx douloureux, par la morphine.
La morphine et ses succédanés suspendent la plupart des douleurs intenses par excès de nociception, observées au cours de l’évolution des cancers et après les interventions chirurgicales. Ses effets indésirables ont été surestimés et en particulier, le risque d’induction d’une toxicomanie est réduit.
Dans les douleurs par désafférentation, les antidépresseurs non psychostimulants et certains antiépileptiques diminuent l’hyperexcitabilité neuronale. En cas d’effets indésirables trop importants, les stimulations électriques (surtout transcutanées) sont utiles.
Le schéma de l'OMS, concernant le traitement des douleurs chroniques, distingue depuis 1997, trois paliers :
- I, les médicaments non morphiniques (essentiellement paracétamol, aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens) qui sont indiqués contre les douleurs légères à modérées ;
- II, les opioïdes dits "faibles" (codéine, dextropropoxyphène) associés ou non aux produits précédents, qui sont utilisables contre les douleurs modérées à sévères ou après l’échec des antalgiques du palier I ;
- III, les opioïdes "forts", avec pour référence la morphine, ils sont efficaces contre les douleurs d'emblée intenses ou après l’échec des produits du palier II.
À chaque palier, des adjuvants peuvent être associés : antidépresseurs, antiépileptiques et myorelaxants. De plus la composante antalgique de certains traitements étiologiques – chimiothérapie, radiothérapie (par réduction tumorale), corticoïdes – est souvent manifeste.
Les principales règles et principes à respecter lors de la prescription d’antalgiques sont :
- un traitement individualisé,
- le respect des contre-indications,
- la prudence chez les personnes âgées et les enfants,
- l’administration à intervalles réguliers, à horaires fixes, en fonction de la durée d'action de la substance choisie,
- l’absence de dose standard pour la morphine avec la recherche de la plus faible dose,
- la préférence pour la voie orale, sans méconnaître l’utilité des voies intraveineuse ou sous-cutanée, contrôlées par le patient lui-même, avec cependant un dispositif de sécurité intégré au pousse-seringue pour éviter les surdoses.
En fait, le nombre des médicaments de la douleur demeure limité. L’intérêt actuel se porte sur des agonistes des récepteurs opioïdes (présumés exempts des effets indésirables de la morphine) et sur les agonistes des systèmes mono-aminergiques descendants du tronc cérébral. Ce sont principalement les systèmes sérotoninergiques et noradrénergiques, dont le rôle dans la modulation de la transmission nociceptive est essentiel. Les inhibiteurs de la cyclo-oxygénase 2, les antagonistes des récepteurs des acides aminés excitateurs ou des récepteurs aux neurokinines, les agonistes des récepteurs nicotiniques, les agonistes des récepteurs NT2 de la neurotensine sont aussi des voies de recherche.

Étym. lat. dolor : douleur

antalgique, analgésique, morphine, opioïde

élimination des médicaments l.f.

drug elimination

Expression impropre mais habituelle pour désigner un processus évacuant les substances médicamenteuses accompagnées de leurs métabolites hors de l'organisme où elles ont été introduites.
L’élimination passe par les émonctoires et médicament peut être éliminé par l'urine, les fèces, la salive, l'air expiré, les larmes, la sueur, le lait.

Étym. lat. eliminare : faire sortir, mettre dehors

médicament, émonctoire

[C2, G3, G5, E1]

Édit. 2019

essai des médicaments l.m.

drugs control

Ensemble des épreuves auxquels sont soumis les médicaments avant leur introduction en thérapeutique.
Elles sont réalisés chez l'animal pour vérifier leur toxicité et établir leurs propriétés pharmacologiques, puis chez l'Homme pour rechercher leur tolérance (chez l'Homme sain) et leur efficacité thérapeutique (chez des malades).

[G3,E1]

Édit. 2018  

famille de médicaments  l.m.

drugs family

Ensemble des médicaments ayant en commun une similitude de structure ou d’action.

[G3,G5]

Édit. 2018

insuffisance rénale et médicaments l.

L’insuffisance rénale exige une adaptation des posologies à la capacité d’élimination rénale ainsi que l’abstention des médicaments néphrotoxiques.

néphropathie médicamenteuse

lithogènes (médicaments) l.m.p.

lithogenous (drugs)

lithiase médicamenteuse

médicaments anticancéreux (effets secondaires neurologiques des) l.m.p.

neurologic side-effects of antimitotic drugs

Complications neurologiques fréquentes et le plus souvent dose-dépendantes des médications antitumorales, qui doivent faire l'objet d'une surveillance attentive.
Non spécifiques, les tableaux cliniques centraux réalisent : des encéphalopathies aigües (surtout méthotrexate intraveineux ou intrathécal, mais aussi cisplatine, vincristine, procarbazine, 5-fluorouracile, cytosine arabinoside, nitrosurée, ifosfamide, tamoxifène, etc.) ; des atteintes pseudovasculaires (méthotrexate principalement, cisplatine) ; des encéphalopathies chroniques du type démence sous-corticale (méthotrexate, BCNU, cytarabine, etc.) ; des syndromes cérébelleux (5-fluorouracile, cytarabine) ; des myélopathies transverses (méthotrexate, cytarabine, rarement thiatépa) ; des méningites aseptiques (méthotrexate).
Des polyneuropathies de tous types (polyradiculonévrites aigües, neuropathies axonales sensorimotrices, neuropathies avec dysautonomie) sont connues. Les alcaloïdes de la pervenche, notamment la vincristine, sont les antimitotiques les plus toxiques pour le système nerveux périphérique.
La combinaison d'une chimiothérapie et d'une radiothérapie multiplie les risques de toxicité.

médicaments d'urgence l.m.

Ensemble des médicaments dont il est souhaitable que le médecin ou les personnels qualifiés sous son contrôle, puisse disposer en cas d'urgence (liste à titre indicatif) :

Médicaments cardiovasculaires : adrénaline (à protéger de la chaleur et de la lumière), digoxine, isoprénaline, dobutamine ;
Antiangoreux : trinitrine, dinitrate d'isosorbide ;
Antihypertenseur : nifédipine, nicardipine ;
Antiarythmiques : clonidine, lidocaïne, amiodarone, bêtabloquants, triphospho-adénine ;
Vagolytique : atropine ;
Diurétique : furosémide ;
Bêta-2-mimétiques : terbutaline, salbutamol ;
Antalgiques morphiniques : morphine, nalbuphine ;
Antalgiques antipyrétiques : aspirine, acétyl-salicylate de lysine, paracétamol ;
Anticoagulant : héparine ;
Antispasmodique : phloroglucinol ;
AINS : kétoprophène ;
Antiinflammatoires stéroïdiens : bêta-méthasone, hémisuccinate d'hydrocortisone ;
Anticonvulsivants : diazépam, phénobarbital ;
Tranquillisants, anesthésiques : clorazépate, hydroxyzine, thiopental ;
Neuroleptiques : dropéridol ;
Antihistaminique : dexchlorphéniramine ;
Antidiarrhéique : lopéramide ;
Utérotoniques : méthyl-ergométrine, ocytocine ;
Eau et électrolytes : eau distillée, sérum glucosé (10% et 30%), sérum physiologique,
Bicarbonate de Na (42%), gluconate de Ca, Ringer-lactate, lactate de sodium molaire ;
Solutés colloïdaux : substituts du plasma ;
Antidotes : flumazénil, naloxone.
Stéthoscope, appareil à tension
Listes réduites : trousse de premier secours, «personnel» non-médical, et trousse d'urgence, «médecin», réglementaire sur les avions de ligne (Arrêté du 5/17/1988 modifié 25/5/1989, cet arrêté ancien mériterait d'être actualisé). Il est à noter qu'il n'y a pas de toxique B, dans ces trousses (pour éviter les vols).

trousse d'urgence « médecin », trousse de premier secours « personnel non médical »

médicaments anti-arythmiques s l.m.

anti-arrhythmic drugs

Médicaments administrés per os ou intraveineux par voie veineuse dans le but de supprimer ou de prévenir un trouble du rythme cardiaque.
On distingue plusieurs classes d’anti-arythmiques selon leur mécanisme d’action.
La classification de Vaughan-Williams, la plus souvent utilisée, distingue 4 groupes :
I) médicaments agissant par effet stabilisateur de membrane, ce groupe est subdivisé en trois sous-groupes, Ia (par par exemple quinidine), Ib (par par exemple lidocaïne), Ic (par par exemple flécaïne) ;
II) médicaments s’opposant à la stimulation sympathique, groupe des bêta-bloquants ;
III) médicaments allongeant la durée du potentiel d’action et de la période réfractaire, groupe de l’amiodarone et d’un bêta-bloquant aux effets voisins (sotalol) ;
IV) antagonistes calciques qui limitent le courant calcique lent responsable du plateau du potentiel d’action.
Certains anti-arythmiques agissent à l’étage supraventriculaire, d’autres à l’étage ventriculaire. D’autres enfin agissent simultanément aux deux niveaux.

E. M. Vaughan Williams, pharmacologue britannique (1970)

amiodarone, bêtabloquant, quinidine,

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