âge menstruel l.m.
gestational age
Age de la grossesse calculé à partir de la date des dernières règles, exprimé en semaines d'aménorrhée.
Souvent peu précis, il doit être validé par la biométrie échographique du premier trimestre.
[O3,O6]
Édit. 2017
âge mental l.m.
mental age
Niveau du développement intellectuel d’une personne déterminé indépendamment de son âge chronologique, au moyen de tests normalisés.
Cette mesure comparée à l’âge réel permet de déceler un handicap mental éventuel.
L’âge mental ne rend pas compte du degré de développement psychologique que les textes mesurent difficilement.
A. Binet et Th. Simon, psychologues français (1905)
→ quotient intellectuel, psychométrie
[E1,E3,H3,H4]
Édit. 2017
âge osseux l.m.
bone age
Détermination radiologique du stade de maturation squelettique d'un patient par rapport à celle de populations témoins.
L'âge osseux ne correspond pas forcément à l'âge civil du patient, ni à son âge statural.
Le stade de développement osseux du sujet examiné est comparé à des références élaborées à partir de radiographies d'enfants d'âge, de sexe, d'ethnie et d'origine différents.
La méthode la plus employée est celle de Greulich et Pyle, qui évalue la maturation radiologique des points épiphysaires de la main gauche.
Celle de P. et M. Sempé s'adresse aux points d'ossification du poignet, des épiphyses inférieures du radius, du cubitus et des phalanges.
Celle de J. Sauvegrain et H. Nahum, utilise des radiographies du coude de face et de profil chez les garçons entre 11 et 15 ans et chez les filles entre 9 et 13 ans.
Celle de J. Lefebvre et A. Koifman détermine l'âge osseux d'après la radiographie d'un membre supérieur et inférieur du même côté pour des enfants entre la naissance et 30 mois.
Suivant les pays, d'autres méthodes sont utilisées.
La détermination de l'âge osseux est surtout demandée dans le bilan de troubles staturopondéraux, aux fins d'expertises médicolégales et accessoirement dans certains bilans d'orthodontie.
Il faut signaler l'intérêt de l'apparition de points épiphysaires ossifiés dès la vie intra-utérine (point fémoral inférieur ou point de Béclard, le premier à apparaître) et la fin de la croissance, déterminée par la soudure des noyaux d'ossification des crêtes iliaques (test de Risser).
La locution "âge osseux" est impropre et devrait être remplacée par celle de « maturation osseuse ».
W. W. Greulich, anatomiste et S. I. Pyle, anthropologue américains (1950, 1959 et 1971), J. Sauvegrain et H. Nahum, radiologues français (1962), J. Lefèbvre et A. Koifman, radiologues français (1965), P. et M Sempé, radiologues français (1972), J.C. Risser orthopédiste américain (1958).
Syn. âge anatomique
→ Greulich et Pyle (atlas de), maturation osseuse
[B2,C2,I1,O1, O4]
Édit. 2020
âge pédiatrique l.m.
gestational age at birth
Age du nouveau-né à la naissance, défini d'après sa morphologie, son examen neurologique, son tonus actif et passif, ses réflexes primaires, et l'angle poplité.
En cas d'erreur de terme ou d'avance de maturation in utero due à une pathologie vasculaire, l'âge gestationnel et l'âge pédiatrique peuvent différer.
[C2,O1]
Édit. 2017
âge (premier) l.m.
first one age
Selon le code de la Santé publique, âge des enfants n’ayant pas dépassé deux ans révolus.
[E3]
Édit. 2017
âge social l.m.
social age
Age de la vie tel que le reconnaissent ou le définissent les règles d’une société, en attribuant à cet âge des rôles et un statut distincts.
L’âge social ne correspond pas nécessairement à l’âge chronologique. Ainsi on a tendance à considérer abusivement que tous les retraités sont des vieux.
[E3]
Édit. 2017
âge (troisième) l.m.
third age
Notion floue désignant la phase de vie dont le début correspond approximativement à l’âge de la retraite, et la fin à l’extrême vieillesse dénommée quatrième âge.
Par extension, ensemble des personnes traversant cette période d’âge.
Cette notion se réfère à une division tripartite de l’existence en âge de la formation, âge du travail et âge du loisir. En se substituant au terme de vieillesse, associée à l’idée de finitude, le troisième âge évoque au contraire les libertés et les possibilités d’un nouvel âge inauguré par la fin de l’activité professionnelle.
[E3]
Édit. 2017
classe d'âge l.f.
Dans une étude démographique, épidémiologique ou sociale, ensemble des personnes étudiées ayant le même âge, ou situées dans un intervalle d’âge variable selon l’étude et ses objectifs.
[C]
sommeil de l'enfant d'âge scolaire (troubles du) l.m.p.
sleep disorders among school age children
À cette période, les troubles du sommeil sont riches et variés. On peut distinguer :
- les troubles des conduites liés à l'endormissement : opposition au coucher, rituels du coucher consistant en manifestations obsessionnelles discrètes, phobie du coucher, insomnie vraie, phénomènes hypnagogiques ;
- les conduites pathologiques au cours du sommeil, qui comportent : d'une part, des angoisses se traduisant par des terreurs nocturnes, des rêves d'angoisse et des réveils anxieux et, d'autre part, des automatismes moteurs, avec des rythmies du sommeil ou tics de Salaam, qui consistent en des roulements de la tête de droite à gauche, des balancements d'un jambe et d'un genou plié et de grandes oscillations antéropostérieures en position génupectorale ;
- l'hypersomnie, qui est rare chez l'enfant ; néanmoins, l'étude rétrospective des antécédents d'adultes atteints de la maladie de Gélineau montre que les premiers signes apparaissent parfois dès l'âge de 10 ans.
J-B Gélineau, neurologue français (1880)
→ Gélineau (maladie de), tics de sala(a)m
structure d'une population par âge l.f.
Répartition des sujets d’une population par classes d’âge.
Elle est généralement indiquée séparément pour les sujets de sexe masculin et féminin.
panartérite du sujet âgé l.f.
B. T. Horton, médecin interniste américain (1932)
Syn. artérite à cellules géantes
[K4, P2]
Édit. 2019
artérite granulomateuse du sujet âgé l.f.
Syn. maladie de Horton
[K4, P2]
Édit. 2019
âge osseux (méthode de Sauvegrain et Nahum) l.f.
Sauvegrain and Nahum bony age method
Méthode de calcul de l'âge osseux à partir d'une radiographie de face et de profil du coude.
Elle est utilisée en général en complément de la méthode de Greulich et Pyle chez les garçons de 10 à 15 ans et les filles de 9 à 13 ans.
W. W. Greulich, anatomiste et S. I. Pyle, anthropologue américains (1950, 1959 et 1971), J. Sauvegrain et H. Nahum, radiologues français (1962)
[B2, O1, O4, I1, I2]
Édit. 2020
acidocétose diabétique l.f.
diabetic ketoacidosis
Acidose métabolique survenant au cours de l'évolution d'un diabète insulinodépendant (type I), souvent à la faveur de circonstances favorisantes ou déclenchantes telles qu'infections, accidents vasculaires, pancréatite, troubles endocrines, intoxications médicamenteuses, psychiques et surtout erreurs de traitement.
Elle est caractérisée par une production accrue de corps cétoniques (acide acétylacétique, acide bêta-hydroxybutyrique). Elle peut survenir de façon inaugurale. Ces acides faibles élèvent la concentration en ions H+ : il en résulte une acidose, d'abord compensée par hypocapnie, puis décompensée (baisse du pH). Le syndrome est caractérisé cliniquement, par une hyperpnée ample (rythme de Kussmaul), l'odeur acétonique de l'haleine (odeur de pomme de reinette), des signes de déshydratation extra- et intracellulaire (signe de Krause), des signes digestifs (signe de Lereboullet), des signes neuropsychiques (forme de Dreschfeld), un coma, des signes cardiovasculaires d'hypovolémie, oligurie, cylindrurie (signe de Külz) et hypothermie (signe de Naunyn). Il y a association d'hyperglycémie, éventuellement d'hyperlipémie, et d'hypercétonémie avec cétonurie, d'acidose métabolique avec hypocapnie et de désordres hydro-électrolytiques.
Non traité, le syndrome peut se compliquer de collapsus, d'insuffisance rénale aigüe, surtout fonctionnelle, de coagulopathie de consommation.
Le traitement associe l'insulinothérapie, l'administration de glucides (éventuellement du fructose), la rééquilibration hydro-électrolytique et, de façon discutée, l'alcalinisation.
[C3,R1]
Édit. 2017
acrodystrophie diabétique l.f.
diabetic acrodystrophy
→ diabétique (acropathie ulcéromutilante)
[R1]
Édit. 2017
anomalie microvasculaire intrarétinienne de la rétinopathie diabétique (AMIR) l.f.
microvascular intraretinal abnormality
Segment capillaire dilaté, télangiectasique, tortueux.
Ces anomalies sont situées à proximité des territoires non perfusés, et peuvent prendre l'aspect d'anses capillaires anarchiques L'angiographie en fluorescence permet de les identifier.
Pour l'ETDRS (Early treatment diabetic retinopathy study group), les AMIR représentent, avec les micro-anévrismes, les hémorragies, et les anomalies veineuses un des facteurs prédictifs principaux de passage à la forme proliférante.
[P2]
Édit. 2017
anomalies artériolaires de la rétinopathie diabétique l.f.p.
arteriole abnormalities
Ensemble des modifications biomicroscopiques et angiographiques des parois artérielles rétiniennes.
Elles sont retrouvées dans 15 à 40% des yeux atteints de rétinopathie diabétique pré-proliférante. Elles associent des rétrécissements localisés, des thromboses au niveau de la naissance des branches collatérales, l'élargissement et/ou l'hyperfluorescence de segments pariétaux, l'aspect flou du contour artériolaire. Ces deux dernières caractéristiques angiographiques témoignent de l'hyperperméabilité du réseau artériolaire.
[P2,R1]
Édit. 2017
anomalies veineuses de la rétinopathie diabétique l.f.p.
venous abnormalities
Ensemble des modifications biomicroscopiques et angiographiques des parois veineuses rétiniennes.
Les modifications veineuses rencontrées sont les rétrécissements localisés, des boucles veineuses en oméga ou duplications, des engainements, des exsudats périveineux, et des veines moniliformes ou en collier de perles. Ce dernier aspect représente le facteur prédictif le plus important de passage au stade de rétinopathie proliférante.
[P2,R1]
Édit. 2017
bullose diabétique l.f.
diabetic bullae, bullosis diabeticorum
Eruption de bulles de grande taille touchant les pieds et les mains, survenant en peau saine chez le diabétique et cicatrisant en quelques semaines.
Ces bulles sont sous-épidermiques et accompagnées d'importantes lésions de micro-angiopathie diabétique sous-jacente.
Étym. lat. bulla : bulle ; diabetes : qui traverse
Édit. 2017
capillaropathie diabétique aigüe l.f.
acute capillaropathy
Forme évolutive atypique de la rétinopathie diabétique caractérisée par une évolution rapide.
On distingue une forme œdémateuse et une forme ischémique:
La capillaropathie œdémateuse aigüe résulte de la décompensation aigüe de la barrière hématorétinienne interne pouvant être responsable d'une atteinte papillaire pure (papillopathie diabétique œdémateuse aigüe), d'atteinte maculaire et/ou polaire postérieure, voire d'une atteinte mixte papillomaculaire. En plus du contrôle rigoureux du diabète, une corticothérapie intraveineuse en cure brève peut être proposée.
La capillaropathie ischémique aigüe (forme dite floride) est une forme rare concernant des sujets jeunes de moins de 30 ans, porteurs d'un diabète de type I instable et de plus de 10 ans d'ancienneté. Elle est caractérisée par une évolution rapide, hémorragique et cécitante. Il se produit, au niveau du pôle postérieur, une dilatation capillaire diffuse et une transformation néovasculaire du réseau capillaire.
[P2,O4]
cataracte diabétique l.f.
diabetic cataract
Opacification du cristallin d’apparition précoce chez un sujet diabétique.
La vraie cataracte diabétique, aigue, bilatérale chez le sujet jeune insulinodépendant et mal équilibré, est rare. Elle peut être observée à la suite d’un coma hyper-osmolaire et elle est parfois réversible. L’aspect biomicroscopique des opacités est classiquement décrit sous forme de "flocons de neige". En dehors de cette forme typique, l’apparition d’une cataracte dégénérative est plus précoce chez un sujet diabétique.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
→ cataracte, diabète insulinodépendant, coma hyperosmolaire
[P2,O4]
choroïdopathie diabétique l.f.
diabetic choroïdopathy
Ensemble des anomalies vasculaires pariétales et hémodynamiques de la circulation choroïdienne chez le diabétique.
Ces anomalies regroupent des dilatations anévrismales des parois capillaires, veineuses, artériolaires et des territoires choriocapillaires oblitérés. Sur le plan histologique, les altérations touchent essentiellement l'endothétlium des capillaires et la membrane de Bruch. La choroïdopathie diabétique est mal visualisée cliniquement par l'angiographie.
[P2]
dermopathie diabétique l.f.
diabetic dermopathy
Ensemble de lésions cutanées prétibiales bilatérales, plus rarement situées sur les avant-bras et les hanches, compliquant très fréquemment un diabète, de type érythémateux, planes ou papuleuses, de 0,5 à 1 cm de diamètre, évoluant vers une desquamation et parfois une cicatrisation brune atrophique.
Il n'y a pas de corrélation avec l’ancienneté ni la sévérité du diabète.
diabétique (acropathie ulcéromutilante) l.f.
diabetic ulceromutilating acropathy
Troubles trophiques cutanés survenant au cours des polynévrites sensitives diabétiques.
Sont décrits surtout des maux perforants plantaires indolores, situés au regard de la tête de 1er ou des 4e et 5e métatarsiens, plus rarement au talon.
La complication essentielle de ces plaies torpides creusantes est la surinfection.
Le traitement repose sur la suppression transitoire de l'appui.
dysautonomie diabétique l.f.
diabetic dysautonomia
Dysfonctionnement fréquent du système neurovégétatif au cours du diabète.
Sont ainsi décrits les troubles suivants :
- digestifs, principalement l'entéropathie diabétique avec diarrhée motrice et rarement malabsorption, la gastroparésie, l'atonie vésiculaire et la dyskinésie œsophagienne ;
- circulatoires, dominés par l'hypotension orthostatique, mais comportant aussi des dénervations cardiaques pouvant entraîner des morts subites et une tachycardie permanente, qui n'est pas rare ;
- moteurs oculaires intrinsèques, réalisant parfois un véritable syndrome d'Argyll-Robertson ;
-sudoraux, avec anhydrose ou hypersudation parfois soudaines, intenses et inadaptées, piloérectiles ;
- vésicaux, très fréquents (incontinence surtout) ;
- génitaux, à type d'impuissance, d'éjaculation rétrograde et de troubles sensitifs testiculaires.