syndrome d'obstruction des voies aériennes l.f.
airway obstruction syndrome
Ensemble des signes entraînés par l'obstruction des voies aériennes.
La détresse respiratoire aigüe par obstruction des voies aériennes supérieures se voit chez les sujets avalant gloutonnement (souvent des débiles mentaux) ou chez les jeunes enfants. Dans le cas où l'obstruction est limitée à une bronche, cas fréquent chez le jeune enfant, le syndrome est moins caractéristique : l'exemple typique est celui de l'enfant jouant sous la table alors que ses parents reçoivent des amis, qui s'empare d'une cacahuète ou d'un petit gâteau sec, le mâche mal et fait une fausse route en l’avalant. L'enfant s'agite alors et manifeste sa détresse : il ne peut en général ni pleurer, ni crier mais, dans les cas favorables, un effort inspiratoire violent lui permet de déplacer le corps étranger dans une plus petite bronche. La respiration reprend, l'enfant pleure, est abattu puis se calme au bout d'un moment. Si l'on ne fait rien, un abcès du poumon peut se former au bout d'une semaine ou plus dans le territoire obstrué.
Une dyspnée inspiratoire chez un jeune enfant présentant un tel comportement implique de faire immédiatement la manœuvre d'Heimlich, puis, dans tous les cas, il faut conduire l'enfant à l'hôpital pour une indispensable bronchoscopie.
H. J. Heimlich, chirurgien américain (1975)
Étym. lat. obstructio : action d'enfermer (ob : devant ; struo : bâtir)
→ Heimlich (manœuvre d'), inhalation d'un corps étranger chez l'enfant
voies d'administration des médicaments l.f.p
route of administration
Modes de pénétration utilisé pour qu'un médicament pénètre dans l'organisme visé.
On distingue : la voie entérale ou orale (introduction par la bouche dans le tube digestif), les voies parentérales (sous-cutanée, intramusculaire, intraveineuse, intraartérielle, intrarachidienne, intracardiaque), les voies transmuqueuses (voie rectale, buccolinguale, alvéolaire) et les voies locales (applications sur la peau ou sur les muqueuses, injections intrapleurales ou intraarticulaires).
Étym. lat. medicamentum : médicament, poison
canaux biliaires inter-lobulaires l.m.p.
ducti biliferi interlobulares (TA)
interlobular bile ducts
Canaux biliaires intra hépatiques placés dans les fissures péri-lobulaires.
Ils drainent les canalicules intra-lobulaires compris entre les cellules des lobules. Les canaux inter-lobulaires sont anastomosés entre eux et se réunissent dans les espaces portes où ils cheminent dans les gaines de la capsule fibreuse du foie avec un rameau de l’artère hépatique et de la veine porte. Ils sont en situation épiportale. De leur réunion dans le sillon transverse du foie (porte du foie) naissent les canaux hépatiques droit et gauche.
Syn. conduits biliaires inter-lobulaires
Syn. anc. canaux péri-lobulaires
[A1,L1]
Édit. 2015
canaux biliaires intrahépatiques l.m.p.
intrahepatic ducts
Ensemble des canaux biliaires drainant les différents territoires hépatiques et se réunissant pour constituer le canal hépatique droit et le canal hépatique gauche.
Du lobule vers les canaux hépatiques droit et gauche, les canaux biliaires intrahépatiques sont : les canaux inter-lobulaires, les canaux segmentaires, les canaux droit et gauche.
[A1,L1]
Édit. 2015
conduits biliaires interlobulaires l.m.
→ canaux biliaires interlobulaires
[A1]
Édit. 2015
papillome n.m.
papilloma
Tumeur bénigne, épithélioconjonctive, formée de digitations conjonctivovasculaires revêtues d'un épithélium hyperplasique.
Cette tumeur, sessile ou pédiculée, de petite taille, se développe sur la peau (verrue) ou sur une muqueuse malpighienne, laryngée notamment et souvent dans ce cas peut être à formes multiples (papillomatose), ou à formes muqueuses para-malpighiennes excréto-urinaires. Dans cette dernière localisation, le papillome peut suivre, dans son évolution anatomoclinique, les étapes conduisant vers un véritable carcinome excréto-urinaire. Le papillome corné (obsolète) est classiquement un carcinome spinocellulaire débutant.
Syn. tumeur papillaire
→ papillome basocellulaire, papillomatose
papillome basocellulaire l.m.
basocellular papilloma
Terme obsolète pour la verrue séborrhéique.
papillome bilharzien l.m.
bilharzial papilloma
Pseudotumeur inflammatoire formée par l'accumulation ovulaire de Schistosoma haematobium et la réaction ovulaire qui l'entoure, simulant en cystoscopie une tumeur papillaire de vessie.
Leur diagnostic et leur traitement sont réalisés par la résection endoscopique.
→ bilharziose urogénitale, cystite bilharzienne
papillome biliaire l.m.
biliary papilloma
Tumeur bénigne des canaux biliaires intra- et/ou extra-hépatiques se présentant macroscopiquement sous la forme d'un polype intra-canalaire.
Histologiquement, il est fait de papilles conjonctives recouvertes d'un épithélium plus ou moins dysplasique. En cas d'atteinte diffuse des voies biliaires, on parle de papillomatose des voies biliaires.
papillome conjonctival limbique l.m.
limbal conjunctival papilloma
Formation papillomateuse située au limbe conjonctivocornéen, dont l'analyse histologique révèle des anomalies dysplasiques, justifiant l'exérèse systématique des lésions de cette nature et de cette topographie.
papillome corné l.m.
keratinised papilloma
Variété de papillome dont la prolifération cellulaire est faite de cellules malpighiennes hyper-kératinisées présentant une évolution cornée.
La tumeur a souvent une base d’implantation large. Elle est de coloration blanchâtre avec de nombreux spicules. C’est un état précancéreux qui dégénère à sa base. Il est donc nécessaire d’en faire une résection large intéressant la base d’implantation.
papillome galactophorique solitaire l.m.
solitary galactophoric papilloma
Tumeur bénigne de l'épithélium d'un des canaux galactophoriques du sein provoquant une galactorrhée ou un écoulement sanglant mammelonnaire.
On l'identifie par galactographie puis analyse histologique après exérèse chirurgicale du canal galactophore impliqué.
papillome inversé l.m.
inverted papilloma
Variété de papillome dans laquelle les végétations épithéliales, au lieu d'être exophytiques, s'étendent, de façon inversée, dans le chorion de la muqueuse, nasale et vésicale notamment.
Sur la conjonctive palpébrale, le comportement de cette formation papillomateuse paraît moins menaçant que son équivalent des fosses nasales.
papillome malpighien conjonctival l.m.
squamous cell papilloma
Formation tumorale bénigne papillomateuse, faite de replis épithéliaux avec des axes conjonctivovasculaires bordés par un épithélium hyperplasique.
L'origine virale est probable pour nombre de ces lésions.
papillome palpébral l.m.
eyelid papilloma
Tumeur bénigne cutanée ou muqueuse caractérisée par l'hypertrophie des papilles en relation avec une atteinte tégumentaire d'origine virale (papilloma virus).
Cette lésion est très fréquemment observée au niveau des paupières, du fait de sa prédilection à se développer à la jonction de deux épithéliums de nature différente. La région du bord libre palpébral constitue un site favorable au développement de ces tuméfactions.
papillome trachéobronchique l.m.
tracheobronchial papillomatosis
Prolifération épithéliale végétante endobron
Chez l'enfant, il est souvent multiple (papillomatose), de cause virale et accompagne généralement des papillomes laryngés. Ils sont récidivants mais d'évolution favorable.
Chez l'adulte, il peut dégénérer et doit être distingué d'un carcinome végétant.
papillome urothélial l.m.
urothelial papilloma
Tumeur papillaire bénigne de l’épithélium urothélial à délicat stroma fibrovasculaire recouvert d’un épithélium transitionnel régulier, indifférencié de l’épithélium vésical normal et ne comportant pas plus de six couches cellulaires.
papillome urothélial inversé l.m.
inverted urothelial papilloma
Tumeur papillaire de vessie dont la prolifération endophytique s'étend vers l'épaisseur de la paroi vésicale, en sens inverse de la tendance habituelle exophytique vers la cavité vésicale.
Cette particularité la rend invisible en cystoscopie ; le diagnostic est fait par résection endoscopique de la zone pariétale suspecte.
papillome valvulaire l.m.
valvular papilloma
Tumeur fibreuse se développant sur une valvule cardiaque, plus souvent sur une sigmoïde que sur une valve auriculoventriculaire.
Pour certains il s’agit d’une formation d’origine thrombosique et non d’une véritable néoformation, ce qui expliquerait son volume toujours très modéré et l’absence habituelle de retentissement clinique et de gravité évolutive.
papillome vénérien l.m.
venereal papilloma
Étym. lat. papilla : mamelon
papillome vésical l.m.
vesical papilloma
absence de voies lacrymales l.f.
absence of lacrimal ways
→ agénésie des voies lacrymales, larmoiement, épiphora
[P2,Q3]
Édit. 2016
accouchement par voies naturelles l.m.
vaginal delivery
Accouchement par voie vaginale.
Étym. lat. accubare : se mettre au lit
[O3]
Édit. 2016
voies optiques secondaires et accessoires l.f.p.
secondary visual tracts
Voies visuelles connectées avec des structures cérébrales assurant les réactions réflexes, automatiques et inconscientes.
- La voie photique ou rétino-hypothalamique met en rapport les cellules rétiniennes avec les noyaux suprachiasmatiques situés sur la ligne médiane, dans le diencéphale entre le thalamus et le mésencéphale. Cette voie transmet directement aux noyaux les impulsions des bâtonnets. Ce système, très réactif à la lumière, véritable horloge biologique assure la régulation et la synchronisation des rythmes circadiens. Par ses relations avec l’épiphyse il agit sur la sécrétion de la mélatonine.
- La voie rétino-tectale ou colliculaire, oculomotrice, met en rapport les cellules rétiniennes avec les tubercules quadrijumeaux antérieurs (colliculi superiores) en arrière du mésencéphale. Le colliculus est connecté au corps géniculé latéral (CGL) par les bras conjonctivaux. Cette voie a un rôle dans l’oculo-motricité : coordination des mouvements de la tête et des yeux, et dans la fixation du regard : saccades, mouvement de poursuite. Une voie directe vers le prétectum stabilise également l’image sur la rétine, contrôle l’ouverture de la papille et intervient dans le réflexe photomoteur.
- Parmi les systèmes optiques accessoires le pulvinar a un rôle important : ses noyaux inférieurs reçoivent des axones du tractus optique, du CGL et sont connectés avec le colliculus supérieur, l’aire visuelle occipitale striée et par son intermédiaire avec l’aire occipito-pariétale impliquée dans la détection du mouvement. Il a un rôle dans l’attention visuelle, la coordination du regard avec les mouvements du corps et la reconnaissance visuospatiale. Trois autres petits noyaux (dits terminaux) près du colliculus supérieur, en relation avec le tractus visuel, ont également un rôle dans la stabilisation de l’image au cours des mouvements de la tête et du cou ; chacun d’eux est impliqué dans une des trois directions de l’espace.
→ tubercules quadrijumeaux, pulvinar, noyau suprachiasmatique, prétectum, mouvement de fixation, mélatonine
voies acoustiques l.f.p.
auditory tract
Ensemble des éléments situés entre le labyrinthe membraneux et la première circonvolution temporale du cerveau : nerf auditif, stries acoustiques, lemniscus latéral et corps genouillé interne.