ulcère gastroduodénal (aspects psychopathologiques de l') l.m.
psychopathological approach of gastroduodenal ulcer
Actuellement, l’intervention de facteurs psychologiques dans la survenue de certaines poussées est complètement niée (ou abandonnée).
Bien qu’il n’y ait aucune évidence basée sur les faits, on peut encore parler d’ulcères de stress chez les patients hospitalisés en réanimation.
Les relations affectives de l'ulcéreux, aussi bien avec son monde intérieur qu'avec son entourage familial et social, sont singularisées par la présence d'un système adaptatif, l'oscillation entre l'expression de tendances actives et de tendances passives réceptives (F. Alexander). Selon la prédominance de l'un ou de l'autre pôle, ou le compromis qui s'est établi, on a pu décrire quatre types cliniques principaux (équilibré, hyperactif et indépendant, passif et dépendant, instable), avec des formes de passage.
Des corrélations ont été observées entre le niveau sécrétoire gastrique et l'aspect psychologique du patient : hypersécrétion chez l'hyperactif, p. ex.
S. Bonfils, gastroentérologue français (1984)
Étym. lat. ulcus : ulcère
→ ulcère
vol pathologique l.m.
pathological theft
Soustraction frauduleuse du bien d'autrui pour des motifs non directement utilitaires ni conscients.
À côté de la classique et controversée kleptomanie (ou cleptomanie), qui serait une forme de névrose obsessionnelle, on retrouve le vol des collectionneurs pathologiques pour satisfaire leur passion, ou celui des fétichistes (lingerie féminine, notamment). On peut également y classer certaines entreprises qui sont de véritables conduites d'échec, avec volonté de sanction consciente ou non. On évoque aussi le vol du maniaque ou celui du dément.
Antoine de Bourbon, père d'Henri IV, faisait restituer par celui-ci les "chosettes" qu'il volait régulièrement.
voyage pathologique en psychiatrie l.m.
psychiatric pathological trip
En psychiatrie, déplacement plus ou moins éloigné ou durable, sans but logique, symptomatique de manifestations psychiatriques inaugurales ou en évolution, qui se différencie de la plupart des fugues réactionnelles et des errances confuses ou démentielles.
Chez l'adulte, toute la nosographie peut être concernée, en particulier : l'épilepsie (observation classique de H. Legrand du Saulle, 1877, en fait discutable) ; un état névrotique, surtout hystérique, avec son vécu crépusculaire ; une dépression, p. ex. mélancolique, fréquent équivalent ou prodrome d'une conduite suicidaire ; une personnalité psychopathique, avec souvent alcoolisme et/ou toxicomanie ; une activité délirante, qui peut donner lieu p. ex. à des parcours volontiers stéréotypés, incompréhensibles, chez les schizophrènes, ou à des déplacements, voire des déménagements répétés chez des paranoïaques (persécutés migrateurs, A. Foville, 1799-1878) ; l'émergence ou plutôt la révélation d'une affection psychiatrique à l'occasion d'un voyage, voire d'une transplantation.
A contrario, la notion de voyage thérapeutique, maintenant dépouillée de son romantisme, a pris une place plus technique parmi les thérapies institutionnelles.
H. Legrand du Saulle, psychiatre français (1830-1886) ; A. L. Foville, fils, psychiatre français (1799-1878)